La crianza de las alpacas. Paquchaq uywayninmanta. LEGRAND-GALARZA, Valérie, CHOQUE CCAHUANA Santiago, CHOQUE CRUZ Augustina, Communauté paysanne de Chaupimayo

Chapitre

Titre: Introduction
Durée: 00:00:22   [00:00:00 > 00:00:22]
Santiago et sa femme Augustina nous présentent les différents aspects du travail d'élevage des alpagas.
Titre: La naissance et la croissance des alpagas
Sous-titre: Nacimiento y crecimiento. Paquchaq paqarisninmanta wiñayninmantawan.
Durée: 00:00:39   [00:00:22 > 00:01:02]
Les bébés alpagas naissent pendant la saison des pluies dans les Andes péruviennes, entre le mois d’octobre et de mars. A un an ils atteignent une taille moyenne de 70 cm au garrot (la taille adulte moyenne étant de 1 mètre).
Titre: Le marquage des alpagas
Sous-titre: Marcación. Siñalakuy
Durée: 00:02:26   [00:01:02 > 00:03:28]
Le marquage des alpagas ("siñalakuy" en quechua, de l’espagnol “señalar”) est une pratique pastorale servant à marquer le troupeau pour le reconnaître parmi les autres et pour différencier les jeunes alpagas des adultes. Dans les Andes péruviennes, les éleveurs d’alpacas réalisent ce marquage selon deux méthodes différentes. La première méthode consiste à coudre de la laine colorée sur l’oreille des alpagas (voir la vidéo sur le marquage des lamas: "Llama T’ikachay"). La seconde méthode se réalise en peignant le dos des alpagas avec de la teinture colorée (Santiago a utilisé cette méthode pour ses alpagas). Cette pratique pastorale est réalisée lors d’un rituel spécifique (“t’ikay” en quechua) qui a lieu à l’époque du carnaval en février-mars pour les alpagas, alors que le marquage des lamas a lieu en août (voir vidéo "Llama T’ikachay").
Titre: La tonte des alpagas
Sous-titre: Esquila de lana. Millma rutuy
Durée: 00:01:32   [00:03:28 > 00:05:01]
La tonte des alpagas a lieu généralement entre les mois de novembre et janvier, pendant la saison des pluies qui est aussi l’époque la plus chaude de l’année dans les Andes sud-péruviennes. On coupe la laine des jeunes alpagas à leur 1e année, alors que les adultes sont tondus tous les deux ans en moyenne, le temps que la laine soit assez longue.
Titre: Les maladies
Sous-titre: Enfermedades. Unquykuna.
Durée: 00:00:46   [00:05:01 > 00:05:48]
Les alpagas peuvent être victimes de différentes maladies telles que les parasites extérieurs (icchu kuru) ou encore les vers intestinaux (tallarin) qui affaiblissent et font maigrir les alpagas. Augustina fait remarquer qu’auparavant il y avait plus de plantes naturelles contenant les vitamines nécessaires aux alpagas. A présent, les éleveurs doivent donc acheter des vitamines complémentaires pour protéger leurs animaux.
Titre: La classification des alpagas
Sous-titre: Clasificación de las alpacas. Paqucha clasichiy
Durée: 00:01:40   [00:05:48 > 00:07:28]
Les alpagas sont classés localement selon la couleur et la qualité de leur laine. Les alpagas ayant une laine de bonne qualité sont également identifiés par un ingénieur agronome qui place un badge numéroté sur leur oreille.
Titre: Usages de l'alpaga
Sous-titre: Usos de la alpaca. Paquchaq usunmanta
Durée: 00:02:02   [00:07:28 > 00:09:31]
L’alpaga est utilisé pour de multiples fonctions. Sa viande, appréciée pour son goût raffiné et sa basse teneur en graisses, est consommée et vendue sur les marchés. La laine d’alpaga, réputée pour la qualité de ses fibres sert pour le tissage et l’artisanat. Son cuir est utilisé pour faire des liens servant à fabriquer des instruments agricoles comme la bêche (« taklla » en quechua) ou la serfouette servant à extraire les pommes de terre (« rawkana » en quechua). Son cuir sert aussi pour attacher les poutres des toits traditionnels en paille. L’alpaga mâle est utilisé pour porter des charges légères, mais on lui préfère en général le lama capable de porter des charges plus lourdes. Enfin, les excréments séchés d’alpaga (« uccha » en quechua) servent aussi de fertilisants pour les champs et de combustibles pour le feu du foyer.
