Monique CHAMBONNEAU, ancienne ouvrière de porcelaine et Françoise TURPIN, ancienne ouvrière en confection chez ROBINET.

Chapitre

Titre: Le passé industriel de Vierzon
Durée: 00:04:14   [00:00:00 > 00:04:14]
Monique Chambonneau et Françoise Turpin évoquent le passé industriel de Vierzon et certaines entreprises emblématiques : Case, Poquelin, Fulmen, l’Entrepose, Abex Denison, Nadella… « On parlait tous de notre travail, la confection, la porcelaine, la verrerie... » Françoise Turpin a travaillé à la confection chez Robinet et Mme Chambonneau à la porcelaine puis chez Case. Elles se rémémorent également les métiers de leurs maris, à l'ajustage puis à l'affûtage chez Case pour M. Chambonneau et dans dans un magasin de prêt-à-porter pour hommes pour M. Turpin. Elles évoquent avec nostalgie la fermeture successive de nombreuses usines.
Titre: L'apprentissage et les premiers emplois
Durée: 00:03:23   [00:04:14 > 00:07:38]
Issue d’une famille de cheminots, Françoise Turpin raconte son apprentissage dans un magasin de prêt-à-porter pour femmes haut de gamme pendant deux ans. Elle a ensuite effectué des travaux de repassage chez une particulière avant d'intégrer l’usine de chaussures Bally pour des contrats saisonniers puis deux magasins de chaussures. Elle est ensuite entrée aux établissements de confection Robinet, où elle est restée pendant onze ans.
Sujet: Apprentissage - Formation initiale
Topique: Apprentissage sur le tas
Mots-clés: Secteur de la confection
Titre: Les postes occupés chez Robinet, l’ambiance et l’organisation du travail
Durée: 00:08:08   [00:07:38 > 00:15:46]
Françoise Turpin raconte que chez Robient, elle a appris sur le tas les différentes tâches qu'elle devait effectuer au contact de la contremaîtresse ou de l'ouvrière qu'elle s'apprêtait à remplacer. Elle a travaillé à la confection de boutons et de ceintures recouverts de tissus puis a réalisé un bref passage dans les bureaux, dans lesquels elle ne se plaisait pas, avant d'intégrer le service des emballages et expéditions. Elle souligne la bonne ambiance qui régnait alors. Elle décrit la répartition des différents services et détaille les différentes étapes de la confection, de la coupe au thermocollage. Elle se remémore avec malice le caractère d’une de ses collègues. La bonne ambiance qui régnait atténuait la pénibilité du travail et la longueur des semaines. Il arrivait très souvent que les ouvrières travaillent le samedi.
Titre: Départ et retour à Vierzon
Durée: 00:01:58   [00:15:46 > 00:17:45]
En 1992, l’entreprise Robinet où travaille Françoise Turpin et le magasin de prêt-à-porter Jeanne d’ Arc où travaille monsieur Turpin ferment : " A 40 ans, on était sur le tapis tous les deux". Ils tiennent alors un bar à Vierzon pendant cinq ans puis partent à Angers où ils tiennent un bar pendant vingt ans, sans vraiment s'y acclimater ni s'y plaire. Ils reviennent ensuite à Vierzon pour se rapprocher de leur fille unique.
Sujet: Evolutions professionnelles
Topique: ruptures professionnelles
Titre: Catherinettes et ambiance au travail chez Robinet
Durée: 00:04:31   [00:17:45 > 00:22:16]
La fête de la Sainte Catherine était une institution aux établissements Robinet. L'atelier était décoré, chaque ouvrière trouvait en arrivant le matin un chapeau posé sur son poste de travail. La journée se passait en fête. La fête durait toute la journée. Françoise Turpin se rappelle également du banquet organisé dans l’entreprise le soir venu. Elle se souvient avec nostalgie et plaisir de la bonne ambiance qui régnait au travail. Monsieur Galland, patron bienveillant, laissait ses ouvrières rire de bon cœur : « c’est même pas la peine que je m’approche, je peux rien en tirer ce matin » disait-il certains jours. Cette camaraderie née de ces années de travail perdure aujourd'hui, puisque certaines ex-collègues continuent de se fréquenter avec plaisir. Monique Chambonneau se souvient aussi de la bonne ambiance qui régnait dans son usine de porcelaine et donne un exemple de la solidarité entre ouvrières.
