Politisation des mouvements indigènes dans les Andes et en Amazonie péruvienne. Franck POUPEAU et Jean-Pierre CHAUMEIL

Chapitre

Titre: Syndicats, syndicalisme indigène et électorat de Morales
Sous-titre: Franck Poupeau
Durée: 00:13:09   [00:22:30 > 00:35:39]
Le thème de l’identité « aymara » est aujourd’hui revendiquée dans le gouvernement Morales, mais ce serait une erreur de la considérer comme l’axe principal de cette politisation des peuples indigènes. D'ailleurs Evo Morales va sortir comme le grand gagnant, alors que finalement il n’a que peu ou pas participé directement à ces luttes déclare POUPEAU. Pour comprendre la complexité de la situation, il faut examiner le syndicat comme organisation, explique Franck POUPEAU. Dans les tendances modérées, le syndicat se dissout dans le processus électoral. Inversement, la ligne radicale va imposer une subordination des organisations politiques aux syndicats. Le succès fulgurant du MAS est la prépondérance du syndicat comme facteur de convergence des différentes tendances. Le thème de l’identité indigène permet alors d’agglutiner différentes revendications. Il serait réducteur de dire que le bilan du gouvernement Morales n’est qu’un accès du peuple au pouvoir, car on voit qu’en terme de composition politique, Morales brûle les frontières . En effet, l’exploit de Morales, outre d’avoir regroupé plusieurs tendances politiques dans un seul mouvement, réside dans son électorat. Le bastion principal de Morales se trouve dans El Alto (plus de 90% de votes), représenté par de petits producteurs très dynamiques, proches idéologiquement du syndicalisme cocalero. Cependant il faut comprendre la nature de cet électorat. On voit par exemple, lors du Gazolinazo, ces petits producteurs qui avaient voté Morales, voulant alors le faire tomber. On comprend ainsi la complexité de cet électorat extrêmement volatil, précise POUPEAU, qui vote en fonction de sa position et de ses intérêts du moment. La clef du gouvernement Morales et des changements qu’il prétend impulser résident donc dans cette captation de l’électorat de la petite entreprise, qui est majoritaire en Bolivie.
Titre: El Alto en conclusion
Sous-titre: Franck Poupeau
Durée: 00:03:38   [00:35:39 > 00:39:18]
Il y a toute une mythologie d’El Alto, ville aymara, ville rebelle, qui incarnerait la permanence des cultures indiennes contre quatre siècles d’’oppression, d’abord coloniale puis capitaliste, dit Franck POUPEAU. Or d’une part, ceci ne rend pas compte de la réalité sociologique de l’importance des formes de syndicalisation et de l’organisation des comités de quartiers en liaison avec les corporations, et d’autre part, cela ne rend pas justice à l’extraordinaire foisonnement culturel d’El Alto. Il existe en effet sur El Alto, un processus de création qui va au-delà du processus d’hybridation et qui vient d’un mélange d’éléments traditionnels et d’éléments extérieurs, déclare POUPEAU.
Sujet: Communes
Topique: El Alto
Pays: Bolivie
Titre: Processus de construction d'une représentativité politique indigène en Amazonie péruvienne
Sous-titre: Jean-Pierre Chaumeil
Durée: 00:05:05   [00:39:18 > 00:44:23]
Les recherches archéologiques récentes ont modifié la vision sommaire des cultures amazoniennes dans lesquelles la figure du politique était pratiquement absente, commente Jean-Pierre CHAUMEIL. En effet, les plus anciens vestiges, qui datent de 4.000 ans, témoignent d’un niveau d’organisation politique, culturelle et sociale complexe. Cette évolution, stoppée par la conquête européenne au XVIe siècle, abordait déjà le problème du territoire qui demeure encore aujourd’hui, et imprime les transformations politiques du monde indigène contemporain, continue-t-il. Jean-Pierre CHAUMEIL rappelle ensuite que la superficie de l’Amazonie péruvienne représente plus de 60% du territoire national, avec un taux de déforestation d’environ 20%, la population est évaluée à 3,5 millions d’habitants, c’est-à-dire 13% de la population du Pérou. Les peuples indigènes regroupent plus de 330.000 personnes, réparties en 60 groupes ethniques et 17 familles linguistiques. Il existe presque 1500 communautés indigènes reconnues officiellement en Amazonie péruvienne mais seulement 1230 disposent d’un titre de propriété sur leurs terres. Plusieurs « réserves » existent également et concernent des groupes qu’on nomme « en isolement volontaire » ou « en contact initial ». Les principales menaces sur la région forestière et ses populations sont l’expansion du front de colonisation avec notamment l’extension des cultures de coca, l’extraction non contrôlée du bois, l’exploitation intensive minière et des hydrocarbures (contamination environnementale) et la superposition de normativités juridiques et de différents types de concessions sur les territoires indigènes qui rend leur gouvernance pratiquement impossible.
