Sept années chez les Ovahimba. SHERMAN, Rina

Chapitre

Titre: Présentation
Durée: 00:05:50   [00:00:00 > 00:05:50]
Genre: Entretien filmé
Langue(s): Français
Rina Sherman est musicienne, écrivain, cinéaste, photographe et anthropologue. Originaire d’Afrique du Sud, elle s’est exilée en France en 1984. Après cela, elle a validé un doctorat sur le thème de l’anthropologie visuel, à la Sorbonne, sous la direction de Jean Rouch. C’est son désir d’effectuer une longue étude de terrain qui l’a entraîné en Namibie, interpellé par une photo d’un jeune Ovahimba, elle a alors cherché des financements afin de se rendre sur place.
Titre: Rencontre avec Jean Rouch
Durée: 00:06:42   [00:05:50 > 00:12:32]
Genre: Entretien filmé
Langue(s): Français
Alors que Rina Sherman était encore en Afrique du Sud, elle avait lu par hasard, une citation de Jean Rouch dans un livre sur le cinéma, dès lors, il a eu une grande influence sur sa vie de cinéaste. Par la suite, après son arrivée en France, elle l’a rencontré à la cinémathèque de Paris.
Titre: Préparation du terrain
Durée: 00:04:29   [00:12:32 > 00:17:01]
Genre: Entretien filmé
Langue(s): Français
Rina Sherman a toujours voulu faire des études de terrains, dans ce but, elle a recherché des financements. Elle a obtenu, entre autre, la bourse Médicis, qui lui a permis d’accéder aux archives centrales d’Afrique Australe.
Titre: Départ pour le terrain
Durée: 00:08:35   [00:17:01 > 00:25:36]
Genre: Entretien filmé
Langue(s): Français
Rina Sherman a obtenu la bourse Lavoisier qui lui a permis de se rendre un an en Namibie. C’est une photo d’un jeune Ovahimba, trouvée dans les Archives d’Afrique Australe, qui est à l’origine de son départ. Sur place, elle a rencontré plusieurs chefs de village qui l’ont tous invité à rester avec eux, c’est donc dans l’une de ces familles qu’elle a fini par s’installer.
Titre: Apprentissage de la langue Otjiherero
Durée: 00:11:17   [00:25:36 > 00:36:53]
Genre: Entretien filmé
Langue(s): Français
L’otjiherero est une langue de la famille bantoue, il existe deux variantes de la langue, en ‘r’ et en ‘l’, mais ce changement phonétique ne gêne en rien l’intercompréhension des deux variantes. Lorsque Rina Sherman est arrivée dans la famille Ovahimba, elle ne connaissait pas la langue, elle faisait donc appel à des traducteurs, mais cette dépendance posait plusieurs problème, notamment les influences culturelles ou personnelles qui ont un impact direct sur les traductions, elle a donc décidé de se passer d’interprète et d’apprendre elle-même la langue. Le fait de parler et de comprendre la langue a facilité ses différents voyages, en effet, malgré les fautes qu’elle pouvait faire, les ovahimba ont du respect envers ceux qui font la démarche d’apprendre leur langue.
Titre: Relation anthropologue/communauté
Durée: 00:14:57   [00:36:53 > 00:51:50]
Genre: Entretien filmé
Langue(s): Français
Au début, les relations entre Rina Sherman et la famille Ovahimba, ont été difficiles. En tant que blanche, elle représentait l’accès aux biens de l’économie monétaire, et cette situation la mettait en porte-à-faux. Ils cherchaient tous à obtenir des avantages, or elle ne voulait pas être confinée dans ce rôle. De leur côté, les Ovahimba n’étaient pas non plus habitué à ce type de situation, les blancs qui venaient les voir leur donnaient souvent des choses et ne restaient pas longtemps, le rapport était donc forcément différent. Cette relation ambiguë a continué jusqu’au jour où elle a refusé de faire une chose pour eux, il ont eu une altercation et ne se sont plus parlés pendant plusieurs jours. Mais cet évènement a permis d’établir de nouvelles bases plus équilibrées dans leurs relations. Pour les Ovahimba, un contrat social n’est jamais rompu, s’ils ne se sont pas vus pendant 3 jours, le chef a fini par revenir la voir, comme si rien ne s’était passé.
