Expropiando el pasado para la construcción del presente. Conciencia histórica e identidad en una comunidad de Potosí, Bolivia. GIL GARCÍA Francisco Miguel

Chapitre

Titre: Présentation du sujet et de la problématique
Durée: 00:01:51   [00:00:00 > 00:01:51]
Langue(s): Español
Lieu d’enquête : Recherches dans la communauté de Santiago de Chuquilla, région de l’altiplano, province du Nord Lipez au sud-ouest de Potosi, sous la salar d’Uyuni, zone de puna salée, altitude supérieure à 3800m, région marginale de l’Histoire des Amériques. Problématique : Interpréter les logiques narratives qu’utilisent les populations de la communauté de Santiago pour reconstruire leur histoire et construire leur identité à partir d’une « expropriation » sélective d’évènements du passé, qui se reflète et se projette sur des bornes spatiales concrètes. Les contenus véhiculés par ces lieux structurent la logique de la narration historique, qui inclut des archétypes et des allégories de contenu moral. Question : Dans quelle mesure la représentation du passé et la reconstruction historique contribuent à définir l’identité des comuneros de Santiago ? Concepts d’analyse : Esthétique de la mémoire et spatialisation de l’identité.
Titre: Reconstruction d’une chronologie historico-mythique à partir des récits des comuneros
Durée: 00:09:52   [00:01:51 > 00:11:44]
Langue(s): Español
Les anciennes humanités 1e humanité : récits des temps d’une humanité antérieure qui fut détruite par le déluge. 2e humanité : après cette 1e humanité, arrivent les chullpas ou gentiles, qui vivent avec la lumière de la lune et qui ont un mode de vie agropastoral. Ces êtres du passé montrent des différences fondamentales avec les êtres humains actuels : ils étaient de petite taille, avaient des pouvoirs thaumaturgiques (exerçant des miracles), mangeaient sans sel et pratiquaient le cannibalisme. Cette humanité fut détruite par l’arrivée du soleil. Actuellement, les gens de Santiago situent spatialement ces ancêtres dans les ruines autour de la communauté. Epoque des Incas L’arrivée des Incas s’accompagne de la colonisation, de la soumission et de la civilisation des chullpasà travers l’enseignement d’une agriculture, d’un pastoralisme et d’un artisanat jugés d’un niveau supérieur à ceux actuels. Les gens de Santiago considèrent que les Incas ont fini par exterminer totalement les chullpas par l’esclavage. Cette séquence narrative renvoie à des faits historiques avérés référant au passage des Incas dans la région. Les séquences historiques concernant la fin de l’humanité des chullpas par le soleil ou par les Incas sont de nature équivalente. Il existe ainsi une analogie entre les Incas et le Soleil. Epoque coloniale Après les Incas apparaissent 3 chevaliers ambulants fondateurs de communautés: Juan Killaka, Felipe Llacasa et Miguel Cuzco. On raconte que ces 3 chevaliers ont fondé la communauté actuelle en lui donnant le nom de Chuquilla (nom retrouvé dans les documents coloniaux) et ont aussi construit une église. Mais l’on considère qu’à partir de ce moment, la communauté a souffert de nombreuses calamités. Epoque chrétienne Cette époque est marquée par l’épisode de l’arrivée de Maria Tikona (ou Maria Angola) qui rencontre avec l’Apôtre Santiago (apparu sous la forme d’une colombe) dans l’Eglise. A partir de cet instant se réalise la révélation du saint patron de l’église, à qui les habitants doivent vouer un culte et intervient le changement de nom de la communauté pour Santiago. Les calamités cessent et l’harmonie et la prospérité reviennent. Epoque des Indépendances La chronologie subit ensuite un saut historique jusqu’au 19e siècle à l’époque des indépendances et des conflits entre la Bolivie et le Chili. Les récits rapportent que la communauté de Santiago était riche grâce à la mine de Chawincha, mais que les Chiliens vont tenter de déposséder les gens de Santiago de leurs richesses. Les gens de Santiago vont alors passer un pacte avec le diable (Tio), maître des minerai, de manière à cacher l’entrée de la mine aux Chiliens. Au moment où les gens de la mine voulurent récupérer la mine, le Tio leur demanda un sacrifice, mais les gens de Santiago refusèrent en tant que bons chrétiens et préférèrent rester pauvres.
