Sociologie et urbanisme. BOURDIN Alain

Chapitre

Titre: Présentation
Durée: 00:05:59   [00:00:00 > 00:05:59]
Alain BOURDIN est professeur à l'Institut français d'urbanisme de l'Université Paris VIII Vincennes/Saint-Denis et également directeur du laboratoire Théorie des mutations urbaines du CNRS. Il est urbaniste et sociologue de formation, et ses recherches englobent de manière large les transformations des villes. Il mène actuellement plusieurs projets de recherche, notamment sur la détermination des unités significatives de la ville, un autre sur les piétons dans un contexte d'intermodalité, la ville de Massy Palaiseau, la constitution du quartier Paris Rive Gauche, ainsi que d'autres sur lesquels il reviendra au cours de cet entretien. Il a publié en 1984 l'ouvrage Le patrimoine réinventé aux Presses Universitaires des France, et La question locale en 2000 chez le même éditeur.
Titre: Parcours intellectuel et scientifique
Durée: 00:28:25   [00:05:59 > 00:34:24]
Alain BOURDIN explique qu'il a assez vite quitté la philosophie pour se consacrer à un doctorat de sociologie de l'art sous la direction de Jean Duvignaud. Il travaillait alors sur les médias. Il explique qu'il n'était alors ni marxiste ni aronien, ce qui le laissait dans une position assez isolée. Par ailleurs, le monde scientifique dans lequel il a commencé à évoluer était anti-structuraliste. Il indique qu'il était alors à la fois dans les institutions, mais pas dans les mouvements dominants, ce qui peut permettre d'expliquer la suite de son parcours, marqué par un isolement scientifique relatif en tant que vice-président de l'université de Tours. Finalement, il sortit de cette posture par une enquête pour EDF, ce qui le mena à faire de la recherche de terrain sur contrat, au cours des années 1980. C'est à ce moment qu'il se spécialisa dans la sociologie urbaine, qu'il étudia sous le prisme de la microsociologie, de l'interaction et de la vie quotidienne. Suite au renouvellement des études weberiennes au cours des années 1990, il explique que son paysage intellectuel a été marqué par la modernité réflexive d'Anthony Giddens et Ulrich Beck. C'est à cette époque qu'il commence à occuper un poste à l'Institut français d'urbanisme. Il développe enfin une dernière facette de son itinéraire, en indiquant comment il est devenu urbaniste.
Titre: La production de la ville
Durée: 00:03:00   [00:34:24 > 00:37:25]
La question de la production de la ville est problématique. On peut partir des mouvements constatés au sein de celle-ci pour faire des hypothèses sur ce que signifie produire la ville. Il s'agit tout d'abord d'analyser la manière dont le problème est posé afin de pouvoir donner une réponse.
Titre: Questions de méthodologie et sociologie urbaine
Durée: 00:05:31   [00:37:25 > 00:42:57]
Dès lors, le problème consiste à savoir ce qu'est l'organisation de l'action contemporaine dans la ville. L'urbanisme aujourd'hui semble encombré par les théories normatives de la ville héritées du passé. Or, Alain BOURDIN explique que la réflexion qu'il mène vise à prendre de la distance avec les schèmes méthodologiques systématiques, ne convenant plus au contexte contemporain marqué par le mouvement. Il s'agit de structurer l'action dans ce désordre.
Titre: Les "3 âges" de l'urbanisme
Durée: 00:13:32   [00:42:57 > 00:56:29]
Au cours de cette partie, le chercheur vise à donner une définition de l'urbanisme. Il semble que ce soit au départ un ensemble de doctrines qui a émergé dans un contexte particulier. Si l'on se réfère au contexte français, l'urbanisme a profondément changé après la deuxième guerre mondiale, au moment où il se fond dans la planification urbaine. En France, cette planification est marquée par la gaullisme. Une méthodologie de l'action de la société émerge alors. Les instituts d'urbanisme actuels ont été fondés dans ce contexte, aux alentours de 1968. Ils sont alors l'expression de l'idée dont on agit sur le territoire. Cependant, le contenu de la planification urbaine ne semble plus être pertinent aujourd'hui. En somme, il existerait trois âges de l'urbanisme : l'âge de la planification doctrine jusqu'à 1945, qui cherche à construire une « bonne » ville, l'âge de la planification urbaine d'après guerre qui réfléchit à la manière dont l'espace est occupé, et l'âge contemporain de l'action collective sur la ville au cours duquel les services, le concurrence entre les villes et les rapports des usagers à la ville seraient les enjeux principaux.
