Christian Lallois, ancien Dessinateur Mécanique, Employé Service Après-Vente et Productability Manager chez CASE.

Chapitre

Titre: Une carrière professionnelle chez CASE
Durée: 00:02:26   [00:00:00 > 00:02:26]
Dans cette première séquence, Christian Lallois revient brièvement sur l’histoire de sa carrière professionnelle. Après un BEI en mécanique générale à Bourges, puis un CAP dessin, il intègre le bureau d’études de la société CASE en novembre 1964, à l’âge de 19 ans. Au cours de l’année 1972, il quitte le bureau d’études pour intégrer un nouveau poste au service après-vente, à Vierzon. En novembre 1973, le service après-vente est déplacé au siège social situé à Ballainvilliers (91), en bordure de Paris. Avec la fusion entre CASE et Poclain en 1984, le siège ferme et propose trois solutions aux employés. La première : retourner à Vierzon ; la seconde : être muté dans l’Oise, à Crépy-en-Valois, dans l’usine Poclain ; la troisième : se présenter à l’ANPE. Christian Lallois décide de réintégrer la société à Vierzon, cette fois-ci en tant que Productability Manager.
Sujet: Evolutions professionnelles
Topique: évolution de carrière
Sujet: Evolutions professionnelles
Topique: ruptures professionnelles
Titre: Premier poste chez CASE : dessinateur mécanique
Durée: 00:02:45   [00:02:26 > 00:05:11]
En plus de son goût pour le bricolage, l'attrait pour l’industrie mécanique de Christian Lallois lui a été transmis par son père qui a notamment exercé comme contrôleur chez Motobloc pour le compte de la Société Française. Il s’est donc dirigé naturellement vers une formation en mécanique générale, qu'il a effectuée à Bourges. Il nous raconte ses débuts au sein du bureau d’études de CASE.
Titre: Le travail au sein du bureau d’études chez CASE
Durée: 00:07:19   [00:05:11 > 00:12:30]
Après trois mois passés au sein de l’usine vierzonnaise Paulstra, c’est vêtu d’une blouse blanche face à sa planche à dessin que nous retrouvons Christian Lallois en 1964. Celui-ci nous explique en quoi consistait son travail au sein du bureau d’études de CASE. L'ambiance était bonne au bureau d'études et la plupart de ses collègues travaillaient pour la Société Française avant que celle-ci ne soit reprise par l’entreprise américaine en 1960 et qu’ils deviennent « des CASE ». A l’époque où Christian Lallois intègre l’entreprise, la Société Française est encore très présente dans la mémoire collective. Certains anciens ateliers comme la fonderie ont été transformés. Christian Lallois raconte l'évolution de ces ateliers et la transformation de l'usine.
Titre: Organisation de l’usine CASE de Vierzon
Durée: 00:03:34   [00:12:30 > 00:16:05]
Dans ce passage, Christian Lallois nous explique l’agencement des bâtiments de l’usine CASE qui s’étendaient sur une superficie de 7 hectares et se déployaient sur 3 niveaux, répartis en plusieurs bâtiments, certains reliés par des passerelles ; une configuration qui ne facilitait pas l’organisation de la production. Christian Lallois évoque le bâtiment 3, le plus imposant, dénommé le « B3 », qui était situé en face de la gare. Il nous explique également que le bâtiment situé en contrebas (rue du Bas de Grange) accueillait le service des expéditions. La production était expédiée dans le monde entier. Quant à l’atelier dénommé « le canal », situé derrière l’actuel cinéma, celui-ci est devenu en 2015, grâce à la communauté de communes, le lieu de stockage de pièces et de matériels industriels CASE collectionnés par l’association Mémoire industrielle et Agricole de Vierzon.
Sujet: Outils de production
Topique: bâtiment
Titre: Création du restaurant d’entreprise chez CASE en 1969
Durée: 00:05:31   [00:16:05 > 00:21:36]
Christian Lallois évoque les horaires de travail et revient sur l’ambiance qui régnait au sein de l’usine. Il nous raconte la mise en place du restaurant d’entreprise au mois d’avril 1969, très apprécié notamment des ouvriers qui habitaient en dehors de la ville de Vierzon. Pour l’anecdote, Christian Lallois, tout jeune marié cette année-là, n’a jamais déjeuné avec sa femme pendant sa carrière chez CASE. Le repas était non seulement un gain de temps, mais également avantageux financièrement. Christian Lallois évoque également la consommation de l’alcool au travail, notamment pendant la fête de la Saint Eloi (Saint Éloi est généralement considéré comme le saint patron des ouvriers qui se servent d'un marteau, comme les orfèvres, les graveurs, les forgerons, les mécaniciens, les chaudronniers…). Il se souvient des dîners au restaurant à cette occasion, les grandes tablées dans les ateliers ayant cessé avec la fin de la Société française.