Sujet: Solidarités
Topique: entraide au quotidien
Sujet: Relations patron / salariés
Topique: figure patronale
Sujet: Sociabilités au travail
Topique: Sainte Catherine
Titre: La vie en dehors du travail
Durée: 00:02:03   [00:22:16 > 00:24:20]
Françoise Turpin explique que les enfants accaparaient tout le temps des ouvrières à la fin de leur journée de travail. Elles devaient par exemple préparer les repas pour le lendemain, même si leurs enfants étaient gardés par des nourrices, chez qui il fallait les emmener tôt le matin, et en l’absence de voitures, souvent sur les porte-bagages des vélos ! Ce quotidien était facilité selon Françoise Turpin par la solidarité, omniprésente entre voisins. Elle avoue avec nostalgie se souvenir de ces années comme des années de bonheur et semble ne pas envier la vie des jeunes gens d'aujourd'hui.
Sujet: Vie familiale
Topique: organisation domestique
Titre: Mai 68 et la solidarité vierzonnaise
Durée: 00:09:50   [00:24:20 > 00:34:10]
Monique Chambonneau et Françoise Turpin se souviennent de mai 68 : « c’était très chaud... il est rentré zéro centime pendant un mois ». Les ouvriers en grève et leurs familles survivaient grâce à leur débrouillardise (pêche dans le Cher, légumes du jardin...) et à la solidarité. Malgré les difficultés, le mariage de Françoise Turpin a bien eu lieu comme prévu en juillet 1968. L’entraide était alors gratuite, et les journées d'entraide finissaient souvent par un repas en commun. L’usine Robinet était complètement arrêtée : il n’y avait plus de livraisons, de tissus, de machines en marche, d’essence… L’usine était occupée par des équipes d’une dizaine de femmes se relayant pour rejoindre les cortèges des manifestations quotidiennes. La encore, malgré les difficultés matérielles, les deux amies se souviennent de ces années avec nostalgie : "on en a bavé mais c'était bien." Monique Chambonneau a également fait la grève pendant la journée mais ne restait pas occuper l'usine la nuit. Elle rappelle également l’implication de la mairie qui donnait des repas. Françoise Turpin se souvient qu'elle était payée en plus en cas d'heures supplémentaires. Monique Chambonneau témoigne du fait que dans le secteur de la confection, certaines étaient payées à la tâche et d'autres à l'heure, ce qui pouvait créer des problèmes entre les ouvrières.
Sujet: Solidarités
Topique: Entraide dans la grève
Sujet: Conflits du travail
Topique: Revendications et grèves
Mots-clés: 01/05/1968
Localisation temporelle du thème: 01/05/1968
Titre: Les différents postes du secteur de la porcelaine
Durée: 00:02:56   [00:34:10 > 00:37:06]
Monique Chambonneau explique qu'après une première expérience chez Monoprix puis son mariage en 1951, elle est rentrée dans le secteur de la porcelaine en 1953 et y est restée jusqu’à la fermeture de l’entreprise Cirot Gadouin en 1984. Sans formation à son entrée dans l’usine de porcelaine, elle raconte qu’elle est passée par tous les métiers : elle a essuyé la porcelaine avant la pose des chromos, elle a été chromoteuse (pose de la décalque), elle a filé les bordures à l’or, elle a été bordureuse, elle a travaillé à l’emballage du grès…
Sujet: Evolutions professionnelles
Topique: mobilité professionnelle
Titre: L’évolution des savoir-faire en porcelaine et l’organisation du travail chez Cirot Gadouin
Durée: 00:11:45   [00:37:06 > 00:48:52]
Monique Chambonneau explique les différentes étapes de la pose de la décalcomanie et les changements de techniques à partir des années 1965. Elle revient ensuite sur le poste de bordureuse qu’elle a occupée quelques années, et sur le filage à la roulette. Elle se remémore l’entreprise de porcelaine Cirot Gadouin : son emplacement, son architecture, son organisation, le nombre d’employées…
Sujet: Chaîne opératoire
Topique: opérations techniques
Titre: Des « entreprises familiales »
Durée: 00:08:34   [00:48:52 > 00:57:27]
Les parents de Monique Chambonneau, ainsi que sa tante, ont travaillé avant elle dans l'usine de porcelaine Cirot Gadouin. Elle détaille les postes qu'ils occupaient. Elle évoque également le transport des pièces de porcelaine sur des planches portées à l'épaule, ce qui demandait de la force et de l'adresse. Françoise Turpin s'émeut à l'évocation de ces années où « on travaillait dans des usines où les patrons, c’était pas des patrons (…), c’était familial ». Monique Chambonneau évoque également ses patrons et son supérieur hiérarchique.