Titre: La théorie de l'action dans le contexte urbain
Durée: 00:12:47   [00:56:29 > 01:09:17]
Ce passage vise à s'interroger sur les apports de la sociologie à l'âge de l'action collective sur la ville, marqué par les enjeux d'organisation des services, de la concurrence et des rapports des usagers à la ville. Alain BOURDIN part de la posture de la sociologie par rapport à l'urbanisme afin de comprendre les relations entre les deux disciplines. Il indique qu'en ce qui concerne la théorie de l'action sociologique, le terrain privilégié est constitué par les grandes organisations, les entreprises, etc. Le chercheur indique qu'en ce qui concerne ses travaux, les terrains sont différents de ceux classiquement traités par la théorie de l'action sociologique, ce qui permet un décalage et donc un apport à cette théorie. En ce sens, un premier apport est que l'urbanisme oblige la sociologie à travailler ses théories différemment. Une deuxième manière de répondre consiste à dire que la sociologie permet d'aider à analyser à la fois les représentations de l'action que se font les acteurs urbains, les représentations des sociétés urbaines, et celles des modes de vie.
Titre: Théorie de la rationalité et systèmes d'action
Durée: 00:11:52   [01:09:17 > 01:21:10]
Comme expliqué précédemment, l'objet urbain oblige à retravailler les théories sociologiques de l'action sous un angle nouveau. Alain BOURDIN approfondit ce point par deux approches, l'application de la théorie de la rationalité et les systèmes d'action. En premier lieu, la manière dont est appliquée la rationalité dépend de son contexte. Ainsi, la ville offre un exemple singulier de contexte d'application de cette rationalité. En ce qui concerne les systèmes d'action, les processus d'entrants et sortants prennent une importance centrale dans le cadre de la ville. Dès lors, comment caractériser ces configurations nouvelles ? C'est ce type de problématique que permet de poser le cadre urbain aux théories de l'action sociologique.
Titre: La déconstruction des représentations des acteurs en milieu urbain
Durée: 00:11:03   [01:21:10 > 01:32:13]
La question posée au chercheur est celle de la possibilité de la sociologie de déconstruire les représentations des acteurs urbains. Alain BOURDIN explique que son travail consiste en grande partie à reformuler ce que les acteurs sociaux savent mieux que les sociologues, mais ne peuvent pas exprimer en raison d'un faible cadrage intellectuel. Il prend ainsi l'exemple de la prévention situationnelle pour illustrer son propos et montrer en quoi la déconstruction des représentations peut permettre d'aborder des faits sous un angle nouveau. En communiquant avec des acteurs en recherche de solutions opératoires à des problèmes concrets, les sociologues semblent pouvoir aider à travers ces déconstructions. En somme, Alain BOURDIN réaffirme un des rôles de la sociologie, qui est de faire de « l'élucidation positive » , ou de dévoilement de l'invisible. En revanche, le passage à la solution opérationnelle est plus difficile, celui-ci demandant des savoirs techniques spécifiques.
Titre: Analyse et description des nouvelles formes sociales dans l'espace urbain
Durée: 00:17:06   [01:32:13 > 01:49:20]
Alain BOURDIN prend ici les exemples d'une commande qui lui a été passée par la région Île de France, et de la « désaffiliation » envisagée par Robert Castel pour illustrer les rapports qui existent entre la recherche et le milieu professionnel. En effet, en s'interrogeant sur certaines notions et concepts, la recherche permet d'éclairer les choix opérés par les acteurs professionnels. Le chercheur s'attache ensuite à l'exemple des classes sociales pour expliquer en quoi certains concepts macro-sociaux sont relatifs et ne permettent de rendre compte que d'une partie de l'ensemble social. Ils appellent donc nécessairement une réflexion afin d'arriver à une meilleure compréhension des relations sociales. Il aborde ensuite le processus d'individualisme (en tant qu'individu comme mesure de toutes choses), indiquant en quoi il permet de comprendre un nombre de questions qui lui sont liées, comme la sécurité, la proximité...