Titre: Analyse de l’interprétation historique des différentes ancestralités
Durée: 00:03:51   [00:11:44 > 00:15:35]
Langue(s): Español
Analyse de différents types d’ancestralités : *les Chullpas : sont considérés comme les anciens habitants des ruines archéologiques mais les gens de Santiago ne se reconnaissent pas comme leurs héritiers, car ils appartiennent à deux humanités distinctes. *les Incas : ne sont pas perçus comme les ascendants des gens de Santiago, étant donné qu’ils sont considérés comme un peuple venu de l’extérieur pour apporter des évolutions technologiques. *les 3 chevaliers de l’époque coloniale ayant créé la communauté : sont perçus sur un mode anecdotique comme les fondateurs de la communauté, mais non comme des ascendants. *les ancêtres chrétiens ayant connu l’Apôtre Santiago : les gens de Santiago se reconnaissent une descendance avec ces ancêtres en tant que chrétiens.
Titre: Représentation identitaire des gens de Santiago : une identification avec les chrétiens et Santiago
Durée: 00:03:02   [00:15:35 > 00:18:38]
Langue(s): Español
L’épisode de la mine de Chawincha est un renforcement de l’identité chrétienne des gens de Santiago qui ont préféré rester pauvres et honnêtes, plutôt que de recourir à un sacrifice humain afin de récupérer leur mine. La figure de Santiago arrive dans les années 1960’s dans la communauté, avec le changement du nom de la communauté en 1952 (Réforme agraire). Les gens mettent donc en relation deux séquences historiques supposément séparées de plusieurs siècles : l’apparition de Santiago pendant l’époque coloniale et le changement de nom de la communauté dans les années 1960. Ce qui importe dans ce cas n’est pas tant la succession ou la véracité historique des évènements, mais l’interprétation du passé pour légitimer l’identité chrétienne actuelle que se reconnaissent les gens de Santiago.
Titre: Conclusion sur la nature subjective de l’interprétation historique et questions finales sur l’expropriation du passé
Durée: 00:01:52   [00:18:38 > 00:19:36]
Langue(s): Español
Ces exemples démontrent que le temps existe en tant qu’expériences subjectives et émotionnelles indissociables du fait de représenter et d’ordonner la réalité selon un mécanisme identitaire. Questions finales : Le passé est-il histoire ou fiction ? Est-ce que nous nous approprions le passé ou plutôt nous l’exproprions afin de conserver certaines parties qui nous consolident dans notre identité actuelle ?

5 chapitres.
  • Lieu d’enquête : Recherches dans la communauté de Santiago de Chuquilla, région de l’altiplano, province du Nord Lipez au sud-ouest de Potosi, sous la salar d’Uyuni, zone de puna salée, altitude supérieure à 3800m, région marginale de l’Histoire des Amériques. Problématique : Interpréter les logiques narratives qu’utilisent les populations de la communauté de Santiago pour reconstruire leur histoire et construire leur identité à partir d’une « expropriation » sélective d’évènements du passé, qui se reflète et se projette sur des bornes spatiales concrètes. Les contenus véhiculés par ces lieux structurent la logique de la narration historique, qui inclut des archétypes et des allégories de contenu moral. Question : Dans quelle mesure la représentation du passé et la reconstruction historique contribuent à définir l’identité des comuneros de Santiago ? Concepts d’analyse : Esthétique de la mémoire et spatialisation de l’identité.
