Monique Bonnin, ancienne mécanicienne en confection chez Robinet.

Chapitre

Titre: Les débuts de la vie professionnelle dans la confection
Durée: 00:02:50   [00:00:00 > 00:02:50]
Dans cet extrait, Monique Bonnin retrace les débuts de son parcours professionnel. Née à Issoudun, elle est entrée en apprentissage en confection à 14 ans dans un atelier de fabrication de bleus de travail. Elle a appris les différentes techniques sur le tas au contact des contremaîtresses. Toute jeune déjà, elle était attirée par ce qui deviendra sa spécialité pendant ses 25 années de travail pour les établissements Robinet à Vierzon : les boutons et les boutonnières.
Sujet: Apprentissage - Formation initiale
Topique: apprentissage sur le tas
Titre: Un retour à la confection après une expérience dans la porcelaine
Durée: 00:01:34   [00:02:50 > 00:04:25]
Arrivée à Vierzon pour se marier en 1962, Monique Bonnin raconte son embauche rapide par l'entreprise de porcelaine Cirot Gadouin. Elle rappelle qu'à cette époque, il était facile de trouver du travail ou de rentrer en apprentissage. Elle retrouve ensuite la confection en se faisant embaucher en 1966 par les établissements Robinet, où elle restera 25 ans. A la fermeture de Robinet, elle ne trouve pas d'autre emploi et explique être restée 10 ans au chômage, regrettant sans trop d'amertume ces années perdues pour le calcul de sa retraite.
Titre: Des relations de confiance avec le patron de chez Robinet
Durée: 00:04:21   [00:04:25 > 00:08:46]
Monique Bonnin reconnaît avoir de bons souvenirs de ces 25 années de travail chez Robinet et se souvient qu'elle et ses collègues allaient travailler avec entrain. Elle évoque longuement les relations de confiance qu'elle entretenait avec son patron, Monsieur Galland et livre des anecdotes sur des samedis matins ou des périodes de vacances où elle venait travailler seule à la demande de son patron qui lui faisait toute confiance.
Sujet: Relations patron / salariés
Topique: Figure patronale
Titre: Les boutons chez Robinet
Durée: 00:03:49   [00:08:46 > 00:12:36]
Monique Bonnin se souvient que chez Robinet, sa "place, c'étaient les boutons" : elle savait régler sa machine afin de coudre les boutons plats ou les boutons recouverts, "à queue". Elle s'occupait des boutonnières, des ourlets, des surfilages, des boucles, des ceintures... Elle se souvient avec affection de Monsieur Benoït, le mécanicien chargé de réparer les machines en cas de panne. Elle donnait de temps à autre un coup de main à l'emballage et à l'expédition, et appréciait Denise, la responsable des expéditions.
Titre: La mode des robes de chambre chez Robinet
Durée: 00:03:30   [00:12:36 > 00:16:06]
L'ambiance était bonne chez Robinet. Monique Bonnin se souvient qu'elle allait travailler à vélo et se remémore les horaires de travail, allongés en cas de surcroît de travail. Elle et ses collègues travaillaient parfois également le samedi matin. Certaines périodes étaient en revanche plus calmes, mais elle se remémore que la mode des robes de chambre a relancé l'activité. Elle se souvient avoir beaucoup travaillé aux ourlets et aux boutons de ces robes de chambre, qui étaient recouverts du même tissu que la robe de chambre sur laquelle ils étaient cousus.
Titre: L'organisation des ateliers et du travail chez Robinet
Durée: 00:02:19   [00:16:06 > 00:18:26]
Dans cet extrait, Monique Bonnin se remémore la disposition des postes de travail au sein des ateliers. Une visite récente dans les anciens locaux des établissements Robinet organisée dans le cadre de la recherche MEMOVIV lui a permis de retrouver ces lieux et d'actualiser ses souvenirs. Elle détaille également l'organisation de la chaîne du travail et le rôle important des repasseuses dans la chaîne de fabrication.
Titre: Les établissements du secteur de la confection à Vierzon
Durée: 00:03:20   [00:18:26 > 00:21:47]
Monique Bonnin se souvient de l'augmentation des effectifs chez Robinet, qui en faisait un des plus gros employeurs du secteur de la confection de Vierzon. Elle cite également les autres entreprises du secteur.
Titre: Des "bons" patrons
Durée: 00:02:20   [00:21:47 > 00:24:07]
Dans cet extrait, Monique Bonnin revient spontanément sur le plaisir qu'elle a eu à travailler avec ses patrons, monsieur et madame Galland. Elle livre une anecdote sur les relations entre madame Galland et une des ouvrières et se souvient de la bonne ambiance qui régnait, où les bavardages n'empêchaient pas le travail.
