Claudette SIRREY, ancienne traceuse-coupeuse chez Robinet puis chez Ayoun.

Chapitre

Titre: Les activités de la mère et de la grand-mère de Claudette Sirrey : confection et « façon » à domicile pour des particuliers
Durée: 00:07:43   [00:00:00 > 00:07:43]
Dans cet extrait, Claudette Sirrey nous raconte les activités de sa mère qui faisait de la couture à domicile et de sa grand-mère, « façonnière », qui confectionnait dessus de lit et couvre-pieds à domicile : elle détaille certains gestes techniques et se souvient qu’elle a cousu ses premiers boutons et confectionné des robes pour ses poupées dans ce contexte familial.
Sujet: Chaîne opératoire
Topique: Le cas particulier du travail à domicile
Titre: L’apprentissage de traceuse-coupeuse aux établissements Robinet
Durée: 00:06:22   [00:07:43 > 00:14:05]
Claudette Sirrey revient sur son entrée à 14 ans aux établissements Robinet-Galland : elle détaille les étapes de son apprentissage de traceuse-coupeuse qui lui ont permis « petit à petit » d’apprendre le métier et de progresser. Elle explique ce qu’est un matelas ou une triplure…
Sujet: Apprentissage - Formation initiale
Topique: Apprentissage sur le tas
Titre: Le métier et les tâches de traceuse-coupeuse
Durée: 00:05:45   [00:14:05 > 00:19:51]
Claudette Sirrey définit les tâches de son métier de traceuse-coupeuse et détaille les différents gestes techniques qu’elle accomplissait, afin d’utiliser au mieux le tissu. Elle évoque l’arrivée dans les années 1980 dans l’atelier des établissements Robinet d’une machine dite « Travia » qui permettait de reproduire facilement les tracés, tout en conservant les originaux. Elle en décrit le fonctionnement.
Sujet: Chaîne opératoire
Topique: Geste technique / savoir-faire
Titre: Deux périodes de travail aux établissements Robinet
Durée: 00:09:50   [00:19:51 > 00:29:42]
Claudette Sirrey se souvient avoir d’abord été traceuse au début de sa carrière, même s’il lui arrivait de travailler à la coupe. Elle explique en détail ce qu’est un « matelas » en confection et se remémore ses collègues, nombreuses dans l’atelier. Elle a le sentiment d’avoir progressé techniquement tout au long de sa carrière et décrit les qualités nécessaires selon elle à ce métier. Elle a travaillé chez Robinet de 1965 à 1980, date de sa démission à l’occasion de la naissance de son fils, puis de 1986 à 1988, pour des périodes successives de remplacement au poste de traceuse : elle décrit l’organisation et l’autonomie de ses collègues pendant cette période qui lui a permis de prendre des responsabilités officieuses, jusqu’au retour de la contremaîtresse.
Titre: L’ambiance et la rémunération aux établissements Robinet
Durée: 00:04:51   [00:29:42 > 00:34:33]
Claudette Sirrey revient sur l’ambiance « familiale » et sympathique qui régnait dans les établissements Robinet dans les années 1965-1980. Elle rappelle qu’elle n’était pas payée à la tâche, mais au mois et évoque l’augmentation lente de son salaire en fonction des catégories, de l’ancienneté et des heures supplémentaires éventuelles.
Sujet: Rémunérations
Topique: mode de rémunération
Titre: Mai 68 aux établissements Robinet
Durée: 00:01:42   [00:34:33 > 00:36:16]
Claudette Sirrey qui avait 17 ans en 1968 se souvient de la grève de mai aux établissements Robinet et à Vierzon, sans y avoir vraiment participé. Elle décrit également l'ambiance générale à Vierzon et reconnaît que le mouvement a permis des avancées sociales.