Titre: Vente et usage de la laine d’alpaga
Sous-titre: Venta y usos de la lana. Millmaq usunmanta bindanmantawan
Durée: 00:03:05   [00:09:31 > 00:12:36]
La laine d’alpaga est mesurée en livres sur une « romana » (balance). La laine extraite d’un alpaga adulte pèse en moyenne entre 3 et 4 livres et entre 2 et 3 livres pour un bébé alpaga. Le prix de la laine varie en fonction de son âge (le bébé alpaga valant plus), sa qualité et de sa couleur. Sur le marché, la laine brute blanche est vendue plus cher (en moyenne 8 soles la livre) que la laine de couleur (marron, noire, grise, vendue en moyenne 6 soles la livre). En revanche dans l’artisanat, la laine de couleur tissée ou tricotée vaut plus que la laine blanche. C’est pourquoi les éleveurs préfèrent en général garder cette laine pour l’artisanat. La vente de la laine brute d’alpaga ne rapportant que peu d’argent aux familles, les éleveurs préfèrent le plus souvent la transformer en artisanat tissé ou tricoté pour la vendre sur des marchés touristiques.
Titre: Pastoralisme des alpacas
Sous-titre: Pastorear las alpacas. Paqucha michiy
Durée: 00:02:15   [00:12:36 > 00:14:52]
Les éleveurs d’alpagas vont faire paître leur troupeau dans les collines d’altitude environnantes, là où pousse le pâturage humide dont se nourrissent les alpagas. Ce sont en général les femmes et les adolescentes qui assument ce rôle, accompagnées par les enfants les jours fériés (les hommes se consacrant plutôt aux travaux des champs). Ils ont pour charge de surveiller le troupeau et de le protéger contre leurs prédateurs, tels que le renard (« atuq » en quechua) ou encore l’alqamari (« aqchi » en quechua), sorte de faucon andin qui s’attaque aux yeux des jeunes alpagas. Ils doivent aussi veiller à ce que les conditions atmosphériques, souvent dures dans ces régions, n’entraînent pas la mort des membres du troupeau. Les pasteurs peuvent rester sur place quelques jours dans un petit abri de berger en pierre (« sama wasi » en quechua), mais en général, si le pâturage n’est pas trop éloigné, ils ramènent le troupeau dans son enclos à côté de la maison à la nuit tombée.
Titre: Témoignage d’Augustina
Sous-titre: Testimonio de augustina. Augustinaq rimasqan
Durée: 00:00:59   [00:14:52 > 00:15:51]
Augustina témoigne des changements intervenus dans la vie des éleveurs d’alpagas de sa région. Elle estime que les conditions de vie se sont améliorées en comparaison avec l’époque de ses parents. A présent, grâce à l’artisanat, Santiago et Augustina parviennent à gagner un peu d’argent, dans l’objectif de faire étudier leurs enfants. Augustina espère en effet que ses enfants pourront faire des études, contrairement à elle-même et ses parents qui n’ont pas pu aller à l’école.

10 chapitres.
  • Le marquage des alpagas ("siñalakuy" en quechua, de l’espagnol “señalar”) est une pratique pastorale servant à marquer le troupeau pour le reconnaître parmi les autres et pour différencier les jeunes alpagas des adultes. Dans les Andes péruviennes, les éleveurs d’alpacas réalisent ce marquage selon deux méthodes différentes. La première méthode consiste à coudre de la laine colorée sur l’oreille des alpagas (voir la vidéo sur le marquage des lamas: "Llama T’ikachay"). La seconde méthode se réalise en peignant le dos des alpagas avec de la teinture colorée (Santiago a utilisé cette méthode pour ses alpagas). Cette pratique pastorale est réalisée lors d’un rituel spécifique (“t’ikay” en quechua) qui a lieu à l’époque du carnaval en février-mars pour les alpagas, alors que le marquage des lamas a lieu en août (voir vidéo "Llama T’ikachay").
