Jacqueline Bedu, ancienne couturière en charge du contrôle du travail de couturières à dominicile pour des maisons parisiennes et Micheline Dartier, mécanicienne en confection aux Ets Robinet puis chez Meyer.

Chapitre

Titre: Apprentissage et confection à Lamotte-Beuvron
Durée: 00:05:07   [00:00:00 > 00:05:07]
Jacqueline Bedu est née en 1930 à Lamotte-Beuvron. L’aînée d’une famille de 4 enfants, elle a poursuivi une scolarité jusqu’aux cours complémentaires qu’elle interrompt vers l’âge de 15-16 ans pour un apprentissage en couture sur les recommandations de sa mère. Elle se remémore son apprentissage non déclaré, ne lui laissant aucun certificat. Malgré tout, cette première expérience professionnelle lui convient et elle réalise depuis son domicile des coutures pour une usine de confection.
Titre: Guy Bedu, décorateur sur porcelaine chez "Larchêque", de Lamotte-Beuvron à Vierzon
Durée: 00:01:07   [00:05:07 > 00:06:15]
Jacqueline Bedu se souvient de son arrivée à Vierzon en 1962, motivée par la promotion de son mari Guy Bedu, décorateur sur porcelaine, à l'usine Larchevêque à Vierzon.
Titre: L'installation à Vierzon et le travail à domicile pour la maison parisienne "Bloch"
Durée: 00:02:40   [00:06:15 > 00:08:55]
Depuis son nouveau domicile à Vierzon, Jacqueline Bedu se rappelle ses essais avec une ouvrière de l'entreprise Rousseau puis de son travail de couture pour la maison parisienne "Bloch" jusqu'en 1974.
Titre: L'organisation du travail chez "Yvelaine", maison de couture parisienne, et l'activité de contremaîtresse à domicile
Durée: 00:04:48   [00:08:55 > 00:13:43]
Madame Brocas comptait plusieurs ateliers de couture à Paris sous l’enseigne "Yvelaine" et employait plusieurs ouvrières en province. Jacqueline Bedu entre au service de la maison Yvelaine sur les recommandations de "Bloch". Jacqueline Bedu explique qu'elle avait alors la charge du contrôle du travail d’une équipe de plusieurs couturières à domicile, n’hésitant pas à embaucher d’anciennes ouvrières Bloch, « c’était des copines et je savais comment elles travaillaient ». Jacqueline revient sur l’organisation du travail chez Yvelaine. Elle se souvient qu’elle devait jongler entre son travail de contremaîtresse, d’encadrement sur les autres couturières, et ses propres tâches de montage "pour faire son salaire". Outre la distribution des tissus et du modèle (réalisé par Jacqueline Bedu elle-même), elle se rappelle avoir tenue un registre pour suivre la distribution du travail et tenir des comptes auprès des ateliers parisiens.
Titre: Des relations hiérarchiques épistolaires
Durée: 00:01:33   [00:13:43 > 00:15:17]
Jacqueline Bedu retrace également ses rapports amicaux avec sa patronne Madame Brocas, avec qui elle entretenait une relation épistolaire régulière, et ce jusqu’à la maladie de la patronne et la fin d’Yvelaine dans les années 80-90. Jacqueline Bedu revient ici sur la communication professionnelle entre Paris et Vierzon.
Titre: Le travail de la soie et la clientèle d'Arabie
Durée: 00:01:26   [00:15:17 > 00:16:44]
Jacqueline Bedu raconte ses souvenirs de Yvelaine, des robes luxueuses en soie et de la clientèle d'Arabie.
Titre: La gestion des temps professionnels (rendements, horaires, travail à la tâche)
Durée: 00:04:26   [00:16:44 > 00:21:10]
Il est question ici de la gestion des temps professionnels (les rendements, les horaires, le travail à la tâche, etc.) propre à l'activité de couturière à domicile. Jacqueline Bedu évoque également son rôle de contremaîtresse pour organiser justement le temps de travail de "ses" ouvrières.