Sujet: Sociabilités au travail
Topique: pause déjeuner / pause casse-croûte
Sujet: Sociabilités au travail
Topique: Saint Eloi
Titre: Mutation au siège social de Ballainvilliers : service après-vente
Durée: 00:03:21   [00:21:36 > 00:24:58]
Au cours de l’année 1973, Christian Lallois est contraint à une mutation au siège CASE de Ballainvilliers, en banlieue parisienne, au sein du service après-vente. Malgré une différence d’âge importante entre les employés (les anciens de la Société Française, et les nouveaux de CASE), il se souvient d’une réelle fraternité, d’une bonne ambiance, et d’un grand respect entre ses collègues.
Sujet: Evolutions professionnelles
Topique: évolution de carrière
Titre: Retour chez CASE Vierzon : l’évolution de l’usine
Durée: 00:02:42   [00:24:58 > 00:27:40]
Christian Lallois revient à CASE Vierzon en 1984, en tant que Productability Manager. Il nous explique les difficultés d’une entreprise située au cœur d’une ville pour le transport des pièces et matières premières et le projet de 1985 de rebâtir la CASE sur un terrain plus approprié. Il aborde également la question de la rémunération : « quand je me suis marié, ma femme gagnait plus cher que moi, elle travaillait en confection ». La mutation en banlieue parisienne lui valut une augmentation de salaire (de 1500 Fr à 2800/3000 Fr environ) et lui permit d’être nommé cadre à 28 ans.
Titre: Le logement
Durée: 00:00:50   [00:27:40 > 00:28:31]
Dans ce court extrait, Christian Lallois évoque le logement qu'il occupait au Colombier dans le cadre du 1 % patronal, et le prix des loyers multiplié par 3 lorsqu'il est arrivé en banlieue parisienne dans le cadre de sa mutation.
Sujet: Logement
Topique: le 1% patronal
Titre: Les relations hiérarchiques entre collègues
Durée: 00:05:46   [00:28:31 > 00:34:18]
Même après la mutation de Christian Lallois à Ballainvilliers et son changement de poste, les rapports entre collègues étaient toujours fraternels et conviviaux, sans se transformer en une amitié et une proximité quotidienne. Cette convivialité existait sur le lieu de travail et parfois en dehors : « pour boire un coup ». ll mentionne le respect qui existait avec les supérieurs hiérarchiques et les tensions inévitables mais sans conséquences entre supérieurs et employés. Cette bonne entente globale permettait de faire de « petites conneries » comme le dit Christian Lallois, des blagues entre collègues qui renforçaient cette amitié sur le lieu de travail.
Titre: Retour chez CASE Vierzon comme « Productabilty Manager », responsable fiabilité Europe
Durée: 00:02:32   [00:34:18 > 00:36:50]
Dans cette séquence, Christian Lallois nous décrit son poste de responsable fiabilité Europe, qui consistait à rapporter tous les problèmes liés à la conception des tractopelles rencontrés dans les différents pays européens où le matériel créé à Vierzon avait été envoyé. Grâce à ce poste, Christian Lallois a pu voyager à plusieurs reprises dans différents pays. Il se décrit comme ayant fait le lien entre l’utilisateur et l’usine.
Titre: Une innovation technique importante en juin 1976
Durée: 00:05:15   [00:36:50 > 00:42:06]
Au moins de juin 1976, Christian Lallois identifie une innovation technique majeure sur les modèles de tractopelles. Celle-ci a des répercussions sur l’agencement des ateliers de l’usine, avec la création de nouvelles chaines de montage. Il évoque par la même occasion la création de petites maquettes et reproductions des machines construites à CASE, qui étaient offertes aux clients, mais servaient aussi de cadeaux d’anniversaires ou lors de fêtes spéciales.
