Colloque "Paris Métropoles en miroir. L’Ile-de-France comme région métropolitaine" - Les territoires métropolitains comme laboratoires de projet. COHEN Jean-Louis, CYPRIANI François-Régis, FERRI Mireille, GRUMBACH Antoine, MANSAT Pierre, MARCELLONI Maurizio, MASBOUNGI Ariella, MOLINIER Anne

Chapitre

Titre: La Plaine Saint-Denis : du projet urbain au projet d’agglomération
Durée: 00:23:19   [00:00:00 > 00:23:19]
Anne Molinier est architecte-urbaniste. Elle travaille sur la Plaine Saint-Denis depuis la création de la communauté d'agglomération, il y a 8 ans. Son hypothèse est que ce territoire serait un projet d'expérimentation à la fois politique, de gouvernance, et de nouvelles formes d'interactions. De par son expertise, elle retrace l'histoire de ce projet, articulant d’une part les échelles, de la région au local, et d’autre part les modes de conception, du schéma directeur aux axes et opérations concrètes de la Plaine. Cet exposé permet finalement une meilleure compréhension de ce projet.
Titre: Le Grand Rome en projet
Durée: 00:36:12   [00:23:19 > 00:59:32]
Langue(s): Français
Maurizio MARCELLONI est professeur à la faculté d'architecture de l'Université La Sapienza de Rome. Il s'intéresse au développement de la ville de Rome. Il a contribué à la production du plan du Grand Rome, expérience considérée comme négative. La question centrale à laquelle il essaie de répondre s'articule autour des relations qu'entretient la ville contemporaine de Rome avec d'autres institutions. Selon lui, la ville contemporaine a changé le type de relations entre centre et municipalités alentours. Si la politique de la métropole a essayé d'imposer le pouvoir du centre sur les périphéries, ces relations ont aujourd'hui changé. Ainsi, la métropole fermée et toute puissante n'est plus d'actualité. Pour gérer ce nouveau type de relations, des formes de gouvernance modernes ont vu le jour, qui renvoient à des problèmes de prises de décisions véritablement démocratiques. La question centrale semble donc être de trouver un mode de gouvernance démocratique. Les exemples de Londres, de Barcelone, et de villes allemandes, françaises et italiennes illustrent cette difficulté. Cette indication permet d'aborder le cas de Rome. La superficie de la ville est de 1290 km2, ce qui représente l'équivalent du grand Londres. La ville a aussi des connexions directes avec les municipalités alentours, ce qui interdit de penser son développement uniquement de l'intérieur. Le plan du Grand Rome prévoit en effet de créer de nouvelles centralités à l'extérieur de la ville. Ce projet est un échec en raison d'un manque de dialogue entre les différentes communes, mais aussi parce que la loi prévoyant le plan de Rome envisageait un développement interne à la ville, et non pas en relation avec d'autres communes. En somme, la culture politique du Grand Rome ne permet pas d'envisager les dynamiques de la ville contemporaine. Cette expérience de gouvernance montre que les seuls projets qui ont aboutis ont été décidés par des pouvoirs forts et entretenant des intérêts divers avec des plans. Cela ne permet pas l'intégration de différents acteurs, pourtant centrale dans ce domaine.
Titre: Questions autour des interventions de Anne MOLINIER et de Maurizio MARCELLONI
Durée: 00:15:19   [00:59:32 > 01:14:51]
Langue(s): Français
Ariella MASBOUNGI travaille au Ministère du développement durable. Elle demande des précisions à Maurizio MARCELLONI sur Romanina, un projet de centralité financé par un acteur privé. Hartmut FRANK est professeur à l'Université HafenCity à Hambourg. Il cherche à comprendre le mode de gouvernance à Rome. Yannis TSIOMIS est directeur d’Etudes à l'EHESS. Quels programmes permettent d'envisager de nouvelles centralités à Rome ? S'agit-il d'anciens programmes remaniés, ou de nouveaux ? Ariella MASBOUNGI s'interroge, elle, sur le difficile passage du projet à la réalisation à Rome.
