Sociologie du travail

4 médias.
  • d'IRIBARNE, Alain
    Sociologie du travail. Entretien filmé. Dans cet entretien, Alain d'Iribarne - administrateur de la FMSH (2005-2009) - décrit son parcours scientifique durant lequel il a travaillé sur l'économie de l'entreprise sous l'angle des relations entre les innovations technologiques et les performances de l'entreprise, et de l'organisation et de la gestion des ressources humaines. Il est ici question des grandes étapes telles que l'élargissement des concurrences des marchés dans les années 1980, et de l'arrivée des nouvelles technologies de l'information et de la communication dans les années 1990. Il explique comment sont nées de nouvelles problématiques liées à ces grands changements. Responsable de différents programmes scientifiques, il évoque les méthodologies appliquées dans ces recherches, dans une perspective interdisciplinaire. Alain D'IRIBARNE est administrateur de la Fondation Maison des Sciences de l'Homme (FMSH) à Paris. Directeur de recherche au CNRS - classe exceptionnelle, et docteur d’Etat en sciences économiques, il a été chef de département Innovation au Centre d’Etude et de Recherche sur les Qualifications (CEREQ), directeur du Laboratoire d'Economie et de Sociologie du Travail (LEST), puis directeur du département scientifique Sciences de l'homme et de la société du CNRS et du Programme interdisciplinaire technologie travail emploi et mode de vie (PIRTTEM). Depuis 1994, il mène ses recherches au LEST, sur les usages d'Internet par les ménages, les PME et les grands groupes.
  • FRIOT, Bernard
    Sociologie du travail. Extrait d'un colloque filmé. Bernard Friot analyse la question de la libération ou subordination du travail dans les conflits sur le financement de l'emploi et de la protection sociale. Il part d’une analyse marxiste qui pose le capitalisme comme système « contradictoire » : la production de richesse est sous le carcan de la production de mise en valeur du capital. Le travail est subordonné au capital ; ceci à deux conditions : premièrement, la contrainte monétaire impose la subordination du travail, deuxièmement, par le droit de propriété lucrative sur le travail subordonné. Dans le cadre de cette contradiction, l’enjeu de la subordination est soi de maintenir la subordination, ou de libérer le travail. Dans ce contexte, les régimes de ressources sont les lieux et les résultats de l’affrontement des classes. Certains de ces régimes accompagnent la subordination : salaires corporatifs, salaires différés (retraites), et salaires préfinancés (rentes, fonds de pension). D’autres régimes de ressources subvertissent cette même subordination du travail, comme les systèmes d’assurances publiques dans les pays d’Europe du Nord socio-démocrates. Ces régimes desserrent la contrainte monétaire par une gamme de services gratuits, en créant un vaste secteur public (droit de citoyenneté articulé au droit du travail).
  • FREMEAUX Philippe, GADREY Jean, MEDA Dominique
    Sociologie du travail: Sociologie de l'envrionnement. Workshop filmé. Cette journée d'études organisée par l'Institut Veblen et le Collège d'Etudes Mondiales de la Fondation Maison des Sciences de l'Homme est dédiée à l'impact de la transition énergétique sur les emplois. Pour étudier cette question, des acteurs provenant de différents champs (universitaire, associatif, syndical, professionnel) interviendront lors de trois séances dédiées à l'exploration d'une problématique spécifique. Cette première intervention vise ainsi à introduire cette journée.
  • BARBIER Jean-Claude
    Sociologie du travail. Extrait d'un colloque filmé. A partir des résultats de l’étude (Precarious Employment in Europe - ESOPE), Jean-Claude Barbier présente les divers usages en France de la notion de précarité, qui à partir des années 80’s est devenue une notion politique, répandue dans le langage administratif, comme catégorie de l’Etat. Dans la sociologie française, la notion de précarité évolue vers plusieurs significations : d’abord associée à la pauvreté, elle est ensuite associée à l’emploi. Puis cette notion est devenue extensible à la société elle-même, susceptible de se précariser dans son ensemble. Grâce à la théorie des « Proxies » (notions semblables), Jean-Claude Barbier décide de « rapprocher » certaines catégories des pays latins et d’Europe du nord pour son analyse de la notion de précarité.