HERRERA Carlos

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    HERRERA Carlos: Professeur, Universités françaises. Extrait d'entretien filmé. L’Argentine a deux siècles d’histoire indépendante, si l’on part de la déclaration d’indépendance de 1810 expose Carlos HERRERA, bien que ce n’est qu’en 1816 que la déclaration fut formellement votée par un Congrès de députés à Tucumán, précise-t-il. L’Argentine, anciennement « las Provincias unidas del Río de la Plata », favorisée par sa situation géopolitique, consolidera en effet son indépendance après 1816, notamment avec le Général San Martín qui cèdera sa place à Bolivar, continue HERRERA.
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    HERRERA Carlos: Professeur, Université de Cergy-Pontoise, IUFM - Institut universitaire de formation des maîtres, France. Extrait d'entretien filmé. On effectivement dit qu’il y a une certaine tradition du « comendador » espagnol qui se retrouve un peu dans les « Andes, commente HERRERA. Les pouvoirs accordés par le Roi aux « conquistadores », permettait un certain comportement qui s’appuyait sur une particularité socio-politique : l’absence d’un pouvoir central et la nécessité d’avoir une armée pour faire face aux conflits avec les indigènes. Et ceci renforçait ce type de personnalités. Il faut rappeler qu’au XIXe siècle, les caudillos sont issus des classes aisées, continue HERRERA, ce sont des propriétaires qui ont envie d’exercer un contrôle social. Ils ont besoin d’un titre de gouverneur et finissent par remplir des fonctions légales : la légitimité devient légalité explique HERRERA, car en l’absence d’institutions, ce pouvoir-là finit par être institutionnalisé, continue -t-il.
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    HERRERA Carlos: Professeur, Université de Cergy-Pontoise, IUFM - Institut universitaire de formation des maîtres, France. Extrait d'entretien filmé. Au milieu du XIXe siècle, l’immigration devient une politique d’Etat en Argentine. Alberdi disait : "Gouverner c'est peupler", » or l’Argentine a toujours eu très peu de population par rapport à sa superficie. A partir de 1860, le gouvernement prend en main la politique d’immigration et souhaite une provenance anglo-saxone, plutôt qu’espagnole ou italienne, commente Carlos HERRERA. Il est donc pensé une politique tolérante en matière religieuse pour favoriser cette origine. En fait, il y aura plusieurs vagues, dont une importante dans les années 80, plutôt d'origines espagnole et italienne, qui s’installera dans la région de Buenos Aires ainsi que dans les provinces proches. Cette immigration constituera la clientèle des partis, notamment le parti radical, explique HERRERA. Il poursuit en analysant la constitution des classes sociales en Argentine. Etant peu constituées, commente-t-il, elles avaient une facilité à se mouvoir à partir d’une sorte d’égalité sociale, basée sur un imaginaire d’une société horizontale, plus flexible que les structures sociales européennes.
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    HERRERA Carlos: Professeur, Université de Cergy-Pontoise, IUFM - Institut universitaire de formation des maîtres, France. Extrait d'entretien filmé. Un deuxième phénomène d’immigration va marquer les années 30, c’est la migration interne vers Buenos Aires, provoquée par l’industrialisation. Cette population créera un nouveau prolétariat industriel. Gino Germani (sociologue) défendait la thèse que le Péronisme avait pu se créer avec ce nouveau prolétariat.