  • Les anciennes humanités 1e humanité : récits des temps d’une humanité antérieure qui fut détruite par le déluge. 2e humanité : après cette 1e humanité, arrivent les chullpas ou gentiles, qui vivent avec la lumière de la lune et qui ont un mode de vie agropastoral. Ces êtres du passé montrent des différences fondamentales avec les êtres humains actuels : ils étaient de petite taille, avaient des pouvoirs thaumaturgiques (exerçant des miracles), mangeaient sans sel et pratiquaient le cannibalisme. Cette humanité fut détruite par l’arrivée du soleil. Actuellement, les gens de Santiago situent spatialement ces ancêtres dans les ruines autour de la communauté. Epoque des Incas L’arrivée des Incas s’accompagne de la colonisation, de la soumission et de la civilisation des chullpasà travers l’enseignement d’une agriculture, d’un pastoralisme et d’un artisanat jugés d’un niveau supérieur à ceux actuels. Les gens de Santiago considèrent que les Incas ont fini par exterminer totalement les chullpas par l’esclavage. Cette séquence narrative renvoie à des faits historiques avérés référant au passage des Incas dans la région. Les séquences historiques concernant la fin de l’humanité des chullpas par le soleil ou par les Incas sont de nature équivalente. Il existe ainsi une analogie entre les Incas et le Soleil. Epoque coloniale Après les Incas apparaissent 3 chevaliers ambulants fondateurs de communautés: Juan Killaka, Felipe Llacasa et Miguel Cuzco. On raconte que ces 3 chevaliers ont fondé la communauté actuelle en lui donnant le nom de Chuquilla (nom retrouvé dans les documents coloniaux) et ont aussi construit une église. Mais l’on considère qu’à partir de ce moment, la communauté a souffert de nombreuses calamités. Epoque chrétienne Cette époque est marquée par l’épisode de l’arrivée de Maria Tikona (ou Maria Angola) qui rencontre avec l’Apôtre Santiago (apparu sous la forme d’une colombe) dans l’Eglise. A partir de cet instant se réalise la révélation du saint patron de l’église, à qui les habitants doivent vouer un culte et intervient le changement de nom de la communauté pour Santiago. Les calamités cessent et l’harmonie et la prospérité reviennent. Epoque des Indépendances La chronologie subit ensuite un saut historique jusqu’au 19e siècle à l’époque des indépendances et des conflits entre la Bolivie et le Chili. Les récits rapportent que la communauté de Santiago était riche grâce à la mine de Chawincha, mais que les Chiliens vont tenter de déposséder les gens de Santiago de leurs richesses. Les gens de Santiago vont alors passer un pacte avec le diable (Tio), maître des minerai, de manière à cacher l’entrée de la mine aux Chiliens. Au moment où les gens de la mine voulurent récupérer la mine, le Tio leur demanda un sacrifice, mais les gens de Santiago refusèrent en tant que bons chrétiens et préférèrent rester pauvres.
  • Analyse de différents types d’ancestralités : *les Chullpas : sont considérés comme les anciens habitants des ruines archéologiques mais les gens de Santiago ne se reconnaissent pas comme leurs héritiers, car ils appartiennent à deux humanités distinctes. *les Incas : ne sont pas perçus comme les ascendants des gens de Santiago, étant donné qu’ils sont considérés comme un peuple venu de l’extérieur pour apporter des évolutions technologiques. *les 3 chevaliers de l’époque coloniale ayant créé la communauté : sont perçus sur un mode anecdotique comme les fondateurs de la communauté, mais non comme des ascendants. *les ancêtres chrétiens ayant connu l’Apôtre Santiago : les gens de Santiago se reconnaissent une descendance avec ces ancêtres en tant que chrétiens.
  • L’épisode de la mine de Chawincha est un renforcement de l’identité chrétienne des gens de Santiago qui ont préféré rester pauvres et honnêtes, plutôt que de recourir à un sacrifice humain afin de récupérer leur mine. La figure de Santiago arrive dans les années 1960’s dans la communauté, avec le changement du nom de la communauté en 1952 (Réforme agraire). Les gens mettent donc en relation deux séquences historiques supposément séparées de plusieurs siècles : l’apparition de Santiago pendant l’époque coloniale et le changement de nom de la communauté dans les années 1960. Ce qui importe dans ce cas n’est pas tant la succession ou la véracité historique des évènements, mais l’interprétation du passé pour légitimer l’identité chrétienne actuelle que se reconnaissent les gens de Santiago.