Titre: Les nouveaux modes de vie
Durée: 00:08:30   [01:49:20 > 01:57:51]
Au delà des capacités de la sociologie à analyser les représentations de l'action que se font les acteurs urbains et les représentations des sociétés urbaines, il a été expliqué qu'elle peut aussi fournir un apport quant à la prospective des modes de vie. Alain BOURDIN approfondit ici ce point, sous l'angle de la consommation. La discipline permet en effet de relier les pratiques de consommation aux pratiques urbaines et de mobilité, et de faire voler en éclat les frontières entre domaines. Des transversales fécondes semblent pouvoir être effectuées en la matière.
Titre: Les nouveaux acteurs dans la production de la ville
Durée: 00:21:59   [01:57:51 > 02:19:51]
Alain BOURDIN développe ici les nouveaux acteurs de production de la ville, au sein du 3ème âge de l'urbanisme décrit précédemment. Les nouveaux acteurs renvoient à deux processus différents : la production de nouvelles manières de faire, et l'apparition d'acteurs fondamentalement nouveaux. En ce qui concerne le premier processus, dans le système traditionnel de l'action, cette dernière prend place dans des champs spécifiques et identifiés. Il s'agit d'un système stable et dont les logiques sont pérennes. Les individus se constituent alors presque « naturellement » comme acteurs. A l'opposé, le système actuel est beaucoup plus ouvert. Il s'agit dès lors de se demander si les intervenants se constituent en acteurs. En ce qui concerne le second processus, Alain BOURDIN cite comme exemple les investisseurs internationaux, qui constituent un exemple intéressant, et qu'il développe. Il indique que ces nouveaux acteurs relèvent majoritairement du secteur des services, comme les acteurs de la médiation. Enfin, les entrepreneurs de coalition sont aussi abordés.
Titre: La redéfinition de l'acteur politique local "classique"
Durée: 00:06:34   [02:19:51 > 02:26:25]
Le chercheur insiste enfin sur le fait que des acteurs se redéfinissent profondément, comme par exemple les acteurs politiques locaux. Il aborde brièvement les principales transformations de ce type d'acteur et les logiques de ce processus.

12 chapitres.
  • Alain BOURDIN est professeur à l'Institut français d'urbanisme de l'Université Paris VIII Vincennes/Saint-Denis et également directeur du laboratoire Théorie des mutations urbaines du CNRS. Il est urbaniste et sociologue de formation, et ses recherches englobent de manière large les transformations des villes. Il mène actuellement plusieurs projets de recherche, notamment sur la détermination des unités significatives de la ville, un autre sur les piétons dans un contexte d'intermodalité, la ville de Massy Palaiseau, la constitution du quartier Paris Rive Gauche, ainsi que d'autres sur lesquels il reviendra au cours de cet entretien. Il a publié en 1984 l'ouvrage Le patrimoine réinventé aux Presses Universitaires des France, et La question locale en 2000 chez le même éditeur.
  • Alain BOURDIN explique qu'il a assez vite quitté la philosophie pour se consacrer à un doctorat de sociologie de l'art sous la direction de Jean Duvignaud. Il travaillait alors sur les médias. Il explique qu'il n'était alors ni marxiste ni aronien, ce qui le laissait dans une position assez isolée. Par ailleurs, le monde scientifique dans lequel il a commencé à évoluer était anti-structuraliste. Il indique qu'il était alors à la fois dans les institutions, mais pas dans les mouvements dominants, ce qui peut permettre d'expliquer la suite de son parcours, marqué par un isolement scientifique relatif en tant que vice-président de l'université de Tours. Finalement, il sortit de cette posture par une enquête pour EDF, ce qui le mena à faire de la recherche de terrain sur contrat, au cours des années 1980. C'est à ce moment qu'il se spécialisa dans la sociologie urbaine, qu'il étudia sous le prisme de la microsociologie, de l'interaction et de la vie quotidienne. Suite au renouvellement des études weberiennes au cours des années 1990, il explique que son paysage intellectuel a été marqué par la modernité réflexive d'Anthony Giddens et Ulrich Beck. C'est à cette époque qu'il commence à occuper un poste à l'Institut français d'urbanisme. Il développe enfin une dernière facette de son itinéraire, en indiquant comment il est devenu urbaniste.
