Industrie textile

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  • Industrie textile. Entretien filmé. Michel Rousseau revient sur ses débuts dans le domaine de la confection et raconte comment il a poursuivi en 1952 et développé jusqu’en 1989 l’activité commencée en 1932 par son père. Alors qu’au départ la production s’effectuait en grande majorité grâce au travail à domicile, l’année 1960 voit la construction d’un bâtiment dédié à l’activité industrielle. Il nous décrit l’alimenteur automatique Durkopp 755, équipement à la pointe de la modernité dont il a doté son atelier. S’il évoque la création de sa propre marque « Baby Berry », dévolue aux enfants et adolescents, il explique aussi comment à partir de 1974 il travaillait pour les « donneurs d’ordre » notamment pour l’entreprise Weinberg à Bourges. Tout au long de l’entretien, il évoque la vie de l’entreprise, en particulier les liens qui l’unissaient à ses employées et ouvrières, considérant le personnel comme le véritable capital de son entreprise.
  • Industrie textile. Entretien filmé. Après un apprentissage de couture effectué auprès d'une couturière à domicile, Arlette Popineau intègre en 1946 une petite confection de lingerie indémaillable en qualité de surjeuteuse puis d'ourdisseuse. Elle y travaillera jusqu'en 1953. Elle nous décrit l'ambiance des ateliers, les postes occupés, les produits fabriqués. Après une interruption de travail d'une vingtaine d'années pour élever ses quatre enfants, elle est recrutée en 1976 par la confection Robinet où elle effectue dans un premier temps les opérations de teinture de dentelles avant de prendre en charge l'opération de matelassage puis de thermocollage.
  • Industrie textile. Entretien filmé. Dans cet entretien, Jacques Blondeau se penche sur l'histoire du secteur des industries du textile et de l'habillement à Vierzon, de son essor à son déclin. Il explique comment s'y est formé le tissu syndical. Il se remémore notamment mai 1968 mais aussi les grèves et les luttes occasionnées par la fermeture de deux grandes usines, celles des Tricotages du Verdin et surtout de la confection Julietta, au début des années 1980.
  • Industrie textile. Entretien filmé. Christiane Beauvais entre en 1957 aux Tricotages du Verdin au service de la coupe puis du repassage. Elle devient ensuite responsable des modèles et travaille aux côtés de la styliste. Elle effectuait le suivi du montage des modèles et prenait en charge leur présentation aux représentants. Dans cet entretien, elle nous explique comment le patron, Monsieur Versinger, lui avait demandé de poser comme modèle, vêtue des Tricots Gégé. Elle se souvient aussi de la jalousie qui régnait dans les ateliers. Elle évoque la fermeture de l'usine.
  • Industrie textile. Entretien filmé. Cet entretien est l'occasion pour Claudette Sirrey de revenir sur son parcours professionnel de traceuse-coupeuse en confection, d'abord aux établissements Robinet, puis chez Madame Ayoun et enfin à Bourges chez Central Coupe. Elle détaille les techniques et les outils utilisés, évoque la vie dans les ateliers avec ses collègues, les rémunérations mais aussi les périodes de grève, la vie à Vierzon et sa reconversion la fin de sa vie professionnelle. La fin de l'entretien est consacrée aux commentaires des photos qu'elle a gardées des ateliers et de ses collègues.
  • Industrie textile. Entretien filmé. Dans cet entretien, Danièle Pique nous raconte son parcours professionnel, en particulier ses huit années au sein des établissements de confection Robinet à Vierzon. D'abord employée de bureau, elle a rapidement intégré le service expéditions. Elle décrit l'organisation du travail, la bonne ambiance qui régnait, les moments de convivialité, mais évoque également la faiblesse de la rémunération et son licenciement en 1981.
  • Industrie textile. Entretien filmé. Elisabeth Hellec se remémore sa carrière en tant que mécanicienne en confection à Vierzon, commencée en 1970 après l’obtention d’un CAP. Entrée à l’âge de 17 ans et demi chez Jaky Couture, elle rejoint ensuite les Etablissements Rodier (devenus Société de Confection Vierzonnaise en 1982, RDM Michel Sungari en 1986, GST confection en 1992, Luc Couture en 1999), où elle travaille pendant 26 ans jusqu’à la fermeture de l’entreprise en 2001. Tout en décrivant son amour du travail « bien fait », elle évoque la dureté de ses conditions de travail (la discipline en vigueur, le chronométrage, le bruit, les températures, les rapports hiérarchiques, etc.) et regrette que cette profession n’ait pas été plus valorisée professionnellement et socialement. L’entretien se termine sur la présentation d’un travail réalisé dans le cadre de son CAP, ainsi que de deux modèles qu’elle a confectionnés dans les années 1970 et 1990.