Titre: Les enjeux du nouveau SDRIF
Durée: 00:17:15   [01:14:51 > 01:32:06]
Mireille FERRI est Vice-Présidente en charge de l'aménagement du Territoire inter-régional, de l'égalité territoriale et des contrats et ruraux au Conseil Régional Ile-de-France. Elle aborde les enjeux du nouveau SDRIF (Schéma Directeur d’Ile-de France), au moment où de grands bouleversements locaux et globaux ont lieu. Les réponses apportées par ce schéma sont celles de la « robustesse » et de la « souplesse ». Ainsi, le SDRIF entend faire face à ce contexte mouvementé par une robustesse tout d'abord sociale, qui prend en compte les besoins sociaux majeurs, qui sont en Ile-de-France le logement et l'emploi. La deuxième forme de robustesse est, elle, environnementale. Ces deux premières formes doivent assurer des nouvelles dynamiques économiques, en créant par exemple de nouveaux centres économiques dans l'est parisien. En bref, les trois défis de ce schéma sont donc d'ordre social, environnemental et économique. Les réponses à ces trois types de défis se déclinent en particulier par le logement, le transport public, et le développement de pôles d'emploi plus répartis en Ile-de-France.
Titre: Les défis de Paris Métropole
Durée: 00:22:11   [01:32:06 > 01:54:18]
Pierre MANSAT est responsable des relations avec les collectivités territoriales d'Ile-de-France et du projet « Paris Métropole » à la Mairie de Paris. Il présente les principales questions posées par le projet de « Paris Métropole ». Avant de commencer, il rappelle que la région Ile-de-France connait des crises majeures, et des écarts d'inégalités économiques, ce qui permet de s'interroger sur les modes de gouvernement en place. Son hypothèse est que le découpage administratif est inadapté aux réalités territoriales. La première question concerne donc logiquement le mode de gouvernance à adopter pour ce projet. La seconde renvoie à l'attitude de l'Etat adoptée par rapport à la métropole, et plus largement à la région Ile-de-France. La troisième est la question de l'intégration et du polycentrisme. Le lien entre ces centralités (c'est à dire entre Paris et ses voisins immédiats) est problématique. La quatrième pose le problème de la vision du cœur de la métropole. Enfin, la question du logement est un point central, au regard de la pénurie du logement et de la nécessité de penser une ville dense. Finalement, toutes ces questions ne peuvent trouver de réponse dans une prise de décision fermée entre élites. Il s'agit d'une réflexion citoyenne, dont les modalités doivent être définies pour qu'elle existe dans un cadre réellement démocratique.
Titre: Le Grand Pari de l'agglomération parisienne
Durée: 00:15:16   [01:54:18 > 02:09:34]
Langue(s): Français
Antoine GRUMBACH est architecte-urbaniste. Il s'intéresse au projet du Grand Paris depuis de nombreuses années, et y contribue actuellement. Sa question centrale concerne la représentation partagée des grandes métropoles, permettant l'émergence de projets. Ainsi, deux grands phénomènes actuels modifient ces représentations. D'une part, l'émergence de nouveaux outils informatiques et technologiques (tels que la cartographie sur Internet), et de l'autre, le retour dans la recherche de la géographie. Selon lui, si Paris peut être définie comme métropole selon des critères culturels et historiques, elle ne rentre pas dans cette catégorie d'un point de vue économique. Il propose ainsi une ouverture vers la mer, dans laquelle la Seine permettrait le partage d'une identité et d'une représentation. La question de l'eau joue selon lui un rôle essentiel dans la construction d'une identité commune. Enfin, le rôle de l'environnement et de l'agriculture dans les territoires métropolitains jouent un rôle central dans ce projet. Il finit par mentionner les transports, qui selon lui jouent un rôle de « ligne de force » pour organiser les rapports entre territoires et populations.