  • La question de la production de la ville est problématique. On peut partir des mouvements constatés au sein de celle-ci pour faire des hypothèses sur ce que signifie produire la ville. Il s'agit tout d'abord d'analyser la manière dont le problème est posé afin de pouvoir donner une réponse.
  • Dès lors, le problème consiste à savoir ce qu'est l'organisation de l'action contemporaine dans la ville. L'urbanisme aujourd'hui semble encombré par les théories normatives de la ville héritées du passé. Or, Alain BOURDIN explique que la réflexion qu'il mène vise à prendre de la distance avec les schèmes méthodologiques systématiques, ne convenant plus au contexte contemporain marqué par le mouvement. Il s'agit de structurer l'action dans ce désordre.
  • Au cours de cette partie, le chercheur vise à donner une définition de l'urbanisme. Il semble que ce soit au départ un ensemble de doctrines qui a émergé dans un contexte particulier. Si l'on se réfère au contexte français, l'urbanisme a profondément changé après la deuxième guerre mondiale, au moment où il se fond dans la planification urbaine. En France, cette planification est marquée par la gaullisme. Une méthodologie de l'action de la société émerge alors. Les instituts d'urbanisme actuels ont été fondés dans ce contexte, aux alentours de 1968. Ils sont alors l'expression de l'idée dont on agit sur le territoire. Cependant, le contenu de la planification urbaine ne semble plus être pertinent aujourd'hui. En somme, il existerait trois âges de l'urbanisme : l'âge de la planification doctrine jusqu'à 1945, qui cherche à construire une « bonne » ville, l'âge de la planification urbaine d'après guerre qui réfléchit à la manière dont l'espace est occupé, et l'âge contemporain de l'action collective sur la ville au cours duquel les services, le concurrence entre les villes et les rapports des usagers à la ville seraient les enjeux principaux.
  • Ce passage vise à s'interroger sur les apports de la sociologie à l'âge de l'action collective sur la ville, marqué par les enjeux d'organisation des services, de la concurrence et des rapports des usagers à la ville. Alain BOURDIN part de la posture de la sociologie par rapport à l'urbanisme afin de comprendre les relations entre les deux disciplines. Il indique qu'en ce qui concerne la théorie de l'action sociologique, le terrain privilégié est constitué par les grandes organisations, les entreprises, etc. Le chercheur indique qu'en ce qui concerne ses travaux, les terrains sont différents de ceux classiquement traités par la théorie de l'action sociologique, ce qui permet un décalage et donc un apport à cette théorie. En ce sens, un premier apport est que l'urbanisme oblige la sociologie à travailler ses théories différemment. Une deuxième manière de répondre consiste à dire que la sociologie permet d'aider à analyser à la fois les représentations de l'action que se font les acteurs urbains, les représentations des sociétés urbaines, et celles des modes de vie.
  • Comme expliqué précédemment, l'objet urbain oblige à retravailler les théories sociologiques de l'action sous un angle nouveau. Alain BOURDIN approfondit ce point par deux approches, l'application de la théorie de la rationalité et les systèmes d'action. En premier lieu, la manière dont est appliquée la rationalité dépend de son contexte. Ainsi, la ville offre un exemple singulier de contexte d'application de cette rationalité. En ce qui concerne les systèmes d'action, les processus d'entrants et sortants prennent une importance centrale dans le cadre de la ville. Dès lors, comment caractériser ces configurations nouvelles ? C'est ce type de problématique que permet de poser le cadre urbain aux théories de l'action sociologique.