  • La tonte des alpagas a lieu généralement entre les mois de novembre et janvier, pendant la saison des pluies qui est aussi l’époque la plus chaude de l’année dans les Andes sud-péruviennes. On coupe la laine des jeunes alpagas à leur 1e année, alors que les adultes sont tondus tous les deux ans en moyenne, le temps que la laine soit assez longue.
  • Les alpagas peuvent être victimes de différentes maladies telles que les parasites extérieurs (icchu kuru) ou encore les vers intestinaux (tallarin) qui affaiblissent et font maigrir les alpagas. Augustina fait remarquer qu’auparavant il y avait plus de plantes naturelles contenant les vitamines nécessaires aux alpagas. A présent, les éleveurs doivent donc acheter des vitamines complémentaires pour protéger leurs animaux.
  • L’alpaga est utilisé pour de multiples fonctions. Sa viande, appréciée pour son goût raffiné et sa basse teneur en graisses, est consommée et vendue sur les marchés. La laine d’alpaga, réputée pour la qualité de ses fibres sert pour le tissage et l’artisanat. Son cuir est utilisé pour faire des liens servant à fabriquer des instruments agricoles comme la bêche (« taklla » en quechua) ou la serfouette servant à extraire les pommes de terre (« rawkana » en quechua). Son cuir sert aussi pour attacher les poutres des toits traditionnels en paille. L’alpaga mâle est utilisé pour porter des charges légères, mais on lui préfère en général le lama capable de porter des charges plus lourdes. Enfin, les excréments séchés d’alpaga (« uccha » en quechua) servent aussi de fertilisants pour les champs et de combustibles pour le feu du foyer.
  • La laine d’alpaga est mesurée en livres sur une « romana » (balance). La laine extraite d’un alpaga adulte pèse en moyenne entre 3 et 4 livres et entre 2 et 3 livres pour un bébé alpaga. Le prix de la laine varie en fonction de son âge (le bébé alpaga valant plus), sa qualité et de sa couleur. Sur le marché, la laine brute blanche est vendue plus cher (en moyenne 8 soles la livre) que la laine de couleur (marron, noire, grise, vendue en moyenne 6 soles la livre). En revanche dans l’artisanat, la laine de couleur tissée ou tricotée vaut plus que la laine blanche. C’est pourquoi les éleveurs préfèrent en général garder cette laine pour l’artisanat. La vente de la laine brute d’alpaga ne rapportant que peu d’argent aux familles, les éleveurs préfèrent le plus souvent la transformer en artisanat tissé ou tricoté pour la vendre sur des marchés touristiques.
  • Les éleveurs d’alpagas vont faire paître leur troupeau dans les collines d’altitude environnantes, là où pousse le pâturage humide dont se nourrissent les alpagas. Ce sont en général les femmes et les adolescentes qui assument ce rôle, accompagnées par les enfants les jours fériés (les hommes se consacrant plutôt aux travaux des champs). Ils ont pour charge de surveiller le troupeau et de le protéger contre leurs prédateurs, tels que le renard (« atuq » en quechua) ou encore l’alqamari (« aqchi » en quechua), sorte de faucon andin qui s’attaque aux yeux des jeunes alpagas. Ils doivent aussi veiller à ce que les conditions atmosphériques, souvent dures dans ces régions, n’entraînent pas la mort des membres du troupeau. Les pasteurs peuvent rester sur place quelques jours dans un petit abri de berger en pierre (« sama wasi » en quechua), mais en général, si le pâturage n’est pas trop éloigné, ils ramènent le troupeau dans son enclos à côté de la maison à la nuit tombée.
  • Augustina témoigne des changements intervenus dans la vie des éleveurs d’alpagas de sa région. Elle estime que les conditions de vie se sont améliorées en comparaison avec l’époque de ses parents. A présent, grâce à l’artisanat, Santiago et Augustina parviennent à gagner un peu d’argent, dans l’objectif de faire étudier leurs enfants. Augustina espère en effet que ses enfants pourront faire des études, contrairement à elle-même et ses parents qui n’ont pas pu aller à l’école.