Sujet: Conflits du travail
Topique: Revendications et grèves
Titre: Vierzon dans les années 1960
Durée: 00:03:51   [00:36:16 > 00:40:07]
Claudette Sirrey constate les changements opérés dans le mode de vie entre les années 1960 et maintenant. Elle rappelle qu’au début de sa vie professionnelle, elle allait travailler à vélo, puis en solex et a pu s’acheter une voiture en 1970. Elle évoque les loisirs de l’époque de sa jeunesse : les promenades avec les parents, la pêche, les fêtes aux alentours…
Sujet: Loisirs
Topique: musique / danse
Sujet: Loisirs
Topique: pêche / chasse
Titre: Les outils nécessaires au travail de coupeuse-traceuse
Durée: 00:03:28   [00:40:07 > 00:43:35]
Claudette Sirrey décrit les outils nécessaires à la coupe des « matelas », notamment ceux des futures robes de chambre, très épais : les scies ou les ciseaux électriques. Elle ne souvient pas d’évolution marquante dans les techniques ou la production (robes de chambre, chemisiers…) au cours de ces années 1965-1980.
Titre: Les améliorations à la suite de mai 68
Durée: 00:02:59   [00:43:35 > 00:46:35]
Claudette Sirrey revient sur l’amélioration des salaires à la suite du mouvement de mai 68, qui a permis à sa famille d’acheter téléviseur, frigidaire, machine à laver et voiture. Elle se souvient qu’elle et sa famille ont pu partir en vacances, ce qu’ils ne faisaient pas avant.
Sujet: Conflits du travail
Topique: Revendications et grèves
Titre: Rencontre lors d’une sainte-Catherine
Durée: 00:04:10   [00:46:35 > 00:50:45]
Claudette Sirrey se souvient qu’elle a rencontré son futur mari lors d’une fête de sainte-Catherine dans l’entreprise Jacky Couture en 1969. A l’époque celui-ci travaillait en tant que peintre puis il est entré à l’entreprise la Case. Elle revient également sur son trajet résidentiel : elle a racheté et agrandi la maison familiale en 1974.
Sujet: Sociabilités au travail
Topique: Sainte Catherine
Titre: Pause dans la vie professionnelle puis retour aux établissements Robinet
Durée: 00:02:23   [00:50:45 > 00:53:08]
Claudette Sirrey explique qu’elle est partie des établissements Robinet afin de prendre le temps d’élever son fils, né en 1980. Elle a été nourrice agréée pendant 6 mois, et en 1986, François Galland l’a rappelée pour travailler à nouveau en remplacements aux établissements Robinet. Elle reconnaît avoir été heureuse de retourner travailler dans le secteur de la confection. Elle y est restée jusqu’en 1988.
Titre: Embauche chez Madame Ayoun
Durée: 00:04:58   [00:53:08 > 00:58:07]
Claudette Sirrey se souvient avoir été embauchée en CDD successifs chez Madame Ayoun, dont la société s’appelait à l’époque Albert de Cilhac. Elle relate quelques difficultés rencontrées à l’époque avec les Assedic qui lui ont néanmoins permis de signer un CDI au bout de 3 mois chez Madame Ayoun, où elle est restée jusqu’en 1997. Elle y a été traceuse-coupeuse.
Titre: Explications sur les gestes techniques du métier à l’aide d’un chemisier de chez Madame Ayoun
Durée: 00:05:42   [00:58:07 > 01:03:50]
Claudette Sirrey nous montre un chemisier qu’elle a gardé de chez Madame Ayoun et détaille avec cet exemple les gestes techniques qu’elle exécutait pour positionner puis couper les panneaux qui servaient ensuite de nervures pour le col et les manches des chemisiers.
Sujet: Chaîne opératoire
Topique: geste technique / savoir-faire
Titre: Les années chez Madame Ayoun : les fermetures et reprises successives
Durée: 00:06:18   [01:03:50 > 01:10:09]
Claudette Sirrey garde un bon souvenir de ses années de travail chez Madame Ayoun et raconte sans amertume les faillites et les reprises successives de l’entreprise, entrecoupées de quelques grèves et de retards de paiement des salaires.