Sujet: Innovation technique et organisationnelle
Topique: mécanisation
Titre: La sécurité au travail
Durée: 00:01:39   [00:42:06 > 00:43:46]
« Les Américains étaient très attentifs à la sécurité, c’est pourquoi dans l’usine CASE à Vierzon, tout était très règlementé ». Christian Lallois se souvient notamment d’un manuel d’utilisation et de recommandation du tractopelle, relativement épais, qui avait pour but d’expliquer mais surtout de protéger l’entreprise contre toute réclamation.
Sujet: Santé et risques professionnels
Topique: Prévention / protection
Titre: Le tabagisme au travail
Durée: 00:02:11   [00:43:46 > 00:45:57]
Dans cet extrait, il est question de l’autorisation de fumer sur le lieu de travail. Dans le bureau de Ballainvilliers, où 8 personnes sur 9 fumaient, Christian Lallois se remémore une petite anecdote : « Où je suis rentré il y avait un nuage complet […], la veste sentait le tabac à plein nez ».
Sujet: Environnement de travail
Topique: environnement sonore, olfactif
Titre: Préserver la mémoire de l’entreprise CASE : l’association de la Mémoire industrielle agricole du pays de Vierzon
Durée: 00:11:33   [00:45:57 > 00:57:31]
Dès la fermeture de l’usine à la fin de l’année 1995, une association est créée pour maintenir la mémoire du machinisme agricole vierzonnais. Investi et concerné par la sauvegarde de ce patrimoine fragile, Christian Lallois conserve précieusement ses documents de l’époque CASE. Avec une réelle volonté de transmettre ce patrimoine industriel agricole, il fait partie de l’association « Mémoire industrielle et agricole du pays de Vierzon » qui regroupe près d’une centaine d’adhérents. Grâce à la décision de la communauté de communes, l’atelier du canal permet aujourd’hui de stocker tous les élements que l’association réussit à récupérer et conserver.
Titre: Le sport à Vierzon
Durée: 00:02:16   [00:57:31 > 00:59:47]
Ici, Christian Lallois évoque quelques souvenirs liés au sport à Vierzon, notamment les challenges entre les différentes entreprises (football, rugby…) et le championnat FSGT (Fédération sportive et gymnique du travail).
Sujet: Loisirs
Topique: activités sportives
Titre: La fermeture de l’usine CASE en 1995
Durée: 00:03:53   [00:59:47 > 01:03:41]
Christian Lallois revient sur la douloureuse année 1995, qui vit la fermeture de l’usine CASE. De nombreuses grèves éclatent, on séquestre même des membres de la direction… Ces actions importantes sont justifiées, afin de tenter de contrer la fermeture de l’usine. Cette décision de la part des entrepreneurs américains a marqué le déclin industriel de la ville de Vierzon. Christian Lallois se rappelle la vétusté du site, les projets de délocalisations et les "fossoyeurs" engagés pour licencier les employés.
Sujet: Conflits du travail
Topique: fermeture d'entreprise
Sujet: Conflits du travail
Topique: revendications et grèves
Sujet: Evolutions professionnelles
Topique: ruptures professionnelles
Titre: La création de l’entreprise Telescopelle après la fermeture de CASE
Durée: 00:03:14   [01:03:41 > 01:06:55]
Après la fermeture de l’usine, Christian Lallois participe à la création de la société Telescopelle, en investissant une partie de sa prime de licenciement. Cette entreprise spécialisée dans le matériel des machines de travaux publics emploiera jusqu’à une cinquantaine d’ouvriers, la plupart étant des anciens ouvriers de chez CASE. Il mentionne également à la fin de ce passage la délocalisation de l’entreprise américaine en Italie.
Sujet: Evolutions professionnelles
Topique: mobilité professionnelle
Titre: La transformation de l’usine CASE aujourd’hui : réhabilitation des lieux
Durée: 00:03:25   [01:06:55 > 01:10:20]
La réhabilitation des anciens locaux de l’usine CASE occupe l'esprit de tous les Vierzonnais. De nombreux projets ont été proposés, notamment la création d'une école de musique ou d'une salle d’exposition. Toutefois une partie des bâtiments est aujourd’hui occupée par un cinéma et un bowling. Les derniers outils et matériaux présents dans l’usine furent vendus lors d’une vente aux enchères après la fermeture.
