Quatre membres du personnel des Établissements Robinet.

Chapitre

Titre: "Les patrons donnaient l'exemple"
Durée: 00:02:36   [00:00:00 > 00:02:36]
Les quatre femmes présentent l'emploi qu'elles occupaient dans l'entreprise. Cet extrait donne à voir les relations que les patrons, M. et Mme Galland, entretenaient avec leur personnel.
Titre: Une entreprise familiale
Durée: 00:05:33   [00:02:36 > 00:08:09]
Monique Galland revient sur la création par sa mère, avant la deuxième guerre mondiale, du premier atelier de confection à Lury dédié à la fabrication de caleçons militaires. Elle poursuit sur l'histoire de cet atelier, qu'elle relance avec sa mère et son mari après la guerre.
Titre: L'apprentissage de couturière de Josette Salaud
Durée: 00:03:04   [00:08:09 > 00:11:13]
En 1955, Josette Salaud entreprend un apprentissage pour obtenir un CAP couturière à l'Ecole Nationale Professionnelle de Vierzon. A cette époque, les cours étaient dispensés dans des baraquements en bois. Elle explique comment elle a été recrutée à la sortie de l'Ecole par le patron des Etablissements Robinet.
Titre: Le travail de coupeuse de Josette Salaud
Durée: 00:02:35   [00:11:13 > 00:13:49]
Josette Salaud explique dans cet extrait le poste de coupeuse : le placement de patrons puis la confection du "matelas" avant de procéder à la coupe du tissu.
Titre: Confection de prêt-à-porter féminin
Durée: 00:02:29   [00:13:49 > 00:16:19]
Les Etablissements Robinet confectionnaient des chemisiers, mais aussi des robes, notamment des robes longues de soirée. Monique Galland explique comment les modèles étaient conçus en s'inspirant de créations repérées à Paris : "On changeait quelque chose au modèle".
Titre: Travailler pour la Redoute ou les 3 Suisses
Durée: 00:03:24   [00:16:19 > 00:19:43]
Si les Etablissements Robinet vendaient leurs propres vêtements griffés aux détaillants grâce à un réseau de représentants, ils réalisaient aussi de grosses séries pour La Redoute et les 3 Suisses. La qualité moindre des vêtements fournis permettait "de faire travailler les gamines, de leur apprendre à travailler".
Titre: Les robes longues de soirée, un produit de choix
Durée: 00:01:16   [00:19:43 > 00:21:00]
A la fin des années 1960 et dans les années 1970, la robe longue de soirée était à la mode. Les Etablissements Robinet se font une réputation sur ce produit.
Titre: Du 44 pour la taille mannequin
Durée: 00:01:19   [00:21:00 > 00:22:19]
Quand le 44 était la taille mannequin. Jeanine Chalmin se souvient qu'elle servait de modèle.
Titre: Mai 1968
Durée: 00:02:30   [00:22:19 > 00:24:49]
Il est question ici de mai 1968 et de la fermeture de l'entreprise.
Titre: Les modèles
Durée: 00:01:10   [00:24:49 > 00:25:59]
Il est question dans ce court passages des modèles qui étaient présentés dans les catalogues de la Redoute et des 3 Suisses.
Titre: Le travail de Jeanine Chalmin au service commercial
Durée: 00:07:21   [00:25:59 > 00:33:20]
Jeanine Chalmin explique les différentes missions qui lui étaient confiées en qualité de commerciale de l'entreprise : réception et enregistrement des commandes, commandes de fournitures, liste des coupes, etc. Elle explique également comment les vêtements étaient préparés pour l'expédition.
Titre: Les bâtiments des Etablissements Robinet
Durée: 00:03:09   [00:33:20 > 00:36:29]
La patronne décrit la disposition du petit atelier de Lury puis celui du 62, rue du Champanet, installé dans une ancienne entreprise de porcelaine vierzonnaise.
Titre: Un conflit
Durée: 00:03:27   [00:36:29 > 00:39:57]
Monique Galland se rémémore une conflit qu'elle a eu avec une de ses ouvrières.
Titre: L'entreprise de Mme Thore
Durée: 00:02:33   [00:39:57 > 00:42:30]
Avant l'ouverture de l'atelier rue du Champanet à Vierzon, les Etablissements Robinet avaient repris la confection de "Madame Thore" qui comptait une vingtaine d'ouvrières.