Titre: Le mouvement politique indigène amazonien et la question foncière
Sous-titre: Jean-Pierre Chaumeil
Durée: 00:07:30   [00:44:23 > 00:51:54]
En 68, l’arrivée au pouvoir des militaires marque un tournant dans la politique indigéniste du Pérou. De 68 à 75, placé sous le régime du général Velasco, s’ouvre un cycle de réformes agraires et éducatives qui conduit à la promulgation en 74 de la loi des communautés indigènes. Les premières fédérations politiques indigènes voient le jour au Pérou dans les années 70. En 1980, on en dénombrait déjà une vingtaine. Entre 75 et 80, c’est le général Bermúdez qui provoque un gel progressif du processus d’attribution des terres, ce qui favorise peu à peu les concessions privées et les capitaux étrangers. En 1980 est créée l’AIDESEP qui représente la principale organisation nationale des peuples indigènes de l’Amazonie péruvienne et qui va par la suite jouer un rôle central (elle compte aujourd’hui une cinquantaine d’organisations affiliées dans 6 régions du pays et est membre de la COICA). Lors du 1er gouvernement Garcia, entre 1985 et 1990, se tient la première grande rencontre des communautés indigènes qui conduit à la création en 87 de la CONAP. Jean-Pierre CHAUMEIL poursuit en rappelant que le gouvernement actuel continue de priver les populations de leurs droits territoriaux au profit de compagnies minières ou pétrolières, ce qui a provoqué, en 2009, les évènements de Bagua (le gouvernement s'est opposé aux populations jivaros, ce qui s’est soldé par la mort de 33 personnes). Ce conflit trouve son origine dans le paquet de décrets législatifs promulgués par le gouvernement dans le cadre de la signature en 2006 du traité de libre commerce favorisant l’inversion privée.
Sujet: Evénements
Topique: Création de la CONAP
Localisation temporelle du thème: Création de la CONAP (Confédération des nationalités amazoniennes du Pérou)
Sujet: Evénements
Topique: Création de la CONAPA
Localisation spatiale du thème: Pérou
Localisation temporelle du thème: Création de la CONAPA (Commission nationale des peuples andins)
Sujet: Evénements
Topique: Création de l'AIDESEP
Localisation temporelle du thème: Création de l'AIDESEP (Association inter ethnique pour le développement de la forêt péruvienne) ; 1980
Sujet: Evénements
Topique: Gouvernement Alan García Pérez
Localisation spatiale du thème: Pérou
Localisation temporelle du thème: Gouvernement Alan García Pérez ; 1985/1990
Sujet: Evénements
Topique: Gouvernement d'Alberto Fujimori
Localisation spatiale du thème: Pérou
Localisation temporelle du thème: Gouvernement d'Alberto Fujimori ; 1990/2000
Sujet: Evénements
Topique: Gouvernement de Fernando Belaude
Localisation spatiale du thème: Pérou
Localisation temporelle du thème: Gouvernement de Fernando Belaude ; 1980/1985
Sujet: Evénements
Topique: Gouvernement du général Bermúdez
Localisation spatiale du thème: Pérou
Localisation temporelle du thème: Gouvernement du général Bermúdez ; 1975/1980
Sujet: Le XXème siècle
Topique: Gouvernement du général Juan Velasco Alvarado
Localisation spatiale du thème: Pérou
Localisation temporelle du thème: Gouvernement du général Juan Velasco Alvarado
Sujet: Evénements
Topique: Gouvernement du général Juan Velasco Alvarado
Localisation spatiale du thème: Pérou
Localisation temporelle du thème: Gouvernement du général Juan Velsaco Alvarado
Sujet: Evénements
Topique: IDEPA
Localisation temporelle du thème: IDEPA (Institut de développement indigène des peuples amazoniens, andins et afro-péruviens) ; 2005
Sujet: Evénements
Topique: Loi des communautés indigènes
Localisation temporelle du thème: Loi des communautés indigènes ; 1974
Sujet: Evénements
Topique: Massacre de Bagua
Localisation spatiale du thème: Pérou
Localisation temporelle du thème: Massacre de Bagua ; 2009
Titre: Evolution de l'élite politique indigène, nouveaux leaders
Sous-titre: Jean-Pierre Chaumeil
Durée: 00:16:44   [00:51:54 > 01:08:39]