Titre: Le projet d'aménagement de Plaine Commune
Durée: 00:11:03   [02:09:34 > 02:20:38]
François-Régis CYPRIANI est directeur de l'aménagement à la Plaine Commune, en Seine-Saint-Denis. Il présente en quelques mots cette structure, une intercommunalité regroupant des communes parmi les plus pauvres d'Ile-de-France et de France. Elle est née de deux dynamiques, à la fois urbaine et solidaire. Le but est d'arriver à une requalification économique et sociale par une dynamique urbaine assez forte. Plaine Commune relève aussi d'une vision stratégique. Il s'agit de se représenter collectivement comme territoire. Ce territoire doit se penser non seulement dans sa relation à Paris, mais aussi dans celle à la Plaine de France. C'est enfin un territoire de projets variés, tel que celui d'un éco-quartier, d’un renouvellement des centres-villes, d’un campus universitaire...
Titre: Jeux d'acteurs autour de projets stratégiques
Durée: 00:34:43   [02:20:38 > 02:55:21]
Langue(s): Français
Ariella MASBOUNGI est membre du Ministère du développement durable. Son propos concerne la ville-territoire. Après avoir réagi aux exposés précédents, elle explique que la question de la ville-centre a pendant longtemps évacué celle de la ville-territoire. L'intérêt pour celle-ci est relativement récent. Ariella MASBOUNGI aborde cette notion en soulignant ses problématiques, telles que la préservation de territoires, la dichotomie entre planification et projets en France... Elle livre ensuite quelques éléments de méthodologie de sa réflexion. Elle a essayé de dégager des constantes de la ville-territoire à partir de différentes expériences européennes. Un premier point concerne les scénarios, qui sont des modèles de villes. Le second envisage les projets comme philosophie de l'action. Le troisième concerne la lisibilité du territoire autour des villes, qui est actuellement quasiment nul. Pour parvenir à une telle lisibilité, il faut réfléchir à ce qui fonde une identité commune en s'appuyant sur la géographie, comme l'expliquait Antoine GRUMBACH précédemment. Le quatrième élément consiste à envisager un lien entre structures et transports. Le cinquième est qu'il est essentiel de développer des centralités dans la ville-territoire. Le sixième envisage le modèle d'aménagement : comment construit-on dans la périphérie ? Doit-on construire de la même manière qu'en ville, ou au contraire penser un rapport nouveau à la nature ? Enfin, le dernier point sur lequel Ariella MASBOUNGI insiste est qu'il faut marquer une frontière entre ce qui est construit et ce qui ne l'est pas. Elle conclut sur la question de l'agriculture, qui deviendra selon elle de plus en plus importante. Un dialogue entre ville et agriculture est à envisager très vite.
Titre: Discussion
Durée: 00:39:17   [02:55:21 > 03:34:39]
Langue(s): Français
Cette deuxième journée du programme se conclut par une série de questions adressées à l'ensemble des intervenants. Mireille FERRI indique en premier lieu que la réflexion sur le développement durable, au sein des projets urbains, n'est que trop superficielle. Par ailleurs, elle insiste sur le fait que les innovations ne sont pas obligatoirement synonymes de nouvelles institutions, mais qu'elles peuvent s'imaginer à de nombreuses échelles différentes, locales comme globales. La question des technologies numériques comme outil et infrastructure au service de l'urbanisme n'a pas été abordée, comme le fait remarquer un membre de l'auditoire. Comment l'envisager ? Par ailleurs, il est aussi mentionné que si les nouvelles communications permettent de vivre plusieurs temporalités dans le même espace, les plans d'urbanisme n'ont pas suivi cette révolution majeure. La remarque suivante concerne l'identité. Yannis TSIOMIS pense au contraire d'Antoine GRUMBACH que la construction d'une identité métropolitaine est impossible. Une notion de réseau d'identité serait selon lui plus en lien avec la pluralité des expériences vécues par les individus dans la métropole. Il entame aussi une réflexion sur la dichotomie entre projet et gouvernance, entre volonté et aboutissement. Jean-Luc LORY conclut cette journée en évoquant la figure de Fernand BRAUDEL, historien fondateur de la Fondation Maison des Sciences de l'Homme, afin d'alimenter le débat autour de l'identité métropolitaine.