Titre: L'organisation des ateliers Yvelaine et Bloch à Paris
Durée: 00:03:27   [00:21:10 > 00:24:38]
Jacqueline Bedu plonge dans ses souvenirs pour ateliers Yvelaine à Paris dans le quartier Beaubourg et de l'organisation du travail entre les ateliers de Paris et les ouvrières à domicile en province. Elle se souvient également de l’organisation du travail chez Bloch, similaire à celle de chez Yvelaine.
Titre: La décoration sur porcelaine "chez Larchevêque"
Durée: 00:04:20   [00:24:38 > 00:28:58]
Il est question ici de la fermeture de l'usine de porcelaine Larchevêque de Vierzon vers 1962 et de l'obligation pour Guy Bedu de retourner à l'usine de Lamotte-Beuvron. Jacqueline Bedu se remémore les allers-retours professionnels de son mari en camionnette de Vierzon à Lamotte-Beuvron. Chef décorateur sur porcelaine, Guy Bedu s’est très tôt lancé dans l’apprentissage, poussé par ses parents. Jacqueline Bedu raconte le parcours professionnel de son mari. Par ailleurs elle raporte les mots de sa belle-mère : « vous êtes des enfants d’ouvriers, vous resterez ouvriers ».
Titre: L'organisation du travail à domicile (matériels, personnel, activités)
Durée: 00:01:18   [00:28:58 > 00:30:17]
Jacqueline Bedu livre ses souvenirs du quotidien à Vierzon, notamment de sa grande maison en bord de Cher et de son atelier au sous-sol. Il est question ici de l'aménagement de son domicile pour le travail et de l'organisation du travail en découlant.
Titre: La couture au quotidien (partie 1)
Durée: 00:02:04   [00:30:17 > 00:32:22]
Jacqueline Bedu revient ici sur la poursuite de son savoir-faire hors du cadre professionnel. Elle présente quelques réalisations pour son entourage proche.
Titre: Le travail en couture, des savoir-faire prégnants
Durée: 00:06:59   [00:32:22 > 00:39:21]
Jacqueline Bedu évoque les nombreux savoir-faire qui se croisaient à Vierzon pour Yvelaine, garants d'une qualité revendiquée. Les deux amies complices détaillent alors les différentes étapes de fabrication, du décapage à la vapeur, de la « patte-mouille », du séchage avant le montage, du repassage de l’intérieur des coutures, des morceaux crantés etc. Micheline Dartier concède : « ça ressemblait plus à de la couture que de la confection » avant de préciser malicieusement : « c’est plus raffiné la couture ».
Titre: La couture au quotidien (partie 2)
Durée: 00:06:04   [00:39:21 > 00:45:26]
Jacqueline Bedu raconte de nouveau ses réalisations en couture pour son entourage. Elle brosse par exemple le tableau d'une robe médiévale, des bonnets et robes de baptême, des robes pour ses filles, une robe de mariée ainsi que ses propres vêtements. C'est également l'occasion de revenir sur les différentes matières et façons entre le linon de coton, la soie ou encore le velours.
Titre: Le travail du tissu
Durée: 00:02:22   [00:45:26 > 00:47:48]
Jacqueline Bedu revient ici plus précisément sur le travail du tissu et notamment sur la peinture sur soie et le "bourdon".
Titre: Le travail de confection dans les ateliers Robinet et Meyer
Durée: 00:05:49   [00:47:48 > 00:53:37]
Micheline Dartier détaille son parcours professionnel en confection, de son CAP de couture à l'ENP, jusqu'aux ateliers de confection de Robinet. Elle se rappelle avoir été déçue du rythme de travail en confection chez Robinet : « J’étais pas assez habile, j’étais plutôt habituée à surfiler, à bâtir et la confection ça ne me convenait pas du tout ». Elle retrouve du travail chez Meyer : « Là c’était déjà beaucoup mieux, on faisait de belles choses d’enfants ». Tenue par Monsieur et Madame Meyer, la petite entreprise avait une ambiance familiale.
