Philosophie et théorie de l’action. PROUST Joëlle

Chapitre

Titre: Recherches sur la schizophrénie
Durée: 00:05:31   [00:00:00 > 00:05:31]
Genre: Extrait d'entretien filmé
La théorie de l’action d’un point de vue philosophique est un thème de recherche qu’a développé Joëlle PROUST au cours de ses travaux. Au CREA puis à l’Institut Jean NICOD, elle a entrepris de telles recherches, dans le cadre général d’une naturalisation des concepts philosophique. En somme, les concepts formulés doivent être en accord avec les travaux entrepris en sciences de la nature. Son travail sur l’action est étroitement lié à celui qu’elle a mené sur la schizophrénie avec le psychiatre Henri GRIVOIS : c’est à travers l’action du schizophrène qu’elle en est venue à envisager l’action chez l’individu dit « normal ». Suite à l’élaboration d’une théorie, elle fit appel au neuroscientifique Marc JEANNEROD pour confirmer expérimentalement les hypothèses émises.
Titre: Les théories de référence: Davidson et Searle
Durée: 00:04:47   [00:05:31 > 00:10:19]
La théorie de l’action reconnue par les philosophes est la théorie causale de Donald DAVIDSON : l’action est causée par un certain nombre de croyances et de désirs. Selon lui, les croyances et désirs ne se contentent pas de justifier les actions, mais les causent. Il n’y a ainsi aucune incompatibilité entre les causes et les raisons. Selon Joëlle PROUST, cette innovation permet une théorie en termes de rôle causal des représentations, puisque les croyances et désirs causent l’action en vertu des contenus qu’ils représentent. Un autre point analysé par John SEARLE est qu’une action a des conditions de satisfaction (ou qu’elle est représentationnelle). En définitive, une action doit être produite en vertu d’une intention.
Titre: Le problème de la causalité déviante et la théorie de l'intention en action de Searle
Durée: 00:09:50   [00:10:19 > 00:20:09]
Un problème qui s’est posé à Donald DAVIDSON est celui des liaisons causales déviantes entre l’intention et son effet. Joëlle PROUST donne l’exemple d’un neveu qui veut tuer son oncle afin d’hériter. Afin de mettre son plan à exécution, ce neveu prend sa voiture pour se rendre chez son oncle. Sur la route, il renverse et tue un piéton, qui se trouve être son oncle. Dès lors, a-t-il rempli son intention ? Il semble que la manière dont cette personne a tué son oncle indique que non. L’état final obtenu n’est pas conforme à la représentation faite en vertu de l’intention. Cela pose donc un problème pour les philosophes de l’action car il est nécessaire de resserrer l’intention et la manière de faire la chose, ce que ne permettent pas leurs outils conceptuels, qui évacuent le contexte et les variations relatives à la réalisation de l’action. Comment dès lors peut-on, parmi les multiples options, distinguer les causalités normales et déviantes ? Pour cela, John SEARLE a distingué les concepts de l’intention préalable et de l’intention en action.
Titre: Causalité endogène - Causalité exogène
Durée: 00:04:35   [00:20:09 > 00:24:44]
Sur le plan psychologique, la causalité endogène est une représentation du sujet le conduisant à agir. Dans le cas exogène, cette représentation est suscitée de l’extérieur. Dans la notion d’intention en action de John SEARLE, il n’y a aucune prise en compte de la causalité exogène.
Titre: L'intention préalable et l'exécution de l'action
Durée: 00:05:34   [00:24:44 > 00:30:18]
Toutefois, la notion d’intention en action formulée par SEARLE permet de resserrer le lien entre l’intention préalable et l’exécution de l’action, lien problématisé à la suite de Donald DAVIDSON. Le problème restant est que John SEARLE considère cette intention en action comme activité consciente. L’explication de la causalité pose ici problème : on sait que les individus font toutes sortes de choses sans en avoir conscience.
Titre: L'arrière-plan de l'exécution chez Searle
Durée: 00:10:22   [00:30:18 > 00:40:41]
Un des apports de John SEARLE est donc d’avoir vu, dès les années 1980, l’ « arrière-plan » de l’action. Il s’agit d’un ensemble de dispositions, savoirs, nécessaires à la conceptualisation. Cela a préfiguré la notion de « contenu non conceptuel » formulé par Christopher PEACOCKE.
Titre: Les deux principales composantes de la théorie de l'action
Durée: 00:02:02   [00:40:41 > 00:42:44]
En résumé, l’apport des années 1980 a été double. D’une part, des auteurs comme Donald DAVIDSON ont montré qu’il n’est pas incompatible de parler de causes et de raisons : les mêmes croyances et désirs peuvent justifier et causer un comportement. Par ailleurs, le travail de John SEARLE a montré que l’action doit d’analyser en fonction de ses conditions de satisfaction, qui constituent le contenu de l’intention. Le travail depuis a été de tenter de préciser les relations entre les composantes conceptuelles et non conceptuelles de l’intention.