9 chapitres.
  • Anne Molinier est architecte-urbaniste. Elle travaille sur la Plaine Saint-Denis depuis la création de la communauté d'agglomération, il y a 8 ans. Son hypothèse est que ce territoire serait un projet d'expérimentation à la fois politique, de gouvernance, et de nouvelles formes d'interactions. De par son expertise, elle retrace l'histoire de ce projet, articulant d’une part les échelles, de la région au local, et d’autre part les modes de conception, du schéma directeur aux axes et opérations concrètes de la Plaine. Cet exposé permet finalement une meilleure compréhension de ce projet.
  • Maurizio MARCELLONI est professeur à la faculté d'architecture de l'Université La Sapienza de Rome. Il s'intéresse au développement de la ville de Rome. Il a contribué à la production du plan du Grand Rome, expérience considérée comme négative. La question centrale à laquelle il essaie de répondre s'articule autour des relations qu'entretient la ville contemporaine de Rome avec d'autres institutions. Selon lui, la ville contemporaine a changé le type de relations entre centre et municipalités alentours. Si la politique de la métropole a essayé d'imposer le pouvoir du centre sur les périphéries, ces relations ont aujourd'hui changé. Ainsi, la métropole fermée et toute puissante n'est plus d'actualité. Pour gérer ce nouveau type de relations, des formes de gouvernance modernes ont vu le jour, qui renvoient à des problèmes de prises de décisions véritablement démocratiques. La question centrale semble donc être de trouver un mode de gouvernance démocratique. Les exemples de Londres, de Barcelone, et de villes allemandes, françaises et italiennes illustrent cette difficulté. Cette indication permet d'aborder le cas de Rome. La superficie de la ville est de 1290 km2, ce qui représente l'équivalent du grand Londres. La ville a aussi des connexions directes avec les municipalités alentours, ce qui interdit de penser son développement uniquement de l'intérieur. Le plan du Grand Rome prévoit en effet de créer de nouvelles centralités à l'extérieur de la ville. Ce projet est un échec en raison d'un manque de dialogue entre les différentes communes, mais aussi parce que la loi prévoyant le plan de Rome envisageait un développement interne à la ville, et non pas en relation avec d'autres communes. En somme, la culture politique du Grand Rome ne permet pas d'envisager les dynamiques de la ville contemporaine. Cette expérience de gouvernance montre que les seuls projets qui ont aboutis ont été décidés par des pouvoirs forts et entretenant des intérêts divers avec des plans. Cela ne permet pas l'intégration de différents acteurs, pourtant centrale dans ce domaine.
  • Ariella MASBOUNGI travaille au Ministère du développement durable. Elle demande des précisions à Maurizio MARCELLONI sur Romanina, un projet de centralité financé par un acteur privé. Hartmut FRANK est professeur à l'Université HafenCity à Hambourg. Il cherche à comprendre le mode de gouvernance à Rome. Yannis TSIOMIS est directeur d’Etudes à l'EHESS. Quels programmes permettent d'envisager de nouvelles centralités à Rome ? S'agit-il d'anciens programmes remaniés, ou de nouveaux ? Ariella MASBOUNGI s'interroge, elle, sur le difficile passage du projet à la réalisation à Rome.
  • Mireille FERRI est Vice-Présidente en charge de l'aménagement du Territoire inter-régional, de l'égalité territoriale et des contrats et ruraux au Conseil Régional Ile-de-France. Elle aborde les enjeux du nouveau SDRIF (Schéma Directeur d’Ile-de France), au moment où de grands bouleversements locaux et globaux ont lieu. Les réponses apportées par ce schéma sont celles de la « robustesse » et de la « souplesse ». Ainsi, le SDRIF entend faire face à ce contexte mouvementé par une robustesse tout d'abord sociale, qui prend en compte les besoins sociaux majeurs, qui sont en Ile-de-France le logement et l'emploi. La deuxième forme de robustesse est, elle, environnementale. Ces deux premières formes doivent assurer des nouvelles dynamiques économiques, en créant par exemple de nouveaux centres économiques dans l'est parisien. En bref, les trois défis de ce schéma sont donc d'ordre social, environnemental et économique. Les réponses à ces trois types de défis se déclinent en particulier par le logement, le transport public, et le développement de pôles d'emploi plus répartis en Ile-de-France.
