Arabie saoudite

14 médias.
  • BRETON, Jean-François
    Arabie saoudite: ethnologie; agricole. Entretien filmé. La première question incitée par l’étude de la civilisation sudarabique est celle de l’agriculture, et notamment celle de l’agriculture irriguée. Dès le IIIe millénaire, se dégagent deux types d’agricultures selon les milieux différents : une agriculture en marge du désert qui dépend des orages annuels et une agriculture de montagne, cette dernière étant la plus sophistiquée. Les agriculteurs ont su utiliser les crues violentes des montagnes pour créer des oasis dans lesquels peuvent se construire des établissements urbains.
  • MARX, Michael
    Arabie saoudite: paléographie. Conférence filmée. Michael Marx présente son projet Corpus Coranicum en collaboration avec Angelika Neuwirth et Nicolai Sinai. Soutenu par l’Académie des Sciences Humaines de Berlin-Bradenburg, le projet, crée en 2007 est une tentative de développement d’une meilleure compréhension du Coran par l’Occident. Le travail est divisé en trois sections : la documentation textuelle à partir de laquelle sont créées des base de données, l’intertexte ou la mise en contexte des passages du Coran avec les autres textes contemporains et enfin le commentaire littéraire. Se concentrant principalement sur les deux premières sections, Michael Marx retrace l’histoire de ce type d’approche, initiés par de grands érudits comme Bergsträss ou Nöldeke puis présente quelques exemples de recherche, notamment la traduction de l’expression « Ukht Hârûn » qui se réfère à Mariam, sœur de Moïse et Marie, mère de Dieu. Ses études amènent deux dichotomies principales : l’héritage judéo-chrétienne face à celui d’islam et l’époque de Jahilya, où l’époque avant le Coran qui contredit l’existence de l’Antiquité Tardive. Ce sont des résultats du caractère fragmentaire de disciplines dans les études orientales qui n’adhèrent pas à une vision cohérente.
  • ROBIN Christian Julien
    Arabie saoudite: Archéologie, Histoire de la Péninsule arabe, Islam. Au cours de cet entretien, Christian Julien ROBIN discutera autour des « Journées sabéennes » qu’il a mis en place officiellement depuis 1993 et qui ont lieu régulièrement chaque année depuis 2000. Il reviendra ensuite sur son parcours académique et nous apprendrons pourquoi et comment il a appris les langues sémitiques, l’arabe, et s’est spécialisé en philologie, en archéologie en dans les pays de la péninsule arabique, notamment le Yémen puis l’Arabie Saoudite. Il discutera aussi de son travail de recherche sur les inscriptions dans les vestiges de l’époque de la haute antiquité et de la naissance de l’Islam. La période de la naissance de l’Islam et ses premiers siècles seront aussi discutés puisque c’est une période qu’il étudiait encore à la date de l’entretien. En effet, il cherche à comprendre qu’est ce qui a fait que l’Islam a dominé cette région du monde alors que la religion n’y était pas prédisposée.
  • ROBIN Christian Julien
    Arabie saoudite: Philologie. Dans cet entretien, Christian ROBIN nous parle de son parcours, de ses thèmes de recherche et plus particulièrement des fouilles archéologiques et de la découverte des textes anciens au Yémen et en Arabie saoudite. Christian Julien ROBIN, membre de l’Académie des Inscriptions et Belles-Lettres est directeur de recherche émérite au CNRS dans le laboratoire Orient & Méditerranée UMR 8167 dont il a été le fondateur en 2006. Il est membre de la composante « Mondes sémitiques » (anciennement LESA). Au sein de cette composante il poursuit des recherches sur l’histoire de l’Arabie depuis la plus haute antiquité jusqu’aux premiers siècles de l’Islam. Il est coordinateur du programme ANR franco-allemand CORANICA et dirige des missions archéologiques françaises de Qataban (Yémen) et Najrân (Arabie saoudite). Il est éditeur de l’Inventaire des inscriptions sudarabiques (Académie des Inscriptions et Belles-Lettres et Istituto italiano per l’Africa e l’Oriente) et de la collection Orient et Méditerranée (De Boccard) et codirecteur des revues "Arabia" et "Raydan".
  • BRETON, Jean-François
    Arabie saoudite: Epigraphie. Entretien filmé. Jean-François Breton fait un état des lieux des éléments connus en 1974 par rapport à la civilisation sudarabique, au Ier millénaire avant Jésus Christ. Il énumère le corpus d’inscriptions découvertes par les archéologues , allant de textes d’irrigation, de construction aux dédicaces aux dieux et aux textes illustrant les échanges économiques dans la vie quotidienne.
  • DE MOULINS, Dominique et PHILLIPS, Carl
    Arabie saoudite: archéobotanique. Conférence filmée. Carl Phillips, en collaboration avec Dominique de Moulins, présente cinq types de palmiers trouvés dans le paysage de l’Arabie du Sud. Il mène une étude détaillée sur l’origine de ces plantes, à partir des preuves archéologiques ou épigraphiques, en concentrant plus sur le palmier-dattier et le palmier-doum, les palmiers principaux du pays.
  • LEMAIRE, André
    Arabie saoudite: falsification; données; chronologie. Conférence filmée. André Lemaire conteste la chronologie proposée par Jacqueline Pirenne dans son ouvrage « La Grèce et le Saba » et propose de la rectifier. Il se concentre notamment sur deux inscriptions sabéenne et minéenne ainsi que la chronologie de l’hégémonie successive du Saba puis du Maîn de la route de l’encens. A travers une chronologie comparative de faits historiques datés, il apporte de nouvelles données chronologiques à l’histoire du Proche-Orient.