Titre: Station de recherche : un rêve devenu cauchemar
Durée: 00:07:43   [00:51:50 > 00:59:33]
Genre: Entretien filmé
Langue(s): Français
L’idée première de Rina Sherman, était de mettre en place une station de recherche, elle avait donc installé un grand campement très équipé. Mais les Ovahimba ne comprenaient pas que tout ce matériel ne lui appartenait pas, et qu’il ne lui était que prêté, pour eux, elle ne partageait pas suffisamment ses ressources. Rina Sherman explique qu’au bout d’un certain temps, elle a eu une prise de conscience, son campement, considéré comme la plus belle maison du village, était construit sur un site sacré, propriété d’un jeune homme de la famille du chef. S’installer comme elle l’avait fait, allait à l’encontre de leurs traditions, elle donc décidé de tout faire démonter et de quitter le village.
Titre: Retour au village
Durée: 00:06:02   [00:59:33 > 01:05:35]
Genre: Entretien filmé
Langue(s): Français
Après avoir démonté son studio de recherche, Rina Sherman a pris un bureau à Windhoek, la capitale de la Namibie. Elle y est restée 3 mois pendant lesquelles elle a travaillé sur les données qu’elle avait collecté. Après un long questionnement, elle a finalement décidé de revenir au village avec une simple tente et le minimum de matériel. Les Ovahimba ont été très heureux de son retour et le chef l’a laissé s’installer à la gauche de sa hutte, une place d’honneur. A partir de ce moment-là, elle s’est contentée de faire des allers-retours entre le bureau et le village, sans jamais remonter de grand campement.
Titre: Méthodologie du traitement des données
Durée: 00:03:46   [01:05:35 > 01:09:21]
Genre: Entretien filmé
Langue(s): Français
Rina Sherman a accumulé plus de 350 heures d’images, 17 milles photos, des notes, des dessins et des objets. Pour travailler sur ces données et faire tous les montages elle-même, elle a été obligée d’engager un processus de distanciation par rapport aux personnes et aux événements qu’elle connaissait.
Titre: Etude des pratiques musicales et de transe
Durée: 00:04:56   [01:09:21 > 01:14:17]
Genre: Entretien filmé
Langue(s): Français
L’idée de Rina Sherman était de rendre compte de la vie de ce peuple par rapport à leur héritage culturel. En marge de cela, en tant que musicienne de formation, elle s’est intéressée à l’aspect musical lorsqu’il anime les corps, ce que nous appelons ‘danse’ mais qui est très différent chez les Ovahimba. De la musique et de la danse, émane la question de la possession de l’esprit. Pour les Ovahimba, les esprits sont présents avec eux en permanences, ainsi les rituels s’inscrivent eux aussi dans une forme de quotidien.
Titre: Cérémonie des esprits
Durée: 00:05:04   [01:14:17 > 01:19:21]
Genre: Entretien filmé
Langue(s): Français
Les cérémonies des esprits ont lieu lors de grands événements, comme les mariages, les rites de passages, ou les enterrements. La prise de possessions peut avoir différents objectifs, thérapeutique, pour régler des problèmes, etc. Ce phénomène est principalement déclenché lors de danses (l’ondjongo), il arrive également qu’ils fassent appel à un soigneur pour qu’il participe ou les conseils.
Titre: Le maître de cérémonie
Durée: 00:03:02   [01:19:21 > 01:22:23]
Genre: Entretien filmé
Langue(s): Français
Dans les cérémonies auxquelles Rina Sherman a assisté, le maître de cérémonie était presque toujours des femmes. Il s’agit d’une personne qui a été initié par l’une de ses aînées, une femme de sa famille qui lui a enseigné le recueil des cérémonies d’esprits. Pour comprendre le langage des esprits, l’apprentie doit elle-même être habitée par des esprits (un ou plusieurs).
Titre: Prise de possession
Durée: 00:03:52   [01:22:23 > 01:26:15]
Genre: Entretien filmé
Langue(s): Français
La prise de possession est entraînée par une procédure de rythmes qui influent sur les ondes du cerveau, la personne bascule alors dans une transe qui permet aux esprits d’intervenir. Seule une autre personne habitée par le même esprit, et en transe elle-même, peut comprendre et servir d’interprète à l’esprit. C’est l’esprit qui donne la cause du problème et sa solution. Une prise de possession n’est jamais très longue, mais elle peut se reproduire plusieurs fois d’affilé.
