Histoire politique

12 médias.
  • Carlos HERRERA
    Histoire politique. Extrait d'entretien filmé. L’Argentine a deux siècles d’histoire indépendante, si l’on part de la déclaration d’indépendance de 1810 expose Carlos HERRERA, bien que ce n’est qu’en 1816 que la déclaration fut formellement votée par un Congrès de députés à Tucumán, précise-t-il. L’Argentine, anciennement « las Provincias unidas del Río de la Plata », favorisée par sa situation géopolitique, consolidera en effet son indépendance après 1816, notamment avec le Général San Martín qui cèdera sa place à Bolivar, continue HERRERA.
  • Carlos HERRERA
    Histoire politique. Extrait d'entretien filmé. Dès 1943, le « coronel » Perón qui a connu le fascisme italien, s’installe dans le Département national du travail et le transforme en « Secrétariat d’état ». Il commence alors à développer une politique en faveur des syndicats, et notamment sur les questions salariales, commente HERRERA. Perón se déclare « syndicaliste », une sorte d’arbitrage entre les classes, précise Carlos HERRERA. Il explique la nature des différents syndicats et comment ils ont servi la montée de Perón au pouvoir. L’alliance, qui va des conservateurs aux communistes, l’emportera avec la candidature de Perón en 1946. Entre temps, surviennent les évènements du 17 octobre 1945. Après une série de conflits internes, Perón est emprisonné, une grève générale est déclarée et des foules ouvrières des environs de Buenos Aires affluent à la Plaza de Mayo pour protester. Perón est finalement libéré et devient un leader. Il commence alors à construire un système qui garde encore une influence aujourd’hui, commente HERRERA.
  • Carlos HERRERA
    Histoire politique. Extrait d'entretien filmé. Perón continue sa politique d’orientation sociale depuis la présidence de la Nation. Il renforce l’augmentation des salaires, défend une politique de nationalisation du service public et étatise le commerce extérieur, déclare HERRERA. Perón met tout en œuvre pour unifier le parti ouvrier autour de ce qu’il nomme le parti péroniste et développe un grand activisme national à travers « la tercera posición » : en pleine guerre froide, il essaie de théoriser une position intermédiaire entre les Etats-Unis et le bloc communiste. Aujourd’hui, conclut HERRERA, on peut dire que même s’il y a eu une expansion salariale, il n’y a pas vraiment eu de développement social (institution, sécurité sociale, etc.). En résumé, la première phase du gouvernement péroniste (1946-1949) se caractérise donc par la distribution des revenus par le biais salarial.
  • Carlos HERRERA
    Histoire politique. Extrait d'entretien filmé. Après la déclaration d’indépendance, l’Argentine entre dans la guerre civile, une sorte d’anarchie explique Carlos HERRERA, car il n’y a plus de gouvernement central. Il y avait alors deux grands partis politiques : « los Unitarios » qui défendaient une vision centraliste du pouvoir, et les « Fédéraux » qui revendiquaient une autonomie des provinces assurée par un régime militaire. 1852 marque la fin du caudillo Rosas, gouverneur de la province de Buenos Aires. Le caudillo d’Entre Ríos s’allie à de petits groupes unitaires, remporte la bataille et prend la décision de rédiger une constitution. Une convention se réunit dans la province de Santa Fe pour rédiger cette première constitution argentine. En 1853-1860, ce système devient complet et la province de Buenos Aires se soumet à cet ordre constitutionnel.
