Ier siècle av. J.-C.

17 médias.
  • STRAUCH, Ingo
    Ier siècle av. J.-C.: épigraphie. Conférence filmée. Ingo Strauch présente son projet de recherche sur les manuscrits en Kharosthi, tirés de la collection de Bajaur et la littérature bouddhiste de Gandhara, une région au nord de Pakistan. La conférence, d’une façon méthodique, présente tout d’abord la découverte en 1999 de ces manuscrits et le contexte de son étude. Il procède ensuite par une étude comparative des fragments, vertical et horizontal et les modifications de typologie selon les périodes. Cette étude permet de comprendre l’usage d’une langue, ses permutations, notamment avec l’arrivée du Sanskrit et sa chute.
  • VAN DEN BOSSCHE, Benjamin
    Ier siècle av. J.-C. Conférence filmée. Benjamin Van den Bossche revient sur l’étude de l’organisation des espaces ruraux en Normandie en proposant des méthodologies nouvelles. A partir des sites de Bayeux et Caen il montre en quoi il est impératif de traiter l’espace sur différentes échelles et prélever les grandes tendances de l’occupation du sol diachronique. Grâce aux données archéologiques décapées et les études géographiques, stratigraphiques, zoologique et botanique, il émet des propositions à valeur exploratoire sur l’occupation territoriale du Néolithique au 1er siècle avant notre ère.
  • RILLY Claude
    Ier siècle av. J.-C.: Langues et cultures du Proche et Moyen Orient. Entretien filmé. Claude RILLY est chargé de recherche au LLACAN, CNRS, où il travaille sur la langue du royaume de Méroé, écrite il y a deux millénaires au nord du Soudan. La particularité de son travail consiste à relier la philologie classique, les études méroïtiques étant une branche de l'égyptologie, et la description linguistique appliquée à des langues africaines modernes, pour la plupart presque inconnues. Il nous présente ici les particularité de sa profession, étant actuellement le seule spécialiste reconnu de la langue méroïtique, l'histoir de l'étude de cette culture. Il aborde également quelques questions de linguistique au travers des deux modes d'écritures développés par la civilisation de Méroé.
  • SEGUIER, Jean-Marc
    Ier siècle av. J.-C. Conférence filmée. Jean-Marc Seguier fait une esquisse de son étude sur l’évolution et l’exploitation rurale dans les vallées fluviales en prenant comme exemple le confluent Seine-Yonne de la Tène ancienne à la fin de l’Antiquité. Cette problématique lui permet de comprendre comment les communautés rurales s’insèrent dans un milieu naturel particulier. Grâce à une analyse globale et diachronique, il relève des formes diverses d’occupation de l’espace par périodes.
  • FLEISCHER, Robert
    Ier siècle av. J.-C.: iconographie, figure; bronze. Conférence filmée. Divisée en trois sous-parties, la conférence se concentre sur la question de figures de bronze découvertes sur le site de Jabal al’-Awd, par le DAI. La première partie concerne les statues importées d’Egypte, ma deuxième, de l’Empire Romain et enfin, la troisième concerne la production locale. Cette dernière est caractérisée par un moulage en creux, le noyau gardé à l’intérieur des figures et un moulage séparé des différentes parties. Des analyses comparatives ont permis d’établir les lieux de provenance de ces figures, ainsi que leur datation. Or, Deux statues de femme restent cependant inclassables parmi les trois lieux de productions. De plus, le caractère hétérogène des objets trouvés dans un seul lieu posent la question du pourquoi les trouve-t-on ainsi réunis. En se basant sur les hypothèses formulées par Sabina Antonini, se dégagent trois possibilités : soit face à l’invasion des Ethiopiens, les indigènes ont voulu mettre leur trésor dans un lieu sûr, soit la collection est un butin de leurs propres guerres, ou encore les Ethiopiens ont collecté leur butin après l’invasion mais n’ont pas pu les transporter. Le conférencier soutient la deuxième hypothèse comme la plus valable.