Titre: Musique pour l’appel des esprits
Durée: 00:04:15   [01:26:15 > 01:30:30]
Genre: Entretien filmé
Langue(s): Français
Lors de l’ondjongo, les Ovahimba forment un cercle avec les femmes d’un côté et les hommes de l’autre, ils mettent alors en place des rythmes différents qui se chevauchent, et se complémentent. C’est cette double musicalité qui va déclencher la transe et qui peut mener à une prise de possession. Lorsque la cérémonie se fait sans danse, les Ovahimba frappent dans leurs mains, créent un rythme avec leurs voix et chantent, ils utilisent également des tambours ‘embuita’.
Titre: Histoires de mauvais sort
Durée: 00:06:36   [01:30:30 > 01:37:06]
Genre: Entretien filmé
Langue(s): Français
Rina Sherman cite deux cas liés aux mauvais sorts, et dont elle a pu être en parti témoin. Le premier cas est celui d’un bébé décédé sans raison apparente, le deuxième, celui d’un jeune homme frappé par la foudre au milieu de tous.
Titre: Les instruments de musique ovahimba
Durée: 00:08:36   [01:37:06 > 01:45:42]
Genre: Entretien filmé
Langue(s): Français
Les instruments de musique, joué à l’occasion de chants et de danses, sont principalement des tambours. Mais ils emploient également d’autres instruments dans leurs activités liées à la bergerie, on trouve par exemple le ‘outa’, instrument monocorde en forme d’arc et qui utilise la bouche comme caisse de résonnance, ou le ‘otjihumba', instrument pluri arqué constitué de 5 ou 6 cordes et d’une table de résonnance rectangulaire. D’autres instruments sont plus largement associés au bétail, comme le ‘ondjembo erose’, instrument à vent en corne d’oryx dont l’une des extrémités se compose d’un renflement fait de cire d’abeille. Enfin, certains instruments ne se retrouvent que dans le cadre des cérémonies, comme les calebasses remplies de pierre, ou le ’embuita'.
Titre: Les chants ovahimba
Durée: 00:04:54   [01:45:42 > 01:50:27]
Genre: Entretien filmé
Langue(s): Français
Rina Sherman cite différents types de chants ovahimba. Elle commence par mentionner les chants pour les défunts, récit de leurs actes héroïques, dans ce cas-là, une vieille personne dirige le chant, et un groupe de jeunes suit en chœur. Dans le cas de l’ondjongo le chœur des femmes lance le chœur de hommes, l’un d’entre eux se détache alors du lot pour entamer un solo, il désigne ensuite une femme qui doit prendre la relève, et ainsi de suite. Enfin, le dernier exemple qu’elle cite est celui des louanges, il n’y a pas de cadre particulier pour ce tyoe de chant, il se caractérise par l'utilisation d'un voie aiguë et rapide.

17 chapitres.
  • Entretien filmé. Rina Sherman est musicienne, écrivain, cinéaste, photographe et anthropologue. Originaire d’Afrique du Sud, elle s’est exilée en France en 1984. Après cela, elle a validé un doctorat sur le thème de l’anthropologie visuel, à la Sorbonne, sous la direction de Jean Rouch. C’est son désir d’effectuer une longue étude de terrain qui l’a entraîné en Namibie, interpellé par une photo d’un jeune Ovahimba, elle a alors cherché des financements afin de se rendre sur place.
  • Entretien filmé. Alors que Rina Sherman était encore en Afrique du Sud, elle avait lu par hasard, une citation de Jean Rouch dans un livre sur le cinéma, dès lors, il a eu une grande influence sur sa vie de cinéaste. Par la suite, après son arrivée en France, elle l’a rencontré à la cinémathèque de Paris.
  • Entretien filmé. Rina Sherman a toujours voulu faire des études de terrains, dans ce but, elle a recherché des financements. Elle a obtenu, entre autre, la bourse Médicis, qui lui a permis d’accéder aux archives centrales d’Afrique Australe.
  • Entretien filmé. Rina Sherman a obtenu la bourse Lavoisier qui lui a permis de se rendre un an en Namibie. C’est une photo d’un jeune Ovahimba, trouvée dans les Archives d’Afrique Australe, qui est à l’origine de son départ. Sur place, elle a rencontré plusieurs chefs de village qui l’ont tous invité à rester avec eux, c’est donc dans l’une de ces familles qu’elle a fini par s’installer.