Sujet: Conflits du travail
Topique: Fermeture d'entreprise
Titre: Les trois années difficiles chez Central Coupe à Bourges
Durée: 00:12:20   [01:10:09 > 01:22:29]
Claudette Sirrey évoque ses trois années en tant que coupeuse chez Central Coupe à Bourges : elle y a peu apprécié l’ambiance et le travail en lui-même. Elle livre une anecdote qui illustre la sévérité de la discipline qui y régnait : en cas d’erreur, la pointeuse était arrêtée et l’ouvrière travaillait à réparer son erreur sans être payée. Il n’y avait aucun contact entre les ouvrières de la coupe et les mécaniciennes. Elle reconnaît avoir vécu de très mauvais moments dans cette « usine », qu’elle différencie des « confections » dans lesquelles elle avait travaillé jusqu’alors. Elle revient sur les clients d’Ayoun ou de Central Coupe.
Sujet: Relations entre services / ateliers
Topique: Espaces de travail segmentés
Sujet: Gestion du temps professionnel
Topique: pointage
Titre: Fin de carrière en tant qu’aide ménagère-auxiliaire de vie
Durée: 00:07:56   [01:22:29 > 01:30:26]
Claudette Sirrey raconte la fin de sa carrière en tant qu’aide ménagère-auxiliaire de vie pour l’association Afado 18. Elle a apprécié ces neuf années, notamment grâce aux contacts établis avec les personnes qu’elle assistait. Elle évoque également l’évolution de la ville de Vierzon et les relations avec ses anciennes collègues de la confection. Elle explique qu’elle continue à se fabriquer des vêtements.
Sujet: Evolutions professionnelles
Topique: Mobilité professionnelle
Titre: Commentaires des photos des années de travail en confection
Durée: 00:06:36   [01:30:26 > 01:37:02]
Claudette Sirrey commente les photos de ses années de travail aux établissements Robinet puis chez Ayoun, notamment celles des fêtes de la sainte-Catherine. Elle se souvient de ses collègues et détaille les éléments de travail (machines à thermocoller, scies, ciseaux électriques, patrons…) visibles sur les photos ou coupures de presse.
Sujet: Chaîne opératoire
Topique: geste technique / savoir-faire
Sujet: Sociabilités au travail
Topique: Sainte Catherine

17 chapitres.
  • Dans cet extrait, Claudette Sirrey nous raconte les activités de sa mère qui faisait de la couture à domicile et de sa grand-mère, « façonnière », qui confectionnait dessus de lit et couvre-pieds à domicile : elle détaille certains gestes techniques et se souvient qu’elle a cousu ses premiers boutons et confectionné des robes pour ses poupées dans ce contexte familial.
  • Claudette Sirrey définit les tâches de son métier de traceuse-coupeuse et détaille les différents gestes techniques qu’elle accomplissait, afin d’utiliser au mieux le tissu. Elle évoque l’arrivée dans les années 1980 dans l’atelier des établissements Robinet d’une machine dite « Travia » qui permettait de reproduire facilement les tracés, tout en conservant les originaux. Elle en décrit le fonctionnement.
  • Claudette Sirrey se souvient avoir d’abord été traceuse au début de sa carrière, même s’il lui arrivait de travailler à la coupe. Elle explique en détail ce qu’est un « matelas » en confection et se remémore ses collègues, nombreuses dans l’atelier. Elle a le sentiment d’avoir progressé techniquement tout au long de sa carrière et décrit les qualités nécessaires selon elle à ce métier. Elle a travaillé chez Robinet de 1965 à 1980, date de sa démission à l’occasion de la naissance de son fils, puis de 1986 à 1988, pour des périodes successives de remplacement au poste de traceuse : elle décrit l’organisation et l’autonomie de ses collègues pendant cette période qui lui a permis de prendre des responsabilités officieuses, jusqu’au retour de la contremaîtresse.
  • Claudette Sirrey revient sur l’ambiance « familiale » et sympathique qui régnait dans les établissements Robinet dans les années 1965-1980. Elle rappelle qu’elle n’était pas payée à la tâche, mais au mois et évoque l’augmentation lente de son salaire en fonction des catégories, de l’ancienneté et des heures supplémentaires éventuelles.