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    HERRERA Carlos: Professeur, Université de Cergy-Pontoise, IUFM - Institut universitaire de formation des maîtres, France. Extrait d'entretien filmé. L’origine du péronisme suit un processus assez complexe et ne se cristallisera qu’en 1945, affirme HERRERA. Dans la situation de crise des années 40, on assiste à un changement structurel économique important à l’intérieur de l’alliance des classes. Dans le contexte de guerre mondiale, l’Argentine reste d’abord neutre, comme lors de la première guerre, et profite de cette neutralité pour croître économiquement. Ce n’est qu’en mars 1945 qu’elle déclare finalement la guerre. Le péronisme construira sa politique sur ces ressources économiques, commente HERRERA. En 1943, il se produit un nouveau coup militaire. Le gouvernement vieillissant de Castillo tombe et fait apparaître un projet déjà structuré, le GOU (Grupo de Oficiales Unidos), dans lequel on retrouve le Coronel Perón. Le Général Ramírez, considéré par l’opposition comme pro-nazi, ne voudra pas déclarer la guerre à l’Allemagne, alors que le Général Farrell (ministre sous Ramírez et président de la Nation en 44), allié objectif de Perón, explique Carlos HERRERA, lui, le souhaitera.
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    HERRERA Carlos: Professeur, Université de Cergy-Pontoise, IUFM - Institut universitaire de formation des maîtres, France. Extrait d'entretien filmé. Dès 1943, le « coronel » Perón qui a connu le fascisme italien, s’installe dans le Département national du travail et le transforme en « Secrétariat d’état ». Il commence alors à développer une politique en faveur des syndicats, et notamment sur les questions salariales, commente HERRERA. Perón se déclare « syndicaliste », une sorte d’arbitrage entre les classes, précise Carlos HERRERA. Il explique la nature des différents syndicats et comment ils ont servi la montée de Perón au pouvoir. L’alliance, qui va des conservateurs aux communistes, l’emportera avec la candidature de Perón en 1946. Entre temps, surviennent les évènements du 17 octobre 1945. Après une série de conflits internes, Perón est emprisonné, une grève générale est déclarée et des foules ouvrières des environs de Buenos Aires affluent à la Plaza de Mayo pour protester. Perón est finalement libéré et devient un leader. Il commence alors à construire un système qui garde encore une influence aujourd’hui, commente HERRERA.
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    HERRERA Carlos: Professeur, Université de Cergy-Pontoise, IUFM - Institut universitaire de formation des maîtres, France. Extrait d'entretien filmé. Perón continue sa politique d’orientation sociale depuis la présidence de la Nation. Il renforce l’augmentation des salaires, défend une politique de nationalisation du service public et étatise le commerce extérieur, déclare HERRERA. Perón met tout en œuvre pour unifier le parti ouvrier autour de ce qu’il nomme le parti péroniste et développe un grand activisme national à travers « la tercera posición » : en pleine guerre froide, il essaie de théoriser une position intermédiaire entre les Etats-Unis et le bloc communiste. Aujourd’hui, conclut HERRERA, on peut dire que même s’il y a eu une expansion salariale, il n’y a pas vraiment eu de développement social (institution, sécurité sociale, etc.). En résumé, la première phase du gouvernement péroniste (1946-1949) se caractérise donc par la distribution des revenus par le biais salarial.
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    HERRERA Carlos: Professeur, Université de Cergy-Pontoise, IUFM - Institut universitaire de formation des maîtres, France. Extrait d'entretien filmé. Après 49, arrive une situation de crise liée aux échanges internationaux et au développement de la politique interne. On constate un retour à une politique monétaire plus traditionnelle qui coïncide avec l’arrivée de Gomez Morales, quelques grèves sont sévèrement réprimées par Perón, on insiste sur la productivité pour développer le marché intérieur, etc. Le taux des voix péroniste continue à augmenter, en 52 puis en 54, mais finalement le 21 septembre1955, le péronisme tombe sous un coup militaire.
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    HERRERA Carlos: Professeur, Université de Cergy-Pontoise, IUFM - Institut universitaire de formation des maîtres, France. Extrait d'entretien filmé. Arrive un nouveau gouvernement militaire et avec lui, une répression militaire - plus marquée que celles de 1930 et 1943. C’est un gouvernement qui a de nombreuses contradictions internes et qui remet en place l’ancienne constitution de 1853 en y ajoutant l’article 14bis qui regroupent les principes avancés du constitutionnalisme social, analyse HERRERA. Le péronisme est alors interdit, Perón s’exilera au Paraguay puis en Espagne. Dans les élections de 1958, les voix du péronisme se manifestent par des votes nuls et le péronisme garde une présence très forte dans les syndicats. Arturo Frondizi (parti radical) sera élu en 1958 et passera un accord secret avec le Général Perón pour récupérer ses voix.