  • La question posée au chercheur est celle de la possibilité de la sociologie de déconstruire les représentations des acteurs urbains. Alain BOURDIN explique que son travail consiste en grande partie à reformuler ce que les acteurs sociaux savent mieux que les sociologues, mais ne peuvent pas exprimer en raison d'un faible cadrage intellectuel. Il prend ainsi l'exemple de la prévention situationnelle pour illustrer son propos et montrer en quoi la déconstruction des représentations peut permettre d'aborder des faits sous un angle nouveau. En communiquant avec des acteurs en recherche de solutions opératoires à des problèmes concrets, les sociologues semblent pouvoir aider à travers ces déconstructions. En somme, Alain BOURDIN réaffirme un des rôles de la sociologie, qui est de faire de « l'élucidation positive » , ou de dévoilement de l'invisible. En revanche, le passage à la solution opérationnelle est plus difficile, celui-ci demandant des savoirs techniques spécifiques.
  • Alain BOURDIN prend ici les exemples d'une commande qui lui a été passée par la région Île de France, et de la « désaffiliation » envisagée par Robert Castel pour illustrer les rapports qui existent entre la recherche et le milieu professionnel. En effet, en s'interrogeant sur certaines notions et concepts, la recherche permet d'éclairer les choix opérés par les acteurs professionnels. Le chercheur s'attache ensuite à l'exemple des classes sociales pour expliquer en quoi certains concepts macro-sociaux sont relatifs et ne permettent de rendre compte que d'une partie de l'ensemble social. Ils appellent donc nécessairement une réflexion afin d'arriver à une meilleure compréhension des relations sociales. Il aborde ensuite le processus d'individualisme (en tant qu'individu comme mesure de toutes choses), indiquant en quoi il permet de comprendre un nombre de questions qui lui sont liées, comme la sécurité, la proximité...
  • Au delà des capacités de la sociologie à analyser les représentations de l'action que se font les acteurs urbains et les représentations des sociétés urbaines, il a été expliqué qu'elle peut aussi fournir un apport quant à la prospective des modes de vie. Alain BOURDIN approfondit ici ce point, sous l'angle de la consommation. La discipline permet en effet de relier les pratiques de consommation aux pratiques urbaines et de mobilité, et de faire voler en éclat les frontières entre domaines. Des transversales fécondes semblent pouvoir être effectuées en la matière.
  • Alain BOURDIN développe ici les nouveaux acteurs de production de la ville, au sein du 3ème âge de l'urbanisme décrit précédemment. Les nouveaux acteurs renvoient à deux processus différents : la production de nouvelles manières de faire, et l'apparition d'acteurs fondamentalement nouveaux. En ce qui concerne le premier processus, dans le système traditionnel de l'action, cette dernière prend place dans des champs spécifiques et identifiés. Il s'agit d'un système stable et dont les logiques sont pérennes. Les individus se constituent alors presque « naturellement » comme acteurs. A l'opposé, le système actuel est beaucoup plus ouvert. Il s'agit dès lors de se demander si les intervenants se constituent en acteurs. En ce qui concerne le second processus, Alain BOURDIN cite comme exemple les investisseurs internationaux, qui constituent un exemple intéressant, et qu'il développe. Il indique que ces nouveaux acteurs relèvent majoritairement du secteur des services, comme les acteurs de la médiation. Enfin, les entrepreneurs de coalition sont aussi abordés.
Titre: Sociologie et urbanisme
Sous-titre: Entretien avec Alain BOURDIN
Auteur(s): BOURDIN Alain
Durée: 02:26:25
Date de réalisation: 29/01/2003
Lieu de réalisation: Fondation Maison des Sciences de l'Homme 54 boulevard Raspail, 75006 Paris, FRANCE
Genre: Entretien filmé
Langue(s): Français
Alain BOURDIN est professeur à l'institut français d'urbanisme (université de Paris 8), directeur du laboratoire théorie des mutations urbaines (composante de l'UMR Cité du CNRS), sociologue et urbaniste. Il travaille sur l'action et les méthodologies de l'action (notamment publique) , sur la dynamique sociale des villes et sur les transformations des sociétés métropolitaines contemporaines. Au cours de cet entretien, il revient sur son parcours intellectuel et scientifique, ainsi que sur les principaux thèmes de recherche qu'il travaille. Il développe particulièrement les liens qui existent entre sociologie et urbanisme, et en quoi une pratique transversale entre ces deux disciplines permet leur enrichissement réciproque.