  • Entretien filmé. L’otjiherero est une langue de la famille bantoue, il existe deux variantes de la langue, en ‘r’ et en ‘l’, mais ce changement phonétique ne gêne en rien l’intercompréhension des deux variantes. Lorsque Rina Sherman est arrivée dans la famille Ovahimba, elle ne connaissait pas la langue, elle faisait donc appel à des traducteurs, mais cette dépendance posait plusieurs problème, notamment les influences culturelles ou personnelles qui ont un impact direct sur les traductions, elle a donc décidé de se passer d’interprète et d’apprendre elle-même la langue. Le fait de parler et de comprendre la langue a facilité ses différents voyages, en effet, malgré les fautes qu’elle pouvait faire, les ovahimba ont du respect envers ceux qui font la démarche d’apprendre leur langue.
  • Entretien filmé. Au début, les relations entre Rina Sherman et la famille Ovahimba, ont été difficiles. En tant que blanche, elle représentait l’accès aux biens de l’économie monétaire, et cette situation la mettait en porte-à-faux. Ils cherchaient tous à obtenir des avantages, or elle ne voulait pas être confinée dans ce rôle. De leur côté, les Ovahimba n’étaient pas non plus habitué à ce type de situation, les blancs qui venaient les voir leur donnaient souvent des choses et ne restaient pas longtemps, le rapport était donc forcément différent. Cette relation ambiguë a continué jusqu’au jour où elle a refusé de faire une chose pour eux, il ont eu une altercation et ne se sont plus parlés pendant plusieurs jours. Mais cet évènement a permis d’établir de nouvelles bases plus équilibrées dans leurs relations. Pour les Ovahimba, un contrat social n’est jamais rompu, s’ils ne se sont pas vus pendant 3 jours, le chef a fini par revenir la voir, comme si rien ne s’était passé.
  • Entretien filmé. L’idée première de Rina Sherman, était de mettre en place une station de recherche, elle avait donc installé un grand campement très équipé. Mais les Ovahimba ne comprenaient pas que tout ce matériel ne lui appartenait pas, et qu’il ne lui était que prêté, pour eux, elle ne partageait pas suffisamment ses ressources. Rina Sherman explique qu’au bout d’un certain temps, elle a eu une prise de conscience, son campement, considéré comme la plus belle maison du village, était construit sur un site sacré, propriété d’un jeune homme de la famille du chef. S’installer comme elle l’avait fait, allait à l’encontre de leurs traditions, elle donc décidé de tout faire démonter et de quitter le village.
  • Entretien filmé. Après avoir démonté son studio de recherche, Rina Sherman a pris un bureau à Windhoek, la capitale de la Namibie. Elle y est restée 3 mois pendant lesquelles elle a travaillé sur les données qu’elle avait collecté. Après un long questionnement, elle a finalement décidé de revenir au village avec une simple tente et le minimum de matériel. Les Ovahimba ont été très heureux de son retour et le chef l’a laissé s’installer à la gauche de sa hutte, une place d’honneur. A partir de ce moment-là, elle s’est contentée de faire des allers-retours entre le bureau et le village, sans jamais remonter de grand campement.
  • Entretien filmé. Rina Sherman a accumulé plus de 350 heures d’images, 17 milles photos, des notes, des dessins et des objets. Pour travailler sur ces données et faire tous les montages elle-même, elle a été obligée d’engager un processus de distanciation par rapport aux personnes et aux événements qu’elle connaissait.
  • Entretien filmé. L’idée de Rina Sherman était de rendre compte de la vie de ce peuple par rapport à leur héritage culturel. En marge de cela, en tant que musicienne de formation, elle s’est intéressée à l’aspect musical lorsqu’il anime les corps, ce que nous appelons ‘danse’ mais qui est très différent chez les Ovahimba. De la musique et de la danse, émane la question de la possession de l’esprit. Pour les Ovahimba, les esprits sont présents avec eux en permanences, ainsi les rituels s’inscrivent eux aussi dans une forme de quotidien.