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    HERRERA Carlos: Professeur, Université de Cergy-Pontoise, IUFM - Institut universitaire de formation des maîtres, France. Extrait d'entretien filmé. Perón ne pouvait pas se présenter aux élections de 73, c'est donc Cámpora, l'un de ses représentant, qui se fait élire puis démissionne au profit de Perón. A ce moment-là, le pays est dans une situation instable à cause d'un affrontement entre l'aile gauche radicale (Montoneros) et l'extrême droite. Perón meurt en 74, le pouvoir revient alors à sa 3e épouse "Isabela".
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    HERRERA Carlos: Professeur, Université de Cergy-Pontoise, IUFM - Institut universitaire de formation des maîtres, France. Extrait d'entretien filmé. Après la déclaration d’indépendance, l’Argentine entre dans la guerre civile, une sorte d’anarchie explique Carlos HERRERA, car il n’y a plus de gouvernement central. Il y avait alors deux grands partis politiques : « los Unitarios » qui défendaient une vision centraliste du pouvoir, et les « Fédéraux » qui revendiquaient une autonomie des provinces assurée par un régime militaire. 1852 marque la fin du caudillo Rosas, gouverneur de la province de Buenos Aires. Le caudillo d’Entre Ríos s’allie à de petits groupes unitaires, remporte la bataille et prend la décision de rédiger une constitution. Une convention se réunit dans la province de Santa Fe pour rédiger cette première constitution argentine. En 1853-1860, ce système devient complet et la province de Buenos Aires se soumet à cet ordre constitutionnel.
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    HERRERA Carlos: Professeur, Université de Cergy-Pontoise, IUFM - Institut universitaire de formation des maîtres, France. Extrait d'entretien filmé. Il y a un 5e coup militaire et celui-ci va instaurer la dictacture «des généraux », le 24 mars 1976. On voit un programme libéral très marqué - qui avait commencé à se mettre en place à la fin du gouvernement péroniste - et une politique de répression très forte. On vise les guerilleros, les dirigeants étudiants et ouvriers, et même des religieux et des militaires, raconte Carlos HERRERA. La CONADEP parle de 10.000 disparus, dit HERRERA, mais les organisations de la défense des droits de l’homme parlent plutôt de 30.000 disparus. C’est un phénomène de terrorisme d’état de grande ampleur, commente-t-il, comme on n’avait encore jamais connu dans l’histoire politique du XXe siècle, d’ailleurs on en voit encore les conséquences aujourd’hui, conclut-il.
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    HERRERA Carlos: Professeur, Université de Cergy-Pontoise, IUFM - Institut universitaire de formation des maîtres, France. Extrait d'entretien filmé. Dans les années 70, en Amérique latine, les programmes ultra-libéraux n’ont pu être appliqués que sous des régimes militaires, commente HERRERA. Puis Menem, entre 1990 et 1999, exercera aussi un programme ultra-libéral, sans répression cette-fois. Dans les années 70, en Amérique latine, les programmes ultra-libéraux n’ont pu être appliqués que sous des régimes militaires, commente HERRERA. Puis Menem, entre 1990 et 1999, exercera aussi un programme ultra-libéral, sans répression cette-fois. La cause principale du coup d’état est liée à la situation internationale, continue HERRERA. Les Etats-Unis se trouvaient favorisés par un gouvernement dictatorial, comme c’était le cas au Chili ou en Argentine (plutôt qu’une démocratie qui leur échappait, comme à Cuba). L’autre raison vient des intérêts des classes dominantes qui n’avaient pas de représentations politiques possibles. L’armée jouait donc, en quelque sorte, le rôle d’un parti politique vis-à-vis d’eux. On se trouvait également dans une époque d’inflation très forte qui touchait la classe moyenne, doublée d’un climat d’insécurité. Ces groupes économiques étaient intéressés par le coup d’état qui devait changer la donne pour eux, or il fallait dans ce contexte, un coup militaire et une forte répression pour y arriver. HERRERA rappelle qu’à ce moment-là - à part la Colombie et le Venezuela - tous les pays d’Amérique latine connaissent des gouvernements militaires. Aucun cependant n’était aussi sanglant qu’en Argentine, précise-t-il. Pour finir, il commente la déroute des Malouines en 1982, ce qui décidera le gouvernement militaire à abandonner peu à peu le pouvoir aux civils.