Sujet: Sujet
Topique: Approche sociologique de l'objet urbain
Mots-clés: Sociologie; urbanisme; production; transformation; ville
Discipline, domaine: Sociologie urbaine
Discipline, domaine: Urbanisme (recherche)
Localisation spatiale du sujet: France
Localisation temporelle du sujet: Epoque contemporaine ; XXIe siècle ap. J.-C.
Type de discours consacré au sujet: Dialogue ; Discussion ; Entretien ; Explication ; Exposé scientifique
Le chercheur Alain BOURDIN explique dans cette vidéo quels sont les apports d'étudier la production et la transformation de la ville à partir d'une posture sociologique, et en quoi cela permet d'enrichir à la fois la sociologie et l'urbanisme.
Sujet: Sujet
Topique: Sociologie urbaine
Libellé: Thème de la transformation des villes
Mots-clés: Sociologie urbaine; transformation; ville
Localisation spatiale du sujet: France
Localisation temporelle du sujet: Epoque contemporaine ; XXIe siècle ap. J.-C. ; XXe siècle ap. J.-C.
Type de discours consacré au sujet: Dialogue ; Discussion ; Entretien ; Explication ; Exposé scientifique
De manière large, les recherches menées par Alain BOURDIN consistent à comprendre de manière sociologique la transformation des villes.
Sujet: Sujet
Topique: Transformation du processus d'urbanisation
Mots-clés: Transformation; production; ville; sociologie; urbanisme
Localisation spatiale du sujet: France
Localisation temporelle du sujet: Epoque contemporaine ; XXIe siècle ap. J.-C.
Type de discours consacré au sujet: Dialogue ; Discussion ; Entretien ; Explication ; Exposé scientifique
Le chercheur Alain BOURDIN s'intéresse aux nouvelles formes sociales qui apparaissent en milieu urbain, dans une approche interdisciplinaire mêlant sociologie et urbanisme.
Type: Conversations
Entretien avec Alain BOURDIN sur la sociologie et l'urbanisme.
Type: Contexte "Recherche"
Public cible: Pour tout public
Entretien avec Alain BOURDIN destiné à toute personne intéressée par la sociologie et l'urbanisme.
BOURDIN Alain. « Sociologie et urbanisme », Archives Audiovisuelles de la Recherche (AAR), n°98, 2003, [en ligne] ; URL : http://www.archivesaudiovisuelles.fr/98
Type: Droit d'auteur relatif à la production du document source
© ESCoM-AAR (Equipe Sémiotique Cognitive et Nouveaux Médias, Archives Audiovisuelles de la Recherche), FMSH (Fondation Maison des Sciences de l’Homme), Paris, FRANCE, 2003
Type: Droit d'auteur relatif à la réalisation du document source
© BILJETINA Charles, réalisateur, ESCoM-AAR/FMSH, Paris, FRANCE, 2003 © BONNEMAZOU Camille, réalisateur, ESCoM-AAR/FMSH, Paris, FRANCE, 2003
Type: Droit d'auteur relatif au contenu du document source
© BOURDIN Alain, professeur, Institut Français d'Urbanisme, Université Paris VIII Vincennes/Saint-Denis Paris, FRANCE, 2003
Type: Régime général "Creative Commons" relatifs au document source
Cette ressource audiovisuelle est protégée par le régime "Creative Commons". Vous êtes libres de la reproduire, distribuer et communiquer au public. Mais vous devez impérativement signaler sa paternité (son ou ses auteurs), vous n'avez pas le droit de la modifier ni d'en faire un usage commercial. Lecture, diffusion et exploitation concrète de cette ressource audiovisuelle présuppose que vous ayez accepté les règles juridiques Creative Commons décrites dans la page http://creativecommons.org/licenses/by-nc-nd/2.0/fr/
Titre: Analyse de la vidéo « Sociologie et urbanisme »
Langue(s): Français
Type: Analyse plus détaillé
Comment citer: FRINGANT, Matthias. Analyse de la vidéo « Sociologie et urbanisme » (Portail AGORA, 2015): http://www.agora.msh-paris.fr/
Id analyse: 3a912da5-1127-4baf-a5ed-e9c380e5740e
Id vidéo: e5fd269b-5f86-4b3a-8221-1fc35c368ab0