Vie politique contemporaine

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  • Carlos HERRERA
    Vie politique contemporaine: Sciences politiques. Extrait d'entretien filmé. On effectivement dit qu’il y a une certaine tradition du « comendador » espagnol qui se retrouve un peu dans les « Andes, commente HERRERA. Les pouvoirs accordés par le Roi aux « conquistadores », permettait un certain comportement qui s’appuyait sur une particularité socio-politique : l’absence d’un pouvoir central et la nécessité d’avoir une armée pour faire face aux conflits avec les indigènes. Et ceci renforçait ce type de personnalités. Il faut rappeler qu’au XIXe siècle, les caudillos sont issus des classes aisées, continue HERRERA, ce sont des propriétaires qui ont envie d’exercer un contrôle social. Ils ont besoin d’un titre de gouverneur et finissent par remplir des fonctions légales : la légitimité devient légalité explique HERRERA, car en l’absence d’institutions, ce pouvoir-là finit par être institutionnalisé, continue -t-il.
  • Carlos HERRERA
    Vie politique contemporaine. Extrait d'entretien filmé. Au milieu du XIXe siècle, l’immigration devient une politique d’Etat en Argentine. Alberdi disait : "Gouverner c'est peupler", » or l’Argentine a toujours eu très peu de population par rapport à sa superficie. A partir de 1860, le gouvernement prend en main la politique d’immigration et souhaite une provenance anglo-saxone, plutôt qu’espagnole ou italienne, commente Carlos HERRERA. Il est donc pensé une politique tolérante en matière religieuse pour favoriser cette origine. En fait, il y aura plusieurs vagues, dont une importante dans les années 80, plutôt d'origines espagnole et italienne, qui s’installera dans la région de Buenos Aires ainsi que dans les provinces proches. Cette immigration constituera la clientèle des partis, notamment le parti radical, explique HERRERA. Il poursuit en analysant la constitution des classes sociales en Argentine. Etant peu constituées, commente-t-il, elles avaient une facilité à se mouvoir à partir d’une sorte d’égalité sociale, basée sur un imaginaire d’une société horizontale, plus flexible que les structures sociales européennes.
  • Carlos HERRERA
    Vie politique contemporaine: Histoire des institutions politiques. Extrait d'entretien filmé. Carlos HERRERA énumère les provinces argentines : celles du littoral, proches de Buenos Aires, qui conduiront le processus d'organisation nationale avec le Général Urquiza. La riche province de Santa Fe, la culturelle Córdoba, celle de Corrientes où les cuadillos étaient plus libéraux explique-t-il, celles du nord, de tradition plus coloniale et plus conservatrice, ou encore Mendoza, qui cultive un commerce avec le Chili tout en présentant un aspect plus intellectuel. Carlos HERRERA donne ensuite une définition du "caudillo" en prenant quelques exemples dans l'actualité de l'Amérique Latine.
  • Carlos HERRERA
    Vie politique contemporaine: Sciences politiques. Extrait d'entretien filmé. En 1930, au moment de la Grande dépression mondiale, l’Argentine connaît le premier coup militaire du XXe siècle. Irigoyen doit abandonner le pouvoir et met à sa place Uriburu, commente Carlos HERRERA. L’Europe connaît la montée du fascisme et l’Argentine renoue avec la fraude électorale et la corruption. C’est Agustin P. Justo qui l’emporte ensuite en 1932 avec des élections baignées de fraudes. A cette époque, commence à se construire le terreau du péronisme ; on voit apparaître une industrialisation de plus en plus importante qui se construit avec l’appui de l’Etat.
  • Carlos HERRERA
    Vie politique contemporaine: Sciences politiques. Extrait d'entretien filmé. C'est dans les années 30 que le parti socialiste connaît son développement institutionnel le plus important commente Carlos HERRERA, et qu'une bonne partie de la législation sociale argentine se construit. C’est aussi à ce moment-là que le parti socialiste consolide son pouvoir dans le mouvement ouvrier, en dirigeant par exemple la CGT. Carlos HERRERA commente alors plus largement la vie syndicale en Argentine dans les années 30. Après la crise, la structure économique de l'Argentine est particulièrement affectée par la réduction du commerce international. L'industrialisation nationale qui s'en suit accroisse la classe ouvrière et renforce l'action syndicale. Un véritable terreau pour le péronisme conclut HERRERA.