  • Entretien filmé. Les cérémonies des esprits ont lieu lors de grands événements, comme les mariages, les rites de passages, ou les enterrements. La prise de possessions peut avoir différents objectifs, thérapeutique, pour régler des problèmes, etc. Ce phénomène est principalement déclenché lors de danses (l’ondjongo), il arrive également qu’ils fassent appel à un soigneur pour qu’il participe ou les conseils.
  • Entretien filmé. Dans les cérémonies auxquelles Rina Sherman a assisté, le maître de cérémonie était presque toujours des femmes. Il s’agit d’une personne qui a été initié par l’une de ses aînées, une femme de sa famille qui lui a enseigné le recueil des cérémonies d’esprits. Pour comprendre le langage des esprits, l’apprentie doit elle-même être habitée par des esprits (un ou plusieurs).
  • Entretien filmé. La prise de possession est entraînée par une procédure de rythmes qui influent sur les ondes du cerveau, la personne bascule alors dans une transe qui permet aux esprits d’intervenir. Seule une autre personne habitée par le même esprit, et en transe elle-même, peut comprendre et servir d’interprète à l’esprit. C’est l’esprit qui donne la cause du problème et sa solution. Une prise de possession n’est jamais très longue, mais elle peut se reproduire plusieurs fois d’affilé.
  • Entretien filmé. Lors de l’ondjongo, les Ovahimba forment un cercle avec les femmes d’un côté et les hommes de l’autre, ils mettent alors en place des rythmes différents qui se chevauchent, et se complémentent. C’est cette double musicalité qui va déclencher la transe et qui peut mener à une prise de possession. Lorsque la cérémonie se fait sans danse, les Ovahimba frappent dans leurs mains, créent un rythme avec leurs voix et chantent, ils utilisent également des tambours ‘embuita’.
  • Entretien filmé. Rina Sherman cite deux cas liés aux mauvais sorts, et dont elle a pu être en parti témoin. Le premier cas est celui d’un bébé décédé sans raison apparente, le deuxième, celui d’un jeune homme frappé par la foudre au milieu de tous.
  • Entretien filmé. Les instruments de musique, joué à l’occasion de chants et de danses, sont principalement des tambours. Mais ils emploient également d’autres instruments dans leurs activités liées à la bergerie, on trouve par exemple le ‘outa’, instrument monocorde en forme d’arc et qui utilise la bouche comme caisse de résonnance, ou le ‘otjihumba', instrument pluri arqué constitué de 5 ou 6 cordes et d’une table de résonnance rectangulaire. D’autres instruments sont plus largement associés au bétail, comme le ‘ondjembo erose’, instrument à vent en corne d’oryx dont l’une des extrémités se compose d’un renflement fait de cire d’abeille. Enfin, certains instruments ne se retrouvent que dans le cadre des cérémonies, comme les calebasses remplies de pierre, ou le ’embuita'.
  • Entretien filmé. Rina Sherman cite différents types de chants ovahimba. Elle commence par mentionner les chants pour les défunts, récit de leurs actes héroïques, dans ce cas-là, une vieille personne dirige le chant, et un groupe de jeunes suit en chœur. Dans le cas de l’ondjongo le chœur des femmes lance le chœur de hommes, l’un d’entre eux se détache alors du lot pour entamer un solo, il désigne ensuite une femme qui doit prendre la relève, et ainsi de suite. Enfin, le dernier exemple qu’elle cite est celui des louanges, il n’y a pas de cadre particulier pour ce tyoe de chant, il se caractérise par l'utilisation d'un voie aiguë et rapide.
Titre: Sept années chez les Ovahimba
Auteur(s): SHERMAN, Rina
Durée: 01:50:27
Date de réalisation: 16/01/2007
Lieu de réalisation: Fondation Maison des Sciences de l'Homme, 54 Boulevard Raspail, 75006, Paris, France
Genre: Entretien filmé
Langue(s): Français
Rina Sherman, anthropologue et musicienne de formation, revient dans cet entretien, sur les sept années qu’elle a passé dans une famille ovahimba.
Rina Sherman, née en Afrique du Sud, s'est exilée et installée en France où elle habite et travaille depuis 1984. Musicienne de formation, elle a validé un doctorat sous la direction de Jean Rouch, à la Sorbonne. Elle a écrit plusieurs livres, le premier étant "Uitreis" publié en Afrique du Sud en 1997. En plus d'être écrivain elle est également cinéaste, photographe et anthropologue. Elle revient dans cet entretien sur son expérience de terrain chez les Ovahimba avec qui elle a passé de nombreuses années. Elle nous explique la complexité des relations avec les Ovahimba, son rapport avec la langue locale, son approche en anthropologie visuelle et nous parle également des pratiques musicales de ce peuple.
