Sociologie de l’art et du travail. MENGER Pierre-Michel

Chapitre

Titre: Parcours personnel
Durée: 00:23:34   [00:00:00 > 00:23:34]
Pierre-Michel MENGER était, au moment de cet entretien, directeur de recherche au CNRS ainsi que directeur d’études à l’EHESS. Il est depuis 2013 professeur au Collège de France. Il a dirigé de 1993 à 2005 le Centre de sociologie du travail et des arts, intégré depuis 2006 à l’Institut Marcel Mauss. Ses domaines de recherche concernent, de manière globale, la sociologie du travail. Parmi ses publications, on peut citer Portrait de l’artiste en travailleur. Métamorphoses du capitalisme, publié en 2003, Les intermittents du spectacle. Sociologie du travail flexible paru en 2005, ainsi que Le travail créateur. S’accomplir dans l’incertain paru en 2009. Pierre-Michel MENGER retrace, après une brève introduction, son parcours. Il indique ainsi être né en Lorraine, puis s’être formé à la philosophie à l’Ecole Normale Supérieure. Le sujet de l’agrégation était alors « la société », ce qui lui permit de se familiariser avec la sociologie. Il prit alors connaissance de l’ouvrage Le marché de la peinture en France de Raymonde MOULIN, qui le marqua profondément. Il définit ainsi un projet de thèse s’inspirant de cette analyse, en l’appliquant à la musique. Il s’intéressait alors à la dichotomie entre musique savante et création contemporaine, ce qui l’amena à étudier les processus de création, de diffusion et de réception musicale de manière comparative en Europe. Le chercheur indique le caractère formateur de cet épisode, qui mena à la publication de l’ouvrage Le paradoxe du musicien, publié en 1983, à un moment où la musique n’était que peu traitée en sociologie des arts. S’il fut initialement séduit par le programme élaboré par Pierre BOURDIEU dans ce domaine de recherche, il décida par la suite de s’en écarter. Après avoir achevé sa thèse, il se dirigea vers le CNRS, et prit la direction du Centre de Sociologie des Arts jusqu’alors mené par Raymonde MOULIN.
Type: Persee- Le portail des revues scientifiques
Auteur: François HERAN
Url: http://www.persee.fr/doc/rfsoc_0035-2969_1984_num_25_2_3808
Héran François. Menger Pierre-Michel, Le paradoxe du musicien. Le compositeur, le mélomane et l'État dans la société contemporaine.. In: Revue française de sociologie, 1984, 25-2. pp. 313-316.
Titre: L'importance de l'acte de recherche dans la vie d'un chercheur
Durée: 00:05:27   [00:23:34 > 00:29:01]
En 1999, Pierre-Michel MENGER reçut la médaille d’argent du CNRS. Lors de la cérémonie de remise, il aborda la vie de chercheur et sa conception de la pratique de la recherche. Selon lui, la créativité et la remise en question des certitudes sont au fondement de la richesse de cette activité.
Titre: Du travail sociographique à un travail sociologique sur l'art
Durée: 00:01:31   [00:29:01 > 00:30:33]
Pierre-Michel MENGER indique ici que plutôt que de se contenter d’opposer un extérieur (origine sociale des artistes, modes de financement, etc.) et un intérieur (mystère de l’œuvre et de la création), il s’agit de trouver des portes d’entrée permettent d’invalider cette frontière. Pour lui, aborder ce domaine par la notion de travail permet cela.
Titre: Le regard des économistes sur la valeur artistique
Durée: 00:04:43   [00:30:33 > 00:35:16]
Dans les années 1980, il passa donc d’un registre « sociographique » et descriptif à un autre, qui survint lorsqu’il s’intéressa à l’économie. Cela lui permit de sortir d’un dilemme consistant à choisir parmi les paradigmes dominants en sciences sociales. Sa question centrale était alors centrée sur les notions de risque et d’incertitude liées aux professions artistiques. Les arts sont en effet un objet d’étude privilégié des économistes, qui essaient de répondre au paradoxe suivant : pourquoi les individus, essayant pourtant d’éviter le risque, sont-ils attirés par ces activités hautement productrices de tels « dangers » ? Depuis cette période, il s’inscrit dans ce débat qui suscita un intérêt croissant pour lui.
