Sociétés en guerres. Ethnographies des mobilisations violentes. BACZKO Adam, BAZENGUISSA-GANGA Rémy, BOZARSLAN Hamit, DEBOS Marielle, MAKKI Sami

Chapitre

Titre: Présentation de l’ouvrage « Sociétés en guerres. Ethnographies des mobilisations violentes » par Hamit Bozarslan
Durée: 00:15:55   [00:00:00 > 00:15:55]
Hamit Bozarslan, modérateur de la table ronde, présente les principales questions et innovations proposées dans le double ouvrage franco-suisse « Sociétés en guerres. Ethnographies des mobilisations violentes ». Il évoque notamment les questions du rôle des espaces public et privé dans la production du fait guerrier (soit en tant qu’acteur, qu’instance de légitimation ou espace de reproduction), du contraste entre le cadre rural (ayant beaucoup moins de visibilité) et le cadre urbain (suscitant l’émergence de nouvelles violences), mais aussi la question de survie dans la guerre (introduisant une attention particulière à l’expression des émotions, au sens du silence, et aux logiques de fuites en avant). Il souligne la multidisciplinarité des approches, fondées sur la matérialité de terrains concrets à différentes échelles pour parvenir à de nouvelles formes d’analyse du fait violent, permettant de le penser au-delà des sciences sociales (tel que l’art ou le phénomène esthétique comme mode d’expression et d’interprétation).
Titre: Intervention de Rémy Bazenguissa-Ganga
Sous-titre: Des approches pluridisciplinaires et empiriques afin de penser les transformations sociales impliquées par la guerre
Durée: 00:12:38   [00:15:55 > 00:28:33]
Rémy Bazenguissa-Ganga, un des auteurs du livre, souligne les points Importants du livre. Il revient sur la dimension pluridisciplinaire et de l’ouvrage et les pluri-compétences des auteurs. Il insiste également sur l’intérêt de l’approche de terrain, les auteurs ne souhaitant pas partir d’une définition a priori de la guerre, mais faire de la guerre un problème empirique, chacun devant construire son interprétation et revisiter un ensemble de questions à partir de son terrain et de manière comparatiste. Le point crucial pour eux est la question de l’ancrage social de la guerre : lire la transformation de la société à travers les changements impliqués par la guerre. (Leur programme de recherche ANR s’intitulait en effet : «Transformations des guerres : dispositifs privés et publics de gestion de la violence».). Cela leur a permis de lire le changement social comme une mobilisation, comme une mise en mouvement de la société à travers la militarisation ou miliciarisation de la société, mais aussi de mener une réflexion sur les types d’acteurs imbriqués (miliciens, guerriers, militaires) et de nuancer les types de notions utilisées.
Titre: Intervention de Marielle Debos
Sous-titre: Analyse des situations d’entre-guerre au Tchad et de la figure des ex-libérateurs
Durée: 00:15:47   [00:28:33 > 00:44:21]
Marielle Debos, une des auteurs de l’ouvrage, rappelle l’un des grands défis actuels pour penser les guerres : penser le brouillage des frontières entre les combattants et les civils, entre les combattants et les militaires, entre l’ami et l’ennemi (changements de camps), entre la guerre et la paix. Un des points importants révélés par ce programme de recherche, est en effet le fait qu’il n’est pas possible de donner une définition universelle de la guerre, chaque terrain offrant une vision et une terminologie différentes du phénomène de guerre. Le mot guerre renvoie à un phénomène et à une expérience collective et individuelle, mais renvoie aussi à un moment d’affrontement entre l’armée régulière et les forces rebelles, mais entre ces moments il y a des moments d’entre-guerre qui ne sont ni de guerre, ni de paix. Le mot paix, quant à lui renvoie à un projet politique, mais ce n’est pas une expérience. Dans ses recherches au Tchad, elle s’est intéressée à ce type de situations d’entre-guerre et aux formes de violences routinisées, qui sont une des principales préoccupations des civils. Elle a étudié plus particulièrement la figure des ex-libérateurs, représentatifs de cette jeunesse masculine qui forme une main d’œuvre bon marché pour les guerres. Elle a exploré leur parcours avant et après la guerre. Son objectif était de montrer comment l’engagement guerrier est lié à différentes formes de marginalité et de vulnérabilité, à la fois socio-économiques et politiques ; et de voir comment dans leur cas l’expérience de la guerre va renforcer dans l’après-guerre la marginalité qu’ils ont vécu avant la guerre.