Titre: Des chemisiers brodés main puis mécaniquement
Durée: 00:03:10   [00:42:30 > 00:45:40]
Cet extrait expose la façon dont les vêtements étaients brodés. Alors que dans les années 50 et au début des années 60, les vêtements étaient encore brodés main grâce au travailleuses à domicile, les décénnies suivantes voient s'imposer le recours à la broderie mécanique, dont le prix de revient est moins élevé. "On aurait pas pu vendre le prix qu'il fallait avec le travail qu'il y avait. Il y avait des chemisiers où il y avait 20 heures de travail".
Titre: Configuration de l'atelier de la rue du Champanet
Durée: 00:01:21   [00:45:40 > 00:47:02]
Monique Galland explique que les machines à coudre étaient installées au rez-de-chaussée tandis que le premier étage était occupé par les opérations de coupe.
Titre: Du temps où la grand-mère de Monique Galland était cuisinière à son compte
Durée: 00:01:28   [00:47:02 > 00:48:30]
Monique Galland décrit le travail de sa grand-mère, cuisinière à son compte, et évoque le travail de son père qui travaillait dans une usine de machines agricoles à Lury.
Titre: De la convivialité dans l'entreprise
Durée: 00:07:05   [00:48:30 > 00:55:35]
Les quatre femmes se remémorent le travail en musique, les fêtes de la Sainte-Catherine. Mais également la fête de la Saint André en lien avec le prénom du patron, à l'occasion de laquelle des excursions pouvaient être organisées. Leur discussion témoigne des rapports sociaux qui régnaient dans l'entreprise.
Titre: Du succès au déclin de l'entreprise
Durée: 00:04:36   [00:55:35 > 01:00:11]
Le fils de M. et Mme Galland, François, rejoint l'entreprise au moment où celle-ci est florissante. François Galland travaille au service commercial et se rend régulièrement aux Salons du Prêt-à-Porter à Paris. Mais au cours des années 1990, l'entreprise subit les effets de la concurrence chinoise. Elle fermera au début des années 2000.
Titre: Une anectode au sujet d'une ouvrière à domicile
Durée: 00:01:21   [01:00:11 > 01:01:33]
Ce passage témoigne des rapports qui existaient entre la patronne et les ouvrières à domicile.
Titre: Le chronométrage
Durée: 00:04:41   [01:01:33 > 01:06:15]
Monique Galland se souvient des évolutions dans l'organisation du travail : "Au début les ouvrières faisaient la pièce entière". Par la suite, pour des questions de rentabilité, la fabrication du vêtement fait relève de la division du travail. Certaines opérations étaient chronométrées.
Titre: Les innovations techniques
Durée: 00:02:40   [01:06:15 > 01:08:55]
Les machines coupe-fils, le chariot à matelasser constituent des avancées techniques permettant de réduire les temps d'exécution. L'arrivée de l'informatique modifie profondément les méthodes de travail notamment dans le cadre de l'opération de placement de patrons. Josette a du se former à cette nouvelle technologie.
Titre: Le placement de patrons, une question de rentabilité
Durée: 00:02:25   [01:08:55 > 01:11:20]
Dans un climat très concurrenciel, la recherche de rentabilité était au coeur de l'activité. Le placement de patron devait permettre d'économiser le maximum de tissu. De même que lors de l'opération de thermocollage, il fallait grouper plusieurs pièces.
Titre: L'approvisionnement en tissus
Durée: 00:02:35   [01:11:20 > 01:13:55]
Monique Galland raconte comment elle chosissait les tissus des collections.
Titre: Considération sur la conservation des photographies
Durée: 00:01:26   [01:13:55 > 01:15:22]
Les quatre femmes échangent sur les photographies qu'elles possédent, entre celles qui se sont bien consevées et les autres.
Titre: La polyvalence du personnel
Durée: 00:01:29   [01:15:22 > 01:16:52]
Jeanine Chalmin, commerciale de l'entreprise, "mettait la main à tout". Il lui arriver notamment d'arrondir les robes plissées...
Titre: Les marges financières
Durée: 00:02:50   [01:16:52 > 01:19:42]
Il est question dans cet extrait du prix de vente des vêtements. Tandis que le personnel pouvait accéder aux vêtements au prix d'usine, les boutiques multiplaient par trois les prix.
Titre: Le travail en sous-traitance
Durée: 00:01:52   [01:19:42 > 01:21:35]
Il est notamment question du travail de sous-traitance réalisé pour un grossiste du Sentier à Paris.