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    HERRERA Carlos: Professeur, Université de Cergy-Pontoise, IUFM - Institut universitaire de formation des maîtres, France. Extrait d'entretien filmé. La société argentine s’est profondément transformée après le coup d’état, commente HERRERA. Les affrontements ouverts venant des clivages sociaux sont moins présents et l’armée a perdu son rôle de représentant politique de la bourgeoisie. Ces changements ont notamment été mis en place par le gouvernement Menem à partir de 1989. Menem est élu avec un programme populiste traditionnel, cependant, en 1990, il commence à appliquer un programme libéral. Le gouvernement Menem réussit à garder l’appui des syndicats et créé une sorte de consensus sur un ensemble de mesures qui ne seront plus mises en cause. Aujourd’hui en Argentine, s’est installée l’idée que seul le péronisme -de droite ou de gauche - est capable de diriger le pays, avance HERRERA. Le péronisme est donc devenu une sorte de parti-état.
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    HERRERA Carlos: Professeur, Université de Cergy-Pontoise, IUFM - Institut universitaire de formation des maîtres, France. Extrait d'entretien filmé. Carlos HERRERA énumère les provinces argentines : celles du littoral, proches de Buenos Aires, qui conduiront le processus d'organisation nationale avec le Général Urquiza. La riche province de Santa Fe, la culturelle Córdoba, celle de Corrientes où les cuadillos étaient plus libéraux explique-t-il, celles du nord, de tradition plus coloniale et plus conservatrice, ou encore Mendoza, qui cultive un commerce avec le Chili tout en présentant un aspect plus intellectuel. Carlos HERRERA donne ensuite une définition du "caudillo" en prenant quelques exemples dans l'actualité de l'Amérique Latine.
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    HERRERA Carlos: Professeur, FMSH - Fondation Maison des Sciences de l'Homme, ESCoM - Equipe Sémiotique Cognitive et Nouveaux Médias, France. Extrait d'entretien filmé. A la fin du XIXe siècle, le parti radical se construit autour de Leandro N. Alem, héritier des traditions fédérales, venant de la région de Buenos Aires. Il n’a pas de programme très précis sauf la transparence administrative et la légalité, explique HERRERA. Ce parti radical est l’acteur de la révolution de 90, un premier mouvement de soulèvement qui a lieu à Buenos Aires, et qui fait tomber le président Juárez Celman. Alem est finalement écarté par son neveu Hipólito Yrigoyen qui va faire de ce mouvement d’idées, un parti de masse. Yrigoyen sera élu au suffrage en 1916. C’est une figure du caudillo populiste du XXe siècle. Il jouera l’abstention en ne participant pas aux élections, prétextant leur manque de liberté, et conduira même un petit soulèvement militaire.