Titre: Intervention d'Adam Baczko
Sous-titre: Apports et limites des ouvrages pour un chercheur-doctorant travaillant sur la guerre
Durée: 00:16:35   [00:44:21 > 01:00:56]
Adam Baczko, chercheur-doctorant, a été invité pour exprimer son opinion sur ces deux ouvrages et voir comment ils peuvent entrer en résonnance avec son travail de terrain en zones de guerre (il travaille depuis 3 ans sur des terrains de guerre : Afghanistan, Irak et République Démocratique du Congo). Parmi les principaux apports des ouvrages, il perçoit le livre suisse comme un projet très ouvert et divers, présentant des textes libres, de nature artistiques, ou encore des textes de témoignages. Il envisage l’ouvrage français comme plus structuré, s’articulant autour d’un projet scientifique (le programme de recherche ANR). Il considère en effet ce livre comme une « boîte à outils », dont le principal intérêt est l’approche empirique à travers une diversité des terrains ethnographiques à des échelles d’analyse fondamentalement différentes, passant du micro au macro. Les deux ouvrages se révèlent intéressants par le décentrage qu’ils instaurent, laissant ouvert le champ de la guerre afin d’en embrasser l’ensemble de ses articulations et transformations. Cependant, une des limites qu’il reconnaît à ces livres est le fait de laisser malgré tout le chercheur face à une confusion de la notion de guerre, en refusant de définir a priori et a posteriori le phénomène de guerre de façon globale.
Titre: Intervention de Sami Makki
Sous-titre: Méthodologie, objectifs et perspectives de l’ouvrage : vers une approche ethnographique variée et interdisciplinaire pour la formulation de nouvelles questions sur la guerre.
Durée: 00:11:55   [01:00:56 > 01:12:52]
Sami Makki rappelle que cet ouvrage est le résultat d’un travail de quatre ans au sein du programme de recherche ANR «Transformations des guerres : dispositifs privés et publics de gestion de la violence», dont le but est d’ouvrir des questions et des perspectives nouvelles. L’ouvrage s’est construit autour de la nécessité de repenser une analyse de la guerre à partir de terrains très variés, laissant à chacun la possibilité de développer sa propre approche, sa propre méthodologie, pour laisser au lecteur une totale liberté dans sa lecture et son interprétation. Cela a suscité une réflexion sur les outils dont peuvent disposer les sciences sociales pour comprendre les réflexions sur la guerre. Deux questions importantes abordées par le livre sont celles de la continuité, fluidité entre civil / militaire, public / privé, et celle du silence et de la survie. La volonté méthodologique du projet a été d’instaurer un dialogue interdisciplinaire transgénérationnel (en accueillant et encourageant le travail de recherches des doctorants), afin d’établir des formes de partenariats et d’encadrement, pour avoir des formes d’innovation et dépasser les enjeux et les impasses de certaines recherches. Cela a aussi posé la question éthique et méthodologique du travail de recherches. Enfin, une des perspectives de l’ouvrage est de décrire de nouveaux espaces de réflexion sur la guerre et de susciter un prolongement de ce débat avec les acteurs de la société civile.
Titre: Discussion avec le public
Durée: 00:08:56   [01:12:52 > 01:21:48]
La discussion avec le public soulève la question des rapports entre chercheurs et acteurs du développement concernant les notions de guerre, de conflits et d’économie de survie.

6 chapitres.
