Colloque « Migrations et dynamiques urbaines » : La fabrique des représentations (1/2). MARTINS BRESCIANA Maria Stella, PONTES Heloisa, SCHPUN Monica Raisa, ZALC Claire

Chapitre

Titre: Présentation par Monica Raisa SCHPUN
Durée: 00:01:50   [00:00:00 > 00:01:50]
Cette manifestation est organisée par le Centre de Recherches sur le Brésil Colonial et Contemporain (CRBC-EHESS), ainsi que le laboratoire de Recherches Interdisciplinaires Ville, Espace, Société (RIVES-ENTPE), la Fondation Campus Condorcet, la Fondation Maison des Sciences de l’Homme, le Réseau Asie (CNRS), les Archives Audiovisuelles de la Recherche (ESCoM-AAR/FMSH). Après une courte introduction destinée à présenter et à remercier les organisateurs de ce colloque, Monica Raisa SCHPUN laisse rapidement à la première intervenante, Maria Stella MARTINS BRESCIANI.
Titre: La figure de l'Autre : les italo-brésiliens dans le São Paulo des premières décennies du XXe siècle par Maria Stella MARTINS BRESCIANI
Durée: 00:28:19   [00:01:50 > 00:30:10]
L’historienne brésilienne part de la définition de l’altérité proposée par Oswald DE ANDRADE, auteur brésilien, afin d’étudier le cas des immigrants arrivés au Brésil entre la fin du XIXème siècle et le début du XXème siècle. En effet, à cette époque dans les pays formés par la colonisation européenne, la question de l’identité revêtait une forte importance, particulièrement pour les migrants à la recherche de meilleure condition de vie. Maria Stella MARTINS BRESCIANI cherche dès lors à éclairer le processus de définition de l’image de l’Autre, dans ce cadre spatio-temporel précis, en s’appuyant principalement sur des textes littéraires. Si dès la fin du XIXème, les immigrants turques et tsiganes semblent représenter des « populations à part », les immigrants italiens sont eux considérés comme faisant partie de la population locale. Ils sont par ailleurs la première source d’immigration dans l’Etat de Sao Paulo. Après avoir réalisé une analyse de la répartition spatiale des différents groupes d’immigrants dans l’Etat de Sao Paulo, elle s’appuie sur un exemple littéraire pour montrer que les images de ces groupes peuvent faire l’objet de préjugés. Elle développe ensuite longuement l’idée que la figure de l’altérité est éminemment complexe, à travers l’œuvre d’ António de Alcântara Machado, auteur brésilien ayant fréquemment mis en scène dans ses écrits des immigrés italiens de Sao Paulo. Elle en profite ensuite pour étudier l’évolution de l’utilisation des langages étrangers dans la littérature, en appuyant son propos sur des analyses de Roland BARTHES. Sa conclusion, en faisant appel à la définition de l’altérité évoquée au début, souligne la pluralité et l’ambiguïté des sentiments provoqués par la figure de l’Autre, comme le montrent les textes étudiés lors de cet exposé.