  • Industrie textile. Entretien filmé. Dans un premier entretien, Françoise Dallois raconte son enfance et sa jeunesse dans la cité Rosières, à Lunery dans le Cher, cité organisée autour de l'usine de cuisinières et poêles en fonte. Elle détaille les divers bâtiments et l'organisation de la vie ouvrière dans la cité. Puis elle évoque ses années en tant que mécanicienne en confection aux établissements Robinet à Vierzon, l'organisation du travail, l'ambiance, le travail à la tâche dans l’atelier. Dans un second entretien tourné deux mois plus tard, elle décrit les photos de son enfance et de ses années de travail qu'elle a retrouvées entre-temps et fait une démonstration sur sa machine à coudre personnelle achetée chez Robinet, ainsi que sur une surfileuse. Elle nous montre également quelques modèles de robes ou jupes sur lesquels elle a travaillé.
  • Industrie textile. Entretien filmé. A l'appui de documents et de photographies, Jeannette Poitrenaux plonge dans ses souvenirs pour nous raconter avec émotion le travail de sa grand-mère, née en 1888, repasseuse chez A. Serre et de sa mère, mécanicienne en confection. Elle se souvient aussi de son père qui était mouleur chez "Brouhot", de ses différentes périodes de chômage et de son départ dans le cadre du STO en Allemagne. Il est beaucoup question de musique : les chansons pendant le travail, les repas de famille, les concerts en faveur des prisonniers de guerre, le Père Cent de l'Ecole Nationale Professionnelle, ect.
  • Industrie textile. Entretien filmé. Jocelyne et Jean-Pierre Pigeotte, mari et femme, se plongent dans leurs souvenirs pour se remémorer leurs expériences de travail chez « Julietta » (SICDC, Société Industrielle de Confection du Cher), des années 1970 jusqu'à la fermeture de l'entreprise en 1980. La société qui est spécialisée dans la confection de prêt-à-porter féminin, produit des grandes séries pour le compte de la Redoute et des Trois Suisses. Tous deux évoquent leur formation et retrace leur carrière marquée par de nombreux changements de situations professionnelles. Ils se souviennent des longs mois de luttes syndicales et de l'occupation du site pour éviter la fermeture de Julietta.
  • Industrie textile. Entretien filmé. Née en 1931, Madeleine Mabilat se forme à la technique de la broderie à fils tirés auprès d’une voisine, ce qui lui permet de travailler à domicile dès le début des années 1950 pour le compte du confectionneur de chemisiers Robinet basée à Lury-sur-Arnon. Au début des années 1960, alors que les dirigeants de cette entreprise ouvrent un atelier rue du Champanet à Vierzon, elle est recrutée pour s’occuper du contrôle et de la répartition du travail de finition. Elle occupera cette fonction jusqu'en 1976. Madeleine Mabilat sera témoin des transformations du secteur de la confection marquée par le développement de la mécanisation et les évolutions de la mode. Outre le récit de sa carrière, Madeleine Mabilat évoque la crise du logement après-guerre et la construction en 1966, par l’Abri familial, d’un pavillon dans le quartier de la Cité du Colombier.
  • Industrie textile. Entretien filmé. Marie-Claude Soueix de Pondeau est engagée en 1967 chez Robinet Confections à l'âge de 19 ans après l'obtention de son brevet technique "patronière-modéliste-gradeuse". Elle est l'une des rares employées à avoir travaillé dans cette entreprise jusqu'à la fermeture définitive en 2002. Elle occupe d'abord le poste de gradeuse, puis de patronière-gradeuse, puis de gradeuse et enfin de modéliste-syliste. Dans cet entretien, elle rassemble ses souvenirs pour nous raconter avec précision, à l'aide d'anciens outils de travail, en quoi consistait son métier. Elle nous fait part des changements dont elle a été témoin au cours de sa carrière en lien avec les évolutions dans l'organisation et les méthodes de travail. Elle se souvient aussi de l'ambiance paternaliste qui régnait dans l'entreprise.