  • Claudette Sirrey constate les changements opérés dans le mode de vie entre les années 1960 et maintenant. Elle rappelle qu’au début de sa vie professionnelle, elle allait travailler à vélo, puis en solex et a pu s’acheter une voiture en 1970. Elle évoque les loisirs de l’époque de sa jeunesse : les promenades avec les parents, la pêche, les fêtes aux alentours…
  • Claudette Sirrey se souvient qu’elle a rencontré son futur mari lors d’une fête de sainte-Catherine dans l’entreprise Jacky Couture en 1969. A l’époque celui-ci travaillait en tant que peintre puis il est entré à l’entreprise la Case. Elle revient également sur son trajet résidentiel : elle a racheté et agrandi la maison familiale en 1974.
  • Claudette Sirrey explique qu’elle est partie des établissements Robinet afin de prendre le temps d’élever son fils, né en 1980. Elle a été nourrice agréée pendant 6 mois, et en 1986, François Galland l’a rappelée pour travailler à nouveau en remplacements aux établissements Robinet. Elle reconnaît avoir été heureuse de retourner travailler dans le secteur de la confection. Elle y est restée jusqu’en 1988.
  • Claudette Sirrey se souvient avoir été embauchée en CDD successifs chez Madame Ayoun, dont la société s’appelait à l’époque Albert de Cilhac. Elle relate quelques difficultés rencontrées à l’époque avec les Assedic qui lui ont néanmoins permis de signer un CDI au bout de 3 mois chez Madame Ayoun, où elle est restée jusqu’en 1997. Elle y a été traceuse-coupeuse.
  • Claudette Sirrey évoque ses trois années en tant que coupeuse chez Central Coupe à Bourges : elle y a peu apprécié l’ambiance et le travail en lui-même. Elle livre une anecdote qui illustre la sévérité de la discipline qui y régnait : en cas d’erreur, la pointeuse était arrêtée et l’ouvrière travaillait à réparer son erreur sans être payée. Il n’y avait aucun contact entre les ouvrières de la coupe et les mécaniciennes. Elle reconnaît avoir vécu de très mauvais moments dans cette « usine », qu’elle différencie des « confections » dans lesquelles elle avait travaillé jusqu’alors. Elle revient sur les clients d’Ayoun ou de Central Coupe.
  • Claudette Sirrey raconte la fin de sa carrière en tant qu’aide ménagère-auxiliaire de vie pour l’association Afado 18. Elle a apprécié ces neuf années, notamment grâce aux contacts établis avec les personnes qu’elle assistait. Elle évoque également l’évolution de la ville de Vierzon et les relations avec ses anciennes collègues de la confection. Elle explique qu’elle continue à se fabriquer des vêtements.
Titre: Claudette SIRREY, ancienne traceuse-coupeuse chez Robinet puis chez Ayoun
Date de réalisation: 15/11/2018
Lieu de réalisation: Vierzon
Genre: Entretien filmé
Cet entretien est l'occasion pour Claudette Sirrey de revenir sur son parcours professionnel de traceuse-coupeuse en confection, d'abord aux établissements Robinet, puis chez Madame Ayoun et enfin à Bourges chez Central Coupe. Elle détaille les techniques et les outils utilisés, évoque la vie dans les ateliers avec ses collègues, les rémunérations mais aussi les périodes de grève, la vie à Vierzon et sa reconversion la fin de sa vie professionnelle. La fin de l'entretien est consacrée aux commentaires des photos qu'elle a gardées des ateliers et de ses collègues.
Sujet: Secteurs industriels
Topique: Industrie textile
Type: Droit d'auteur relatif au contenu du document source
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Titre: Claudette Sirrey, ancienne traceuse-coupeuse chez Robinet puis chez Ayoun
Type: Analyses thématiques
Id analyse: 2f5b3758-6833-4d4b-9390-a253a199ae55
Id vidéo: 67b2f1b6-b6eb-4ae8-a4c7-9c253b392f38
Cet entretien est l’occasion pour Claudette Sirrey de revenir sur son parcours professionnel de traceuse-coupeuse en confection, d’abord aux établissements Robinet, puis chez Madame Ayoun et enfin à Bourges chez Central Coupe. Elle détaille les techniques et les outils utilisés, évoque la vie dans les ateliers avec ses collègues, les rémunérations mais aussi les périodes de grève, la vie à Vierzon et sa reconversion à la fin de sa vie professionnelle.