Titre: Le marché du travail artistique
Durée: 00:11:37   [00:35:16 > 00:46:54]
Le chercheur mena ainsi un travail à l’EHESS sur la détermination de la valeur artistique en collaboration avec des économistes. Un des produits de ce travail fut l’ouvrage qu’il dirigea avec Victor GINSBURGH, Economics of the Arts. Selected Essays, publié en 1996. Le chercheur indique ici la fécondité de concilier à la fois rigueur intellectuelle et curiosité pour ce qui ne relève pas de sa propre discipline. Cette expérience de travail avec des économistes réorienta son propre programme de recherche, qui consiste encore alors à trouver sur le domaine du marché des arts de nombreuses sources, et à les analyser statistiquement. En parallèle, le sociologue indique aussi avoir réalisé une enquête portant sur plus de 1000 comédiens. En définitive, de nombreuses expériences de recherche ont été menées, ayant pour but de faire varier les, instruments, les méthodes et les focales d’analyse.
Titre: Le système des intermittents
Durée: 00:02:40   [00:46:54 > 00:49:35]
Cette période, qui débuta à la fin des années 1980, mena à toute une série de travaux concernant les intermittents, sur lesquels de nombreuses données statistiques sont disponibles. Il s’agissait alors d’analyser un marché du travail désintégré et de comprendre de manière fine et nuancée sa logique spécifique.
Type: Revue.org - Le portail des revues en ligne
Auteur: Lisa MARX
Url: https://lectures.revues.org/6067
Lisa Marx, « Pierre-Michel Menger, Les intermittents du spectacle. Sociologie du travail flexible », Lectures [En ligne], Les comptes rendus, 2011, mis en ligne le 20 juillet 2011, consulté le 23 décembre 2015.
Titre: Les métiers et le travail artistique
Durée: 00:02:41   [00:49:35 > 00:52:16]
Les arts donnent à voir une très grande hétérogénéité de situations. Il s’agit de faire jouer la tension consistant à d’une part, comprendre la spécificité de chacun de ces mondes, et d’autre part dégager la logique globale de ce système. Une manière de résoudre cette tension est de l’envisager sous la notion de travail.
Titre: Le monde des arts et le capitalisme
Durée: 00:16:30   [00:52:16 > 01:08:46]
L’approche des arts sous l’angle du travail permettant d’accumuler différents résultats, il s’agissait dès lors d’en effectuer un bilan. Cette occasion se présenta lorsque Pierre ROSANVALLON demanda à Pierre-Michel MENGER d’écrire un ouvrage de synthèse posant la question suivante : le monde des arts participe-t-il ou non au capitalisme ? En posant toutes les « pièces » de l’énigme, le sociologue reprend ici les principales idées développées dans Portrait de l’artiste en travailleur. Métamorphoses du capitalisme, publié en 2003.
Titre: L'art comme une chaîne d'actions coopératives et son engagement en terme de "projet"
Durée: 00:13:51   [01:08:46 > 01:22:37]
Pierre-Michel MENGER explique ici que les arts sont régis par certains principes ressemblant à ceux d’autres mondes professionnels. Il s’agit alors de s’interroger sur leurs différences relatives. Ainsi, ce domaine d’activité a, comme beaucoup d’autres, été marqué par une division du travail plus poussée que par le passé. En indiquant que les mondes artistiques forment une chaine extrêmement malléable de coopérations horizontales au sein de laquelle chacun des membres bénéficie d’une rétribution à hauteur de son investissement, il fait référence aux travaux du sociologue américain Howard BECKER, qu’il a contribué à importer en France, en préfaçant son ouvrage Les mondes de l’art. A cette coopération horizontale s’ajoute, au sein des mondes de l’art, une autre de type verticale, qui s’organise autour d’écarts reconnus de compétence et de talent.
