Dictature militaire en Argentine

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  • Carlos HERRERA
    Dictature militaire en Argentine. Extrait d'entretien filmé. Dans les années 70, en Amérique latine, les programmes ultra-libéraux n’ont pu être appliqués que sous des régimes militaires, commente HERRERA. Puis Menem, entre 1990 et 1999, exercera aussi un programme ultra-libéral, sans répression cette-fois. Dans les années 70, en Amérique latine, les programmes ultra-libéraux n’ont pu être appliqués que sous des régimes militaires, commente HERRERA. Puis Menem, entre 1990 et 1999, exercera aussi un programme ultra-libéral, sans répression cette-fois. La cause principale du coup d’état est liée à la situation internationale, continue HERRERA. Les Etats-Unis se trouvaient favorisés par un gouvernement dictatorial, comme c’était le cas au Chili ou en Argentine (plutôt qu’une démocratie qui leur échappait, comme à Cuba). L’autre raison vient des intérêts des classes dominantes qui n’avaient pas de représentations politiques possibles. L’armée jouait donc, en quelque sorte, le rôle d’un parti politique vis-à-vis d’eux. On se trouvait également dans une époque d’inflation très forte qui touchait la classe moyenne, doublée d’un climat d’insécurité. Ces groupes économiques étaient intéressés par le coup d’état qui devait changer la donne pour eux, or il fallait dans ce contexte, un coup militaire et une forte répression pour y arriver. HERRERA rappelle qu’à ce moment-là - à part la Colombie et le Venezuela - tous les pays d’Amérique latine connaissent des gouvernements militaires. Aucun cependant n’était aussi sanglant qu’en Argentine, précise-t-il. Pour finir, il commente la déroute des Malouines en 1982, ce qui décidera le gouvernement militaire à abandonner peu à peu le pouvoir aux civils.