  • Industrie textile. Entretien filmé. Monique Bigot a préféré lors de cette rencontre que l'on filme uniquement ses mains. Lors de cet entretien, elle fait le récit de sa formation en couture et de la rigueur exigée au sein d'un atelier, tout en décrivant les différentes étapes de confection d'un chemisier ou d'une veste. Elle énumère aussi les différents types de tissus et les techniques qui leur sont propres tout en étayant par quelques anecdotes de travail.
  • Industrie textile. Entretien filmé. Embauchée en 1966 au sein des établissements Robinet, Monique Bonnin est restée vingt-cinq années au poste de mécanicienne en confection, spécialisée dans les boutons. Elle partage dans ce témoignage sa passion pour son travail et détaille avec précision les différents types de boutons utilisés et les savoir-faire spécifique mobilisés. Elle évoque par ailleurs ses quatre années en tant qu'ouvrière en porcelaine chez Cirot Gadouin avant son arrivée chez Robinet et décrit les étapes de la fabrication des pièces de porcelaine. Elle raconte également les bonnes relations qu'elle entretenait avec ses patrons et la bonne ambiance de travail avec ses collègues chez Robinet.
  • Industrie textile. Entretien filmé. Dans les années 50, Monique Galland reprend et développe avec son mari l'entreprise familiale de confection fondée par sa mère. Le petit atelier situé à Lury-sur-Arnon ne tarde pas à déménager à Vierzon et emploie jusqu’à une centaine de personnes. Dans cet entretien réalisé à son domicile, Monique Galland retrace l'histoire de Robinet, les savoir-faire de ses ouvrières, l’organisation du travail, les relations entre collègues, les rapports hiérarchiques, les moments de convivialité ; témoignage d'une époque florissante pour les usines de confection à Vierzon.
  • Industrie textile. Entretien filmé. Nicole François et Micheline Sajot, mécaniciennes en confection, retracent leurs parcours professionnels respectifs avant d'évoquer leurs années en tant que collègues au sein des établissements Rodier à Vierzon de 1984 à 2001. Elles abordent les conditions de travail, les relations avec la contremaîtresse ou le patron, l'organisation des ateliers, les cadences... Elles parlent avec humour des progrès techniques sur les machines, et avec gravité de la difficulté à vivre un ou plusieurs licenciements. Elles soulignent avec regret le manque de reconnaissance des métiers liés à la confection. Micheline Sajot avait travaillé auparavant de 1965 à 1984 aux établissements de confection Robinet à Vierzon. Elle compare donc au cours de l'entretien les manières de travailler et l'ambiance entre les deux entreprises. Simone Blondeau, contremaîtresse chez Robinet, les rejoint au cours de l'entretien, qui a lieu chez Micheline Sajot près de Vierzon.
  • Industrie textile. Entretien filmé. Nicole Moreau raconte comment elle est entrée le jour de ses 14 ans comme apprentie coupeuse aux Tricotages du Verdin, une entreprise située à proximité des baraquements en bois qu’elle habitait. Elle y effectue sa formation de 1961 à 1964 et reste y travailler jusqu’en 1967, année où elle quitte Vierzon pour s’installer à Bourges. Elle rejoint à nouveau les Tricotages du Verdin en 1972 et 1973, mais cette fois comme coupeuse à domicile. Elle se remémore son travail et dépeint l’ambiance qui régnait dans les ateliers. Elle nous rapporte aussi, avec beaucoup de nostalgie, plusieurs anecdotes décrivant ses relations avec ses patrons, M. et Mme Versinger, qui étaient plein de sollicitudes à son égard.
  • Industrie textile. Entretien filmé. Simone Blondeau nous raconte avec humilité son expérience de contremaîtresse dans le secteur du prêt-à-porter féminin, au sein des Etablissements Robinet. Embauchée en 1955, à l'âge de 20 ans, elle est témoin de l'essor de la société : "J'ai grandi avec l'entreprise" se souvient-elle. Dans cet entretien, elle se remémore la période de son apprentissage, évoque ses liens avec ses subordonnées, décrit l'organisation du travail et le système de chronométrage. Elle parle également des moments de convivialité à travers les "fêtes des cousettes".