  • Pierre MANSAT est responsable des relations avec les collectivités territoriales d'Ile-de-France et du projet « Paris Métropole » à la Mairie de Paris. Il présente les principales questions posées par le projet de « Paris Métropole ». Avant de commencer, il rappelle que la région Ile-de-France connait des crises majeures, et des écarts d'inégalités économiques, ce qui permet de s'interroger sur les modes de gouvernement en place. Son hypothèse est que le découpage administratif est inadapté aux réalités territoriales. La première question concerne donc logiquement le mode de gouvernance à adopter pour ce projet. La seconde renvoie à l'attitude de l'Etat adoptée par rapport à la métropole, et plus largement à la région Ile-de-France. La troisième est la question de l'intégration et du polycentrisme. Le lien entre ces centralités (c'est à dire entre Paris et ses voisins immédiats) est problématique. La quatrième pose le problème de la vision du cœur de la métropole. Enfin, la question du logement est un point central, au regard de la pénurie du logement et de la nécessité de penser une ville dense. Finalement, toutes ces questions ne peuvent trouver de réponse dans une prise de décision fermée entre élites. Il s'agit d'une réflexion citoyenne, dont les modalités doivent être définies pour qu'elle existe dans un cadre réellement démocratique.
  • Antoine GRUMBACH est architecte-urbaniste. Il s'intéresse au projet du Grand Paris depuis de nombreuses années, et y contribue actuellement. Sa question centrale concerne la représentation partagée des grandes métropoles, permettant l'émergence de projets. Ainsi, deux grands phénomènes actuels modifient ces représentations. D'une part, l'émergence de nouveaux outils informatiques et technologiques (tels que la cartographie sur Internet), et de l'autre, le retour dans la recherche de la géographie. Selon lui, si Paris peut être définie comme métropole selon des critères culturels et historiques, elle ne rentre pas dans cette catégorie d'un point de vue économique. Il propose ainsi une ouverture vers la mer, dans laquelle la Seine permettrait le partage d'une identité et d'une représentation. La question de l'eau joue selon lui un rôle essentiel dans la construction d'une identité commune. Enfin, le rôle de l'environnement et de l'agriculture dans les territoires métropolitains jouent un rôle central dans ce projet. Il finit par mentionner les transports, qui selon lui jouent un rôle de « ligne de force » pour organiser les rapports entre territoires et populations.
  • François-Régis CYPRIANI est directeur de l'aménagement à la Plaine Commune, en Seine-Saint-Denis. Il présente en quelques mots cette structure, une intercommunalité regroupant des communes parmi les plus pauvres d'Ile-de-France et de France. Elle est née de deux dynamiques, à la fois urbaine et solidaire. Le but est d'arriver à une requalification économique et sociale par une dynamique urbaine assez forte. Plaine Commune relève aussi d'une vision stratégique. Il s'agit de se représenter collectivement comme territoire. Ce territoire doit se penser non seulement dans sa relation à Paris, mais aussi dans celle à la Plaine de France. C'est enfin un territoire de projets variés, tel que celui d'un éco-quartier, d’un renouvellement des centres-villes, d’un campus universitaire...