Titre: Comment analyser le problème du "talent"
Durée: 00:11:17   [01:22:37 > 01:33:55]
Le talent semble constituer une énigme en sciences sociales. En effet, si les explications par le talent sont très fréquentes au sein du monde des arts, les sciences sociales ont traité cette notion comme une pure construction sociale. A un autre pôle, un discours expliquant qu’il existe des différences de nature ou de don entre individus existe également. Quelle que soit la manière de l’analyser, les talents sont au sein du monde des arts le plus souvent acceptés et mis en scène, à travers différents supports. Le sociologue indique son intérêt pour ce problème, refusant les deux postures. Il propose alors une analyse plus fine des différences interindividuelles, dans un domaine où celles-ci sont fortement valorisées. Selon Pierre-Michel MENGER, il suffit qu’il existe une différence minime au départ pour que celle-ci fasse l’objet d’un mécanisme amplificateur de valeur et de talent.
Titre: Un système basé sur une revendications de la concurrence et sur l'exclusion de toute idée de rente
Durée: 00:09:26   [01:33:55 > 01:43:21]
Les mondes de l’art sont dès lors en permanence en recherche de talents, analysés de manière comparative, et non pas absolue. Il s’agit donc d’un système valorisant la concurrence, et qui suppose une acceptation de celle-ci par les individus s’engageant en son sein. Il s’agit d’un système ouvert : en effet, si un artiste qui avait réussi bénéficiait d’une rente à vie, alors la logique des mondes de l’art s’écroulerait. La dimension d’aléas est selon Pierre-Michel MENGER au centre de la logique des mondes de l’art. En retour, les artistes tentent au maximum de réduire cette incertitude, afin de créer des sécurités. Une analyse des mondes de la création vise donc à articuler ces tensions. Cela étant posé, il s’agit dès lors de comprendre comment d’autres domaines cherchent à s’emparer de ces mécanismes particulièrement visibles dans les mondes de l’art.
Titre: Le principe de la fermentation de la croissance
Durée: 00:07:50   [01:43:21 > 01:51:12]
Le sociologue envisage ici les analyses endogènes de la croissance, permettant selon le chercheur de comprendre les hausses de productivité du travail. Pierre-Michel MENGER aborde par la suite une évolution de la reconnaissance de l’intelligence des acteurs dans le travail, mettant en œuvre des compétences spécifiques. Un enrichissement du travail semble possible en reconnaissant ces compétences, à travers une restructuration du marché du travail.

12 chapitres.
  • Pierre-Michel MENGER était, au moment de cet entretien, directeur de recherche au CNRS ainsi que directeur d’études à l’EHESS. Il est depuis 2013 professeur au Collège de France. Il a dirigé de 1993 à 2005 le Centre de sociologie du travail et des arts, intégré depuis 2006 à l’Institut Marcel Mauss. Ses domaines de recherche concernent, de manière globale, la sociologie du travail. Parmi ses publications, on peut citer Portrait de l’artiste en travailleur. Métamorphoses du capitalisme, publié en 2003, Les intermittents du spectacle. Sociologie du travail flexible paru en 2005, ainsi que Le travail créateur. S’accomplir dans l’incertain paru en 2009. Pierre-Michel MENGER retrace, après une brève introduction, son parcours. Il indique ainsi être né en Lorraine, puis s’être formé à la philosophie à l’Ecole Normale Supérieure. Le sujet de l’agrégation était alors « la société », ce qui lui permit de se familiariser avec la sociologie. Il prit alors connaissance de l’ouvrage Le marché de la peinture en France de Raymonde MOULIN, qui le marqua profondément. Il définit ainsi un projet de thèse s’inspirant de cette analyse, en l’appliquant à la musique. Il s’intéressait alors à la dichotomie entre musique savante et création contemporaine, ce qui l’amena à étudier les processus de création, de diffusion et de réception musicale de manière comparative en Europe. Le chercheur indique le caractère formateur de cet épisode, qui mena à la publication de l’ouvrage Le paradoxe du musicien, publié en 1983, à un moment où la musique n’était que peu traitée en sociologie des arts. S’il fut initialement séduit par le programme élaboré par Pierre BOURDIEU dans ce domaine de recherche, il décida par la suite de s’en écarter. Après avoir achevé sa thèse, il se dirigea vers le CNRS, et prit la direction du Centre de Sociologie des Arts jusqu’alors mené par Raymonde MOULIN.