Sujet: Relations patron / salariés
Topique: figure patronale
Titre: Les payes chez Robinet et Cirot Gadouin
Durée: 00:04:10   [00:57:27 > 01:01:37]
Françoise Turpin se souvient que ses paies étaient versées en espèces et en deux fois avec un acompte au milieu du mois. C’est l’occasion de se remémorer une mésaventure liée à ce salaire payé en liquide…
Sujet: Rémunérations
Topique: mode de rémunération
Titre: La vie de quartier à Vierzon
Durée: 00:12:13   [01:01:37 > 01:13:51]
Monique Chambonneau et Françoise Turpin se sont connues grâce à la vie de quartier : « On n'a jamais bougé de là ». Autrefois, les interactions entre voisins étaient quotidiennes et les rapports centrés autour du partage : les repas collectifs, les parties de jeu, la pêche, car chaque famille avait un bateau. Tout le monde vivait ensemble. Elles se souviennent que même la gendarmerie était parfaitement intégrée. Il n’était pas rare de voir les voisins s’échanger des plants pendant les différentes périodes de plantation.
Sujet: Loisirs
Topique: pêche / chasse
Titre: Les améliorations de Mai 68
Durée: 00:03:49   [01:13:51 > 01:17:40]
Mai 68 fut particulièrement intense à "Vierzon la rouge". Françoise Turpin assure : « On a vécu le temps des vaches maigres », et Monique Chambonneau ajoute : « Y’avait rien, c’était comme pendant la guerre ». Les deux amies confirment que la mobilisation de Mai 68 n'a pas été menée en vain car les avancées ont été réelles. Françoise Turpin reconnaît le rôle des syndicats dans la mobilisation.
Sujet: Conflits du travail
Topique: revendications et grèves
Titre: Le nettoyage des bureaux à la Case en 1984
Durée: 00:02:15   [01:17:40 > 01:19:56]
Licenciée à 48 ans en 1984 à la fermeture de l’usine Cirot Gadouin, Monique Chambonneau raconte avoir passé trois années de travail à la Case, nettoyant les bureaux rue de la Gare à 5 heures le matin et 5 heures le soir. Ces quelques années de travail dans la même usine que son mari, ajusteur puis affûteur chez Case, lui ont permis de compléter sa retraite. Elle préférait travailler dans les bureaux que dans les ateliers, plus difficiles à nettoyer.
Sujet: Evolutions professionnelles
Topique: ruptures professionnelles
Titre: Jacques Chambonneau, médaillé du travail chez Case
Durée: 00:00:57   [01:19:56 > 01:20:53]
Monique Chambonneau évoque les médailles du travail reçues par son époux, Jacques Chambonneau, ajusteur puis affuteur chez Case, notamment pour ses 25 ans de travail. Elle montre les coupures de journaux et les médailles qu'elle a gardées, "les médailles du chef", dit-elle avec tendresse. Ces médailles étaient une source de fierté pour Jacques Chambonneau.