Sujet: Relations patron / salariés
Topique: Figure patronale
Titre: Le bruit des machines dans l'atelier
Durée: 00:02:03   [00:24:07 > 00:26:11]
Monique Bonnin se souvient que Simone, la contremaîtresse, mettait parfois de la musique dans l'atelier. Les machines étaient bruyantes, notamment les machines utilisées pour les boutons, mais Monique Bonnin reconnaît s'y être faite et elle ne s'en plaignait pas particulièrement. Elle souligne que les machines plus récentes étaient moins bruyantes.
Sujet: Environnement de travail
Topique: environnement sonore, olfactif
Titre: Les machines à boutons
Durée: 00:02:30   [00:26:11 > 00:28:41]
Il n'y avait que deux machines à boutons chez Robinet. Monique Bonnin se souvient que lorsqu'elles étaient disponibles toutes les deux, cela lui évitait de changer les pièces de la sienne pour basculer entre les types de boutons à coudre. Elle reconnaît qu'il aurait sans doute été utile que toutes les machines soient modernisées. Elle se souvient qu'elle avait apprisà manoeuvrer les machines à boutons à Issoudun lors de son apprentissage, où les machines étaient plus vieilles et le travail moins délicat.
Titre: Les rares accidents de travail chez Robinet
Durée: 00:02:40   [00:28:41 > 00:31:22]
Monique Bonnin se souvient d'un petit accident de travail chez Robinet lorsqu'une aiguille lui avait traversé le doigt. Elle n'en fait cependant pas grand cas, ne se souvient pas avoir été en arrêt de travail et se définit comme "courageuse". Elle reconnaît que le service de la coupe était plus risqué, et que les ouvrières devaient mettre des gants en maille pour se protéger, ce que toutes ne faisaient pas.
Sujet: Santé et risques professionnels
Topique: accident du travail
Titre: L'embauche chez Robinet et les années de plein emploi
Durée: 00:02:46   [00:31:22 > 00:34:09]
Monique Bonnin se souvient des différences de rythme de travail et de motivation entre les ouvrières, et raconte son embauche après essai chez Robinet. Comme elle, de nombreuses ouvrières sont restées longtemps chez Robinet, malgré la facilité à trouver du travail dans d'autres entreprises pendant ces années de plein emploi à Vierzon.
Titre: Les conditions de travail chez Robinet
Durée: 00:02:35   [00:34:09 > 00:36:44]
Monique Bonnin était la seule ouvrière en charge des boutons. "J'aimais faire ça", dit-elle. Elle rappelle qu'elle gérait son travail, dont elle notait le détail dans un carnet et se souvient avec plaisir de la bonne ambiance qui règnait entre collègues. Contrairement aux ouvrières aux machines plates, elle n'était pas payée à la tâche. Elle souligne la précision nécessaire dans la couture de certains boutons à queue.
Titre: Les différents types de boutons utilisés chez Robinet
Durée: 00:05:23   [00:36:44 > 00:42:08]
Dans cet extrait, Monique Bonnin présente différents types de boutons qu'elle cousait chez Robinet : boutons plats, à queue, "grosses de cosse" (boutons recouverts du même tissu que le vêtement), ou à queue-anneau. Elle détaille les réglages différents de sa machine pour chaque type de bouton, qui nécessitait chacun un savoir-faire spécifique.
Titre: Les différentes tâches de la finition
Durée: 00:04:06   [00:42:08 > 00:46:14]
Dans cet extrait, Monique Bonnin évoque la qualité du fil utilisé qui influait sur le travail : s'il cassait, il fallait tout recommencer. Elle se souvient également de la fabrication des boucles de ceinture, qu'elle appréciait, comme tous les travaux de la finition de la chaine de fabrication. Elle revient sur son apprentissage à Issoudun à la fabrication de bleus de travail, où après un passage monotone au coupage des fils, elle a découvert les boutons. La majorité des boutons qu'elle utilisait chez Robinet était en plastique. Certains étaient cousus à la main, tout comme les brides au moment de leur mode.