  • Hamit Bozarslan, modérateur de la table ronde, présente les principales questions et innovations proposées dans le double ouvrage franco-suisse « Sociétés en guerres. Ethnographies des mobilisations violentes ». Il évoque notamment les questions du rôle des espaces public et privé dans la production du fait guerrier (soit en tant qu’acteur, qu’instance de légitimation ou espace de reproduction), du contraste entre le cadre rural (ayant beaucoup moins de visibilité) et le cadre urbain (suscitant l’émergence de nouvelles violences), mais aussi la question de survie dans la guerre (introduisant une attention particulière à l’expression des émotions, au sens du silence, et aux logiques de fuites en avant). Il souligne la multidisciplinarité des approches, fondées sur la matérialité de terrains concrets à différentes échelles pour parvenir à de nouvelles formes d’analyse du fait violent, permettant de le penser au-delà des sciences sociales (tel que l’art ou le phénomène esthétique comme mode d’expression et d’interprétation).
  • Rémy Bazenguissa-Ganga, un des auteurs du livre, souligne les points Importants du livre. Il revient sur la dimension pluridisciplinaire et de l’ouvrage et les pluri-compétences des auteurs. Il insiste également sur l’intérêt de l’approche de terrain, les auteurs ne souhaitant pas partir d’une définition a priori de la guerre, mais faire de la guerre un problème empirique, chacun devant construire son interprétation et revisiter un ensemble de questions à partir de son terrain et de manière comparatiste. Le point crucial pour eux est la question de l’ancrage social de la guerre : lire la transformation de la société à travers les changements impliqués par la guerre. (Leur programme de recherche ANR s’intitulait en effet : «Transformations des guerres : dispositifs privés et publics de gestion de la violence».). Cela leur a permis de lire le changement social comme une mobilisation, comme une mise en mouvement de la société à travers la militarisation ou miliciarisation de la société, mais aussi de mener une réflexion sur les types d’acteurs imbriqués (miliciens, guerriers, militaires) et de nuancer les types de notions utilisées.
  • Marielle Debos, une des auteurs de l’ouvrage, rappelle l’un des grands défis actuels pour penser les guerres : penser le brouillage des frontières entre les combattants et les civils, entre les combattants et les militaires, entre l’ami et l’ennemi (changements de camps), entre la guerre et la paix. Un des points importants révélés par ce programme de recherche, est en effet le fait qu’il n’est pas possible de donner une définition universelle de la guerre, chaque terrain offrant une vision et une terminologie différentes du phénomène de guerre. Le mot guerre renvoie à un phénomène et à une expérience collective et individuelle, mais renvoie aussi à un moment d’affrontement entre l’armée régulière et les forces rebelles, mais entre ces moments il y a des moments d’entre-guerre qui ne sont ni de guerre, ni de paix. Le mot paix, quant à lui renvoie à un projet politique, mais ce n’est pas une expérience. Dans ses recherches au Tchad, elle s’est intéressée à ce type de situations d’entre-guerre et aux formes de violences routinisées, qui sont une des principales préoccupations des civils. Elle a étudié plus particulièrement la figure des ex-libérateurs, représentatifs de cette jeunesse masculine qui forme une main d’œuvre bon marché pour les guerres. Elle a exploré leur parcours avant et après la guerre. Son objectif était de montrer comment l’engagement guerrier est lié à différentes formes de marginalité et de vulnérabilité, à la fois socio-économiques et politiques ; et de voir comment dans leur cas l’expérience de la guerre va renforcer dans l’après-guerre la marginalité qu’ils ont vécu avant la guerre.
  • Adam Baczko, chercheur-doctorant, a été invité pour exprimer son opinion sur ces deux ouvrages et voir comment ils peuvent entrer en résonnance avec son travail de terrain en zones de guerre (il travaille depuis 3 ans sur des terrains de guerre : Afghanistan, Irak et République Démocratique du Congo). Parmi les principaux apports des ouvrages, il perçoit le livre suisse comme un projet très ouvert et divers, présentant des textes libres, de nature artistiques, ou encore des textes de témoignages. Il envisage l’ouvrage français comme plus structuré, s’articulant autour d’un projet scientifique (le programme de recherche ANR). Il considère en effet ce livre comme une « boîte à outils », dont le principal intérêt est l’approche empirique à travers une diversité des terrains ethnographiques à des échelles d’analyse fondamentalement différentes, passant du micro au macro. Les deux ouvrages se révèlent intéressants par le décentrage qu’ils instaurent, laissant ouvert le champ de la guerre afin d’en embrasser l’ensemble de ses articulations et transformations. Cependant, une des limites qu’il reconnaît à ces livres est le fait de laisser malgré tout le chercheur face à une confusion de la notion de guerre, en refusant de définir a priori et a posteriori le phénomène de guerre de façon globale.