Sujet: Domaines et objets de recherche sur les cultures
Topique: Anthropologie
Discipline, domaine: Musicologie
Mots-clés: himba ; ovahimba ; afrique australe ; namibie ; angola ; anthropologie ; musicologie ;
Localisation spatiale du sujet: Angola ; Namibie
Localisation temporelle du sujet: 1997/2004
Aspects rhétoriques et discursifs: Entretien
Rina SHERMAN, a étudié la culture des Ovahimba, chez qui elle a vécu pendant 7 ans. Au cours de ces années, étant musicienne de formation, elle s’est particulièrement intéresser à la musique dans leur vie quotidienne.
Sujet: Chant et chanson
Topique: Chants ovahimba
Détail particulier: Chants de la vie quotidienne ou rituels destinés à appeler les esprits
Mots-clés: chant ; ovahimba ; otjiherero ; afrique australe ; namibie ; angola ; esprit ; rite ;
Localisation spatiale du sujet: Angola ; Namibie
Localisation temporelle du sujet: 1997/2004
Aspects rhétoriques et discursifs: Entretien
Sujet: Traditions, coutumes et moeurs
Topique: Coutumes Ovahimba
Détail particulier: Rina SHERMAN mentionne différentes coutumes ovahimba (danse, chant, onction rouge, etc.)
Mots-clés: ovahimba ; tradition ; coutume ; rituel ; danse ; chant ; instrument de musique ;
Localisation spatiale du sujet: Angola ; Namibie
Localisation temporelle du sujet: 1997/2004
Aspects rhétoriques et discursifs: Entretien
Sujet: Danses selon origine géoculturelle
Topique: Danse africaine
Libellé: otjiherero ; ovahimba ; danse ; chant ; rituel ; esprit ; afrique ; afrique australe ;
Localisation spatiale du sujet: Angola ; Namibie
Localisation temporelle du sujet: 1997/2004
Aspects rhétoriques et discursifs: Entretien
Les peuples de langue Otjiherero, présents de part et d’autre du fleuve Cunene en Angola et en Namibie, pratiquent des danses rituelles de transe, destinées à appeler les esprits.
Sujet: Musicologie
Topique: Musicologie
Mots-clés: Ovahimba ; himba ; afrique australe ; musique ; musicologie ; rituel ;
Localisation spatiale du sujet: Angola ; Namibie
Localisation temporelle du sujet: 1997/2004
Aspects rhétoriques et discursifs: Entretien
Rina SHERMAN, musicienne de formation, a étudié la musicologie chez les Ovahimba pendant les sept années qu’elle a passé avec eux.
Sujet: Les langues du monde
Topique: Otjiherero
Mots-clés: langue otjiherero ; famille de langue bantoue ; ovahimba ; himba ; afrique australe ;
Localisation spatiale du sujet: Angola ; Botswana ; Namibie
L’otjiherero (ou héréro) est une langue de la famille bantoue, parlée par 150 à 240 mille locuteurs, et présente en Namibie, au Botswana et en Angola. L’otjiherero se caractérise par l’utilisation d’un large panel de de noms et de sujets.
Sujet: Peuples du monde
Topique: Ovahimba (ou Himba)
Détail particulier: Les Ovahimba sont un peuple africain, présent en Namibie et en Angola, de part et d'autre du fleuve Cunene. Ils sont connus pour la couleur rouge de leur peau, qui vient d’une onction à base d’ocre rouge dont ils s’enduisent le corps.
Mots-clés: ovahima ; himba ; afrique australe ; namibie ; angola ; fleuve cunene ;
Localisation spatiale du sujet: Angola ; Namibie
Localisation temporelle du sujet: 1997/2004
Aspects rhétoriques et discursifs: Entretien
Sujet: Rituels et manifestations festives
Topique: Rituels Ovahimba
Détail particulier: Les Ovahimba participent régulièrement à des danses et à des chants rituels (comme l’ondjongo), que ce soit pour aider une personne, pour un décès, ou autre.