Titre: Mai 68 et l'évolution industrielle de Vierzon
Durée: 00:05:39   [00:46:14 > 00:51:54]
Monique Bonnin se souvient des luttes de mai 1968. Elle se réjouit que les avancées sociales aient été réelles, gagnées au prix des grèves et des occupations auxquelles elle a participé, mais aussi de tensions entre ouvrières. Elle regrette l'évolution actuelle qui tend à faire disparaître ces avancées et constate que la diminution du travail et du temps de travail s'accompagnent d'une baisse des rémunérations. Elle et son mari, mécanicien, touchaient parfois de bons salaires mais ils ne comptaient pas leurs heures. Elle regrette également la fermeture des entreprises de Vierzon qui a entraîné chômage et baisse de population à Vierzon.
Sujet: Conflits du travail
Topique: revendications et grèves
Titre: Le travail dans l'usine de porcelaine Cirot Gadouin
Durée: 00:11:18   [00:51:54 > 01:03:12]
Monique Bonnin se souvient qu'elle travaillait "à la pâte" pendant ses quatre années dans l'usine de porcelaine Cirot Gadouin de 1962 à 1966. Le travail était dur car très physique, notamment lorsqu'il s'agissait de transporter les pièces de la journée sur une planche. Il était aussi mieux payé que chez Robinet dans la confection. Elle explique les gestes techniques de la fabrication avant la cuisson et montre quelques pièces de porcelaine sur lesquelles elle a travaillé, bols, tasses, assiettes... Comme elle l'a fait plus tard lorsqu'elle travaillait chez Robinet, elle allait travailler à bicyclette et explique l'autonomie gagnée lorsqu'avec son mari, ils ont acheté leur maison dans le centre de Vierzon. Elle détaille ensuite les différentes étapes de la fabrication des pièces de porcelaine, les trois passages au four, et explique ce qu'était le "biscuit", l'étape de l'émail, celle de la décoration...
Sujet: Chaîne opératoire
Topique: opérations techniques
Sujet: Pénibilité
Topique: pénibilité physique
Titre: La confection, un métier de femmes
Durée: 00:02:38   [01:03:12 > 01:05:50]
Monique Bonnin se souvient avoir choisi de quitter la porcelaine pour réintégrer la confection car elle jugeait que le travail était plus "un travail de femmes", moins dur. Elle se souvient avec affection de ses quelques collègues masculins chez Robinet, et reconnaît préférer travailler avec des hommes, moins enclins aux ragots et aux commérages selon elle.
Titre: La rupture avec le repreneur de chez Robinet et le chômage
Durée: 00:02:55   [01:05:50 > 01:08:46]
Monique Bonnin revient sur la fin de son travail aux établissements Robinet. Elle ne s'est pas entendu avec le repreneur qui a pris la suite du fils des époux Galland. A l'époque, il ne restait que 30 salariées. La plupart ont accepté de revenir travailler après avoir signé un papier qui les y engageait, ce qu'a refusé Monique Bonnin qui souhaitait auparavant profiter de ses congés durement gagnés. Elle était prête à revenir travailler après. Le nouveau repreneur ne l'a jamais rappelée et elle est restée au chômage jusqu'à l'âge de 60 ans.
Sujet: Evolutions professionnelles
Topique: ruptures professionnelles

19 chapitres.
  • Dans cet extrait, Monique Bonnin retrace les débuts de son parcours professionnel. Née à Issoudun, elle est entrée en apprentissage en confection à 14 ans dans un atelier de fabrication de bleus de travail. Elle a appris les différentes techniques sur le tas au contact des contremaîtresses. Toute jeune déjà, elle était attirée par ce qui deviendra sa spécialité pendant ses 25 années de travail pour les établissements Robinet à Vierzon : les boutons et les boutonnières.
  • Arrivée à Vierzon pour se marier en 1962, Monique Bonnin raconte son embauche rapide par l'entreprise de porcelaine Cirot Gadouin. Elle rappelle qu'à cette époque, il était facile de trouver du travail ou de rentrer en apprentissage. Elle retrouve ensuite la confection en se faisant embaucher en 1966 par les établissements Robinet, où elle restera 25 ans. A la fermeture de Robinet, elle ne trouve pas d'autre emploi et explique être restée 10 ans au chômage, regrettant sans trop d'amertume ces années perdues pour le calcul de sa retraite.
  • Monique Bonnin reconnaît avoir de bons souvenirs de ces 25 années de travail chez Robinet et se souvient qu'elle et ses collègues allaient travailler avec entrain. Elle évoque longuement les relations de confiance qu'elle entretenait avec son patron, Monsieur Galland et livre des anecdotes sur des samedis matins ou des périodes de vacances où elle venait travailler seule à la demande de son patron qui lui faisait toute confiance.