Au cours des trente dernières années, on constate une réelle évolution de l'élite indigène, déclare Jean-Pierre CHAUMEIL. La mise en place, à partir des années 60, de programmes d’alphabétisation et de formation d’instituteurs bilingues indigènes a eu de réelles conséquences sur le leadership amazonien. En 74, avec la création des communautés indigènes et surtout des premières fédérations, émerge une nouvelle structure politico-administrative centralisée et hiérarchisée. Certains de ces nouveaux leaders indigènes vivent loin de leur communauté rappelle CHAUMEIL et se sont convertis en une élite indigène internationale. Dernièrement, un nouveau profil de leader indigène a fait surface, c'est un universitaire, qui connaît aussi le fonctionnement et les caractéristiques du monde occidental. Jean-Pierre CHAUMEIL commente alors le profil des candidats des prochaines élections (Rappel : date de ce séminaire 31/03/2011). Il rappelle que les évènements tragiques de Bagua ont montré aux organisations indigènes l’importance cruciale des médias dans la guerre de la communication et le traitement de l’information. Enfin il conclut en commentant l'apparente attitude contradictoire des nouveaux leaders indigènes, qui relève plutôt, selon lui, du contraste. Il explique en effet qu'ils se positionnent dans l’état, plus que face à l’état, tout en poursuivant cependant, dans des voies non gouvernementales et activistes, des orientations contraires à celles préconisées par l’état. C’est ce qui fait la modernité du mouvement actuel déclare CHAUMEIL, les étudiants indigènes considèrent ainsi qu’il faut d’abord incorporer la compréhension de l’appareil politique de l’état avant de fabriquer sa propre politique. CHAUMEIL déclare alors qu’on observe de façon préoccupante au Pérou, une déconnection croissante entre les candidatures indigènes et les organisations indigènes de base qui laisse à penser à une plus grande privatisation de l’univers politique indigène. CHAUMEIL commente pour finir, la question de l’émergence d’une bourgeoisie indigène venant de la rente foncière.
Sujet: Mouvements et régimes sociaux
Topique: AIDESEP
Localisation spatiale du thème: Pérou
Titre: Questions
Durée: 00:14:53   [01:08:39 > 01:23:33]
- Y-a-t-il une similitude entre l’expérience du MNR dans les années 50-60 et celle du MAS ? - Pourquoi le discours du MAS fonctionne-t-il plus auprès de la bourgeoisie aymara que celle de Samuel Medina ? - Positions des organisations actuelles comme AIDESEP sur la privatisation des terres

6 chapitres.
  • Le thème de l’identité « aymara » est aujourd’hui revendiquée dans le gouvernement Morales, mais ce serait une erreur de la considérer comme l’axe principal de cette politisation des peuples indigènes. D'ailleurs Evo Morales va sortir comme le grand gagnant, alors que finalement il n’a que peu ou pas participé directement à ces luttes déclare POUPEAU. Pour comprendre la complexité de la situation, il faut examiner le syndicat comme organisation, explique Franck POUPEAU. Dans les tendances modérées, le syndicat se dissout dans le processus électoral. Inversement, la ligne radicale va imposer une subordination des organisations politiques aux syndicats. Le succès fulgurant du MAS est la prépondérance du syndicat comme facteur de convergence des différentes tendances. Le thème de l’identité indigène permet alors d’agglutiner différentes revendications. Il serait réducteur de dire que le bilan du gouvernement Morales n’est qu’un accès du peuple au pouvoir, car on voit qu’en terme de composition politique, Morales brûle les frontières . En effet, l’exploit de Morales, outre d’avoir regroupé plusieurs tendances politiques dans un seul mouvement, réside dans son électorat. Le bastion principal de Morales se trouve dans El Alto (plus de 90% de votes), représenté par de petits producteurs très dynamiques, proches idéologiquement du syndicalisme cocalero. Cependant il faut comprendre la nature de cet électorat. On voit par exemple, lors du Gazolinazo, ces petits producteurs qui avaient voté Morales, voulant alors le faire tomber. On comprend ainsi la complexité de cet électorat extrêmement volatil, précise POUPEAU, qui vote en fonction de sa position et de ses intérêts du moment. La clef du gouvernement Morales et des changements qu’il prétend impulser résident donc dans cette captation de l’électorat de la petite entreprise, qui est majoritaire en Bolivie.