  • Ces exemples démontrent que le temps existe en tant qu’expériences subjectives et émotionnelles indissociables du fait de représenter et d’ordonner la réalité selon un mécanisme identitaire. Questions finales : Le passé est-il histoire ou fiction ? Est-ce que nous nous approprions le passé ou plutôt nous l’exproprions afin de conserver certaines parties qui nous consolident dans notre identité actuelle ?
Titre: Expropiando el pasado para la construcción del presente. Conciencia histórica e identidad en una comunidad de Potosí, Bolivia
Sous-titre: Colloque "Histoire des sensibilités" - Le “cours ordinaire des choses” de la période coloniale au “temps présent”
Auteur(s): GIL GARCÍA Francisco Miguel
Date de réalisation: 06/03/2007
Lieu de réalisation: EHESS - Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales, 54 boulevard Raspail 75006 Paris
Genre: Colloque filmé
Langue(s): Español
Francisco Miguel GIL GARCÍA, anthropologue à l’Université Complutense de Madrid (Espagne) s’intéresse aux processus “d’expropriation” du passé pour la construction d’identités présentes dans la communauté de Santiago de Chuquilla, située dans le Province du Nord Lipez, Potosi, Bolivie. Il cherche à interpréter les logiques narratives qu’utilisent les populations de la communauté de Santiago pour reconstruire leur histoire et construire leur identité présente à partir d’une « expropriation » sélective d’évènements du passé, qui se reflète et se projette sur des bornes spatiales concrètes. Il se demande ainsi dans quelle mesure la représentation du passé et la reconstruction historique contribuent à définir l’identité des comuneros de Santiago. Pour cela il analyse et interprète la chronologie historique de la communauté à travers les différents récits recueillis et les documents administratifs compilés.
Terrain novateur, inédit, aux frontières de l'histoire sociale, de l'histoire des représentations et de l'anthropologie culturelle, l'histoire des sensibilités s'est affirmée dans le panorama historiographique de ces dernières années en explorant des marges inconnues ou laissées pour compte, telles que sensations et affects. D'où le décryptage inédit des usages du passé auquel se livrent les participants au projet international "histoire des sensibilités". Une autre manière d'écrire l'histoire Amériques-Caraïbes-Europe du XVIe au XXIe siècles (Cerma/UMR8168/Mascipo), et plus particulièrement lors de cette journée annuelle. L’insistance est mise sur l'écriture de l'histoire dans les domaines européen, latino-américain et caribéen à travers ces objets encore mal perçus que sont pour l'historien les affects et passions, les syncrétismes fondateurs d'identités, les conflits de mémoires et la construction de catégories historiographiques, et enfin, cette fabrique d'émotions pour le temps présent que constitue le diptyque violence et guerre lorsqu'il est l'objet de remémorations.
Sujet: Domaines et objets de recherche sur les cultures
Topique: Anthropologie
Discipline, domaine: Anthropologie culturelle
Discipline, domaine: Histoire (Recherche en -)
Discipline, domaine: Histoire culturelle
Discipline, domaine: Histoire des pratiques culturelles
Discipline, domaine: Ethnolinguistique
Discipline, domaine: Littérature orale
Libellé: Reconstructions historiques et représentations identitaires à travers la littérature orale dans une communauté andine, Potosi, Bolivie.
Localisation spatiale du sujet: Bolivie
Sujet: Régions et pays
Topique: Bolivie
Région andine de Potosi dans le sud de la Bolivie.
Sujet: Peuples du monde
Topique: Communautés andines de la région de Potosi, au sud de la Bolivie.