  • Monique Bonnin se souvient que chez Robinet, sa "place, c'étaient les boutons" : elle savait régler sa machine afin de coudre les boutons plats ou les boutons recouverts, "à queue". Elle s'occupait des boutonnières, des ourlets, des surfilages, des boucles, des ceintures... Elle se souvient avec affection de Monsieur Benoït, le mécanicien chargé de réparer les machines en cas de panne. Elle donnait de temps à autre un coup de main à l'emballage et à l'expédition, et appréciait Denise, la responsable des expéditions.
  • L'ambiance était bonne chez Robinet. Monique Bonnin se souvient qu'elle allait travailler à vélo et se remémore les horaires de travail, allongés en cas de surcroît de travail. Elle et ses collègues travaillaient parfois également le samedi matin. Certaines périodes étaient en revanche plus calmes, mais elle se remémore que la mode des robes de chambre a relancé l'activité. Elle se souvient avoir beaucoup travaillé aux ourlets et aux boutons de ces robes de chambre, qui étaient recouverts du même tissu que la robe de chambre sur laquelle ils étaient cousus.
  • Dans cet extrait, Monique Bonnin se remémore la disposition des postes de travail au sein des ateliers. Une visite récente dans les anciens locaux des établissements Robinet organisée dans le cadre de la recherche MEMOVIV lui a permis de retrouver ces lieux et d'actualiser ses souvenirs. Elle détaille également l'organisation de la chaîne du travail et le rôle important des repasseuses dans la chaîne de fabrication.
  • Dans cet extrait, Monique Bonnin revient spontanément sur le plaisir qu'elle a eu à travailler avec ses patrons, monsieur et madame Galland. Elle livre une anecdote sur les relations entre madame Galland et une des ouvrières et se souvient de la bonne ambiance qui régnait, où les bavardages n'empêchaient pas le travail.
  • Monique Bonnin se souvient que Simone, la contremaîtresse, mettait parfois de la musique dans l'atelier. Les machines étaient bruyantes, notamment les machines utilisées pour les boutons, mais Monique Bonnin reconnaît s'y être faite et elle ne s'en plaignait pas particulièrement. Elle souligne que les machines plus récentes étaient moins bruyantes.
  • Il n'y avait que deux machines à boutons chez Robinet. Monique Bonnin se souvient que lorsqu'elles étaient disponibles toutes les deux, cela lui évitait de changer les pièces de la sienne pour basculer entre les types de boutons à coudre. Elle reconnaît qu'il aurait sans doute été utile que toutes les machines soient modernisées. Elle se souvient qu'elle avait apprisà manoeuvrer les machines à boutons à Issoudun lors de son apprentissage, où les machines étaient plus vieilles et le travail moins délicat.
  • Monique Bonnin se souvient d'un petit accident de travail chez Robinet lorsqu'une aiguille lui avait traversé le doigt. Elle n'en fait cependant pas grand cas, ne se souvient pas avoir été en arrêt de travail et se définit comme "courageuse". Elle reconnaît que le service de la coupe était plus risqué, et que les ouvrières devaient mettre des gants en maille pour se protéger, ce que toutes ne faisaient pas.
  • Monique Bonnin était la seule ouvrière en charge des boutons. "J'aimais faire ça", dit-elle. Elle rappelle qu'elle gérait son travail, dont elle notait le détail dans un carnet et se souvient avec plaisir de la bonne ambiance qui règnait entre collègues. Contrairement aux ouvrières aux machines plates, elle n'était pas payée à la tâche. Elle souligne la précision nécessaire dans la couture de certains boutons à queue.
  • Dans cet extrait, Monique Bonnin évoque la qualité du fil utilisé qui influait sur le travail : s'il cassait, il fallait tout recommencer. Elle se souvient également de la fabrication des boucles de ceinture, qu'elle appréciait, comme tous les travaux de la finition de la chaine de fabrication. Elle revient sur son apprentissage à Issoudun à la fabrication de bleus de travail, où après un passage monotone au coupage des fils, elle a découvert les boutons. La majorité des boutons qu'elle utilisait chez Robinet était en plastique. Certains étaient cousus à la main, tout comme les brides au moment de leur mode.
  • Monique Bonnin se souvient des luttes de mai 1968. Elle se réjouit que les avancées sociales aient été réelles, gagnées au prix des grèves et des occupations auxquelles elle a participé, mais aussi de tensions entre ouvrières. Elle regrette l'évolution actuelle qui tend à faire disparaître ces avancées et constate que la diminution du travail et du temps de travail s'accompagnent d'une baisse des rémunérations. Elle et son mari, mécanicien, touchaient parfois de bons salaires mais ils ne comptaient pas leurs heures. Elle regrette également la fermeture des entreprises de Vierzon qui a entraîné chômage et baisse de population à Vierzon.