Titre: Les "actions minimales" dans le cadre des neuro-sciences
Durée: 00:06:11   [00:42:44 > 00:48:55]
Joëlle PROUST a repris la notion d’action minimale formulée par Kent BACH à la suite de John SEARLE. Elle permet de donner un sens neurophysiologique à la distinction de ce dernier auteur entre intention préalable et intention en action.
Titre: Le lexique moteur
Durée: 00:04:46   [00:48:55 > 00:53:42]
Le lexique moteur permet au sujet de construire cérébralement ce qu’il va faire à l’aide des représentations, ce qui va permettre de passer du niveau pré-moteur au niveau moteur.
Titre: Causation de l'action et contrôle de l'action
Durée: 00:05:50   [00:53:42 > 00:59:32]
DAVIDSON comme SEARLE restaient des théoriciens causalistes : pour eux, des actions étaient causées par des états mentaux (croyances et désirs). Or, cette conception est, comme nous l’avons vu, limitée. Par exemple, dans les phénomènes de panique, les individus vont agir sur la base de ce que les autres font, et non pas selon leurs propres croyances. Dès lors, l’élément crucial de l’action n’est pas la manière dont elle est causée, mais la manière dont elle est guidée pour obtenir une cible. La dimension de contrôle de l’action semble donc primer sur celle de causation.
Titre: Le contrôle: la dimension principale pour une théorie de l'action
Durée: 00:04:28   [00:59:32 > 01:04:01]
Joëlle PROUST a donc élaboré une théorie de l’action se centrant sur le contrôle plus que sur l’initiation, dans le cadre du naturalisme. Elle l’a tout d’abord mise en place pour comprendre les cas de schizophrénie.
Titre: La subjectivité, l'agir et l'immunité contre l'erreur d'identification
Durée: 00:07:10   [01:04:01 > 01:11:12]
Dans le cas de la schizophrénie, on a donc des actions ou pensées ressenties comme étant réalisées dans le corps ou la tête du sujet, mais contrôlées de l’extérieur. On distingue dès lors le sens de la subjectivité du sens de l’agir. Certains philosophes se sont intéressés à ces expériences délirantes, qui rejoignent l’interrogation philosophique sur « qu’est-ce qu’un sujet ? ». Plus particulièrement, elles remettent en question l’immunité contre l’erreur d’identification. Selon les philosophes, tout un secteur de connaissance serait immunisé contre l’erreur : on sait qui on est sans hésitation, car il n’y a pas de médiation par identification. Les symptômes schizophréniques vont donc à l’encontre de cette idée. La question est donc de savoir ce qui distingue précisément le sens de l’agir de la subjectivité. C’est ce qu’a essayé de comprendre Joëlle PROUST dans son travail.
Titre: Développement d'une théorie du contrôle
Durée: 00:07:47   [01:11:12 > 01:18:59]
Joëlle PROUST développe depuis peu une théorie du contrôle, en s’inspirant d’un article publié par les mathématiciens Roger C. CONANT et W. Ross ASHBY en 1970. Ils ont montré que quelle que soit l’opération du cerveau, il faut que ce dernier en ait une représentation dynamique.
Titre: La structure du contrôle: vers une théorie générale de l'action
Durée: 00:24:46   [01:18:59 > 01:43:46]
C’est à partir de travaux de psychologues sur la méta-mémoire que Joëlle PROUST a élaboré une théorie générale de l’action. La chercheuse indique ensuite que le modèle de CONANT et ASHBY semble pouvoir rendre compte du sens de la subjectivité. Une complexification de ce modèle de contrôle sur plusieurs niveaux permettrait de rendre compte du sens de l’agir.
Titre: Perspectives de travail
Durée: 00:03:15   [01:43:46 > 01:47:01]
L’esquisse de modèle mis au point devrait permettre d’approfondir ce qu’est la pensée. En effet, la notion de contrôle hiérarchisé pourrait permettre de comprendre en quoi une pensée est aussi une action. Joëlle PROUST voudrait maintenant développer la question de la justification de ce qu’on l’on fait. Ce travail pourrait être mené en collaboration avec des théoriciens du contrôle.

15 chapitres.
  • Extrait d'entretien filmé. La théorie de l’action d’un point de vue philosophique est un thème de recherche qu’a développé Joëlle PROUST au cours de ses travaux. Au CREA puis à l’Institut Jean NICOD, elle a entrepris de telles recherches, dans le cadre général d’une naturalisation des concepts philosophique. En somme, les concepts formulés doivent être en accord avec les travaux entrepris en sciences de la nature. Son travail sur l’action est étroitement lié à celui qu’elle a mené sur la schizophrénie avec le psychiatre Henri GRIVOIS : c’est à travers l’action du schizophrène qu’elle en est venue à envisager l’action chez l’individu dit « normal ». Suite à l’élaboration d’une théorie, elle fit appel au neuroscientifique Marc JEANNEROD pour confirmer expérimentalement les hypothèses émises.