Titre: La circulation des pièces à travers l’usine CASE
Durée: 00:03:23   [01:10:20 > 01:13:43]
Dans cet extrait, Christian Lallois évoque la circulation des pièces produites entre les différents bâtiments et les trois niveaux de l'usine, qui avait lieu en tracteur, à travers la ville. Cette circulation était peu logique et très peu pratique, et faisait partie du "folklore" de la ville.
Titre: Le point de vue de Christian Lallois sur le classement de l’usine CASE
Durée: 00:06:24   [01:13:43 > 01:20:08]
« Il y a une histoire à cette usine ». Comme la plupart des Vierzonnais, Christian Lallois considère qu’il faut savoir préserver ce patrimoine industriel, mais pas seulement celui de CASE. Il mentionne également les fours banaux, qui à l’époque appartenaient à des seigneurs et où les paysans faisaient cuire leur pain.
Titre: Les archives personnelles de Christian Lallois
Durée: 00:11:42   [01:20:08 > 01:31:50]
Christian Lallois présente ici différents éléments de ses archives personnelles liées à l'histoire de l'usine CASE : le logo et les écussons CASE, les plans des bâtiments et différents documents administratifs.

21 chapitres.
  • Dans cette première séquence, Christian Lallois revient brièvement sur l’histoire de sa carrière professionnelle. Après un BEI en mécanique générale à Bourges, puis un CAP dessin, il intègre le bureau d’études de la société CASE en novembre 1964, à l’âge de 19 ans. Au cours de l’année 1972, il quitte le bureau d’études pour intégrer un nouveau poste au service après-vente, à Vierzon. En novembre 1973, le service après-vente est déplacé au siège social situé à Ballainvilliers (91), en bordure de Paris. Avec la fusion entre CASE et Poclain en 1984, le siège ferme et propose trois solutions aux employés. La première : retourner à Vierzon ; la seconde : être muté dans l’Oise, à Crépy-en-Valois, dans l’usine Poclain ; la troisième : se présenter à l’ANPE. Christian Lallois décide de réintégrer la société à Vierzon, cette fois-ci en tant que Productability Manager.
  • En plus de son goût pour le bricolage, l'attrait pour l’industrie mécanique de Christian Lallois lui a été transmis par son père qui a notamment exercé comme contrôleur chez Motobloc pour le compte de la Société Française. Il s’est donc dirigé naturellement vers une formation en mécanique générale, qu'il a effectuée à Bourges. Il nous raconte ses débuts au sein du bureau d’études de CASE.
  • Après trois mois passés au sein de l’usine vierzonnaise Paulstra, c’est vêtu d’une blouse blanche face à sa planche à dessin que nous retrouvons Christian Lallois en 1964. Celui-ci nous explique en quoi consistait son travail au sein du bureau d’études de CASE. L'ambiance était bonne au bureau d'études et la plupart de ses collègues travaillaient pour la Société Française avant que celle-ci ne soit reprise par l’entreprise américaine en 1960 et qu’ils deviennent « des CASE ». A l’époque où Christian Lallois intègre l’entreprise, la Société Française est encore très présente dans la mémoire collective. Certains anciens ateliers comme la fonderie ont été transformés. Christian Lallois raconte l'évolution de ces ateliers et la transformation de l'usine.
  • Dans ce passage, Christian Lallois nous explique l’agencement des bâtiments de l’usine CASE qui s’étendaient sur une superficie de 7 hectares et se déployaient sur 3 niveaux, répartis en plusieurs bâtiments, certains reliés par des passerelles ; une configuration qui ne facilitait pas l’organisation de la production. Christian Lallois évoque le bâtiment 3, le plus imposant, dénommé le « B3 », qui était situé en face de la gare. Il nous explique également que le bâtiment situé en contrebas (rue du Bas de Grange) accueillait le service des expéditions. La production était expédiée dans le monde entier. Quant à l’atelier dénommé « le canal », situé derrière l’actuel cinéma, celui-ci est devenu en 2015, grâce à la communauté de communes, le lieu de stockage de pièces et de matériels industriels CASE collectionnés par l’association Mémoire industrielle et Agricole de Vierzon.