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    HERRERA Carlos: Professeur, Université de Cergy-Pontoise, IUFM - Institut universitaire de formation des maîtres, France. Extrait d'entretien filmé. C’est un parti organique qui a un programme « scientifique » expose Carlos HERRERA, il représente une classe sociale, refuse les caudillos et les soulèvements armés comme forme d’expression politique et suit les tendances européennes. Il vient des immigrés arrivés en 1880 : des anciens communards français, des italiens et surtout des allemands. Sous l’impulsion du groupe espagnol qui fédère l’ensemble, le parti s’annonce vers 1892 mais ne se crée vraiment qu’en 1894. Il se nommera tout d’abord « parti socialiste ouvrier international ». Juan B. Justo, médecin, deviendra le chef des socialistes à la fin des années 1890. Il apparaît dans ses idées deux éléments qui peuvent entrer en conflit, analyse Carlos HERRERA : tout d’abord la composante socialiste stricte puis son modèle de développement national lié à une république démocratique. En 1904, le parti socialiste argentin fait élire le premier député socialiste d’Amérique, Alfredo Palacios, dont la personnalité se rapproche du caudillo, avance HERRERA. Palacios réussit à faire voter les « nuevos derechos » pour la protection ouvrière, et à travers lui, le parti socialiste s’engage très clairement dans une voie parlementaire. Vers 1910, lorsque le suffrage deviendra réellement libre, les radicaux l’emporteront et deviendront le parti populaire par excellence, continue Carlos HERRERA. La constitution argentine favorisera la figure du caudillo, chef du gouvernement. Irigoyen gardera l’appui des masses, en 1916 et surtout en 1928, jusqu’en 1929, lorsqu’arrive la Crise, connue en Argentine comme la Crise de 1930, puisque ses effets n’arriveront dans le pays qu’un an plus tard.
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    HERRERA Carlos: Professeur, Université de Cergy-Pontoise, IUFM - Institut universitaire de formation des maîtres, France. Extrait d'entretien filmé. En 1930, au moment de la Grande dépression mondiale, l’Argentine connaît le premier coup militaire du XXe siècle. Irigoyen doit abandonner le pouvoir et met à sa place Uriburu, commente Carlos HERRERA. L’Europe connaît la montée du fascisme et l’Argentine renoue avec la fraude électorale et la corruption. C’est Agustin P. Justo qui l’emporte ensuite en 1932 avec des élections baignées de fraudes. A cette époque, commence à se construire le terreau du péronisme ; on voit apparaître une industrialisation de plus en plus importante qui se construit avec l’appui de l’Etat.
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    HERRERA Carlos: Professeur, Université de Cergy-Pontoise, IUFM - Institut universitaire de formation des maîtres, France. Extrait d'entretien filmé. C'est dans les années 30 que le parti socialiste connaît son développement institutionnel le plus important commente Carlos HERRERA, et qu'une bonne partie de la législation sociale argentine se construit. C’est aussi à ce moment-là que le parti socialiste consolide son pouvoir dans le mouvement ouvrier, en dirigeant par exemple la CGT. Carlos HERRERA commente alors plus largement la vie syndicale en Argentine dans les années 30. Après la crise, la structure économique de l'Argentine est particulièrement affectée par la réduction du commerce international. L'industrialisation nationale qui s'en suit accroisse la classe ouvrière et renforce l'action syndicale. Un véritable terreau pour le péronisme conclut HERRERA.
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    HERRERA Carlos: Professeur, Université de Cergy-Pontoise, IUFM - Institut universitaire de formation des maîtres, France. Extrait d'entretien filmé. A partir de 1860, les différents programmes se mettent en place en Argentine concernant l’armée, l’éducation nationale, le développement des premières institutions, etc. En 1880, on peut dire que l’Etat existe, affirme HERRERA. Il rappelle que la Constitution de 1853-1860 est libérale, et que même si elle entretient des rapports très étroits avec la religion catholique, elle permet aux gouvernements successifs d’avoir des politiques plus ou moins laïques. L’Argentine n’ira pas jusqu’à la séparation de l’église et de l’état, continue-t-il, même avec le Général Perón, plus tard en 1954.
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    HERRERA Carlos: Professeur, Université de Cergy-Pontoise, IUFM - Institut universitaire de formation des maîtres, France. Extrait d'entretien filmé. Perón révise la constitution, et on assiste à des changements institutionnels importants. L’opposition l’accuse de n’avoir qu’un but : la possibilité de réélection immédiate du Président. Le concept de totalitarisme fait son entrée et apporte un autre éclairage sur le péronisme.