  • Pierre-Michel MENGER indique ici que plutôt que de se contenter d’opposer un extérieur (origine sociale des artistes, modes de financement, etc.) et un intérieur (mystère de l’œuvre et de la création), il s’agit de trouver des portes d’entrée permettent d’invalider cette frontière. Pour lui, aborder ce domaine par la notion de travail permet cela.
  • Dans les années 1980, il passa donc d’un registre « sociographique » et descriptif à un autre, qui survint lorsqu’il s’intéressa à l’économie. Cela lui permit de sortir d’un dilemme consistant à choisir parmi les paradigmes dominants en sciences sociales. Sa question centrale était alors centrée sur les notions de risque et d’incertitude liées aux professions artistiques. Les arts sont en effet un objet d’étude privilégié des économistes, qui essaient de répondre au paradoxe suivant : pourquoi les individus, essayant pourtant d’éviter le risque, sont-ils attirés par ces activités hautement productrices de tels « dangers » ? Depuis cette période, il s’inscrit dans ce débat qui suscita un intérêt croissant pour lui.
  • Le chercheur mena ainsi un travail à l’EHESS sur la détermination de la valeur artistique en collaboration avec des économistes. Un des produits de ce travail fut l’ouvrage qu’il dirigea avec Victor GINSBURGH, Economics of the Arts. Selected Essays, publié en 1996. Le chercheur indique ici la fécondité de concilier à la fois rigueur intellectuelle et curiosité pour ce qui ne relève pas de sa propre discipline. Cette expérience de travail avec des économistes réorienta son propre programme de recherche, qui consiste encore alors à trouver sur le domaine du marché des arts de nombreuses sources, et à les analyser statistiquement. En parallèle, le sociologue indique aussi avoir réalisé une enquête portant sur plus de 1000 comédiens. En définitive, de nombreuses expériences de recherche ont été menées, ayant pour but de faire varier les, instruments, les méthodes et les focales d’analyse.
  • Cette période, qui débuta à la fin des années 1980, mena à toute une série de travaux concernant les intermittents, sur lesquels de nombreuses données statistiques sont disponibles. Il s’agissait alors d’analyser un marché du travail désintégré et de comprendre de manière fine et nuancée sa logique spécifique.
  • Les arts donnent à voir une très grande hétérogénéité de situations. Il s’agit de faire jouer la tension consistant à d’une part, comprendre la spécificité de chacun de ces mondes, et d’autre part dégager la logique globale de ce système. Une manière de résoudre cette tension est de l’envisager sous la notion de travail.
  • L’approche des arts sous l’angle du travail permettant d’accumuler différents résultats, il s’agissait dès lors d’en effectuer un bilan. Cette occasion se présenta lorsque Pierre ROSANVALLON demanda à Pierre-Michel MENGER d’écrire un ouvrage de synthèse posant la question suivante : le monde des arts participe-t-il ou non au capitalisme ? En posant toutes les « pièces » de l’énigme, le sociologue reprend ici les principales idées développées dans Portrait de l’artiste en travailleur. Métamorphoses du capitalisme, publié en 2003.
  • Pierre-Michel MENGER explique ici que les arts sont régis par certains principes ressemblant à ceux d’autres mondes professionnels. Il s’agit alors de s’interroger sur leurs différences relatives. Ainsi, ce domaine d’activité a, comme beaucoup d’autres, été marqué par une division du travail plus poussée que par le passé. En indiquant que les mondes artistiques forment une chaine extrêmement malléable de coopérations horizontales au sein de laquelle chacun des membres bénéficie d’une rétribution à hauteur de son investissement, il fait référence aux travaux du sociologue américain Howard BECKER, qu’il a contribué à importer en France, en préfaçant son ouvrage Les mondes de l’art. A cette coopération horizontale s’ajoute, au sein des mondes de l’art, une autre de type verticale, qui s’organise autour d’écarts reconnus de compétence et de talent.
  • Le talent semble constituer une énigme en sciences sociales. En effet, si les explications par le talent sont très fréquentes au sein du monde des arts, les sciences sociales ont traité cette notion comme une pure construction sociale. A un autre pôle, un discours expliquant qu’il existe des différences de nature ou de don entre individus existe également. Quelle que soit la manière de l’analyser, les talents sont au sein du monde des arts le plus souvent acceptés et mis en scène, à travers différents supports. Le sociologue indique son intérêt pour ce problème, refusant les deux postures. Il propose alors une analyse plus fine des différences interindividuelles, dans un domaine où celles-ci sont fortement valorisées. Selon Pierre-Michel MENGER, il suffit qu’il existe une différence minime au départ pour que celle-ci fasse l’objet d’un mécanisme amplificateur de valeur et de talent.