  • La théorie de l’action reconnue par les philosophes est la théorie causale de Donald DAVIDSON : l’action est causée par un certain nombre de croyances et de désirs. Selon lui, les croyances et désirs ne se contentent pas de justifier les actions, mais les causent. Il n’y a ainsi aucune incompatibilité entre les causes et les raisons. Selon Joëlle PROUST, cette innovation permet une théorie en termes de rôle causal des représentations, puisque les croyances et désirs causent l’action en vertu des contenus qu’ils représentent. Un autre point analysé par John SEARLE est qu’une action a des conditions de satisfaction (ou qu’elle est représentationnelle). En définitive, une action doit être produite en vertu d’une intention.
  • Un problème qui s’est posé à Donald DAVIDSON est celui des liaisons causales déviantes entre l’intention et son effet. Joëlle PROUST donne l’exemple d’un neveu qui veut tuer son oncle afin d’hériter. Afin de mettre son plan à exécution, ce neveu prend sa voiture pour se rendre chez son oncle. Sur la route, il renverse et tue un piéton, qui se trouve être son oncle. Dès lors, a-t-il rempli son intention ? Il semble que la manière dont cette personne a tué son oncle indique que non. L’état final obtenu n’est pas conforme à la représentation faite en vertu de l’intention. Cela pose donc un problème pour les philosophes de l’action car il est nécessaire de resserrer l’intention et la manière de faire la chose, ce que ne permettent pas leurs outils conceptuels, qui évacuent le contexte et les variations relatives à la réalisation de l’action. Comment dès lors peut-on, parmi les multiples options, distinguer les causalités normales et déviantes ? Pour cela, John SEARLE a distingué les concepts de l’intention préalable et de l’intention en action.
  • Toutefois, la notion d’intention en action formulée par SEARLE permet de resserrer le lien entre l’intention préalable et l’exécution de l’action, lien problématisé à la suite de Donald DAVIDSON. Le problème restant est que John SEARLE considère cette intention en action comme activité consciente. L’explication de la causalité pose ici problème : on sait que les individus font toutes sortes de choses sans en avoir conscience.
  • En résumé, l’apport des années 1980 a été double. D’une part, des auteurs comme Donald DAVIDSON ont montré qu’il n’est pas incompatible de parler de causes et de raisons : les mêmes croyances et désirs peuvent justifier et causer un comportement. Par ailleurs, le travail de John SEARLE a montré que l’action doit d’analyser en fonction de ses conditions de satisfaction, qui constituent le contenu de l’intention. Le travail depuis a été de tenter de préciser les relations entre les composantes conceptuelles et non conceptuelles de l’intention.
  • Le lexique moteur permet au sujet de construire cérébralement ce qu’il va faire à l’aide des représentations, ce qui va permettre de passer du niveau pré-moteur au niveau moteur.
  • DAVIDSON comme SEARLE restaient des théoriciens causalistes : pour eux, des actions étaient causées par des états mentaux (croyances et désirs). Or, cette conception est, comme nous l’avons vu, limitée. Par exemple, dans les phénomènes de panique, les individus vont agir sur la base de ce que les autres font, et non pas selon leurs propres croyances. Dès lors, l’élément crucial de l’action n’est pas la manière dont elle est causée, mais la manière dont elle est guidée pour obtenir une cible. La dimension de contrôle de l’action semble donc primer sur celle de causation.
  • Dans le cas de la schizophrénie, on a donc des actions ou pensées ressenties comme étant réalisées dans le corps ou la tête du sujet, mais contrôlées de l’extérieur. On distingue dès lors le sens de la subjectivité du sens de l’agir. Certains philosophes se sont intéressés à ces expériences délirantes, qui rejoignent l’interrogation philosophique sur « qu’est-ce qu’un sujet ? ». Plus particulièrement, elles remettent en question l’immunité contre l’erreur d’identification. Selon les philosophes, tout un secteur de connaissance serait immunisé contre l’erreur : on sait qui on est sans hésitation, car il n’y a pas de médiation par identification. Les symptômes schizophréniques vont donc à l’encontre de cette idée. La question est donc de savoir ce qui distingue précisément le sens de l’agir de la subjectivité. C’est ce qu’a essayé de comprendre Joëlle PROUST dans son travail.
  • C’est à partir de travaux de psychologues sur la méta-mémoire que Joëlle PROUST a élaboré une théorie générale de l’action. La chercheuse indique ensuite que le modèle de CONANT et ASHBY semble pouvoir rendre compte du sens de la subjectivité. Une complexification de ce modèle de contrôle sur plusieurs niveaux permettrait de rendre compte du sens de l’agir.