Titre: La mode au quotidien à Vierzon
Durée: 00:06:48   [00:53:37 > 01:00:26]
Jacqueline Bedu et Micheline Dartier concèdent que la mode était dans les années 60 omniprésente grâce aux savoir-faire des ouvrières. Jacqueline Bedu se souvient de la mode au quotidien, notamment avec sa fille qui prenait les modèles Yvelaine sur les cintres de l’atelier de sa mère: « Ma fille elle changeait de manteau tous les jours ». Micheline Dartier confit également : « Même mes manteaux, je me suis fait pendant très longtemps mes affaires ». Les ouvrières se fournissaient dans les différents magasins de tissus à Vierzon ou encore dans les différentes usines où des soldes étaient régulièrement organisées sur les modèles et tissus (Julietta, Robinet, Verdin, etc.).
Titre: Le rythme de travail en confection chez Robinet
Durée: 00:04:03   [01:00:26 > 01:04:29]
Chez Robinet de 1961 à 1965, Micheline Dartier revient sur ces années difficiles. « Je m’entendais très bien avec les autres [ouvrières] mais c’était l’usine (…) C’était toujours le même travail, ça ne me plaisait pas ».
Titre: L’apprentissage en couture à l'ENP
Durée: 00:04:11   [01:04:29 > 01:08:40]
Micheline Dartier se souvient de ses années de formation à l’ENP pour son CAP. « On avait un enseignement général (…) et puis des cours de couture » ; « L’enseignement général se faisait à l’ENP et les cours de couture dans des baraquements place de l’Abattoir (…) parce qu’il n’y avait pas suffisamment de place à l’école à l’époque ». Elle se remémore également le choix possible entre les cours dits commerciaux et la couture. A noter que tous ses professeurs étaient des femmes.
Titre: L'ambiance familiale au sein des ateliers Meyer
Durée: 00:02:08   [01:08:40 > 01:10:48]
Micheline Dartier revient ici sur l'ambiance de travail familiale au sein des ateliers de confection Meyer.

19 chapitres.
  • Jacqueline Bedu est née en 1930 à Lamotte-Beuvron. L’aînée d’une famille de 4 enfants, elle a poursuivi une scolarité jusqu’aux cours complémentaires qu’elle interrompt vers l’âge de 15-16 ans pour un apprentissage en couture sur les recommandations de sa mère. Elle se remémore son apprentissage non déclaré, ne lui laissant aucun certificat. Malgré tout, cette première expérience professionnelle lui convient et elle réalise depuis son domicile des coutures pour une usine de confection.
  • Madame Brocas comptait plusieurs ateliers de couture à Paris sous l’enseigne "Yvelaine" et employait plusieurs ouvrières en province. Jacqueline Bedu entre au service de la maison Yvelaine sur les recommandations de "Bloch". Jacqueline Bedu explique qu'elle avait alors la charge du contrôle du travail d’une équipe de plusieurs couturières à domicile, n’hésitant pas à embaucher d’anciennes ouvrières Bloch, « c’était des copines et je savais comment elles travaillaient ». Jacqueline revient sur l’organisation du travail chez Yvelaine. Elle se souvient qu’elle devait jongler entre son travail de contremaîtresse, d’encadrement sur les autres couturières, et ses propres tâches de montage "pour faire son salaire". Outre la distribution des tissus et du modèle (réalisé par Jacqueline Bedu elle-même), elle se rappelle avoir tenue un registre pour suivre la distribution du travail et tenir des comptes auprès des ateliers parisiens.
  • Il est question ici de la fermeture de l'usine de porcelaine Larchevêque de Vierzon vers 1962 et de l'obligation pour Guy Bedu de retourner à l'usine de Lamotte-Beuvron. Jacqueline Bedu se remémore les allers-retours professionnels de son mari en camionnette de Vierzon à Lamotte-Beuvron. Chef décorateur sur porcelaine, Guy Bedu s’est très tôt lancé dans l’apprentissage, poussé par ses parents. Jacqueline Bedu raconte le parcours professionnel de son mari. Par ailleurs elle raporte les mots de sa belle-mère : « vous êtes des enfants d’ouvriers, vous resterez ouvriers ».