  • Les mondes de l’art sont dès lors en permanence en recherche de talents, analysés de manière comparative, et non pas absolue. Il s’agit donc d’un système valorisant la concurrence, et qui suppose une acceptation de celle-ci par les individus s’engageant en son sein. Il s’agit d’un système ouvert : en effet, si un artiste qui avait réussi bénéficiait d’une rente à vie, alors la logique des mondes de l’art s’écroulerait. La dimension d’aléas est selon Pierre-Michel MENGER au centre de la logique des mondes de l’art. En retour, les artistes tentent au maximum de réduire cette incertitude, afin de créer des sécurités. Une analyse des mondes de la création vise donc à articuler ces tensions. Cela étant posé, il s’agit dès lors de comprendre comment d’autres domaines cherchent à s’emparer de ces mécanismes particulièrement visibles dans les mondes de l’art.
  • Le sociologue envisage ici les analyses endogènes de la croissance, permettant selon le chercheur de comprendre les hausses de productivité du travail. Pierre-Michel MENGER aborde par la suite une évolution de la reconnaissance de l’intelligence des acteurs dans le travail, mettant en œuvre des compétences spécifiques. Un enrichissement du travail semble possible en reconnaissant ces compétences, à travers une restructuration du marché du travail.
Titre: Sociologie de l’art et du travail
Sous-titre: Entretien avec Pierre-Michel MENGER
Auteur(s): MENGER Pierre-Michel
Date de réalisation: 17/03/2003
Lieu de réalisation: Fondation Maison des Sciences de l’Homme 54 Boulevard Raspail 75006 Paris FRANCE
Genre: Entretien filmé
Langue(s): Français
Le sociologue Pierre-Michel MENGER aborde au cours de cet entretien son parcours intellectuel et institutionnel, ainsi que ses domaines d’étude privilégiés : l’art et le travail. Il précise dès lors sa démarche, ses objectifs, ainsi que les différents objets analysés au fil de sa carrière : la musique, le marché du travail artistique, les intermittents, le talent artistique, les rapports entre art et capitalisme, etc.
Pierre-Michel MENGER est sociologue, directeur d’étude à l’Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales et titulaire de la chaire « Sociologie du travail créateur » au Collège de France. Ses travaux sur le marché du travail, envisagé d’un point de vue sociologique et économique, ont contribué à un renouvellement des approches des mondes artistiques. Parmi ses publications les plus importantes, on peut citer Portrait de l’artiste en travailleur. Métamorphoses du capitalisme, publié en 2003, Le travail créateur. S’accomplir dans l’incertain, publié en 2009, ou encore Les intermittents du spectacle. Sociologie du travail flexible, publié en 2011.
Sujet: Domaines et objets de recherche sur les cultures
Topique: De la culture - généralités
Libellé: Sociologie de l'art et du travail
Mots-clés: sociologie; économie; art, travail; valeur; talent; capitalisme
Localisation spatiale du sujet: Europe de l'Ouest
Localisation temporelle du sujet: Epoque contemporaine ; XXIe siècle ap. J.-C. ; XXe siècle ap. J.-C.
Aspects rhétoriques et discursifs: Argumentation ; Dialogue ; Discussion ; Entretien ; Explication ; Exposé scientifique ; Interrogation ; Narration ; Présentation de soi
Pierre-Michel MENGER aborde au cours de cet entretien ses recherches mêlant sociologie de l'art et du travail.
Pierre-Michel MENGER analyse par l'entrée du travail les mondes artistiques. Cette approche lui permet, en mêlant économie et sociologie, de travailler sur des objets tels que les marchés du travail, les intermittents, la valeur artistique, le talent, les relations entre art et capitalisme, etc.