  • Il y a toute une mythologie d’El Alto, ville aymara, ville rebelle, qui incarnerait la permanence des cultures indiennes contre quatre siècles d’’oppression, d’abord coloniale puis capitaliste, dit Franck POUPEAU. Or d’une part, ceci ne rend pas compte de la réalité sociologique de l’importance des formes de syndicalisation et de l’organisation des comités de quartiers en liaison avec les corporations, et d’autre part, cela ne rend pas justice à l’extraordinaire foisonnement culturel d’El Alto. Il existe en effet sur El Alto, un processus de création qui va au-delà du processus d’hybridation et qui vient d’un mélange d’éléments traditionnels et d’éléments extérieurs, déclare POUPEAU.
  • Les recherches archéologiques récentes ont modifié la vision sommaire des cultures amazoniennes dans lesquelles la figure du politique était pratiquement absente, commente Jean-Pierre CHAUMEIL. En effet, les plus anciens vestiges, qui datent de 4.000 ans, témoignent d’un niveau d’organisation politique, culturelle et sociale complexe. Cette évolution, stoppée par la conquête européenne au XVIe siècle, abordait déjà le problème du territoire qui demeure encore aujourd’hui, et imprime les transformations politiques du monde indigène contemporain, continue-t-il. Jean-Pierre CHAUMEIL rappelle ensuite que la superficie de l’Amazonie péruvienne représente plus de 60% du territoire national, avec un taux de déforestation d’environ 20%, la population est évaluée à 3,5 millions d’habitants, c’est-à-dire 13% de la population du Pérou. Les peuples indigènes regroupent plus de 330.000 personnes, réparties en 60 groupes ethniques et 17 familles linguistiques. Il existe presque 1500 communautés indigènes reconnues officiellement en Amazonie péruvienne mais seulement 1230 disposent d’un titre de propriété sur leurs terres. Plusieurs « réserves » existent également et concernent des groupes qu’on nomme « en isolement volontaire » ou « en contact initial ». Les principales menaces sur la région forestière et ses populations sont l’expansion du front de colonisation avec notamment l’extension des cultures de coca, l’extraction non contrôlée du bois, l’exploitation intensive minière et des hydrocarbures (contamination environnementale) et la superposition de normativités juridiques et de différents types de concessions sur les territoires indigènes qui rend leur gouvernance pratiquement impossible.
  • En 68, l’arrivée au pouvoir des militaires marque un tournant dans la politique indigéniste du Pérou. De 68 à 75, placé sous le régime du général Velasco, s’ouvre un cycle de réformes agraires et éducatives qui conduit à la promulgation en 74 de la loi des communautés indigènes. Les premières fédérations politiques indigènes voient le jour au Pérou dans les années 70. En 1980, on en dénombrait déjà une vingtaine. Entre 75 et 80, c’est le général Bermúdez qui provoque un gel progressif du processus d’attribution des terres, ce qui favorise peu à peu les concessions privées et les capitaux étrangers. En 1980 est créée l’AIDESEP qui représente la principale organisation nationale des peuples indigènes de l’Amazonie péruvienne et qui va par la suite jouer un rôle central (elle compte aujourd’hui une cinquantaine d’organisations affiliées dans 6 régions du pays et est membre de la COICA). Lors du 1er gouvernement Garcia, entre 1985 et 1990, se tient la première grande rencontre des communautés indigènes qui conduit à la création en 87 de la CONAP. Jean-Pierre CHAUMEIL poursuit en rappelant que le gouvernement actuel continue de priver les populations de leurs droits territoriaux au profit de compagnies minières ou pétrolières, ce qui a provoqué, en 2009, les évènements de Bagua (le gouvernement s'est opposé aux populations jivaros, ce qui s’est soldé par la mort de 33 personnes). Ce conflit trouve son origine dans le paquet de décrets législatifs promulgués par le gouvernement dans le cadre de la signature en 2006 du traité de libre commerce favorisant l’inversion privée.