Sujet: Evolutions professionnelles
Topique: reconnaissance professionnelle
Titre: Les soldes chez Robinet
Durée: 00:00:29   [01:20:53 > 01:21:23]
Monique Chambonneau et Françoise Turpin évoquent les grandes soldes, ouvertes au public, organisées par les établissements Robinet.

16 chapitres.
  • Monique Chambonneau et Françoise Turpin évoquent le passé industriel de Vierzon et certaines entreprises emblématiques : Case, Poquelin, Fulmen, l’Entrepose, Abex Denison, Nadella… « On parlait tous de notre travail, la confection, la porcelaine, la verrerie... » Françoise Turpin a travaillé à la confection chez Robinet et Mme Chambonneau à la porcelaine puis chez Case. Elles se rémémorent également les métiers de leurs maris, à l'ajustage puis à l'affûtage chez Case pour M. Chambonneau et dans dans un magasin de prêt-à-porter pour hommes pour M. Turpin. Elles évoquent avec nostalgie la fermeture successive de nombreuses usines.
  • Issue d’une famille de cheminots, Françoise Turpin raconte son apprentissage dans un magasin de prêt-à-porter pour femmes haut de gamme pendant deux ans. Elle a ensuite effectué des travaux de repassage chez une particulière avant d'intégrer l’usine de chaussures Bally pour des contrats saisonniers puis deux magasins de chaussures. Elle est ensuite entrée aux établissements de confection Robinet, où elle est restée pendant onze ans.
  • Françoise Turpin raconte que chez Robient, elle a appris sur le tas les différentes tâches qu'elle devait effectuer au contact de la contremaîtresse ou de l'ouvrière qu'elle s'apprêtait à remplacer. Elle a travaillé à la confection de boutons et de ceintures recouverts de tissus puis a réalisé un bref passage dans les bureaux, dans lesquels elle ne se plaisait pas, avant d'intégrer le service des emballages et expéditions. Elle souligne la bonne ambiance qui régnait alors. Elle décrit la répartition des différents services et détaille les différentes étapes de la confection, de la coupe au thermocollage. Elle se remémore avec malice le caractère d’une de ses collègues. La bonne ambiance qui régnait atténuait la pénibilité du travail et la longueur des semaines. Il arrivait très souvent que les ouvrières travaillent le samedi.
  • En 1992, l’entreprise Robinet où travaille Françoise Turpin et le magasin de prêt-à-porter Jeanne d’ Arc où travaille monsieur Turpin ferment : " A 40 ans, on était sur le tapis tous les deux". Ils tiennent alors un bar à Vierzon pendant cinq ans puis partent à Angers où ils tiennent un bar pendant vingt ans, sans vraiment s'y acclimater ni s'y plaire. Ils reviennent ensuite à Vierzon pour se rapprocher de leur fille unique.
  • La fête de la Sainte Catherine était une institution aux établissements Robinet. L'atelier était décoré, chaque ouvrière trouvait en arrivant le matin un chapeau posé sur son poste de travail. La journée se passait en fête. La fête durait toute la journée. Françoise Turpin se rappelle également du banquet organisé dans l’entreprise le soir venu. Elle se souvient avec nostalgie et plaisir de la bonne ambiance qui régnait au travail. Monsieur Galland, patron bienveillant, laissait ses ouvrières rire de bon cœur : « c’est même pas la peine que je m’approche, je peux rien en tirer ce matin » disait-il certains jours. Cette camaraderie née de ces années de travail perdure aujourd'hui, puisque certaines ex-collègues continuent de se fréquenter avec plaisir. Monique Chambonneau se souvient aussi de la bonne ambiance qui régnait dans son usine de porcelaine et donne un exemple de la solidarité entre ouvrières.