Localisation spatiale du sujet: Bolivie
Sujet: Littérature orale
Topique: Conte
Genre: Mythe
Libellé: Reconstructions historiques et représentations identitaires à travers la littérature orale dans une communauté andine, Potosi, Bolivie
Localisation spatiale du sujet: Bolivie
Nom: DE PABLO
Prénom: Elisabeth
Rôle: Réalisateurs d'oeuvres audiovisuelles
Appartenance: FMSH - Fondation Maison des Sciences de l'Homme, ESCoM - Equipe Sémiotique Cognitive et Nouveaux Médias, France
Fonction: Ingénieur de recherche
Adresse: Paris, France
Elisabeth De Pablo-Stockinger est la responsable du site portail ARC (A la Rencontre des Cultures) réalisé grâce à une subvention de recherche de l'ANR (Agence Nationale de la Recherche). Elle est chargée de cours en communication interculturelle à l'INALCO, Paris.
Nom: LEGRAND
Prénom: Valérie
Rôle: Analyste d'oeuvres audiovisuelles
Appartenance: FMSH - Fondation Maison des Sciences de l'Homme, ESCoM - Equipe Sémiotique Cognitive et Nouveaux Médias, France
Fonction: Anthropologue - Ingénieur de recherche
Adresse: ESCoM-FMSH 190, avenue de France 75013 PARIS, Paris, FRANCE
Valérie Legrand est une anthropologue-linguiste spécialiste des Andes péruviennes quechuaphones. Rattachée au laboratoire du CERLOM (Centre d'étude et de recherche sur les littératures et oralités du monde), elle mène actuellement ses recherches de doctorat sur un patrimoine immatériel quechua - le chant poétique wayno- dans la région de Cusco (Sud du Pérou). Chargée de cours de langue et civilisation quechua à l'INaLCO, elle a également travaillé au sein de la section du Patrimoine Culturel Immatériel de l'UNESCO. Elle participe depuis 2011 aux travaux de recherches du programme ESCoM-FMSH sur les archives audiovisuelles numériques en sciences sociales, à travers les projets "ASA-SHS" - Atelier de Sémiotique Audiovisuelle en Sciences Humaines et Sociales (ANR, FMSH, 2011), "Convergence" (Projet Européen, FMSH, 2012) et « Campus AAR » (ANR, FMSH, 2014-2017). Dans ce cadre, elle a développé le site PCIA - Patrimoine Culturel Immatériel Andin - un portail audiovisuel de recherche consacré au patrimoine vivant des populations andines du Pérou et de Bolivie ().
Type: Livre
Auteur: Efrain MOROTE BEST
Efrain Morote Best, Aldeas Sumergidas : Cultura Popular y sociedad en los Andes, Centro de Estudios Rurales Andinos "Bartolome de las Casas, Cusco, Pérou, 1988
Type: Colloque filmé
Url: http://www.archivesaudiovisuelles.fr/673/accueil.asp
Cette 3eme édition de la Journée d'histoire des sensibilités s'inscrit dans le cadre du projet quadriennal "L'histoire des sensibilités. Une autre manière d'écrire l'histoire Amériques-Caraïbes-Europe XVIe-XXIe siècles" (Cerma-UMR 8168 coord. Frédérique Langue-Sandra Pesavento). Elle portait cette année sur le thème "Histoires singulières et sensibilités", et a réuni des spécialistes venus du Brésil, du Mexique, du Chili, des Etats-Unis, d'Espagne et de France. Pour consulter le texte de ce projet en cours : (Enquêtes, rubrique Histoire et anthropologie des sensibilités, n°19)
Lien: Histoire des sensibilités 2006
Type: Colloque filmé
Url: http://www.archivesaudiovisuelles.fr/936/
Terrain novateur, inédit, aux frontières de l'histoire sociale, de l'histoire des représentations et de l'anthropologie culturelle, l'histoire des sensibilités s'est affirmée dans le panorama historiographique de ces dernières années en explorant des marges inconnues ou laissées pour compte, telles que sensations et affects. D'où le décryptage inédit des usages du passé auquel se livrent les participants au projet international "histoire des sensibilités". Une autre manière d'écrire l'histoire Amériques-Caraïbes-Europe du XVIe au XXIe siècles (Cerma/UMR8168/Mascipo), et plus particulièrement lors de cette journée annuelle. L’insistance est mise sur l'écriture de l'histoire dans les domaines européen, latino-américain et caribéen à travers ces objets encore mal perçus que sont pour l'historien les affects et passions, les syncrétismes fondateurs d'identités, les conflits de mémoires et la construction de catégories historiographiques, et enfin, cette fabrique d'émotions pour le temps présent que constitue le diptyque violence et guerre lorsqu'il est l'objet de remémorations.