  • Jacqueline Bedu évoque les nombreux savoir-faire qui se croisaient à Vierzon pour Yvelaine, garants d'une qualité revendiquée. Les deux amies complices détaillent alors les différentes étapes de fabrication, du décapage à la vapeur, de la « patte-mouille », du séchage avant le montage, du repassage de l’intérieur des coutures, des morceaux crantés etc. Micheline Dartier concède : « ça ressemblait plus à de la couture que de la confection » avant de préciser malicieusement : « c’est plus raffiné la couture ».
  • Jacqueline Bedu raconte de nouveau ses réalisations en couture pour son entourage. Elle brosse par exemple le tableau d'une robe médiévale, des bonnets et robes de baptême, des robes pour ses filles, une robe de mariée ainsi que ses propres vêtements. C'est également l'occasion de revenir sur les différentes matières et façons entre le linon de coton, la soie ou encore le velours.
  • Micheline Dartier détaille son parcours professionnel en confection, de son CAP de couture à l'ENP, jusqu'aux ateliers de confection de Robinet. Elle se rappelle avoir été déçue du rythme de travail en confection chez Robinet : « J’étais pas assez habile, j’étais plutôt habituée à surfiler, à bâtir et la confection ça ne me convenait pas du tout ». Elle retrouve du travail chez Meyer : « Là c’était déjà beaucoup mieux, on faisait de belles choses d’enfants ». Tenue par Monsieur et Madame Meyer, la petite entreprise avait une ambiance familiale.
  • Jacqueline Bedu et Micheline Dartier concèdent que la mode était dans les années 60 omniprésente grâce aux savoir-faire des ouvrières. Jacqueline Bedu se souvient de la mode au quotidien, notamment avec sa fille qui prenait les modèles Yvelaine sur les cintres de l’atelier de sa mère: « Ma fille elle changeait de manteau tous les jours ». Micheline Dartier confit également : « Même mes manteaux, je me suis fait pendant très longtemps mes affaires ». Les ouvrières se fournissaient dans les différents magasins de tissus à Vierzon ou encore dans les différentes usines où des soldes étaient régulièrement organisées sur les modèles et tissus (Julietta, Robinet, Verdin, etc.).
  • Micheline Dartier se souvient de ses années de formation à l’ENP pour son CAP. « On avait un enseignement général (…) et puis des cours de couture » ; « L’enseignement général se faisait à l’ENP et les cours de couture dans des baraquements place de l’Abattoir (…) parce qu’il n’y avait pas suffisamment de place à l’école à l’époque ». Elle se remémore également le choix possible entre les cours dits commerciaux et la couture. A noter que tous ses professeurs étaient des femmes.
Titre: Jacqueline Bedu, ancienne couturière en charge du contrôle du travail de couturières à dominicile pour des maisons parisiennes et Micheline Dartier, mécanicienne en confection aux Ets Robinet puis chez Meyer
Date de réalisation: 27/04/2017
Lieu de réalisation: Vierzon France
Genre: Témoignage personnel filmé
Jacqueline Bedu et Micheline Dartier nous livrent leurs expériences professionnelles dans le secteur de la confection de vêtements pour enfants à Vierzon. Après avoir travaillé à domicile comme couturière pour différentes entreprises, Jacqueline est recrutée en 1962 par la société parisienne Bloch puis en 1974 par la société parisienne Yvelaine pour superviser le travail de couturières à domicile vierzonnaises. Quant à Micheline, après l’obtention d’un CAP Couture, elle travaille au sein des Ets Robinet entre 1961 et 1965 avant d’être recrutée chez « Meyer », une petite confection familiale.
Nom: BEDU
Prénom: Jacqueline
Rôle: Contributeur (par catégorie)
BEDU Jacqueline
Nom: DARTIER
Prénom: Micheline
Rôle: Contributeur (par catégorie)
DARTIER Micheline
Type: Droit d'auteur relatif au contenu du document source
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Type: Analyses thématiques
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