The Paradox of Global Poverty - Discussion II . FRIEDMAN, Jonathan
Titre: The Paradox of Global Poverty - Discussion II
Sous-titre: Discussion entre Akhil GUPTA et Jonathan FRIEDMAN
Auteur(s): FRIEDMAN, Jonathan
Durée: 00:08:25
Date de réalisation: 03/06/2009
Lieu de réalisation: FMSH - Fondation Maison des Sciences de l'Homme, 54 bld Raspail, 75006 Paris, France
Genre: Cours d'enseignement supérieur filmé
Dans ce segment, Jonathan Friedman définit la pauvreté comme faisant partie d'un ordre social mondial, et non comme étant le fait de la volonté d'une classe dirigeante - comme le squggère Akhil GUPTA, dans sa conférence.
La question aujourd’hui : n’y a-t-il pas des liens entre les systèmes de pauvreté dans le monde ? Le « lumpenprolétariat » (prolétariat en haillons) devient de plus en plus flexible, précarisé, manipulable, et cette nouvelle classe « mondiale » sert à maintenir le système ultra-libéral « mondialisé », en empruntant une forme de trajectoire que les entreprises des pays industrialisés feraient suivre au prolétariat mondial. Suite aux délocalisations, qui ont produit cette nouvelle catégorie de travailleurs ultra pauvres, les entreprises des pays industrialisées reviennent dans leur pays d’origine en emmenant avec elle les travailleurs pauvres des pays sous-développés. Aujourd’hui, la Californie est pleine de travailleurs illégaux et déclassés (domaines du textile ou de l’automobile), qui travaillent sans salaire, avec le strict minimum de couverture sociale pour survivre, sans droit, endettés. Cette logique est la même partout. La meilleure métaphore de ce monde est le film « Blade Runner », où la classe dominante se socialise et les classes de base se précarisent à l’extrême.
Sujet: Sujet
Topique: Blade Runner : vision filmique du monde prolétarisé
Localisation spatiale du sujet: Etats-Unis d'Amérique
Localisation temporelle du sujet: Contemporaine ; XXIe siècle ap. J.-C.
Type de discours consacré au sujet: Discussion
Sujet: Sujet
Topique: Globalisation économique capitaliste
Localisation temporelle du sujet: XXIe siècle ap. J.-C.
Type de discours consacré au sujet: Discussion
Nom: ABELES
Prénom: Marc
Rôle: Responsables de conférences
Appartenance: EHESS - Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales
Fonction: Directeur d'études
Adresse: Paris, France
Normalien, titulaire d’un doctorat de 3e cycle et d’un doctorat d’État en anthropologie, Marc Abélès a consacré ses premiers travaux, sous la direction de Claude Lévi-Strauss, aux pratiques politiques d’une société d’Ethiopie méridionale (Ochollo). Entré au CNRS, il a été membre du Laboratoire d’Anthropologie Sociale de 1979 à 1995. Il a mené des recherches sur le politique et les institutions dans les contextes français et européen en reprenant plusieurs questions abordées à propos des Ochollo. L’élection, les pratiques d’assemblées, la symbolique politique sont au coeur de ses travaux sur la vie politique en Bourgogne (Jours tranquilles en 89, 1989), sur les rituels de François Mitterrand (Anthropologie de l’État, 1990), sur l’Assemblée nationale (Un ethnologue à l’Assemblée, 2000), sur les avatars de la représentation politique (L’Echec en politique, 2005) et sur le Parlement européen (La vie quotidienne au Parlement européen, 1992). En 1993, à la demande de la Commission européenne, il a dirigé une recherche anthropologique au sein de cet organisme. Plus récemment ses investigations ont porté sur la Silicon Valley, où il s’est intéressé aux créateurs de start-up et adeptes de la philanthropie (Les Nouveaux riches. Un ethnologue dans la Silicon Valley, 2002), et sur les nouveaux pouvoirs et contre-pouvoirs dans le contexte de la globalisation (Politique de la survie, 2006). De 1990 à 1998, il a siégé au Comité national du CNRS. Il dirige le Laboratoire d’Anthropologie des Institutions et des Organisations Sociales qu’il a contribué à créer en 1995. En 2005, il a été élu directeur d’études à l’EHESS où son enseignement traite de l’anthropologie des institutions. Il a été visiting scholar à Brown University (1997), Stanford University (2000), et professeur invité à New York University (2004), Boston University (2006), Universidad de Buenos Aires (2006).