  • Sami Makki rappelle que cet ouvrage est le résultat d’un travail de quatre ans au sein du programme de recherche ANR «Transformations des guerres : dispositifs privés et publics de gestion de la violence», dont le but est d’ouvrir des questions et des perspectives nouvelles. L’ouvrage s’est construit autour de la nécessité de repenser une analyse de la guerre à partir de terrains très variés, laissant à chacun la possibilité de développer sa propre approche, sa propre méthodologie, pour laisser au lecteur une totale liberté dans sa lecture et son interprétation. Cela a suscité une réflexion sur les outils dont peuvent disposer les sciences sociales pour comprendre les réflexions sur la guerre. Deux questions importantes abordées par le livre sont celles de la continuité, fluidité entre civil / militaire, public / privé, et celle du silence et de la survie. La volonté méthodologique du projet a été d’instaurer un dialogue interdisciplinaire transgénérationnel (en accueillant et encourageant le travail de recherches des doctorants), afin d’établir des formes de partenariats et d’encadrement, pour avoir des formes d’innovation et dépasser les enjeux et les impasses de certaines recherches. Cela a aussi posé la question éthique et méthodologique du travail de recherches. Enfin, une des perspectives de l’ouvrage est de décrire de nouveaux espaces de réflexion sur la guerre et de susciter un prolongement de ce débat avec les acteurs de la société civile.
Titre: Sociétés en guerres. Ethnographies des mobilisations violentes
Sous-titre: Table ronde organisée par les éditions de la FMSH (Paris) et Antipodes (Lausanne)
Auteur(s): BACZKO Adam, BAZENGUISSA-GANGA Rémy, BOZARSLAN Hamit, DEBOS Marielle, MAKKI Sami
Durée: 01:49:55
Date de réalisation: 28/09/2012
Lieu de réalisation: Maison Suger, 16-18 rue Suger, 75006 Paris, France
Cette vidéo présente la table ronde organisée le 28 septembre à la Maison Suger par les Éditions de la MSH et les Éditions Antipodes (Lausanne) à l’occasion de la parution de l'ouvrage Sociétés en guerres. Ethnographies des mobilisations violentes, édité par Rémy Bazenguissa-Ganga & Sami Makki. Cet ouvrage présente les résultats du programme de recherches pluridisciplinaires et comparatives, financé par l'ANR de 2007 à 2011, portant sur les «Transformations des guerres : dispositifs privés et publics de gestion de la violence».
L'originalité du livre Sociétés en guerres. Ethnographies des mobilisations violentes, tient du fait qu'il privilégie les approches empiriques et qualitatives pour repenser, à partir de terrains précis, les mobilisations sociales dans le cadre des conflits violents. Au lieu de partir d'une définition a priori de la guerre, les auteurs ont privilégié une définition concrète en s'intéressant aux dynamiques d'ancrage des dispositifs guerriers qui émergent. Les enquêtes au Tchad, en Côte d'Ivoire, au Congo-Brazzaville et en Nouvelle-Calédonie, font écho à celles dans les bureaux du Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés en Europe, en Amérique du Sud (Colombie), en Asie centrale (Afghanistan), et dans les centres de réflexion et de décision (Europe et Amérique du nord) pour interroger le dispositif sécuritaire renforcé face aux « nouvelles menaces transnationales » (frontière Mexique/États-Unis, glacis militarisé Europe/Maghreb). Ces textes permettent de comprendre comment émergent, dans certains contextes, de véritables « dispositifs » sociopolitiques (bandes armées, milices villageoises, groupes vigilantistes, écuries politico-militaires, groupements néo-segmentaires, etc. mais aussi, communautés de paix, organisations « humanitaires » de prise en charge des conséquences des conflits, etc.), capables de structurer des réseaux, des savoirs, des normes, des institutions autour de différents registres (guerriers, militaires, sécuritaires et humanitaires) et à différentes échelles du local (du terrain d'affrontement guerrier au terrain de la production des normes dans les officines gouvernementales ou internationales).