  • Ariella MASBOUNGI est membre du Ministère du développement durable. Son propos concerne la ville-territoire. Après avoir réagi aux exposés précédents, elle explique que la question de la ville-centre a pendant longtemps évacué celle de la ville-territoire. L'intérêt pour celle-ci est relativement récent. Ariella MASBOUNGI aborde cette notion en soulignant ses problématiques, telles que la préservation de territoires, la dichotomie entre planification et projets en France... Elle livre ensuite quelques éléments de méthodologie de sa réflexion. Elle a essayé de dégager des constantes de la ville-territoire à partir de différentes expériences européennes. Un premier point concerne les scénarios, qui sont des modèles de villes. Le second envisage les projets comme philosophie de l'action. Le troisième concerne la lisibilité du territoire autour des villes, qui est actuellement quasiment nul. Pour parvenir à une telle lisibilité, il faut réfléchir à ce qui fonde une identité commune en s'appuyant sur la géographie, comme l'expliquait Antoine GRUMBACH précédemment. Le quatrième élément consiste à envisager un lien entre structures et transports. Le cinquième est qu'il est essentiel de développer des centralités dans la ville-territoire. Le sixième envisage le modèle d'aménagement : comment construit-on dans la périphérie ? Doit-on construire de la même manière qu'en ville, ou au contraire penser un rapport nouveau à la nature ? Enfin, le dernier point sur lequel Ariella MASBOUNGI insiste est qu'il faut marquer une frontière entre ce qui est construit et ce qui ne l'est pas. Elle conclut sur la question de l'agriculture, qui deviendra selon elle de plus en plus importante. Un dialogue entre ville et agriculture est à envisager très vite.
  • Cette deuxième journée du programme se conclut par une série de questions adressées à l'ensemble des intervenants. Mireille FERRI indique en premier lieu que la réflexion sur le développement durable, au sein des projets urbains, n'est que trop superficielle. Par ailleurs, elle insiste sur le fait que les innovations ne sont pas obligatoirement synonymes de nouvelles institutions, mais qu'elles peuvent s'imaginer à de nombreuses échelles différentes, locales comme globales. La question des technologies numériques comme outil et infrastructure au service de l'urbanisme n'a pas été abordée, comme le fait remarquer un membre de l'auditoire. Comment l'envisager ? Par ailleurs, il est aussi mentionné que si les nouvelles communications permettent de vivre plusieurs temporalités dans le même espace, les plans d'urbanisme n'ont pas suivi cette révolution majeure. La remarque suivante concerne l'identité. Yannis TSIOMIS pense au contraire d'Antoine GRUMBACH que la construction d'une identité métropolitaine est impossible. Une notion de réseau d'identité serait selon lui plus en lien avec la pluralité des expériences vécues par les individus dans la métropole. Il entame aussi une réflexion sur la dichotomie entre projet et gouvernance, entre volonté et aboutissement. Jean-Luc LORY conclut cette journée en évoquant la figure de Fernand BRAUDEL, historien fondateur de la Fondation Maison des Sciences de l'Homme, afin d'alimenter le débat autour de l'identité métropolitaine.
Titre: Colloque "Paris Métropoles en miroir. L’Ile-de-France comme région métropolitaine" - Les territoires métropolitains comme laboratoires de projet
Auteur(s): COHEN Jean-Louis, CYPRIANI François-Régis, FERRI Mireille, GRUMBACH Antoine, MANSAT Pierre, MARCELLONI Maurizio, MASBOUNGI Ariella, MOLINIER Anne
Durée: 03:34:39
Date de réalisation: 24/06/2008
Lieu de réalisation: Conseil Régional d'Ile de France, 33 rue Barbet de Jouy 75007 Paris, FRANCE
La deuxième journée du programme « Paris Métropoles en miroir. L’Ile-de-France comme région métropolitaine » se centre sur l'étude de différents projets métropolitains à travers une approche interdisciplinaire. Ainsi, architectes, urbanistes, mais aussi acteurs politiques interviennent afin d'apporter leur expertise sur un certain nombre de projets. Cela permet ainsi l'établissement d'un dialogue entre la recherche et l'action urbaine, objectif de ce programme.
Sujet: Sujet
Topique: Architecture urbaine
Mots-clés: métropoles, architecture, urbanisme
Localisation spatiale du sujet: France ; Italie
Localisation temporelle du sujet: Epoque contemporaine ; XXIe siècle ap. J.-C.