Lien: http://www.iiac.cnrs.fr/laios/spip.php?article96
Nom: FRIEDMAN
Prénom: Jonathan
Rôle: Participants-discutants
Appartenance: EHESS - Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales
Fonction: Directeur d'études professeur d'anthropologie sociale
Adresse: Paris, France
Jonathan Friedman a mené des recherches sur différentes aspects de l’anthropologie des systèmes mondiaux, un sujet dont il a été un des fondateurs dans les années soixante-dix avec sa femme Kajsa Ekholm Friedman. Le point de départ de cet approche est la nécessité de comprendre la reproduction sociale en termes qui dépassent des frontières de la société elle même et qui établissent les conditions toujours en transformation de l’existence et de la reproduction sociale. Cette approche se distingue des perspectives plus récentes qui prennent comme point de départ un supposé évolution de ce qu’on appel la mondialisation. Elle se distingue aussi de cette dernière en concevant le mondial comme un champ contradictoire ou les différent domaines, du sujet individuel jusqu’au processus macro-économiques et politiques ne se réduisent pas les uns aux autres mêmes s’ils se transforment dans leurs rapports mutuels. L’approche a été utilisé dans un premier moment dans plusieurs projets de recherche: l’histoire et transformations des structures sociales et économiques dans l’Antiquité, l’étude comparative des déclins hégémoniques et leurs conséquences sociales et culturelles, la formation historiques des structures politiques, religieuses et mythologiques dans le Pacifique, l’émergence et le développement des mouvements autochtones. Pendant cette période il a fait des terrains de long terme en Hawaii et des recherches plus restreintes dans la République du Congo. Plus récemment il a été engagé dans des recherches sur la transformation des sociétés occidentales contemporaines, surtout sur les rapports entre la polarisation de classe et la fragmentation culturelle, ici avec une recherche sur la Suède. Un projet principal dans le cadre de cette recherche était "Migration, multiculturalisme et l’avenir de l’état nation" qui aborde la question de la transformation de l’état-nation contemporaine dans une situation de déclin hégémonique. Ce projet était comparatif, comprenant des recherches sur la Suède, la France, l’Allemagne, les États-Unis. Les sujets compris dans le cadre dont ce projet est issu sont: affaiblissement de l’économie étatique, dévolution des pouvoirs administratifs, émergence du multiculturalisme comme politique étatique ou contestatoire, transformation de la gauche, émergence de nouvelles élites, inversion idéologique, le rôle des intellectuels, élites culturelles mondialisées dans la production des représentations de la mondialisation. Ce projet s’est développé dans un courant recherche sur la culture politique et la transformation de la gouvernance. En parallèle avec ce projet il a aussi depuis quelques années engagé une recherche sur les sociétés pluri-ethnique dans le Pacifique, concentré sur les variations dans les formations de sociétés coloniales et postcoloniales. Dans ces différents projets, il a maintenu une perspective qui lie les niveaux les plus macroscopiques avec la production de l’expérience subjective. mots-clefs: systèmes mondiaux, cycles hégémoniques, identité culturelle, transformation, fragmentation sociale et culturelle, violence, culture politique, centralisation, Pacifique, Suède, Europe.
Lien: http://iris.ehess.fr/document.php?id=431
Lien: http://iris.ehess.fr/document.php?id=431
Lien: http://iris.ehess.fr/document.php?id=431
Type: Films de fiction
Auteur: SCOTT, Ridley
Url: http://en.wikipedia.org/wiki/Blade_Runner
"Blade Runner" est un film américain de science-fiction de Ridley Scott sorti en 1982, avec Harrison Ford, Rutger Hauer et Sean Young. Le scénario, écrit par Hampton Fancher et David Peoples, est grandement inspiré de celui du roman "Les androïdes rêvent-ils de moutons électriques ?" (Do Androids Dream of Electric Sheep?) écrit en 1966 par Philip K. Dick (à qui le film est dédié). Le film dépeint une dystopie de Los Angeles en novembre 2019, dans laquelle des êtres génétiquement conçus et presque impossibles à distinguer des êtres humains sont appelés « réplicants ». La puissante Tyrell Corporation fabrique ces réplicants qui, à la suite d'un soulèvement violent, ont vu leur utilisation sur Terre interdite. Depuis, ces réplicants sont exclusivement utilisés pour les travaux dangereux ou subalternes dans les colonies spatiales. Tout réplicant qui défie l'interdiction et retourne sur Terre est pourchassé et « retiré » par une unité spéciale de la police appelée « Blade Runner ». L'intrigue se concentre sur un groupe de réplicants rusés et brutaux arrivés sur Terre depuis peu et se cachant à Los Angeles. Le Blade Runner Rick Deckard, à la retraite, accepte à contrecœur de reprendre l'enquête et la traque. (Wikipédia).