Titre: La crianza de las alpacas. Paquchaq uywayninmanta
Sous-titre: L'élevage des Alpagas, Ausangate, PEROU
Auteur(s): LEGRAND-GALARZA, Valérie, CHOQUE CCAHUANA Santiago, CHOQUE CRUZ Augustina, Communauté paysanne de Chaupimayo
Durée: 00:03:56
Date de réalisation: 07/09/2011
Lieu de réalisation: Comunidad Campesina de Chaupimayo, Département de Cusco, PEROU
Genre: Enquête ethnographique filmée
Langue(s): Español ; Quechua (Runasimi)
Cette vidéo, tournée dans la communauté paysanne de Chaupimayo (région du massif de l'Ausangate, département de Cusco, Pérou), présente les différents aspects du travail d’élevage des alpagas (camélidé andin), à travers l’entretien réalisé auprès de deux éleveurs, Santiago CHOQUE CCAHUANA et sa femme Augustina CHOQUE CRUZ.
Dans cette vidéo, Santiago CHOQUE CCAHUANA et sa femme Augustina CHOQUE CRUZ nous présentent l’élevage des alpagas, activité principale des habitants des plaines d’altitude du sud du Pérou situées entre 3800 et 5000 m.s.n.m. L’alpaga, camélidé originaire des Andes (comme le lama, le guanaco et la vigogne), vit en effet dans les zones de haute altitude où pousse à l’état naturel le pâturage dont il se nourrit. Santiago et Augustina nous expliquent ainsi les principaux aspects de leur travail d’éleveur depuis la naissance et la croissance des alpagas, en passant par le pastoralisme, le rituel de marquage du troupeau, la tonte de la laine, les maladies qui peuvent affecter les alpagas et leur classification. Ils nous présentent également les différents usages qu’ils font de leurs animaux, notamment l’exploitation de la laine, qui est une des fonctions principales de l’élevage. Ils témoignent ainsi de connaissances et de savoir-faire traditionnels propres à la région andine.
Sujet: Langues et dialectes quechuas
Topique: Dialecte Quechua II Sud
Titre: Dialecte quechua de Cusco
Dialecte Quechua II Sud: Dialecte Quechua II Sud Pérou – Inca (Cusco)
Cadre spatial du thème: Entité territoriale ; Province de Quispicanchis, Département de Cusco ; Communauté paysanne de Chaupimayo ; Español ; Comunidad campesina de Chaupimayo ; Communautés paysannes ; Montagne ; Altiplano/plaine d'altitude ; Région du massif de l'Ausangate
La communauté paysanne de Chaupimayo est située dans le district de Ocongate, dans la province de Quispicanchis, département de Cusco au Pérou.
Dans les zones rurales andines de Pérou, il existe des institutions communales appelées « Communautés paysannes » (« comunidades campesinas »), qui sont des entités juridiques à vocation agropastorale, fondées sur la propriété collective des terres. Cette institution andine, correspondant aux anciens « comun de indios » (villages d’ « indiens »), a été créée par deux principaux décrets constitutionnels établissant des structures foncières spécifiques : en 1920, la constitution reconnaît l’indivision des terres de communauté et leur caractère imprescriptible, et en 1933, la constitution décrète les terres de communauté inaliénables. Les comuneros ont l’usufruit des parcelles détenues en commun par la communauté, ils considèrent cependant en être les propriétaires et ont le droit d’en disposer et de les transmettre.
La communauté de Chaupimayo est située dans la région du massif de l'Ausangate, appartenant à la cordillère de Vilcanota au Sud du Pérou. Ce massif s'élève à 6,384m d'altitude. Cette montagne est considérée comme l'Apu (seigneur montagne) majeur de la région de Cusco, qui est une divinité honorée dans les croyances andines locales. En raison de son climat et de sa géographie d’altitude, cette zone se caractérise principalement par l’élevage des troupeaux de camélidés (lamas et alpacas).
Cadre temporel du thème: 07/09/2011
Les dialectes quechuas II Sud ou II C, selon la classification de Alfredo Torero (1964) et Gary Parker (1963), sont des dialectes parlés dans le sud du Pérou (Quechua Chanca dans la région d'Ayacucho, Quechua Inca dans la région de Cusco et Quechua Colla sur l'altiplano dans la région de Puno), dans plusieurs régions de Bolivie (Quechua Cochabamba, Quechua Potosi, Quechua sucre, Quechua Chuquisaca, Quechua Oruro) et dans certaines parties du Nord Ouest de l'Argentine. Ils sont inter-compréhensibles, présentent les mêmes structures grammaticales et peu de différences lexicales. Ils constituent également la forme dialectale quechua la plus parlée.