Les métropoles contemporaines sont l'objet d'étude de ce colloque.
Type de discours consacré au sujet: Argumentation ; Dialogue ; Discours didactique ; Explication ; Exposé historique ; Exposé spécialisé
Ce colloque s'attache à étudier les métropoles contemporaines, en faisant notamment dialoguer l'architecture et l'urbanisme.
Sujet: Sujet
Topique: métropole, urbanisme, architecture, sciences sociales,
Domaine: Agglomération
Domaine: Aménagement urbain
Domaine: Architecture
Domaine: Métropole
Domaine: Métropolisation
Domaine: Métropolitain (espace -)
Domaine: Projet d'urbanisme
Domaine: Sociologie urbaine
Localisation spatiale du sujet: France ; Italie
Localisation temporelle du sujet: Epoque contemporaine ; XXIe siècle ap. J.-C.
Les différentes interventions s'attachent à étudier les métropoles contemporaines à travers des projets urbains récents.
Type de discours consacré au sujet: Bilan historique ; Définition ; Dialogue ; Discours didactique ; Exposé historique ; Interprétation ; Exposé de méthode ; Exposé spécialisé
Ce colloque cherche à créer un dialogue entre recherche et action dans le domaine de la métropolisation, à travers une approche pluridisciplinaire.
Sujet: Sujet
Topique: Politiques métropolitaines
Mots-clés: recherche, action, métropoles
Localisation spatiale du sujet: France ; Italie
Localisation temporelle du sujet: Epoque contemporaine ; XXIe siècle ap. J.-C.
Ce colloque s'attache à l'étude des métropoles contemporaines.
Type de discours consacré au sujet: Argumentation ; Dialogue ; Discours didactique ; Explication ; Exposé historique ; Interprétation ; Exposé spécialisé
Ce colloque cherche principalement à faire dialoguer les mondes de la recherche et celui de l'action dans le domaine des politiques urbaines et métropolitaines.
Nom: COHEN
Prénom: Jean-Louis
Rôle: Co-organisateurs
Appartenance: Université Vincennes-Saint-Denis (Paris VIII), France
Fonction: Historien de l'architecture et de l'urbanisme
Adresse: FRANCE, Paris
Jean-Louis COHEN est historien de l'architecture et de l'urbanisme à la New-York University et à l'Université Paris VIII Vincences/Saint-Denis, FRANCE.
Nom: CYPRIANI
Prénom: François-Régis
Rôle: Intervenants avec communication
Appartenance: Ergonyme (nom propre)
Fonction: Directeur de l'aménagement de la Plaine Commune
Adresse: Seine-Saint-Denis, FRANCE
François-Régis CYPRIANI est directeur de l'aménagement à la Plaine Commune, Seine-Saint-Denis, FRANCE.
Nom: FERRI
Prénom: Mireille
Rôle: Intervenants avec communication
Fonction: Vice-Présidente en charge de l'aménagement du Territoire inter-régional, de l'égalité territoriale et des contrats et ruraux au Conseil Régional Ile-de-France.
Adresse: Paris, FRANCE
Mireille FERRI est Vice-Présidente en charge de l'aménagement du Territoire inter-régional, de l'égalité territoriale et des contrats et ruraux au Conseil Régional Ile-de-France.
Nom: GRUMBACH
Prénom: Antoine
Rôle: Intervenants avec communication
Fonction: Architecte-Urbaniste
Adresse: FRANCE, Paris
Antoine GRUMBACH est architecte-urbaniste, Paris, FRANCE.
Nom: MANSAT
Prénom: Pierre
Rôle: Intervenants avec communication
Fonction: Responsable des relations avec les collectivités territoriales d'Ile-de-France et du projet « Paris Métropole » à la Mairie de Paris.
Adresse: Paris, FRANCE
Pierre MANSAT est responsable des relations avec les collectivités territoriales d'Ile-de-France et du projet « Paris Métropole » à la Mairie de Paris, FRANCE.