  • Christian Lallois évoque les horaires de travail et revient sur l’ambiance qui régnait au sein de l’usine. Il nous raconte la mise en place du restaurant d’entreprise au mois d’avril 1969, très apprécié notamment des ouvriers qui habitaient en dehors de la ville de Vierzon. Pour l’anecdote, Christian Lallois, tout jeune marié cette année-là, n’a jamais déjeuné avec sa femme pendant sa carrière chez CASE. Le repas était non seulement un gain de temps, mais également avantageux financièrement. Christian Lallois évoque également la consommation de l’alcool au travail, notamment pendant la fête de la Saint Eloi (Saint Éloi est généralement considéré comme le saint patron des ouvriers qui se servent d'un marteau, comme les orfèvres, les graveurs, les forgerons, les mécaniciens, les chaudronniers…). Il se souvient des dîners au restaurant à cette occasion, les grandes tablées dans les ateliers ayant cessé avec la fin de la Société française.
  • Au cours de l’année 1973, Christian Lallois est contraint à une mutation au siège CASE de Ballainvilliers, en banlieue parisienne, au sein du service après-vente. Malgré une différence d’âge importante entre les employés (les anciens de la Société Française, et les nouveaux de CASE), il se souvient d’une réelle fraternité, d’une bonne ambiance, et d’un grand respect entre ses collègues.
  • Christian Lallois revient à CASE Vierzon en 1984, en tant que Productability Manager. Il nous explique les difficultés d’une entreprise située au cœur d’une ville pour le transport des pièces et matières premières et le projet de 1985 de rebâtir la CASE sur un terrain plus approprié. Il aborde également la question de la rémunération : « quand je me suis marié, ma femme gagnait plus cher que moi, elle travaillait en confection ». La mutation en banlieue parisienne lui valut une augmentation de salaire (de 1500 Fr à 2800/3000 Fr environ) et lui permit d’être nommé cadre à 28 ans.
  • Dans ce court extrait, Christian Lallois évoque le logement qu'il occupait au Colombier dans le cadre du 1 % patronal, et le prix des loyers multiplié par 3 lorsqu'il est arrivé en banlieue parisienne dans le cadre de sa mutation.
  • Même après la mutation de Christian Lallois à Ballainvilliers et son changement de poste, les rapports entre collègues étaient toujours fraternels et conviviaux, sans se transformer en une amitié et une proximité quotidienne. Cette convivialité existait sur le lieu de travail et parfois en dehors : « pour boire un coup ». ll mentionne le respect qui existait avec les supérieurs hiérarchiques et les tensions inévitables mais sans conséquences entre supérieurs et employés. Cette bonne entente globale permettait de faire de « petites conneries » comme le dit Christian Lallois, des blagues entre collègues qui renforçaient cette amitié sur le lieu de travail.
  • Dans cette séquence, Christian Lallois nous décrit son poste de responsable fiabilité Europe, qui consistait à rapporter tous les problèmes liés à la conception des tractopelles rencontrés dans les différents pays européens où le matériel créé à Vierzon avait été envoyé. Grâce à ce poste, Christian Lallois a pu voyager à plusieurs reprises dans différents pays. Il se décrit comme ayant fait le lien entre l’utilisateur et l’usine.
  • Au moins de juin 1976, Christian Lallois identifie une innovation technique majeure sur les modèles de tractopelles. Celle-ci a des répercussions sur l’agencement des ateliers de l’usine, avec la création de nouvelles chaines de montage. Il évoque par la même occasion la création de petites maquettes et reproductions des machines construites à CASE, qui étaient offertes aux clients, mais servaient aussi de cadeaux d’anniversaires ou lors de fêtes spéciales.
  • « Les Américains étaient très attentifs à la sécurité, c’est pourquoi dans l’usine CASE à Vierzon, tout était très règlementé ». Christian Lallois se souvient notamment d’un manuel d’utilisation et de recommandation du tractopelle, relativement épais, qui avait pour but d’expliquer mais surtout de protéger l’entreprise contre toute réclamation.
  • Dans cet extrait, il est question de l’autorisation de fumer sur le lieu de travail. Dans le bureau de Ballainvilliers, où 8 personnes sur 9 fumaient, Christian Lallois se remémore une petite anecdote : « Où je suis rentré il y avait un nuage complet […], la veste sentait le tabac à plein nez ».