Sujet: Connaissances et pratiques concernant la nature et l'univers
Topique: Elevage des alpagas
Langue d'origine: Quechua (Runasimi)
Expression en langue originale: Paquchaq uywaynin
Epistémè: Connaissances traditionnelles
Epistémè: Expérience pratique
Epistémè: Savoir-faire
Epistémè: Vision, connaissance de la nature
Cadre spatial du thème: Entité territoriale ; Communauté paysanne de Chaupimayo ; Español ; Comunidad campesina de Chaupimayo ; Montagne ; Altiplano/plaine d'altitude
Province de Quispicanchis, Département de Cusco http://en.wikipedia.org/wiki/Quispicanchi_Province
La communauté paysanne de Chaupimayo est située dans le district de Ocongate, dans la province de Quispicanchis, département de Cusco au Pérou.
Dans les zones rurales andines de Pérou, il existe des institutions communales appelées « Communautés paysannes »(« comunidades campesinas »), qui sont des entités juridiques à vocation agropastorale, fondées sur la propriété collective des terres. Cette institution andine, correspondant aux anciens « comun de indios » (villages d’ « indiens »), a été créée par deux principaux décrets constitutionnels établissant des structures foncières spécifiques : en 1920, la constitution reconnaît l’indivision des terres de communauté et leur caractère imprescriptible, et en 1933, la constitution décrète les terres de communauté inaliénables. Les comuneros ont l’usufruit des parcelles détenues en commun par la communauté, ils considèrent cependant en être les propriétaires et ont le droit d’en disposer et de les transmettre.
Région du massif de l’Ausangate La communauté de Chaupimayo est située dans la région du massif de l'Ausangate, appartenant à la cordillère de Vilcanota au Sud du Pérou. Ce massif s'élève à 6,384m d'altitude. Cette montagne est considérée comme l'Apu (seigneur montagne) majeur de la région de Cusco, qui est une divinité honorée dans les croyances andines locales. En raison de son climat et de sa géographie d’altitude, cette zone se caractérise principalement par l’élevage des troupeaux de camélidés (lamas et alpacas). http://en.wikipedia.org/wiki/Ausangate
Cadre temporel du thème: 07/09/2011
Justification de la valeur patrimoniale: LEGRAND-GALARZA ; Valérie ; Elevage des alpagas ; Quechua (Runasimi) ; Paquchaq uywaynin ; L'élevage des alpagas comme connaissance et pratique concernant la nature ; LEGRAND GALARZA
L’élevage des alpagas est une activité traditionnelle originaire des Andes, où vit l’alpaga, camélidé andin natif. Cette pratique pastorale fait appel à un ensemble de connaissances et de savoir-faire traditionnels concernant la nature et l’éthologie de l’alpaga, qui sont transmis aux générations futures par la démonstration gestuelle, l’imitation et l’apprentissage oral. La sauvegarde de ce patrimoine culturel immatériel andin est fondamentale puisque l’élevage d’alpaga constitue l’activité laborale principale des habitants des plaines d’altitude du sud du Pérou situées entre 3800 et 5000 m.s.n.m.
L’élevage des alpagas est une activité pastorale traditionnelle des habitants des plaines d’altitude du sud du Pérou situées entre 3800 et 5000 m.s.n.m. L’alpaga, camélidé originaire des Andes (comme le lama, le guanaco et la vigogne), se nourrit en effet d’herbes poussant à haute altitude. Les éleveurs andins exploitent les alpagas pour de multiples usages, notamment pour leur viande (riche en protéines) et leur laine (dont la fibre fine et chaude est très réputée).
Nom: CHOQUE CCAHUANA
Prénom: Santiago
Rôle: Informateur sollicité
Appartenance: Ergonyme (nom propre)
Adresse: Communauté paysanne de Chaupimayo District d'Ocongate, Province de Quispicanchis, Département de Cusco, Communauté paysanne de Chaupimayo, PEROU
Santiago CHOQUE CCAHUANA est originaire de la communauté paysanne de Chaupimayo, province de Quispicanchis, département de Cusco au Pérou. Il est éléveur d'alpacas (camélidés andins) et arriero (guide muletier de chevaux) dans la région du massif de l'Ausangate.