  • Françoise Turpin explique que les enfants accaparaient tout le temps des ouvrières à la fin de leur journée de travail. Elles devaient par exemple préparer les repas pour le lendemain, même si leurs enfants étaient gardés par des nourrices, chez qui il fallait les emmener tôt le matin, et en l’absence de voitures, souvent sur les porte-bagages des vélos ! Ce quotidien était facilité selon Françoise Turpin par la solidarité, omniprésente entre voisins. Elle avoue avec nostalgie se souvenir de ces années comme des années de bonheur et semble ne pas envier la vie des jeunes gens d'aujourd'hui.
  • Monique Chambonneau et Françoise Turpin se souviennent de mai 68 : « c’était très chaud... il est rentré zéro centime pendant un mois ». Les ouvriers en grève et leurs familles survivaient grâce à leur débrouillardise (pêche dans le Cher, légumes du jardin...) et à la solidarité. Malgré les difficultés, le mariage de Françoise Turpin a bien eu lieu comme prévu en juillet 1968. L’entraide était alors gratuite, et les journées d'entraide finissaient souvent par un repas en commun. L’usine Robinet était complètement arrêtée : il n’y avait plus de livraisons, de tissus, de machines en marche, d’essence… L’usine était occupée par des équipes d’une dizaine de femmes se relayant pour rejoindre les cortèges des manifestations quotidiennes. La encore, malgré les difficultés matérielles, les deux amies se souviennent de ces années avec nostalgie : "on en a bavé mais c'était bien." Monique Chambonneau a également fait la grève pendant la journée mais ne restait pas occuper l'usine la nuit. Elle rappelle également l’implication de la mairie qui donnait des repas. Françoise Turpin se souvient qu'elle était payée en plus en cas d'heures supplémentaires. Monique Chambonneau témoigne du fait que dans le secteur de la confection, certaines étaient payées à la tâche et d'autres à l'heure, ce qui pouvait créer des problèmes entre les ouvrières.
  • Monique Chambonneau explique qu'après une première expérience chez Monoprix puis son mariage en 1951, elle est rentrée dans le secteur de la porcelaine en 1953 et y est restée jusqu’à la fermeture de l’entreprise Cirot Gadouin en 1984. Sans formation à son entrée dans l’usine de porcelaine, elle raconte qu’elle est passée par tous les métiers : elle a essuyé la porcelaine avant la pose des chromos, elle a été chromoteuse (pose de la décalque), elle a filé les bordures à l’or, elle a été bordureuse, elle a travaillé à l’emballage du grès…
  • Monique Chambonneau explique les différentes étapes de la pose de la décalcomanie et les changements de techniques à partir des années 1965. Elle revient ensuite sur le poste de bordureuse qu’elle a occupée quelques années, et sur le filage à la roulette. Elle se remémore l’entreprise de porcelaine Cirot Gadouin : son emplacement, son architecture, son organisation, le nombre d’employées…
  • Les parents de Monique Chambonneau, ainsi que sa tante, ont travaillé avant elle dans l'usine de porcelaine Cirot Gadouin. Elle détaille les postes qu'ils occupaient. Elle évoque également le transport des pièces de porcelaine sur des planches portées à l'épaule, ce qui demandait de la force et de l'adresse. Françoise Turpin s'émeut à l'évocation de ces années où « on travaillait dans des usines où les patrons, c’était pas des patrons (…), c’était familial ». Monique Chambonneau évoque également ses patrons et son supérieur hiérarchique.
  • Monique Chambonneau et Françoise Turpin se sont connues grâce à la vie de quartier : « On n'a jamais bougé de là ». Autrefois, les interactions entre voisins étaient quotidiennes et les rapports centrés autour du partage : les repas collectifs, les parties de jeu, la pêche, car chaque famille avait un bateau. Tout le monde vivait ensemble. Elles se souviennent que même la gendarmerie était parfaitement intégrée. Il n’était pas rare de voir les voisins s’échanger des plants pendant les différentes périodes de plantation.