Nom: BAZENGUISSA-GANGA
Prénom: Rémy
Rôle: Sociologues
Appartenance: Universités françaises
Fonction: Sociologue et Professeur à l’Université Lille I, CEA-EHESS
Adresse: France
Sociologue, Professeur à l'Université de Lille 1, Institut de Sociologie et d’Anthropologie, Ses thèmes de recherche portent sur les guérillas urbaines, les migrations clandestines, Les violences interpersonnelles en Afrique du Sud, la souffrance politique et l’ordre symbolique au Congo.
Nom: BOZARSLAN
Prénom: Hamit
Rôle: Directeurs d'études
Appartenance: EHESS - Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales
Fonction: Directeur d'études - Centre d'Etudes Turques, Ottomanes, Balkaniques et Centrasiatiques (CETOBAC), Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales (EHESS), Paris, France
Adresse: France
Docteur en histoire (Les courants de pensée dans l’Empire ottoman, 1908-1918, sous la direction de François Furet, EHESS, 1992) et en Sciences politiques (Etats et minorités au Moyen-Orient. La régionalisation de la question kurde, sous la direction de Rémy Leveau, IEP de Paris, 1994), Hamit BOZARSLAN, a été allocataire de recherche au Centre Marc Bloch (1995-1997) et « visiting fellow » à l’Université de Princeton (1998). Elu maître de conférence à l’EHESS en 1998, puis, en 2006, directeur d’études dans le même établissement, il a co-dirigé, avec Daniel Rivet et Jean-Philippe Bras, l’IISMM (Institut d’Etudes de l’Islam et des Sociétés du monde musulman) entre 2002 et 2008. Il est membre du comité de rédaction des revues Cultures et Conflits et Critique internationale et membre de la Société asiatique. Il est actuellement Directeur d'études dans le Centre d'Etudes Turques, Ottomanes, Balkaniques et Centrasiatiques (CETOBAC), Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales (EHESS), Paris, France.
Nom: DEBOS
Prénom: Marielle
Rôle: Maîtres de conférences
Appartenance: Université Paris Ouest Nanterre-La Défense (Paris X), France
Fonction: Maîtresse de conférences en science politique, ISP/CNRS, Université Paris Ouest - Nanterre La Défense
Maîtresse de conférences en science politique, Institut des Sciences sociales du Politique - ISP/CNRS, Université Paris Ouest - Nanterre La Défense. Ses Axes de recherche portent sur les conflits armés, la violence, la sociologie de l’Etat et les modes de gouvernement autoritaires et violents.
Nom: LEGRAND
Prénom: Valérie
Rôle: Analyste d'oeuvres audiovisuelles
Appartenance: FMSH - Fondation Maison des Sciences de l'Homme, ESCoM - Equipe Sémiotique Cognitive et Nouveaux Médias, France
Fonction: Anthropologue - Ingénieur de recherche
Adresse: ESCoM-FMSH 190, avenue de France 75013 PARIS, Paris, FRANCE
Valérie Legrand est une anthropologue-linguiste spécialiste des Andes péruviennes quechuaphones. Rattachée au laboratoire du CERLOM (Centre d'étude et de recherche sur les littératures et oralités du monde), elle mène actuellement ses recherches de doctorat sur un patrimoine immatériel quechua - le chant poétique wayno- dans la région de Cusco (Sud du Pérou). Chargée de cours de langue et civilisation quechua à l'INaLCO, elle a également travaillé au sein de la section du Patrimoine Culturel Immatériel de l'UNESCO. Elle participe depuis 2011 aux travaux de recherches du programme ESCoM-FMSH sur les archives audiovisuelles numériques en sciences sociales, à travers les projets "ASA-SHS" - Atelier de Sémiotique Audiovisuelle en Sciences Humaines et Sociales (ANR, FMSH, 2011), "Convergence" (Projet Européen, FMSH, 2012) et « Campus AAR » (ANR, FMSH, 2014-2017). Dans ce cadre, elle a développé le site PCIA - Patrimoine Culturel Immatériel Andin - un portail audiovisuel de recherche consacré au patrimoine vivant des populations andines du Pérou et de Bolivie ().