  • Dès la fermeture de l’usine à la fin de l’année 1995, une association est créée pour maintenir la mémoire du machinisme agricole vierzonnais. Investi et concerné par la sauvegarde de ce patrimoine fragile, Christian Lallois conserve précieusement ses documents de l’époque CASE. Avec une réelle volonté de transmettre ce patrimoine industriel agricole, il fait partie de l’association « Mémoire industrielle et agricole du pays de Vierzon » qui regroupe près d’une centaine d’adhérents. Grâce à la décision de la communauté de communes, l’atelier du canal permet aujourd’hui de stocker tous les élements que l’association réussit à récupérer et conserver.
  • Ici, Christian Lallois évoque quelques souvenirs liés au sport à Vierzon, notamment les challenges entre les différentes entreprises (football, rugby…) et le championnat FSGT (Fédération sportive et gymnique du travail).
  • Christian Lallois revient sur la douloureuse année 1995, qui vit la fermeture de l’usine CASE. De nombreuses grèves éclatent, on séquestre même des membres de la direction… Ces actions importantes sont justifiées, afin de tenter de contrer la fermeture de l’usine. Cette décision de la part des entrepreneurs américains a marqué le déclin industriel de la ville de Vierzon. Christian Lallois se rappelle la vétusté du site, les projets de délocalisations et les "fossoyeurs" engagés pour licencier les employés.
  • Après la fermeture de l’usine, Christian Lallois participe à la création de la société Telescopelle, en investissant une partie de sa prime de licenciement. Cette entreprise spécialisée dans le matériel des machines de travaux publics emploiera jusqu’à une cinquantaine d’ouvriers, la plupart étant des anciens ouvriers de chez CASE. Il mentionne également à la fin de ce passage la délocalisation de l’entreprise américaine en Italie.
  • La réhabilitation des anciens locaux de l’usine CASE occupe l'esprit de tous les Vierzonnais. De nombreux projets ont été proposés, notamment la création d'une école de musique ou d'une salle d’exposition. Toutefois une partie des bâtiments est aujourd’hui occupée par un cinéma et un bowling. Les derniers outils et matériaux présents dans l’usine furent vendus lors d’une vente aux enchères après la fermeture.
Titre: Christian Lallois, ancien Dessinateur Mécanique, Employé Service Après-Vente et Productability Manager chez CASE
Date de réalisation: 11/04/2017
Lieu de réalisation: Vierzon
Genre: Entretien filmé
Langue(s): Français
Christian Lallois se replonge dans près de 40 années passées au sein de l'entreprise CASE. Il nous raconte avec enthousiasme son parcours depuis son premier poste en 1964 au sein du bureau d’études de la société, puis sa mutation au siège social de Ballainvilliers (91) en 1972, et enfin son retour à Vierzon en qualité de Productability Manager en 1984. A la suite de la fermeture de l’usine au cours de l’année 1995, il participe à la création de la société Telescopelle, dont il devient le directeur général et directeur technique. Cette société de matériel de travaux publics emploiera jusqu’à 50 ouvriers, la plupart étant des « anciens CASE ». Une fois retraité, c’est au sein de l’association de la « Mémoire industrielle agricole du pays de Vierzon » que Christian Lallois continue son histoire avec CASE, en valorisant ce patrimoine industriel intemporel.
Sujet: Secteurs industriels
Topique: Industrie mécanique
Entreprise CASE
Nom: LALLOIS
Prénom: Christian
Rôle: Témoins de l'époque
Adresse: Vierzon, France, 2017
LALLOIS Christian, Vierzon, France, 2017
Nom: PASQUET
Prénom: Paula
Rôle: Réalisateurs d'oeuvres audiovisuelles
Adresse: Université François-Rabelais de Tours, France, 2017
PASQUET Paula, Université François-Rabelais de Tours, France, 2017
Nom: Université François Rabelais de Tours /CITERES/ CETU ETIcS
Rôle: Producteurs d'oeuvres audiovisuelles
Fonction: 2017
Université François Rabelais de Tours /CITERES/ CETU ETIcS, 2017
Type: Droit d'auteur relatif au contenu du document source
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Type: Droit d'auteur relatif à la production du document source
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Titre: Christian Lallois, ancien dessinateur mécanique, employé du Service Après-Vente et productability manager chez CASE
Langue(s): Français
Type: Analyses thématiques
Id analyse: 363497ce-77f9-4a1b-b38f-5db5b6e7a07a
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