  • LABUDA, Jozef
    Ier siècle av. J.-C. Conférence filmée. Jozef Labuda présente l’évolution du paysage de la région minière de Banska Štiavnica, en Slovaquie, depuis ses premières exploitations par les Celtes au IIIe siècle avant Jésus Christ jusqu’à la réhabilitation du paysage au XXe siècle. Connue comme « la ville de l’argent », Banska Stiavnica connait une extraction minérale intensive, aboutissant à la construction de nombreuses fonderies et à la découverte de nouvelles méthodes d’extraction. Réservoir de main d’œuvres, elle permet un nombre important de constructions romanes, au XIIIe siècle, puis gothiques et baroques. Or, vue sa forte dépendance au bois, la région connait une forte déforestation, suite à laquelle un système de gestion d’eau a été inventé afin de trouver une autre source d’énergie. Lors de XIXe et XXe siècles, une baisse en extraction minière, permet une reforestation. Ainsi un paysage industriel a su se reconvertir.
  • LOMBARDO, Giovanni
    Ier siècle av. J.-C. Extrait d'un colloque filmé. Le sublime est analysé par Giovanni Lombardo dans sa manifestation à travers les techniques rhétoriques de dissimulation telles qu'elles étaient exercées aux XVIe puis particulièrement au XVIIe siècle. Plusieurs traités - depuis des traités antiques grecs en passant par le Moyen Âge jusqu'à l'époque baroque - servent de point de départ à son argumentation.
  • KRUTA, Venceslas
    Ier siècle av. J.-C.: fouille; paléographie; sauvetage. Entretien filmé. Venceslas Kruta termine l’entretien par évoquant l’intérêt de différentes types de documentation archéologique, surtout les fouilles. L’inscription en langue celtique en caractère étrusque en Italie du Nord, témoigne de la présence de la civilisation dans cette région depuis la fin du VIIe siècle avant Jésus Christ. Or, les fouilles sur la civilisation celte, héritage du travail des archéologues du XIXe siècle, permet de comprendre le fonctionnement de l’habitat, de l’économie et les rites. Ce corpus s’étoffe au fil des ans, en vue de la génération d’archéologues à venir. Deux mouvements animent les découvertes : les grands terrassements par des constructions de routes font resurgir des sites insoupçonnés et l’archéologie de sauvetage tend à respecter le terrain de fouilles, privilégiant les grands ensembles aux petits. Le travail d’archéologue est lié à cette préservation pour l’avenir.
  • CHARLOUX, Guillaume; NEHME, Laïla
    Ier siècle av. J.-C.: fouille, ville; cimetière; nécropolis; monument; religieux. Conférence filmée. Leïla Nehmé et Guillaume Charloux présentent leurs trouvailles dans la zone de fouilles à Madain Sâlih, en Hégra Ancien. La ville, à cheval entre une province romaine d’Arabie et le royaume nabatéen, pose la question de la durée de l’occupation romaine et la survivance de la ville. Dans un premier temps, Leïla Nehmé présente une vue générale de la ville et son intérêt historique, avant de pencher sur une étude plus approfondie des nécropoles, tombes et cimetières qui collaborent à émettre une chronologie du lieu. Guillaume Charloux poursuit sur la zone résidentielle et tente de retrouver à partir de sondages chrono-stratigraphiques et de matériaux trouvés dans le sol, l’organisation urbaine. Leurs hypothèses demandent encore à être vérifiés, avec des recherches supplémentaires.
  • DESLIS, Jirasri
    Ier siècle av. J.-C.: Archéologie préventive. Reportages audiovisuels. Yves Le Bechennec fait état ici de son parcours et de l’évolution d’une pratique et d’une pensée de l’archéologie urbaine soumise aux exigences d’un contexte urbain, vers l’archéologie préventive telle qu’elle est pratiquée aujourd’hui.
  • DOBBINS John
    Ier siècle av. J.-C.: Archéologie du bâti, Projet du Forum de Pompéi, Pompéi. Entretien filmé. Cet entretien avec le professeur d'archéologie John DOBBINS s'articule en deux temps. En premier lieu, une présentation de la cité de Pompéi et du Projet du Forum de Pompéi est réalisée. Puis prend place une visite guidée de la cité, permettant de mieux se représenter sa structure, ainsi que l'avancement des recherches du Projet.