  • Au cours des trente dernières années, on constate une réelle évolution de l'élite indigène, déclare Jean-Pierre CHAUMEIL. La mise en place, à partir des années 60, de programmes d’alphabétisation et de formation d’instituteurs bilingues indigènes a eu de réelles conséquences sur le leadership amazonien. En 74, avec la création des communautés indigènes et surtout des premières fédérations, émerge une nouvelle structure politico-administrative centralisée et hiérarchisée. Certains de ces nouveaux leaders indigènes vivent loin de leur communauté rappelle CHAUMEIL et se sont convertis en une élite indigène internationale. Dernièrement, un nouveau profil de leader indigène a fait surface, c'est un universitaire, qui connaît aussi le fonctionnement et les caractéristiques du monde occidental. Jean-Pierre CHAUMEIL commente alors le profil des candidats des prochaines élections (Rappel : date de ce séminaire 31/03/2011). Il rappelle que les évènements tragiques de Bagua ont montré aux organisations indigènes l’importance cruciale des médias dans la guerre de la communication et le traitement de l’information. Enfin il conclut en commentant l'apparente attitude contradictoire des nouveaux leaders indigènes, qui relève plutôt, selon lui, du contraste. Il explique en effet qu'ils se positionnent dans l’état, plus que face à l’état, tout en poursuivant cependant, dans des voies non gouvernementales et activistes, des orientations contraires à celles préconisées par l’état. C’est ce qui fait la modernité du mouvement actuel déclare CHAUMEIL, les étudiants indigènes considèrent ainsi qu’il faut d’abord incorporer la compréhension de l’appareil politique de l’état avant de fabriquer sa propre politique. CHAUMEIL déclare alors qu’on observe de façon préoccupante au Pérou, une déconnection croissante entre les candidatures indigènes et les organisations indigènes de base qui laisse à penser à une plus grande privatisation de l’univers politique indigène. CHAUMEIL commente pour finir, la question de l’émergence d’une bourgeoisie indigène venant de la rente foncière.
  • - Y-a-t-il une similitude entre l’expérience du MNR dans les années 50-60 et celle du MAS ? - Pourquoi le discours du MAS fonctionne-t-il plus auprès de la bourgeoisie aymara que celle de Samuel Medina ? - Positions des organisations actuelles comme AIDESEP sur la privatisation des terres
Titre: Politisation des mouvements indigènes dans les Andes et en Amazonie péruvienne
Sous-titre: Séminaire l'"Indien et la politique" (2e partie) - Franck POUPEAU et Jean-Pierre CHAUMEIL
Auteur(s): Franck POUPEAU et Jean-Pierre CHAUMEIL
Durée: 01:23:33
Date de réalisation: 31/03/2011
Lieu de réalisation: Fondation Maison des Sciences de l'Homme, 190, avenue de France, 75013 Paris
Genre: Extrait d'un colloque filmé
Langue(s): Français
Cette archive propose la deuxième partie du séminaire intitulé "L'indien et la politique", organisé par le Ministère des Affaires étrangères et européennes, l'Institut Français d'Etudes Andines et la Fondation Maison des Sciences de l'Homme, en association avec le Pôle de valorisation des Ifre (Instituts Français de Recherche à l'Etranger). Les intervenants sont Franck POUPEAU qui expose les héritages et les ambivalences de la construction de l'identité "aymara", et Jean-Pierre CHAUMEIL, qui traite dans la seconde partie de l'archive, de la politisation du mouvement indigène en Amazonie péruvienne.