  • Monique Bonnin se souvient qu'elle travaillait "à la pâte" pendant ses quatre années dans l'usine de porcelaine Cirot Gadouin de 1962 à 1966. Le travail était dur car très physique, notamment lorsqu'il s'agissait de transporter les pièces de la journée sur une planche. Il était aussi mieux payé que chez Robinet dans la confection. Elle explique les gestes techniques de la fabrication avant la cuisson et montre quelques pièces de porcelaine sur lesquelles elle a travaillé, bols, tasses, assiettes... Comme elle l'a fait plus tard lorsqu'elle travaillait chez Robinet, elle allait travailler à bicyclette et explique l'autonomie gagnée lorsqu'avec son mari, ils ont acheté leur maison dans le centre de Vierzon. Elle détaille ensuite les différentes étapes de la fabrication des pièces de porcelaine, les trois passages au four, et explique ce qu'était le "biscuit", l'étape de l'émail, celle de la décoration...
  • Monique Bonnin se souvient avoir choisi de quitter la porcelaine pour réintégrer la confection car elle jugeait que le travail était plus "un travail de femmes", moins dur. Elle se souvient avec affection de ses quelques collègues masculins chez Robinet, et reconnaît préférer travailler avec des hommes, moins enclins aux ragots et aux commérages selon elle.
  • Monique Bonnin revient sur la fin de son travail aux établissements Robinet. Elle ne s'est pas entendu avec le repreneur qui a pris la suite du fils des époux Galland. A l'époque, il ne restait que 30 salariées. La plupart ont accepté de revenir travailler après avoir signé un papier qui les y engageait, ce qu'a refusé Monique Bonnin qui souhaitait auparavant profiter de ses congés durement gagnés. Elle était prête à revenir travailler après. Le nouveau repreneur ne l'a jamais rappelée et elle est restée au chômage jusqu'à l'âge de 60 ans.
Titre: Monique Bonnin, ancienne mécanicienne en confection chez Robinet
Date de réalisation: 11/06/2018
Lieu de réalisation: Vierzon
Genre: Entretien filmé
Embauchée en 1966 au sein des établissements Robinet, Monique Bonnin est restée vingt-cinq années au poste de mécanicienne en confection, spécialisée dans les boutons. Elle partage dans ce témoignage sa passion pour son travail et détaille avec précision les différents types de boutons utilisés et les savoir-faire spécifique mobilisés. Elle évoque par ailleurs ses quatre années en tant qu'ouvrière en porcelaine chez Cirot Gadouin avant son arrivée chez Robinet et décrit les étapes de la fabrication des pièces de porcelaine. Elle raconte également les bonnes relations qu'elle entretenait avec ses patrons et la bonne ambiance de travail avec ses collègues chez Robinet.
Sujet: Secteurs industriels
Topique: Industrie céramique
Sujet: Secteurs industriels
Topique: Industrie textile
Nom: Palezis
Prénom: Alexandre
Rôle: Intervieweurs
Alexandre Palezis
Type: Droit d'auteur relatif au contenu du document source
Cette ressource audiovisuelle est protégée par le régime "Creative Commons". Vous êtes libres de la reproduire, distribuer et communiquer au public. Mais vous devez impérativement signaler la paternité de(s) ayant-droit(s) du contenu du média. Vous n'avez pas le droit de la modifier ni d'en faire un usage commercial. Lecture, diffusion et exploitation concrète de cette ressource audiovisuelle présuppose que vous ayez accepté les règles juridiques Creative Commons décrites dans la page http://creativecommons.org/licenses/by-nc-nd/2.0/fr/.
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Titre: Monique Bonnin, ancienne boutonnière chez Robinet
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Embauchée en 1966 au sein des établissements Robinet, Monique Bonnin est restée vingt-cinq années au poste de mécanicienne en confection, spécialisée dans les boutons. Elle partage dans ce témoignage sa passion pour son travail et détaille avec précision les différents types de boutons utilisés et les savoir-faire spécifique mobilisés. Elle évoque par ailleurs ses quatre années en tant qu'ouvrière en porcelaine chez Cirot Gadouin avant son arrivée chez Robinet et décrit les étapes de la fabrication des pièces de porcelaine. Elle raconte également les bonnes relations qu'elle entretenait avec ses patrons et la bonne ambiance de travail avec ses collègues chez Robinet.