Sujet: Discipline/approche SHS
Topique: Sociologie
Discipline(s), approche(s): Sociologie de l'art
Libellé: Sociologie de l'art et du travail
Mots-clés: sociologie; économie; art, travail; valeur; talent; capitalisme
Localisation spatiale du sujet: Europe de l'Ouest
Localisation temporelle du sujet: Epoque contemporaine ; XXIe siècle ap. J.-C. ; XXe siècle ap. J.-C.
Aspects rhétoriques et discursifs: Argumentation ; Dialogue ; Discussion ; Entretien ; Explication ; Exposé scientifique ; Interrogation ; Narration ; Présentation de soi
Pierre-Michel MENGER aborde au cours de cet entretien ses recherches mêlant sociologie de l'art et du travail.
Pierre-Michel MENGER analyse par l'entrée du travail les mondes artistiques. Cette approche lui permet, en mêlant économie et sociologie, de travailler sur des objets tels que les marchés du travail, les intermittents, la valeur artistique, le talent, les relations entre art et capitalisme, etc.
Type: Livre
Auteur: Pierre-Michel MENGER
Url: http://www.seuil.com/livre-9782020578929.htm
Pierre-Michel MENGER, Portrait de l'artiste en travailleur. Métamorphoses du capitalisme, Paris, Le Seuil/La République des idées, 2003, 96p.
Type: Contexte "Recherche"
Public cible: Pour tout public
Entretien avec le sociologue Pierre-Michel MENGER destiné à toute personne s’intéressant à la sociologie, à l’art et au travail.
MENGER Pierre-Michel. « Sociologie de l’art et du travail », Archives Audiovisuelles de la Recherche (AAR), n°124, 2003, [en ligne] ; URL : http://www.archivesaudiovisuelles.fr/124/
Type: Droit d'auteur relatif à la production du document source
© ESCoM-AAR (Equipe Sémiotique Cognitive et Nouveaux Médias, Archives Audiovisuelles de la Recherche), FMSH (Fondation Maison des Sciences de l’Homme), Paris, France, 2015
Type: Droit d'auteur relatif à la réalisation du document source
© BONNEMAZOU Camille, réalisateur, ESCoM-AAR/FMSH, Paris, France, 2003 © CHALLULAU Hélène, réalisatrice, ESCoM-AAR/FMSH, Paris, France, 2003 © STOCKINGER Peter, professeur des universités, ESCoM-AAR/FMSH, Paris, France, 2003
Type: Droit d'auteur relatif au contenu du document source
© MENGER Pierre-Michel, Collège de France/EHESS, Paris, France, 2003
Type: Régime général "Creative Commons" relatifs au document source
Cette ressource audiovisuelle est protégée par le régime "Creative Commons". Vous êtes libres de la reproduire, distribuer et communiquer au public. Mais vous devez impérativement signaler la paternité de son(ses) auteur(s): ESCoM-AAR (Equipe Sémiotique Cognitive et Nouveaux Médias, Archives Audiovisuelles de la Recherche), FMSH (Fondation Maison des Sciences de l’Homme), Paris, France ; Camille BONNEMAZOU, réalisateur, ESCoM-AAR/FMSH, Paris, France ; Hélène CHALLULAU, réalisatrice, ESCoM-AAR/FMSH, Paris, France ; Peter STOCKINGER, professeur des universités, ESCoM-AAR/FMSH, Paris, France. Vous n'avez pas le droit de la modifier ni d'en faire un usage commercial. Lecture, diffusion et exploitation concrète de cette ressource audiovisuelle présuppose que vous ayez accepté les règles juridiques Creative Commons décrites dans la page http://creativecommons.org/licenses/by-nc-nd/2.0/fr/
Titre: Analyse de la vidéo « Sociologie de l’art et du travail »
Sous-titre: Entretien avec Pierre-Michel MENGER
Langue(s): Français
Type: Analyse plus détaillé
Comment citer: FRINGANT, Matthias. Analyse de la vidéo « Sociologie de l’art et du travail ». (Portail ARC, 2015), http://www.arc.msh-paris.fr
Id analyse: 67a05763-7b0e-414a-96a4-ba313e0bcc62
Id vidéo: 929ba99a-4dfd-4854-8c31-b6af61c4339f
Analyse d’un entretien avec le sociologue Pierre-Michel MENGER.