  • Carlos HERRERA
    Histoire politique. Extrait d'entretien filmé. Dans les années 70, en Amérique latine, les programmes ultra-libéraux n’ont pu être appliqués que sous des régimes militaires, commente HERRERA. Puis Menem, entre 1990 et 1999, exercera aussi un programme ultra-libéral, sans répression cette-fois. Dans les années 70, en Amérique latine, les programmes ultra-libéraux n’ont pu être appliqués que sous des régimes militaires, commente HERRERA. Puis Menem, entre 1990 et 1999, exercera aussi un programme ultra-libéral, sans répression cette-fois. La cause principale du coup d’état est liée à la situation internationale, continue HERRERA. Les Etats-Unis se trouvaient favorisés par un gouvernement dictatorial, comme c’était le cas au Chili ou en Argentine (plutôt qu’une démocratie qui leur échappait, comme à Cuba). L’autre raison vient des intérêts des classes dominantes qui n’avaient pas de représentations politiques possibles. L’armée jouait donc, en quelque sorte, le rôle d’un parti politique vis-à-vis d’eux. On se trouvait également dans une époque d’inflation très forte qui touchait la classe moyenne, doublée d’un climat d’insécurité. Ces groupes économiques étaient intéressés par le coup d’état qui devait changer la donne pour eux, or il fallait dans ce contexte, un coup militaire et une forte répression pour y arriver. HERRERA rappelle qu’à ce moment-là - à part la Colombie et le Venezuela - tous les pays d’Amérique latine connaissent des gouvernements militaires. Aucun cependant n’était aussi sanglant qu’en Argentine, précise-t-il. Pour finir, il commente la déroute des Malouines en 1982, ce qui décidera le gouvernement militaire à abandonner peu à peu le pouvoir aux civils.
  • Carlos HERRERA
    Histoire politique. Extrait d'entretien filmé. Au moment où la conquête du désert est terminée, c’est-à-dire lorsque les indiens sont décimés, déclare HERRERA, c’est le Général Roca qui devient le nouveau président. Il représentera la « Generación del 80 ». Ce mouvement va conduire les transformations non seulement politiques, mais aussi économiques et culturelles du pays. C’est à ce moment-là qu’arrivent massivement les immigrants et l’Argentine se distingue alors par des richesses venues notamment des produits agricoles. En 1910, on célèbre un siècle d’indépendance, cependant on ne se trouve pas encore dans une véritable démocratie, puisque le suffrage aux élections n'est pas secret et que c'est en général le président sortant qui désigne son successeur.
  • Carlos HERRERA
    Histoire politique. Extrait d'entretien filmé. A partir de 1860, les différents programmes se mettent en place en Argentine concernant l’armée, l’éducation nationale, le développement des premières institutions, etc. En 1880, on peut dire que l’Etat existe, affirme HERRERA. Il rappelle que la Constitution de 1853-1860 est libérale, et que même si elle entretient des rapports très étroits avec la religion catholique, elle permet aux gouvernements successifs d’avoir des politiques plus ou moins laïques. L’Argentine n’ira pas jusqu’à la séparation de l’église et de l’état, continue-t-il, même avec le Général Perón, plus tard en 1954.
  • Carlos HERRERA
    Histoire politique. Extrait d'entretien filmé. Perón révise la constitution, et on assiste à des changements institutionnels importants. L’opposition l’accuse de n’avoir qu’un but : la possibilité de réélection immédiate du Président. Le concept de totalitarisme fait son entrée et apporte un autre éclairage sur le péronisme.
  • GUMPLOWICZ Philippe, LABORDE Denis, VEIT Patrice, WERNER Michael
    Histoire politique: Projet de recherche en musicologie sur l'Orphéon. Cours d'enseignement supérieur filmé. Cette vidéo présente la conférence de Philippe GUMPLOWICZ, musicologue, qui intervient sur la question de "La ville orphéonique", dans le cadre du séminaire "Espaces et lieux de musiques: le musicien, l'architecte, le spectateur et le politique", dirigé par Denis LABORDE à l'EHESS en 2005-2006.
  • PIEL, Jean
    Histoire politique. Conférence filmée. La révolte de Huanuco (1812) serait-elle un écho retardataire et à contretemps de la Révolution de Mai ou un nouvel avatar d’un très long cycle de rébellions andines ? Jean Piel apporte des réponses argumentées à cette question.