FRIEDMAN, Jonathan. Segment de la discussion portant sur la pauvreté et le système mondial, in «The Paradox of Global Poverty», conférence de Mr Akhil GUPTA, Archives Audiovisuelles de la Recherche (AAR), n°1829, 2009, [en ligne] ; URL : http://www.archivesaudiovisuelles.fr/FR/_video.asp?id=1829&ress=6394&video=10396&format=68#
Type: Droit d'auteur relatif à la réalisation du document source
Le réalisateur de cette ressource audiovisuelle (documentaire audiovisuel, enregistrement audiovisuel, ...) est l'ESCoM (Equipe Sémiotique Cognitive et Nouveaux Médias) à la FMSH (Fondation Maison des Sciences de l'Homme), le 3 juin 2009, Fondation Maison des Sciences de l'Homme, 54 bld Raspail, 75006 Paris, France.
Type: Régime général "Creative Commons" relatifs au document source
"Cette ressource audiovisuelle est protégée par le régime "Creative Commons". Vous êtes libres de la reproduire, distribuer et communiquer au public. Mais vous devez impérativement signaler sa paternité (son ou ses auteurs), vous n'avez pas le droit de la modifier ni d'en faire un usage commercial. Lecture, diffusion et exploitation concrète de cette ressource audiovisuelle présuppose que vous ayez accepté les règles juridiques Creative Commons décrites dans la page http://creativecommons.org/licenses/by-nc-nd/2.0/fr/"
Lien: http://creativecommons.org/licenses/by-nc-nd/2.0/fr/"
Titre: Analyse des commentaires de Jonathan Friedman (EHESS, Université de San Diego) portant sur la conférence "The Paradox of Global Poverty"
Sous-titre: Analyse pour portail FMSH-AAR
Langue(s): Français
Type: Analyse plus détaillé
Comment citer: SYLVESTRE, Isabelle. Analyse de la vidéo source découpée de La conférence « The Paradox of Global Poverty » - Discussion de Jonathan Friedman, directeur d'études à l'EHESS et université de San Diego. 2012, Archives Audiovisuelles de la Recherche (AAR), n°1829, [en ligne] ; URL : http://www.archivesaudiovisuelles.fr/FR/_video.asp?id=1829&ress=6394&video=10396&format=68#
Id analyse: 05ca824a-356f-4714-856c-4b6d19da9304
Id vidéo: f0745ac1-36e8-449f-85dc-bc3cba7c1815
Conférence de Akhil GUPTA (Professeur d'anthropologie à l'Université de Californie - UCLA - Los Angeles, USA) réalisée le 3 juin 2009, dans le cadre du séminaire "Figures du global-politique" de Marc Abélès. Discutant : Jonathan Friedman, directeur d'études à l'EHESS. Ce séminaire vise à explorer les différentes figures du global-politique en prenant appui sur des travaux ethnographiques très récents, et à affiner les instruments conceptuels et méthodologiques pour approcher ce phénomène.
L’intensification des processus transnationaux transforme radicalement la configuration des espaces politiques contemporains. On a vu ainsi émerger de nouveaux lieux de pouvoir et de contre-pouvoir, avec la montée en puissance d’institutions internationales et d’organisations non gouvernementales dont on mesure l’impact dans la gestion des affaires planétaires. Mais le global-politique ne saurait être circonscrit en termes de rapport de forces, ni pensé comme une forme super-étatique. Il se construit à côté de l’univers des partages territoriaux, sans s’imposer aux états et aux dispositifs classiques de la souveraineté comme un pouvoir surplombant. Penser le global-politique implique de ne pas l’analyser seulement comme un ensemble d’instances de négociation et de prise de décision, mais aussi en tant que lieux du politique où s’engendrent des normes, des concepts, des paramètres de discussion, et où se concrétise une puissance collective, faite de tensions, voire d’affrontements, mobilisant des protagonistes issus de strates hétéroclites.