Sciences politiques

Approches et thèmes de recherche

8 médias.
  • Carlos HERRERA
    Sciences politiques. Extrait d'entretien filmé. On effectivement dit qu’il y a une certaine tradition du « comendador » espagnol qui se retrouve un peu dans les « Andes, commente HERRERA. Les pouvoirs accordés par le Roi aux « conquistadores », permettait un certain comportement qui s’appuyait sur une particularité socio-politique : l’absence d’un pouvoir central et la nécessité d’avoir une armée pour faire face aux conflits avec les indigènes. Et ceci renforçait ce type de personnalités. Il faut rappeler qu’au XIXe siècle, les caudillos sont issus des classes aisées, continue HERRERA, ce sont des propriétaires qui ont envie d’exercer un contrôle social. Ils ont besoin d’un titre de gouverneur et finissent par remplir des fonctions légales : la légitimité devient légalité explique HERRERA, car en l’absence d’institutions, ce pouvoir-là finit par être institutionnalisé, continue -t-il.
  • Carlos HERRERA
    Sciences politiques. Extrait d'entretien filmé. Un deuxième phénomène d’immigration va marquer les années 30, c’est la migration interne vers Buenos Aires, provoquée par l’industrialisation. Cette population créera un nouveau prolétariat industriel. Gino Germani (sociologue) défendait la thèse que le Péronisme avait pu se créer avec ce nouveau prolétariat.
  • Carlos HERRERA
    Sciences politiques: Argentine, Péronisme. Extrait d'entretien filmé. Après 49, arrive une situation de crise liée aux échanges internationaux et au développement de la politique interne. On constate un retour à une politique monétaire plus traditionnelle qui coïncide avec l’arrivée de Gomez Morales, quelques grèves sont sévèrement réprimées par Perón, on insiste sur la productivité pour développer le marché intérieur, etc. Le taux des voix péroniste continue à augmenter, en 52 puis en 54, mais finalement le 21 septembre1955, le péronisme tombe sous un coup militaire.
  • Carlos HERRERA
    Sciences politiques: Argentine, Péronisme. Extrait d'entretien filmé. Arrive un nouveau gouvernement militaire et avec lui, une répression militaire - plus marquée que celles de 1930 et 1943. C’est un gouvernement qui a de nombreuses contradictions internes et qui remet en place l’ancienne constitution de 1853 en y ajoutant l’article 14bis qui regroupent les principes avancés du constitutionnalisme social, analyse HERRERA. Le péronisme est alors interdit, Perón s’exilera au Paraguay puis en Espagne. Dans les élections de 1958, les voix du péronisme se manifestent par des votes nuls et le péronisme garde une présence très forte dans les syndicats. Arturo Frondizi (parti radical) sera élu en 1958 et passera un accord secret avec le Général Perón pour récupérer ses voix.
  • Carlos HERRERA
    Sciences politiques: Argentine, Péronisme. Extrait d'entretien filmé. Perón ne pouvait pas se présenter aux élections de 73, c'est donc Cámpora, l'un de ses représentant, qui se fait élire puis démissionne au profit de Perón. A ce moment-là, le pays est dans une situation instable à cause d'un affrontement entre l'aile gauche radicale (Montoneros) et l'extrême droite. Perón meurt en 74, le pouvoir revient alors à sa 3e épouse "Isabela".
  • Carlos HERRERA
    Sciences politiques: Argentine, Dictatures. Extrait d'entretien filmé. Il y a un 5e coup militaire et celui-ci va instaurer la dictacture «des généraux », le 24 mars 1976. On voit un programme libéral très marqué - qui avait commencé à se mettre en place à la fin du gouvernement péroniste - et une politique de répression très forte. On vise les guerilleros, les dirigeants étudiants et ouvriers, et même des religieux et des militaires, raconte Carlos HERRERA. La CONADEP parle de 10.000 disparus, dit HERRERA, mais les organisations de la défense des droits de l’homme parlent plutôt de 30.000 disparus. C’est un phénomène de terrorisme d’état de grande ampleur, commente-t-il, comme on n’avait encore jamais connu dans l’histoire politique du XXe siècle, d’ailleurs on en voit encore les conséquences aujourd’hui, conclut-il.
  • Carlos HERRERA
    Sciences politiques: XXe siècle ap. J.-C. Extrait d'entretien filmé. En 1930, au moment de la Grande dépression mondiale, l’Argentine connaît le premier coup militaire du XXe siècle. Irigoyen doit abandonner le pouvoir et met à sa place Uriburu, commente Carlos HERRERA. L’Europe connaît la montée du fascisme et l’Argentine renoue avec la fraude électorale et la corruption. C’est Agustin P. Justo qui l’emporte ensuite en 1932 avec des élections baignées de fraudes. A cette époque, commence à se construire le terreau du péronisme ; on voit apparaître une industrialisation de plus en plus importante qui se construit avec l’appui de l’Etat.
  • Carlos HERRERA
    Sciences politiques: XXe siècle ap. J.-C. Extrait d'entretien filmé. C'est dans les années 30 que le parti socialiste connaît son développement institutionnel le plus important commente Carlos HERRERA, et qu'une bonne partie de la législation sociale argentine se construit. C’est aussi à ce moment-là que le parti socialiste consolide son pouvoir dans le mouvement ouvrier, en dirigeant par exemple la CGT. Carlos HERRERA commente alors plus largement la vie syndicale en Argentine dans les années 30. Après la crise, la structure économique de l'Argentine est particulièrement affectée par la réduction du commerce international. L'industrialisation nationale qui s'en suit accroisse la classe ouvrière et renforce l'action syndicale. Un véritable terreau pour le péronisme conclut HERRERA.