Mots-clés: rituel ; ovahimba ; otjiherero ; afrique australe ; danse ; chant ;
Localisation spatiale du sujet: Angola ; Namibie
Localisation temporelle du sujet: 1997/2004
Aspects rhétoriques et discursifs: Entretien
Nom: ESCoM-AAR (Equipe Sémiotique Cognitive et Nouveaux Médias - Archives Audiovisuelles de la Recherche)
Rôle: Producteurs d'oeuvres audiovisuelles
Adresse: FMSH (Fondation Maison des Sciences de l'Homme), Paris, France
ESCoM-AAR (Equipe Sémiotique Cognitive et Nouveaux Médias - Archives Audiovisuelles de la Recherche), FMSH (Fondation Maison des Sciences de l'Homme), Paris, France
Nom: Sherman
Prénom: Rina
Rôle: Anthropologues
Fonction: Cinéaste et anthropologue
Adresse: Paris, France
Rina SHERMAN, née en Afrique du Sud, s'est exilée et installée en France où elle habite et travaille depuis 1984. Musicienne de formation, elle a validé un doctorat sous la direction de Jean Rouch à la Sorbonne. Elle a écrit plusieurs livres, le premier étant "Uitreis" publié en Afrique du Sud en 1997. En plus d'être écrivain elle est également cinéaste, photographe et anthropologue.
Type: Documentaires audiovisuels
Auteur: Solenn Bardet
BARDET, Solenn. "Les Himbas font leur cinéma", Gédéon programme, Paris, 2012, 52 minutes. Dans ce film, Solenn Bardet, au lieu de se contenter de filmer les Ovahimba de l'extérieur, leur confie la caméra. Ce sont eux-mêmes, qui du début à la fin, se film comme ils l'entendent, l'occasion pour eux de mettre fin à plusieurs idées reçus et de reprendre en main leur image.
Type: Témoignages
Témoignage de l'organisation et du travail de terrain de Rina Sherman, chez les Ovahimba.
Type: Contexte "Education"
Public cible: Pour tout public
Fonctionnement de la société ovahimba et leurs rituels.
Type: Contexte "Recherche"
Public cible: Pour tout public
Préparation et déroulement d'un travail de recherche de terrain en anthropologie, sur la culture ovahimba.
SHERMAN, Rina. « Sept années chez les Ovahimba », Archives Rencontre des Cultures (ARC), 933, 2007, [en ligne] ; URL : http://www.archivesaudiovisuelles.fr/933/
Type: Droit d'auteur relatif à la production du document source
© ESCoM-AAR (Equipe Sémiotique Cognitive et Nouveaux Médias - Archives Audiovisuelles de la Recherche), FMSH (Fondation Maison des Sciences de l'Homme), Paris, France
Type: Droit d'auteur relatif à la réalisation du document source
© FILLON, Richard, ESCoM-FMSH, Paris, France © MAESTRE, Alice, ESCoM-FMSH, Paris, France
Type: Droit d'auteur relatif au contenu du document source
© SHERMAN, Rina, anthropologue, Paris, France, 2007 © DE PABLO, Elisabeth, ingénieur de recherche, ESoM-FMSH, Paris, France, 2007
Type: Régime général "Creative Commons" relatifs au document source
"Cette ressource audiovisuelle est protégée par le régime "Creative Commons". Vous êtes libres de la reproduire, distribuer et communiquer au public. Mais vous devez impérativement signaler sa paternité (son ou ses auteurs), vous n'avez pas le droit de la modifier ni d'en faire un usage commercial. Lecture, diffusion et exploitation concrète de cette ressource audiovisuelle présuppose que vous ayez accepté les règles juridiques Creative Commons décrites dans la page "
Titre: Analyse générale d’un entretien avec Rina SHERMAN sur les Ovahimba
Langue(s): Français
Type: Analyse plus détaillé
Comment citer: FRISA, Oriane. « Analyse générale d’un entretien avec Rina SHERMAN sur les Ovahimba » (Portail ARC, 2014) : http://www.arc.msh-paris.fr/
Id analyse: 55fdf25d-1284-4477-8c4f-219d2c6ff9fb
Id vidéo: 866b39d6-cb4f-41af-a225-93f6a5fd7aef
Description de l’entretien avec l’anthropologue, Rina Sherman, autour des sept années qu’elle a passé chez les Ovahimba.