Sciences politiques

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  • Carlos HERRERA
    Sciences politiques. Extrait d'entretien filmé. Un deuxième phénomène d’immigration va marquer les années 30, c’est la migration interne vers Buenos Aires, provoquée par l’industrialisation. Cette population créera un nouveau prolétariat industriel. Gino Germani (sociologue) défendait la thèse que le Péronisme avait pu se créer avec ce nouveau prolétariat.
  • Carlos HERRERA
    Sciences politiques. Extrait d'entretien filmé. Après 49, arrive une situation de crise liée aux échanges internationaux et au développement de la politique interne. On constate un retour à une politique monétaire plus traditionnelle qui coïncide avec l’arrivée de Gomez Morales, quelques grèves sont sévèrement réprimées par Perón, on insiste sur la productivité pour développer le marché intérieur, etc. Le taux des voix péroniste continue à augmenter, en 52 puis en 54, mais finalement le 21 septembre1955, le péronisme tombe sous un coup militaire.
  • Carlos HERRERA
    Sciences politiques. Extrait d'entretien filmé. Arrive un nouveau gouvernement militaire et avec lui, une répression militaire - plus marquée que celles de 1930 et 1943. C’est un gouvernement qui a de nombreuses contradictions internes et qui remet en place l’ancienne constitution de 1853 en y ajoutant l’article 14bis qui regroupent les principes avancés du constitutionnalisme social, analyse HERRERA. Le péronisme est alors interdit, Perón s’exilera au Paraguay puis en Espagne. Dans les élections de 1958, les voix du péronisme se manifestent par des votes nuls et le péronisme garde une présence très forte dans les syndicats. Arturo Frondizi (parti radical) sera élu en 1958 et passera un accord secret avec le Général Perón pour récupérer ses voix.
  • Carlos HERRERA
    Sciences politiques. Extrait d'entretien filmé. Perón ne pouvait pas se présenter aux élections de 73, c'est donc Cámpora, l'un de ses représentant, qui se fait élire puis démissionne au profit de Perón. A ce moment-là, le pays est dans une situation instable à cause d'un affrontement entre l'aile gauche radicale (Montoneros) et l'extrême droite. Perón meurt en 74, le pouvoir revient alors à sa 3e épouse "Isabela".
  • Carlos HERRERA
    Sciences politiques. Extrait d'entretien filmé. Il y a un 5e coup militaire et celui-ci va instaurer la dictacture «des généraux », le 24 mars 1976. On voit un programme libéral très marqué - qui avait commencé à se mettre en place à la fin du gouvernement péroniste - et une politique de répression très forte. On vise les guerilleros, les dirigeants étudiants et ouvriers, et même des religieux et des militaires, raconte Carlos HERRERA. La CONADEP parle de 10.000 disparus, dit HERRERA, mais les organisations de la défense des droits de l’homme parlent plutôt de 30.000 disparus. C’est un phénomène de terrorisme d’état de grande ampleur, commente-t-il, comme on n’avait encore jamais connu dans l’histoire politique du XXe siècle, d’ailleurs on en voit encore les conséquences aujourd’hui, conclut-il.
  • Carlos HERRERA
    Sciences politiques. Extrait d'entretien filmé. La société argentine s’est profondément transformée après le coup d’état, commente HERRERA. Les affrontements ouverts venant des clivages sociaux sont moins présents et l’armée a perdu son rôle de représentant politique de la bourgeoisie. Ces changements ont notamment été mis en place par le gouvernement Menem à partir de 1989. Menem est élu avec un programme populiste traditionnel, cependant, en 1990, il commence à appliquer un programme libéral. Le gouvernement Menem réussit à garder l’appui des syndicats et créé une sorte de consensus sur un ensemble de mesures qui ne seront plus mises en cause. Aujourd’hui en Argentine, s’est installée l’idée que seul le péronisme -de droite ou de gauche - est capable de diriger le pays, avance HERRERA. Le péronisme est donc devenu une sorte de parti-état.
  • Carlos HERRERA
    Sciences politiques: Histoire des institutions politiques. Extrait d'entretien filmé. Carlos HERRERA énumère les provinces argentines : celles du littoral, proches de Buenos Aires, qui conduiront le processus d'organisation nationale avec le Général Urquiza. La riche province de Santa Fe, la culturelle Córdoba, celle de Corrientes où les cuadillos étaient plus libéraux explique-t-il, celles du nord, de tradition plus coloniale et plus conservatrice, ou encore Mendoza, qui cultive un commerce avec le Chili tout en présentant un aspect plus intellectuel. Carlos HERRERA donne ensuite une définition du "caudillo" en prenant quelques exemples dans l'actualité de l'Amérique Latine.
  • Carlos HERRERA
    Sciences politiques. Extrait d'entretien filmé. En 1930, au moment de la Grande dépression mondiale, l’Argentine connaît le premier coup militaire du XXe siècle. Irigoyen doit abandonner le pouvoir et met à sa place Uriburu, commente Carlos HERRERA. L’Europe connaît la montée du fascisme et l’Argentine renoue avec la fraude électorale et la corruption. C’est Agustin P. Justo qui l’emporte ensuite en 1932 avec des élections baignées de fraudes. A cette époque, commence à se construire le terreau du péronisme ; on voit apparaître une industrialisation de plus en plus importante qui se construit avec l’appui de l’Etat.
  • Carlos HERRERA
    Sciences politiques. Extrait d'entretien filmé. C'est dans les années 30 que le parti socialiste connaît son développement institutionnel le plus important commente Carlos HERRERA, et qu'une bonne partie de la législation sociale argentine se construit. C’est aussi à ce moment-là que le parti socialiste consolide son pouvoir dans le mouvement ouvrier, en dirigeant par exemple la CGT. Carlos HERRERA commente alors plus largement la vie syndicale en Argentine dans les années 30. Après la crise, la structure économique de l'Argentine est particulièrement affectée par la réduction du commerce international. L'industrialisation nationale qui s'en suit accroisse la classe ouvrière et renforce l'action syndicale. Un véritable terreau pour le péronisme conclut HERRERA.