Nom: MAKKI
Prénom: Sami
Rôle: Sociologues
Appartenance: EHESS - Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales
Fonction: Sociologue et historien, IEP Lille, CERAPS-Lille II, post-doctorant chargé de conférences à l’EHESS
Adresse: France
Sociologue et historien, IEP Lille, CERAPS-Lille II, post-doctorant chargé de conférences à l’EHESS. De formation pluridisciplinaire, Sami Makki est chercheur en sciences humaines et sociales, titulaire d’une thèse en sociologie politique, préparée sous la direction d’Alain Joxe et soutenue en mai 2007. Chargé de conférences à l'Ecole des hautes études en sciences sociales à Paris, il enseigne également, depuis 2004, les questions stratégiques internationales et européennes en Masters à l'Université Paris I et à Sciences Po. Spécialiste, reconnu internationalement, des questions stratégiques américaines, britanniques et transatlantiques, et des questions civilo-militaires sur les acteurs non étatiques dans la transformation des guerres, il est auteur de deux ouvrages scientifiques et de 45 articles. Au Centre d’études africaines, Sami Makki coordonne le programme de recherche financé par l’ANR « Transformation des conflits » (2007-2010).
Type: Contexte "Recherche"
Public cible: Pour tout public
Recherches sur la question des sociétés en guerre
BACZKO Adam, BAZENGUISSA-GANGA Rémy, BOZARSLAN Hamit, DEBOS Marielle, MAKKI Sami. "Sociétés en guerres. Ethnographies des mobilisations violentes", Archives Audiovisuelles de la Recherche (AAR), n°2199, 2012, URL : http://www.archivesaudiovisuelles.fr/2199/
Type: Droit d'auteur relatif à la réalisation du document source
Corine Le Carrer (Responsable table ronde, Editions MSH - Le Comptoir des presses d'universités, Paris, France), Elisabeth de PABLO(Réalisation et mise en ligne, ESCoM-FMSH, Paris, France),Pierre BLANCHANDIN (Cadreur/réalisateur, Aquitaine Events, France), 2012
Type: Droit d'auteur relatif au contenu du document source
Hamit Bozarslan (EHESS, Paris, France), Adam Baczko (EHESS, Paris, France), Rémy Bazenguissa-Ganga (Lille I, CEA-EHESS, France), Marielle Debos (Paris Ouest Nanterre La Défense, France), Sami Makki (IEP Lille, CERAPS-Lille II, France), 2012
Type: Régime général "Creative Commons" relatifs au document source
Titre: Analyse générale de la vidéo « Sociétés en guerres. Ethnographies des mobilisations violentes »
Langue(s): Français
Type: Analyse plus détaillé
Comment citer: LEGRAND, Valérie. « Analyse générale de la vidéo « Sociétés en guerres. Ethnographies des mobilisations violentes» (Portail AGORA, 2013), URL Vidéo : http://www.archivesaudiovisuelles.fr/2199/ (AAR, 2012)
Id analyse: 57e2172d-5690-4a69-ba9e-8d43d156c782
Id vidéo: 3bee78ea-fc63-4f35-a0aa-2a77dd836cc8
Analyse générale de la vidéo de la table ronde « Sociétés en guerres. Ethnographies des mobilisations violentes », organisée par les Editions de la FMSH (Paris) et les Editions Antipodes (Lausanne) pour présenter l’ouvrage « Sociétés en guerres. Ethnographies des mobilisations violentes », édité par Rémy Bazenguissa-Ganga & Sami Makki.