  • Association Amis du Pays de Civaux
    Ier siècle av. J.-C.: Dolmen, Camps, Objets divers en fer. Documentaires audiovisuels. Le site historique dit du "val de Civaux", situé à trente kilomètres au sud-est de Poitiers (Vienne 86), s'étend de part et d'autre de la rivière (la Vienne), sur une bande de terre d'une douzaine de kilomètres, entre les bourgs de Salles-en-Toulon au nord, et de Lussac-les-Châteaux au sud. Civaux en constitue le centre, mais le site empiète sur les communes limitrophes de Lussac-les-Châteaux et Mazerolles au sud et de Valdivienne au nord. Civaux est un lieu d'histoire privilégié pour trois raisons majeures : sa pérennité, le rare privilège d'avoir conservé, visibles ou enfouis, de nombreux vestiges de toutes les époques depuis la préhistoire, et enfin le fait d'avoir été concerné par de grandes mutations historiques comme par exemple l'avènement du christianisme. Entre les témoignages de la présence des premiers hommes préhistoriques recueillis en ce lieu et la construction de la Centrale nucléaire, 350.000 ans ont passé. Quatre chercheurs, historiens et archéologues, Jean AIRVAUX, Dominique SIMON-HIERNARD, Brigitte BOISSAVIT-CAMUS, Jean-Pierre PAUTREAU et Jean-Claude PAPINOT s'associent à l'instituteur de Civaux, Alain MOREAU et aux enfants du village, pour nous raconter ici, l'archéologie, l'histoire et les légendes de Civaux, depuis la préhistoire jusqu'à la fin du Moyen Âge et partager avec nous les "mystères" de Civaux, notamment sa nécropole mérovingienne et sa "pluie de sarcophages".
  • Ier siècle av. J.-C.: Civilisation chavin, Pétroglyphe de Checta, Huacoy (site archéologique), Garagay (site archéologique). Extrait d'une recherche de terrain filmée. La période initiale se caractérise par des temples cérémoniaux en forme de U. Elle se développe entre -1800 et -700. SOLARI montre un pétroglyphe de Checta dans la vallée de Chillón (el amaru = serpent ; associé avec l’eau). Le site de Huacoy appartient également à cette période, mais risque d’être détruit par la croissance urbaine. Il est caractérisé par une structure centrale et deux structures latérales avec une place centrale. La céramique caractérise également cette période. L’horizon initial représente une synthèse pan-andine, attachée à la culture chavín. Le site de Garagay se trouve entre la vallée de Chillón et celle de Rímac. SOLARI montre une installation électrique qui traverse le site, dynamitée quelques années plus tard dit-il, car on s’est aperçu du manque de respect que cela signifiait pour ces vestiges et le patrimoine en général. Il commente que bien évidemment, certains vestiges ont été détruits avec l’arrivée des espagnols mais que pour la plupart, c’est pendant la république qu’ils ont disparus. L’horizon initial se déroule entre -700 et -200, elle représente une synthèse de la période initiale et se caractérise par une généralisation de l’agriculture et par l’irrigation à travers des canaux.
  • Ier siècle av. J.-C.: Wallamarca (site archéologique). Extrait d'une recherche de terrain filmée. L’horizon blanc sur rouge se développe entre -200 et 200 après JC. Cette période est caractérisée par une cuisson particulière de la céramique, attribuée à la culture Topará. Les premières populations se retriouvent à Wallamarca (arrondissement de San Isidro). La période intermédiaire initiale qui correspond à la construction de grandes pyramides rectangulaires entre 200 et 600 après JC est appelée la Culture-Lima. Une des wakas des plus représentatives est la waka Puqllana. SOLARI explique qu'on doit, entre autre, à l’archéologue Isabel Flores, la conservation de ce patrimoine, notamment à travers son action dans les écoles. Mirko SOLARI expose un travail pédagogique réalisé avec des primaires à la waka Puqllana et la menace qui pèse sur la waka San Marcos. Il fait une parenthèse, suite à une question du public, et donne quelques explications sur les noms provenant du quechua (notamment "Puqllana").
  • Ier siècle av. J.-C.: Mahâbhârata. Table ronde filmée. Jean-Claude CARRIERE commence son intervention en nous expliquant que, dans Mahâbhârata indien, il est dit que les hommes écrivent et écoutent des histoires parce que c’est un acte agréable et parce que, parfois, ces histoires nous rendent meilleurs. Un neurologue lui a un jour expliqué qu’un homme normal est un homme aves une histoire et capable de la raconter. Il relate ensuite une petite histoire liée à Nasreddin et sur le thème du nationalisme. Pour Jean-Claude CARRIERE, les histoires sont un moyen de lutter contre le temps, pendant le récit, le temps se met en pause. Il raconte alors à nouveau une très courte histoire iranienne qui permet d’illustrer cette idée du temps. Il ajoute que les histoires sont là parce que nous ne sommes pas satisfaits de notre réalité, avant de conclure avec une citation d’un maître soufie.