Linguistique descriptive

3 médias.
  • Françoise ROSE
    Linguistique descriptive: Ethnolinguistique. Enquête linguistique filmée. Dans cet entretien, Françoise ROSE expose son travail de description sur deux langues en danger dont elle est devenue spécialiste: l’émérillon de la famille tupi-guarani de Guyane française et le mojeño trinitario de la famille arawak, parlé dans les basses terres de Bolivie. Elle décrit ces deux langues à travers leur morphosyntaxe et illustre sa description par quelques exemples phonologiques et sémantiques. Elle conclut sa présentation par un résumé typologique et aréal, un état des lieux de l’enseignement de ces langues ainsi que de ses premiers résultats sur le mojeño trinitario.
  • Antoine GUILLAUME
    Linguistique descriptive. Enquête linguistique filmée. Dans cet entretien, Antoine GUILLAUME décrit ses recherches, depuis sa maîtrise jusqu'aux recherches post-doctorales, en passant par ses multiples séjours de terrain dans les terres basses de Bolivie. Il explique sa méthodologie et plus particulièrement la linguistique de documentation. Il se livre à une démonstration de quelques outils informatiques dédiés à l'analyse des langues et à la linguistique de corpus.
  • Linguistique descriptive. Enquête linguistique filmée. Pour mener une recherche linguistique, il faut disposer d'une bonne description des variétés de langues et dialectes parlés. Or, bien que commencé dans les années 1970, ce travail a peu avancé et il reste beaucoup à faire notamment dans les régions où le quechua a fortement reculé voire disparu ces dernières années, déclare César Itier. Au début des années 1960, le fondateur de la linguistique andine, Alfredo Torero, a publié une «classification des dialectes quechua» dans laquelle il propose deux grands groupes de dialectes délimités géographiquement: le quechua I (centre et centre nord du Pérou) et le quechua II (centre sud et sud du Pérou, Bolivie, Argentine, Equateur et extrême sud de la Colombie). Dans les années 1980, un linguiste australien, Gérald Taylor, admet qu'il existe des dialectes mixtes, c'est-à-dire qui présentent des caractéristiques du quechua I et II ainsi que des caractéristiques d’autres zones (par exemple de la région de Lima qui serait comme une zone de transition entre les dialectes I et II). D'après les recensements les plus récents, le nombre de locuteurs seraient d'environ 10 millions de personnes (ce qui fait du quechua la première famille linguistique d'Amérique du sud).