Nom: CHOQUE CHOQUE
Prénom: Libia
Rôle: Témoin sollicité
Appartenance: Ergonyme (nom propre)
Adresse: Communauté paysanne de Chaupimayo, PEROU
Libia CHOQUE CHOQUE est la fille de Santiago et Augustina.
Nom: CHOQUE CRUZ
Prénom: Augustina
Rôle: Informateur sollicité
Appartenance: Ergonyme (nom propre)
Augustina CHOQUE CRUZ est originaire de la communauté paysanne de Marampaqui, province de Quispicanchis, département de Cusco au Pérou. Tisseuse, Augustina vit actuellement dans la communauté voisine de Chaupimayo avec son mari Santiago CHOQUE CCAHUANA, où ils élèvent des alpacas.
Nom: Comunidad campesina de Chaupimayo
Adresse: Communauté paysanne de Chaupimayo District d'Ocongate, Province de Quispicanchis, Département de Cusco, PEROU
La communauté paysanne de Chaupimayo est située dans le district de Ocongate, dans la province de Quispicanchis, département de Cusco au Pérou.
Nom: GALARZA ROCHA
Prénom: Juan Carlos
Rôle: Enquêteurs
Appartenance: Ergonyme (nom propre)
Fonction: Musicien, chercheur assistant
Adresse: Paris, FRANCE
Musicien bolivien vivant à Paris spécialiste du charango, Juan Carlos Galarza Rocha a participé en tant qu'assistant aux recherches sur le terrain en Bolivie et au Pérou pour le projet du portail PCIA.
Nom: LEGRAND-GALARZA
Prénom: Valérie
Rôle: Anthropologues
Appartenance: INaLCO - Institut national des Langues et Civilisations Orientales, France
Fonction: Chercheuse anthropologue, Laboratoire du CERLOM (Centre d’étude et de recherche sur les littératures et oralités du monde)
Adresse: Paris, FRANCE
Doctorante en Anthropologie (CERLOM - Centre d’étude et de recherche sur les littératures et oralités du monde, INALCO), chargée de cours de quechua et de civilisation andine à l’INALCO, elle a également travaillé au sein de la section sur le Patrimoine Culturel Immatériel de l’UNESCO (Paris). Ses recherches portent sur la poésie chantée en langue quechua - wayno - en tant que patrimoine culturel immatériel, dans la région de Cusco (Sud du Pérou). Elle participe actuellement aux travaux de recherches du projet ASA-SHS (ESCoM-FMSH, France) à travers l’élaboration d’un portail audiovisuel en ligne concernant le patrimoine vivant des populations andines au Pérou et en Bolivie (traditions orales, langue quechua, musiques, fêtes, rituels, savoirs et savoir-faire). Cette vidéothèque culturelle et pédagogique s’appuie sur le témoignage des acteurs locaux afin de contribuer à la préservation, la diffusion et la revalorisation de leurs savoirs.
Nom: LEGRAND-GALARZA
Prénom: Valérie
Rôle: Réalisateurs d'oeuvres audiovisuelles
Appartenance: FMSH - Fondation Maison des Sciences de l'Homme, ESCoM - Equipe Sémiotique Cognitive et Nouveaux Médias, France
Fonction: Ingénieur d’études, Projet ASA-SHS (Atelier de Sémiotique Audiovisuelle en Sciences Humaines et Sociales)
Adresse: Fondation Maison des Sciences de l'Homme 190, avenue de France 75013 Paris, FRANCE, Paris, FRANCE
Doctorante en Anthropologie (CERLOM - Centre d’étude et de recherche sur les littératures et oralités du monde, INALCO), chargée de cours de quechua et de civilisation andine à l’INALCO, elle a également travaillé au sein de la section sur le Patrimoine Culturel Immatériel de l’UNESCO (Paris). Ses recherches portent sur la poésie chantée en langue quechua - wayno - en tant que patrimoine culturel immatériel, dans la région de Cusco (Sud du Pérou). Elle participe actuellement aux travaux de recherches du projet ASA-SHS (ESCoM-FMSH, France) à travers l’élaboration d’un portail audiovisuel en ligne concernant le patrimoine vivant des populations andines au Pérou et en Bolivie (traditions orales, langue quechua, musiques, fêtes, rituels, savoirs et savoir-faire). Cette vidéothèque culturelle et pédagogique s’appuie sur le témoignage des acteurs locaux afin de contribuer à la préservation, la diffusion et la revalorisation de leurs savoirs.