  • BRETON, Jean-François
    Arabie saoudite: ethnologie. Entretien filmé. La Mer Rouge devient au cours des décennies un lieu d’échanges et de liens entre les régions environnantes. Au IIe millénaire avant Jésus Christ, elle constitue un ensemble culturel et commercial entre les pays de la côte d’Afrique, mais elle sera remplacée par l’Arabie du Sud. A la moitié du VIIe siècle, à l’apogée du Saba, le royaume s’étend sur l’autre rive de la Mer Rouge et établit ses colonies dans le Tigré. Enfin, au IIe millénaire après Jésus-Christ, l’invasion de l’Arabie du Sud par les Ethiopiens à deux reprises signent de nouveaux liens entre les régions autour de la Mer Rouge.
  • CHARLOUX, Guillaume; NEHME, Laïla
    Arabie saoudite: fouille, ville; cimetière; nécropolis; monument; religieux. Conférence filmée. Leïla Nehmé et Guillaume Charloux présentent leurs trouvailles dans la zone de fouilles à Madain Sâlih, en Hégra Ancien. La ville, à cheval entre une province romaine d’Arabie et le royaume nabatéen, pose la question de la durée de l’occupation romaine et la survivance de la ville. Dans un premier temps, Leïla Nehmé présente une vue générale de la ville et son intérêt historique, avant de pencher sur une étude plus approfondie des nécropoles, tombes et cimetières qui collaborent à émettre une chronologie du lieu. Guillaume Charloux poursuit sur la zone résidentielle et tente de retrouver à partir de sondages chrono-stratigraphiques et de matériaux trouvés dans le sol, l’organisation urbaine. Leurs hypothèses demandent encore à être vérifiés, avec des recherches supplémentaires.
  • BRETON, Jean-François
    Arabie saoudite: ethnographie. Entretien filmé. En lien avec l’irrigation, le commerce de l’encens constitue une autre grande source de revenus en Arabie du Sud. Or, ses bénéfices ont, plutôt que contribuer à améliorer l’agriculture irriguée, servi à augmenter le prestige des villes à travers l’architecture en pierre très travaillée. Ainsi les progrès techniques dans l’agriculture n’ont pas été investis, à la différence des civilisations contemporaines grecque et romaine. Il exclut ainsi la troisième théorie selon laquelle les agriculteurs auraient construit des digues. En effet, ils continuent à utiliser le système traditionnel des canaux jusqu’à l’épuisement obligeant l’abandon des oasis dans le Ve siècle avant Jésus Christ. Dès lors le peuple de L’Arabie du Sud se réfugie dans les hauts plateaux, notamment au Moyen-âge.
  • BRETON, Jean-François
    Arabie saoudite: épigraphie; analyse; comparative. Entretien filmé. Après avoir décrit le corpus d’inscriptions découvertes à Yémen, Jean-François Breton énumère les sources extérieures parlant de l’Arabie du Sud, à savoir la Bible, le Livre des Rois, les récits des voyageurs grecs et plus tard, les écrivains romains. L’ensemble de documents a fait naître deux thèses sur l’avènement de la culture sudarabique, l’un la situant au Vie siècle avant Jésus-Christ et l’autre au Ier millénaire avant Jésus-Christ. Ce débat va motiver les recherches de Jacqueline Pirenne, directrice de l’expédition de fouilles de la Mission Archéologique Française, à Shabwa, Yémen.
  • PHILLIPS, Carl
    Arabie saoudite: mur; céramique; poterie; inscription. Conférence filmée. Carl Phillips attire l’attention sur les fouilles sur le site « station de gaz » dénommé Kashawbah, à Tihamah et les rapports avec d’autres cultures préislamiques de Sabr et d’Al-Hamid. La stratigraphie du site ainsi que l’analyse comparative des céramiques et poteries trouvés sur les trois sites permettent d’établir une chronologie sur trois phases : la première, l’âge de Bronze, se rapprochant de Sabr puis les deux autres, l’âge de Fer, plus proche d’Al-Hamid. La dénomination de Kashawbah pose problème car elle provient du nom du propriétaire de la station de gaz et non un nom pour le site lui-même. Carl Phillips propose alors le nom de Wadi-Iki 1, correspondant au nom de la zone.
  • FRANTSOUZOFF, Serguey
    Arabie saoudite: philologie. Conférence filmée. Serguey Frantsouzoff propose une traduction des extraits 3 et 4 du texte trouvé à Khor Rori, dans la région de Dhofar, en s’appuyant sur les travaux d’Alessandra Avanzini. L’analyse sémiotique qu’il mène reste à être re-interprété, car il n’arrive pas à arriver à un consensus sur la traduction.
  • DE MAIGRET, Alessandro
    Arabie saoudite: Excavation, Ancienne cité islamique. Conférence filmée. Alessandro de Maigret change le sujet de sa conférence qui normalement porte sur les fouilles à Madain Sâlih, au projet italo-saudite sur la ville de Dumat al-Jandal. Ceci est sous la forme d’un court compte-rendu et les projets que lui et son équipe poursuivront. Entreprises du 23 avril au 7 mai 2009 , les fouilles ont permis de découvrir sous la cité médiévale des structures de murs, appelées consécutivement M1 à M9. Les poteries trouvées datent de la période islamique, or la date des murs elles-mêmes varie. Les pistes à poursuivre sont le M6 et comment retracer sa construction, et une étude paléo-environnementale du site en rapport avec l’oasis.