  • Mai 68 fut particulièrement intense à "Vierzon la rouge". Françoise Turpin assure : « On a vécu le temps des vaches maigres », et Monique Chambonneau ajoute : « Y’avait rien, c’était comme pendant la guerre ». Les deux amies confirment que la mobilisation de Mai 68 n'a pas été menée en vain car les avancées ont été réelles. Françoise Turpin reconnaît le rôle des syndicats dans la mobilisation.
  • Licenciée à 48 ans en 1984 à la fermeture de l’usine Cirot Gadouin, Monique Chambonneau raconte avoir passé trois années de travail à la Case, nettoyant les bureaux rue de la Gare à 5 heures le matin et 5 heures le soir. Ces quelques années de travail dans la même usine que son mari, ajusteur puis affûteur chez Case, lui ont permis de compléter sa retraite. Elle préférait travailler dans les bureaux que dans les ateliers, plus difficiles à nettoyer.
Titre: Monique CHAMBONNEAU, ancienne ouvrière de porcelaine et Françoise TURPIN, ancienne ouvrière en confection chez ROBINET
Date de réalisation: 01/09/2017
Lieu de réalisation: Vierzon
Genre: Entretien filmé
Monique Chambonneau, ancienne ouvrière de porcelaine chez Cirot Gadouin nous accueille chez elle en présence de Françoise Turpin, ancienne ouvrière en confection chez Robinet. Les deux amies du même quartier reviennent au cours de cet entretien sur leur parcours professionnel respectif. Françoise Turpin évoque sa formation sur le tas chez Robinet, les différents postes occupés dans l’entreprise pendant onze années, l’ambiance familiale au travail, ou encore les Catherinettes. Monique Chambonneau insiste quant à elle davantage sur les savoir-faire propres aux différents postes qu’elle a occupé au sein de l’entreprise Cirot Gadouin. Que ce soit en évoquant la vie de quartier, l’ambiance au travail ou encore lors de la mobilisation de Mai 68, la solidarité entre ouvriers vierzonnais est au cœur du témoignage des deux amies.
Sujet: Secteurs industriels
Topique: Industrie céramique
Secteur d'activités: Industrie textile
Type: Droit d'auteur relatif au contenu du document source
Cette ressource audiovisuelle est protégée par le régime "Creative Commons". Vous êtes libres de la reproduire, distribuer et communiquer au public. Mais vous devez impérativement signaler la paternité de(s) ayant-droit(s) du contenu du média. Vous n'avez pas le droit de la modifier ni d'en faire un usage commercial. Lecture, diffusion et exploitation concrète de cette ressource audiovisuelle présuppose que vous ayez accepté les règles juridiques Creative Commons décrites dans la page http://creativecommons.org/licenses/by-nc-nd/2.0/fr/.
Type: Droit d'auteur relatif à la production du document source
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Titre: Monique CHAMBONNEAU, ancienne ouvrière en porcelaine chez Cirot Gadouin et Françoise TURPIN, ancienne ouvrière en confection chez Robinet
Langue(s): Français
Id analyse: 5aab5aa0-9c1a-4727-b62d-a1081205b237
Id vidéo: 0e069ae3-9204-4455-a6f2-dd7da078a1a2
Monique Chambonneau, ancienne ouvrière en porcelaine chez Cirot Gadouin, nous accueille chez elle en présence de Françoise Turpin, ancienne ouvrière en confection chez Robinet. Les deux amies, vivant depuis toujours dans le même quartier, reviennent au cours de cet entretien sur leurs parcours professionnels respectifs. Françoise Turpin évoque sa formation sur le tas chez Robinet, les différents postes occupés dans l’entreprise pendant onze années, l’ambiance familiale au travail ou encore la fête des Catherinettes. Monique Chambonneau insiste davantage sur les savoir-faire propres aux différents postes qu’elle a occupés au sein de l’entreprise Cirot Gadouin. Que ce soit en évoquant la vie de quartier, l’ambiance au travail ou encore la mobilisation de Mai 68, la solidarité entre ouvriers vierzonnais est au cœur du témoignage des deux amies.