Titre: L'atelier rue du Champanet en photographie
Durée: 00:03:01   [01:21:35 > 01:24:36]
Jeanine Chalmin rassemble ses souvenirs pour nous décrire l'atelier du 62 rue du Champanet, photographie à l'appui.

29 chapitres.
  • Monique Galland revient sur la création par sa mère, avant la deuxième guerre mondiale, du premier atelier de confection à Lury dédié à la fabrication de caleçons militaires. Elle poursuit sur l'histoire de cet atelier, qu'elle relance avec sa mère et son mari après la guerre.
  • Il est question dans ce court passages des modèles qui étaient présentés dans les catalogues de la Redoute et des 3 Suisses.
  • Cet extrait expose la façon dont les vêtements étaients brodés. Alors que dans les années 50 et au début des années 60, les vêtements étaient encore brodés main grâce au travailleuses à domicile, les décénnies suivantes voient s'imposer le recours à la broderie mécanique, dont le prix de revient est moins élevé. "On aurait pas pu vendre le prix qu'il fallait avec le travail qu'il y avait. Il y avait des chemisiers où il y avait 20 heures de travail".
  • Les quatre femmes se remémorent le travail en musique, les fêtes de la Sainte-Catherine. Mais également la fête de la Saint André en lien avec le prénom du patron, à l'occasion de laquelle des excursions pouvaient être organisées. Leur discussion témoigne des rapports sociaux qui régnaient dans l'entreprise.
  • Le fils de M. et Mme Galland, François, rejoint l'entreprise au moment où celle-ci est florissante. François Galland travaille au service commercial et se rend régulièrement aux Salons du Prêt-à-Porter à Paris. Mais au cours des années 1990, l'entreprise subit les effets de la concurrence chinoise. Elle fermera au début des années 2000.
  • Monique Galland se souvient des évolutions dans l'organisation du travail : "Au début les ouvrières faisaient la pièce entière". Par la suite, pour des questions de rentabilité, la fabrication du vêtement fait relève de la division du travail. Certaines opérations étaient chronométrées.
  • Les machines coupe-fils, le chariot à matelasser constituent des avancées techniques permettant de réduire les temps d'exécution. L'arrivée de l'informatique modifie profondément les méthodes de travail notamment dans le cadre de l'opération de placement de patrons. Josette a du se former à cette nouvelle technologie.
Titre: Quatre membres du personnel des Établissements Robinet
Date de réalisation: 26/10/2016
Lieu de réalisation: Lury
Genre: Entretien filmé
Une responsable de la coupe, une responsable des ateliers de fabrication ainsi qu'une commerciale se réunissent chez leur ancienne patronne, Monique Galland, pour évoquer le travail chez Robinet Confections. L’entretien nous plonge dans le secteur de la confection à l’époque de l’essor du prêt-à-porter. Dans les années 50, Monique Galland reprend et développe avec son mari l'entreprise familiale de confection fondée par sa mère. Le petit atelier situé à Lury ne tarde pas à déménager à Vierzon et emploie jusqu’à une centaine de personnes. Si l’entreprise spécialisée dans le prêt-à-porter féminin possède sa propre marque et travaille pour des détaillants et les grands magasins parisiens, elle fournit également des vêtements pour la Redoute et les 3 Suisses. Les quatre femmes se remémorent les savoir-faire, l’organisation du travail, les relations entre collègues, les rapports hiérarchiques, les moments de convivialité.
Sujet: Secteurs industriels
Topique: Industrie textile
Etablissements Robinet
Type: Droit d'auteur relatif au contenu du document source
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Type: Analyses thématiques
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Une responsable de la coupe, une responsable des ateliers de fabrication ainsi qu'une commerciale se réunissent chez leur ancienne patronne, Monique Galland, pour évoquer le travail dans les Établissements Robinet. L’entretien nous plonge dans le secteur de la confection à l’époque de l’essor du prêt-à-porter. Dans les années 50, Monique Galland reprend et développe avec son mari l'entreprise familiale de confection fondée par sa mère. Le petit atelier situé à Lury ne tarde pas à déménager à Vierzon et emploie jusqu’à une centaine de personnes. Si l’entreprise spécialisée dans le prêt-à-porter féminin possède sa propre marque et travaille pour des détaillants et les grands magasins parisiens, elle fournit également des vêtements pour la Redoute et les 3 Suisses. Les quatre femmes se remémorent les savoir-faire, l’organisation du travail, les relations entre collègues, les rapports hiérarchiques, les moments de convivialité.