Type: Mémoires d'étude
Auteur: Marion Charbonneau
Marion Charbonneau Gestion des ressources et peuplement des espaces pastoraux au défi de la modernité : le cas des pasteurs de la puna péruvienne (Thèse de doctorat de Géographie) Université de Pau et des Pays de l'Adour, Pau, 2009
Type: Livre
Auteur: Xavier Ricard Lanata
Xavier Ricard Lanata. Ladrones de sombra : el universo religioso de los pastores del Ausangate (andes surperuanos). IFEA, Lima, 2007.
Type: Livre
Auteur: Jorge FLORES OCHOA
Jorge FLORES OCHOA, Llamichos y paqocheros : pastores de llamas y alpacas, Centro de Estudios Andinos Cuzco-CEAC : Consejo Nacional de Ciencia y Tecnología-CONCYTEC, Cusco, 1988
Type: Livre
Auteur: Jorge FLORES OCHOA
Jorge FLORES OCHOA, Pastoreo altoandino : realidad, sacralidad y posibilidades, Plural : Museo Nacional de Etnografía Folklore, La Paz, 2000.
Type: Livre
Auteur: Jorge FLORES OCHOA
Jorge FLORES OCHOA, Pastores de puna, Uywamichiq punarunakuna, Instituto de Estudios Peruanos, Lima, 1977.
Type: Contexte "Patrimoine culturel"
Public cible: Vidéos pour un public "communautaire"
Sauvegarde et diffusion d'un patrimoine culturel immatériel: l'élevage des alpagas dans les Andes péruviennes.
Type: Contexte "Recherche"
Public cible: Pour tout public
Recherches en anthropologie sur la culture andine, notamment les connaissances et savoir-faire en lien avec la nature et les pratiques pastorales.
LEGRAND-GALARZA, Valérie, CHOQUE CCAHUANA Santiago, CHOQUE CRUZ Augustina, Communauté paysanne de Chaupimayo. "La crianza de las alpacas. Paquchaq uywayninmanta. L'élevage des Alpagas, Ausangate, PEROU", Patrimoine Culturel Immatériel Andin (PCIA), n°098, 2011
Type: Droit d'auteur relatif à la réalisation du document source
© LEGRAND-GALARZA, Valérie, ESCoM-FMSH, Paris, FRANCE, 2012
Type: Droit d'auteur relatif au contenu du document source
Santiago CHOQUE CCAHUANA, Communauté de Chaupimayo, Département de Cusco, PEROU, 2011. Augustina CHOQUE CRUZ, Communauté paysanne de Chaupimayo, Département de Cusco, PEROU, 2011. Communauté paysanne de Chaupimayo, Département de Cusco, PEROU, 2011.
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Titre: Analyse anthropologique d'une vidéo sur l'élevage des alpagas
Langue(s): Français
Comment citer: LEGRAND-GALARZA, Valérie. "Analyse anthropologique d'une vidéo sur l'élevage des alpagas". Analyse culturelle d'une vidéo source "La crianza de las alpacas. Paquchaq uywayninmanta. L'élevage des Alpagas, Ausangate, PEROU", 2011, Patrimoine Culturel Immatériel Andin (PCIA), n°098, 2012
Id analyse: 68e44f40-2491-45be-8584-d2c443dcc5da
Id vidéo: ee2dc944-a877-43d8-8432-276536d5d6aa
Analyse anthropologique de l’élevage d’alpaga, activité pastorale des éleveurs d’altitude dans la région du massif de l'Ausangate, département de Cusco, Pérou. Cette description analyse les différents aspects du travail d’élevage des alpagas, à travers l’entretien réalisé auprès de deux éleveurs.