  • L’esquisse de modèle mis au point devrait permettre d’approfondir ce qu’est la pensée. En effet, la notion de contrôle hiérarchisé pourrait permettre de comprendre en quoi une pensée est aussi une action. Joëlle PROUST voudrait maintenant développer la question de la justification de ce qu’on l’on fait. Ce travail pourrait être mené en collaboration avec des théoriciens du contrôle.
Titre: Philosophie et théorie de l’action
Sous-titre: Entretien avec Joëlle PROUST
Auteur(s): PROUST Joëlle
Date de réalisation: 12/05/2003
Lieu de réalisation: Maison des Sciences de l’Homme 54 Boulevard Raspail 75006 Paris FRANCE
Genre: Entretien filmé
Langue(s): Français
Après un entretien dédié à la cognition, cette deuxième rencontre avec la philosophe Joëlle PROUST revient sur un de ses autres grands domaines de recherche : la théorie de l'action.
Joëlle Proust a étudié la philosophie et la psychologie à l’Université de Provence. Agrégée de philosophie, elle a été successivement professeur de lycée à Marseille et assistante de psychologie à l’Université d’Alger avant d’entrer au CNRS. Ses premiers travaux portent sur la vérité logique. Son « Questions de Forme » lui vaut en 1987 la médaille de bronze du CNRS. Joëlle Proust a participé à la création de plusieurs sociétés scientifiques, dont la SOPHA (Société de Philosophie Analytique), qu’elle a présidée de 2000 à 2003, HOPOS (The International Society for the History of Philosophy of Science), l’ESAP (the European Society for Analytic Philosophy), et l’EuroSPP (the European Society for Philosophy and Psychology). Ses recherches se poursuivent à l’Institut Jean-Nicod, en tant que directrice de recherche pour la Fondation Pierre-Gilles de Gennes de l’Ecole Normale Supérieure.
Sujet: Domaines et objets de recherche sur les cultures
Topique: Croyances
Les croyances et désirs sont questionnés, dans le cadre d'une interrogation sur leur rapport à l'action. Dans les théories de DAVIDSON et SEARLE, les croyances et désirs fonctionnent comme cause et raison de l'action. La chercheuse vise ici à complexifier cette proposition.
Sujet: Discipline/approche SHS
Topique: Philosophie de l'esprit
Libellé: Théorie de l'action
Mots-clés: théorie de l'action; philosophie; esprit
La philosophie de l'esprit est une branche de la philosophie renvoyant à tous les interrogations concernant la vie mentale : la perception, l’action, le raisonnement, etc. Le problème corps-esprit et souvent considéré comme celui structurant cette branche de la philosophie.
La théorie de l'action est un thème de recherche qu'a développé Joëlle PROUST au cours de sa carrière scientifique, notamment à travers ses recherches sur la schizophrénie.
Sujet: Représentations de l'autre
Topique: Représentation et action
Les capacités représentatives et actionnelles entretiennent des liens étoirs. La chercheuse Joëlle PROUST s'interroge donc sur la nature exacte de ceux-ci.
PROUST Joëlle. « Philosophie et théorie de l‘action », Archives Audiovisuelles de la Recherche (AAR), n°141, 2003, [en ligne] ; URL : http://www.archivesaudiovisuelles.fr/141/
Type: Droit d'auteur relatif à la production du document source
© ESCoM-AAR (Equipe Sémiotique Cognitive et Nouveaux Médias, Archives Audiovisuelles de la Recherche), FMSH (Fondation Maison des Sciences de l’Homme), Paris, France, 2015
Type: Droit d'auteur relatif à la réalisation du document source
© BONNEMAZOU Camille, réalisateur, ESCoM-AAR/FMSH, Paris, France, 2003 © STOCKINGER Peter, professeur des universités, ESCoM-AAR/FMSH, Paris, France, 2003
Type: Droit d'auteur relatif au contenu du document source
© PROUST Joëlle, philosophe, Institut Jean Nicod, Paris, France, 2003
Type: Régime général "Creative Commons" relatifs au document source
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Titre: Analyse de la vidéo « Philosophie et théorie de l’action »
Sous-titre: Entretien avec Joëlle PROUST
Langue(s): Français
Type: Analyse plus détaillé
Comment citer: FRINGANT, Matthias. Analyse de la vidéo «Philosophie et théorie de l’action». (Portail ARC, 2015), http://www.arc.msh-paris.fr
Id analyse: 17300729-79b2-48e1-b904-645c909911cc
Id vidéo: b8e5a659-1051-443b-9018-38d4f44d85af
Analyse du second entretien avec la philosophe Joëlle PROUST.