Nom: MASBOUNGI
Prénom: Ariella
Rôle: Intervenants avec communication
Appartenance: Ergonyme (nom propre)
Adresse: Paris, FRANCE
Ariella MASBOUNGI est membre du Ministère du développement durable, Paris, FRANCE.
Nom: MOLINIER
Prénom: Anne
Rôle: Intervenants avec communication
Appartenance: Ergonyme (nom propre)
Fonction: Architecte-Urbaniste
Adresse: Paris, FRANCE
Anne Molinier est achitecte-urbaniste à ENSA Paris-Belleville, FRANCE.
Type: Contexte "Recherche"
Public cible: Pour tout public
Ce colloque est destiné à toute personne s'intéressant aux disciplines de l'urbanisme et de l'architecture, ainsi qu'aux thèmes de l'urbanisation et de la métropole.
COHEN Jean-Louis, CYPRIANI François-Régis, FERRI Mireille, GRUMBACH Antoine, MANSAT Pierre, MARCELLONI Maurizio, MASBOUNGI Ariella, MOLINIER Anne. "Colloque "Paris Métropoles en miroir. L’Ile-de-France comme région métropolitaine" - Les territoires métropolitains comme laboratoires de projet", Archives Audiovisuelles de la Recherche (AAR), n°1506, 2008, [en ligne] ; URL : http://www.archivesaudiovisuelles.fr/1506
Type: Droit d'auteur relatif à la production du document source
© ESCoM-AAR (Equipe Sémiotique Cognitive et Nouveaux Médias, Archives Audiovisuelles de la Recherche), FMSH (Fondation Maison des Sciences de l’Homme), Paris, FRANCE
Type: Droit d'auteur relatif à la réalisation du document source
© BONNEMAZOU, Camille, ESCoM-AAR,FMSH, Paris, FRANCE © CHEMOUNY, Muriel, ESCoM-AAR,FMSH, Paris, FRANCE © DE PABLO, Elisabeth, Responsable éditorial, ESCoM-AAR,FMSH, Paris, FRANCE © FILLON, Richard, ESCoM-AAR,FMSH, Paris, FRANCE
Type: Droit d'auteur relatif au contenu du document source
© COHEN, Jean-Louis, Université de Paris VIII - St Denis, FRANCE; New York University, USA, 2008 © CYPRIANI, François-Régis, Directeur de l'Aménagement à la Plaine-Commune, Seine-Saint-Denis, FRANCE, 2008 © FERRI, Mireille, Conseil Régional Ile-de-France, Paris, FRANCE, 2008 © GRUMBACH, Antoine, Architecte-Urbaniste, FRANCE, 2008 © MANSAT, Pierre, Mairie de Paris, FRANCE, 2008 © MARCELLONI, Maurizio, Université de Rome La Sapienza, ITALIE, 2008 © MASBOUNGI, Ariella, MEDDAAT - Ministère de l'Écologie, de l'Energie, du Développement durable et de l'Aménagement du territoire, Paris, FRANCE, 2008 © MOLINIER, Anne, ENSA de Paris-Belleville, FRANCE, 2008
Type: Régime général "Creative Commons" relatifs au document source
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Titre: Analyse de la vidéo "Colloque "Paris Métropoles en miroir. L’Ile-de-France comme région métropolitaine" - Les territoires métropolitains comme laboratoires de projet"
Langue(s): Français
Type: Analyse plus détaillé
Comment citer: FRINGANT, Matthias. Analyse de la vidéo "Colloque "Paris Métropoles en miroir. L’Ile-de-France comme région métropolitaine" - Les territoires métropolitains comme laboratoires de projet" (Portail AGORA, 2014): http://www.agora.msh-paris.fr/
Id analyse: 6f9d6b43-01f3-4c6e-a9fd-76ccd8b2eb15
Id vidéo: c3bb3a73-55f9-430f-a050-48c01cdb64c3
Analyse de la deuxième journée du colloque "Paris Métropoles en miroir. L’Ile-de-France comme région métropolitaine"