Lien: Histoire des sensibilités 2007
Type: Livre
Auteur: César ITIER
La littérature orale quechua - De la région de Cuzco, Pérou, Collection Paroles en miroir, Editions Karthala, 2005
Type: Exposé(s) scientifique(s)
Intervention anthropologique sur l'identité bolivienne dans un colloque dédié à l'Histoire des sensibilités en Amérique Latine.
Type: Contexte "Recherche"
Public cible: Pour tout public
Recherches en sciences sociales (histoire et anthropologie) sur la Bolivie.
Type: Niveau Master
Public cible: Pour tout public
Master en sciences sociales, spécialité Amériques
GIL GARCÍA Francisco Miguel. « Expropiando el pasado para la construcción del presente. Conciencia histórica e identidad en una comunidad de Potosí, Bolivia », Archives Audiovisuelles de la Recherche (AAR), n°936, 2007, [en ligne] ; URL : http://www.archivesaudiovisuelles.fr/FR/_video.asp?id=936&ress=2996&video=6427&format=68
Type: Droit d'auteur relatif à la réalisation du document source
Elisabeth de Pablo (ESCoM-FMSH, Paris, France), Richard Fillon (ESCoM-FMSH, Paris, France), 2007
Type: Droit d'auteur relatif au contenu du document source
Francisco Miguel GIL GARCÍA (Universidad Complutense de Madrid, Espagne), Frédérique Langue (Responsable du colloque, CERMA - Centre de recherches sur les mondes américains, EHESS - Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales, Paris, France), 2007
Type: Régime général "Creative Commons" relatifs au document source
Cette ressource audiovisuelle est protégée par le régime "Creative Commons". Vous êtres libres de la reproduire, distribuer et communiquer au public. Mais vous devez impérativement signaler sa paternité (son ou ses auteurs), vous n'avez pas le droit de la modifier ni d'en faire un usage commercial. Lecture, diffusion et exploitation concrète de cette ressource audiovisuelle présuppose que vous ayez accepté les règles juridiques Creative Commons décrites dans la page http://creativecommons.org/licenses/by-nc-nd/2.0/fr/"
Titre: Analyse anthropologique de la vidéo « Expropiando el pasado para la construcción del presente. Conciencia histórica e identidad en una comunidad de Potosí, Bolivia»
Sous-titre: Analyse anthropologique de l'interprétation des narrations historico-mythiques
Langue(s): Français
Type: Analyses thématiques
Comment citer: LEGRAND, Valérie. « Analyse anthropologique de la vidéo « Expropiando el pasado para la construcción del presente. Conciencia histórica e identidad en una comunidad de Potosí, Bolivia»» (Portail ARC, 2013), URL Vidéo : http://www.archivesaudiovisuelles.fr/FR/_video.asp?id=936&ress=2996&video=6427&format=68 (AAR, 2007)
Id analyse: 6583b592-8665-46d6-ae9d-fa27694e4a47
Id vidéo: 0a8dd888-edec-4ee2-a516-4797afa85c6f
Analyse anthropologique de la vidéo « Expropiando el pasado para la construcción del presente. Conciencia histórica e identidad en una comunidad de Potosí, Bolivia», extraite du colloque « Histoire des sensibilités. Le “cours ordinaire des choses” de la période coloniale au “temps présent” », traitant de la reconstruction historique et des représentations identitaires à partir des narrations historico-mythiques de la communauté andine de Santiago de Chuqilla, Potosi, Bolivie.