Sujet: Communes
Topique: Amazonie péruvienne
Pays: Pérou
Localisation temporelle du thème: Epoque contemporaine
Spécificité discursive du thème: Politisation des mouvements indigènes
Sujet: Pays
Topique: Bolivie
Sujet: Mouvements et régimes sociaux
Topique: CSTUCB (Confédération syndicale unique des travailleurs paysans de Bolivie)
Spécificité discursive du thème: Naissance des syndicats indigènes boliviens et péruviens
Sujet: Mouvements et régimes sociaux
Topique: MAS (Movimiento al socialismo)
Localisation spatiale du thème: Bolivie ; Pérou
Sujet: Evénements
Topique: Naissance des syndicats et mouvements politiques indigènes
Localisation spatiale du thème: Bolivie ; Pérou
Localisation temporelle du thème: Naissance des syndicats et mouvements indigènes
Spécificité discursive du thème: Mouvements indigènes et syndicats au Pérou et en Bolivie
Sujet: Pays
Topique: Pérou
Sujet: Approches et thèmes de recherche
Topique: Sociologie
Libellé: Syndicats et mouvements politiques indigènes
Libellé: L'identité "aymara"
Nom: CHAUMEIL
Prénom: Jean-pierre
Rôle: Anthropologues
Appartenance: CNRS
Adresse: Paris, France
Nom: POUPEAU
Prénom: Franck
Rôle: Sociologues
Appartenance: CNRS
Adresse: Paris, France
Franck POUPEAU et Jean-Pierre CHAUMEIL. Politisation des mouvements indigènes dans les Andes et en Amazonie péruvienne, http://www.amsur.msh-paris.fr/Video.aspx?domain=422ede87-ce4b-42a9-8f79-b85c80665af0&language=fr&metaDescriptionId=0bb927c5-2d4c-460a-8303-5e4210a2f13b&cultureId=fr&mediatype=Video, 2011.
Type: Droit d'auteur relatif à la réalisation du document source
Le réalisateur de cette ressource audiovisuelle est l'ESCoM (Equipe Sémiotique Cognitive et Nouveaux Médias) à la FMSH (Fondation Maison des Sciences de l'Homme) , Paris, 2011.
Type: Droit d'auteur relatif au contenu du document source
Les auteurs de cette ressource audiovisuelle sont F. Poupeau et JP Chaumeil, CNRS, Paris, 2011.
Type: Régime général "Creative Commons" relatifs au document source
"Cette ressource audiovisuelle est protégée par le régime "Creative Commons". Vous êtes libres de la reproduire, distribuer et communiquer au public. Mais vous devez impérativement signaler sa paternité (son ou ses auteurs), vous n'avez pas le droit de la modifier ni d'en faire un usage commercial. Lecture, diffusion et exploitation concrète de cette ressource audiovisuelle présuppose que vous ayez accepté les règles juridiques Creative Commons décrites dans la page http://creativecommons.org/licenses/by-nc-nd/2.0/fr/" Veuillez, ensuite, créer 1/ le lien : http://creativecommons.org/licenses/by-nc-nd/2.0/fr et 2/ l'intitulé "Creative Commons - Paternité-Pas d'Utilisation Commerciale-Pas de Modification 2.0 France" (via la boîte "Liens")
Titre: Politisation des mouvements indigènes dans les Andes et en Amazonie péruvienne
Sous-titre: Séminaire l'"Indien et la politique" (2e partie) - Franck POUPEAU et Jean-Pierre CHAUMEIL
Langue(s): Français
Type: Analyse plus détaillé
Comment citer: PAPINO Manuela. Séminaire l'"Indien et la politique" (2e partie) - Franck POUPEAU et Jean-Pierre CHAUMEIL, http://www.amsur.msh-paris.fr/Video.aspx?domain=422ede87-ce4b-42a9-8f79-b85c80665af0&language=fr&metaDescriptionId=0bb927c5-2d4c-460a-8303-5e4210a2f13b&cultureId=fr&mediatype=Video, 2013.
Id analyse: 0bb927c5-2d4c-460a-8303-5e4210a2f13b
Id vidéo: b38fd7da-ba7a-4411-b336-297daf0adcb3
Depuis trois décennies, on assiste dans les Andes et en Amazonie à une importante politisation des mouvements indigènes. Celle-ci s'est traduite par la reconnaissance de droits (arrachés ou consentis) et par des phénomènes de réinventions identitaires qui peuvent donner lieu à de singuliers paradoxes. Cette dynamique de "fabrication du politique" par les indigènes eux-mêmes mérite d'être analysée dans toutes ses nuances parce qu'elle pourrait devenir rapidement un enjeu géopolitique majeur. Journée organisée par le Ministère des Affaires étrangères et européennes, l'Institut Français d'Etudes Andines , et la Fondation Maison des Sciences de l'Homme. En association avec le Pôle de valorisation des Ifre : Instituts Français de Recherche à l'Etranger.