Titre: Mises en scène de l'étrangeté et enjeux publicitaires. Vitrines et enseignes des boutiques des étrangers à Paris dans la première moitié du XXe siècle par Claire ZALC
Durée: 00:31:25   [00:30:10 > 01:01:35]
Claire ZALC est chargée de recherches à l’Institut d’histoire moderne et contemporaine (CNRS-ENS). Elle est spécialiste des questions d’immigration au XXème siècle. L’historienne prolonge la réflexion entamée par Maria Stella MARTINS BRESCIANI en cherchant à répondre à la question de la construction de l’image d’un quartier. Pour cela, elle commence par expliquer l’évolution de son parcours intellectuel. Travaillant d’abord sur les immigrés allemands en France entre 1933 et 1939, son attention s’est ensuite portée sur les artisans et commerçants étrangers. Pour elle, l’immigration et le travail sont deux notions qui posent la question du rapport entre l’homme et l’espace. Pour elle, si les populations des quartiers sont peu visibles, les infrastructures commerciales sont les premiers signes de la construction de l’image d’un quartier. Elle prend l’exemple du quartier parisien de Belleville, considéré comme quartier « chinois » en raison des nombreux idéogrammes des boutiques, très visibles, alors que la population de cet espace est bien plus complexe que cela. Le fait de choisir la période de l’entre-deux guerres est particulièrement intéressant, car il permet de poser la question de la méthode employée pour mener la recherche, et ainsi de la frontière entre histoire et anthropologie. La première question qu’elle pose pour envisager son objet d’étude est celle des sources. Lesquelles choisir pour mener cette recherche historique ? Si l’anthropologue peut observer directement les infrastructures commerciales (dans ce cas précis), cela est impossible pour l’historien. La source la plus souvent convoquée par l’historien est dès lors la photographie. A travers différentes photographies, elle donne des indications méthodologiques visant à les exploiter et à éviter des biais d’interprétation. En ce qui concerne les textes, elle met en exergue certaines des difficultés liées à leur utilisation en tant que source. En reprenant l’exemple du quartier de Belleville lors de l’entre deux guerres, elle montre que la visibilité urbaine n’est pas inscrite fixement dans les paysages. Saisir les formes de l’implantation commerciale des immigrants dans certains quartiers ne permet pas de tirer des conclusions quant aux marques de l’origine sur le paysage urbain. Réalité sociale et visibilité de l’origine peuvent être en décalage. Face à ce paradoxe, une piste envisagée par l’historienne est de travailler sur le nom de commerce. Depuis 1919, cette information est présente dans les sources, il est donc possible de la mobiliser. Par ailleurs, lors de l’époque étudiée, le nom de commerce fait l’objet d’enjeu. Dans le contexte des années 1930, les commerçants étrangers considèrent que la proposition de loi visant à afficher la nationalité des propriétaires de boutiques sur leurs devantures comme de la concurrence déloyale. Ces débats ont-ils eu une influence ou non sur les étrangers ? L’historienne a donc voulu travailler sur les pratiques de dénomination des enseignes commerciales. Ces informations sont difficilement mobilisables, en raison de leurs caractéristiques. Cependant, on peut tout de même voir que ces pratiques différent peu entre les étrangers et les français, malgré un contexte bien particulier de crise économique, qui aurait pu avoir tendance à ce que les étrangers dissimulent leur patronyme. Par ailleurs, en adoptant une grille de codage des noms de commerce, les étrangers jouent nettement plus avec leur nom et leur origine que les Français, ce qui constitue une stratégie publicitaire particulière. En définitive, il semble important de travailler sur ces pratiques de dénomination commerciale, ce qui permet d’une part de faire le lien entre une histoire des représentations et sociale, et par ailleurs celui entre les sources discursives et les pratiques réelles.
Titre: L'immigration, les étrangers et l'imagination dans la métropole : São Paulo, 1940-1970 par Heloisa PONTES
Durée: 00:22:44   [01:01:35 > 01:23:09]
Heloisa PONTES est enseignante au département d’Anthropologie de l’Unicamp et chercheuse du Pagu - Nucleo de Estudos de Genero/Unicamp. Elle cherche à étudier les dimensions d’immigration, d’étrangers et d’imagination littéraire, à travers le fil conducteur de la scène théâtrale. Pour cela, son exposé s’organise autour de trois points principaux. Tout d’abord, une contextualisation culturelle de la ville de São Paulo à cette époque permet d’envisager l’impact de l’insertion sociale des étrangers. Un deuxième temps est consacré à l’étude de l’œuvre de Jorge Andrade “Os ossos do barao” (Les os du Baron). Celle-ci est un point d’entrée pour envisager les rapports complexes entre immigrés en situation d’ascension sociale et les familles de souche ruinées. Enfin, une dernière partie consiste à comprendre en quoi le théâtre devient l’instrument d’un changement majeur en ce qui concerne les représentations de l’expérience migratoire dans cette ville. Si la part d’écrivains étrangers augmentait fortement à New York et à Buenos Aires, cela ne se produisit pas sur la scène de São Paulo, pour des raisons sociales et symboliques. C’est uniquement grâce à l’insertion des enfants des immigrés dans des institutions de « pointe » que ceux-ci ont pu s’insérer dans la culture lettrée brésilienne. São Paulo devient alors le symbole de la rénovation du théâtre brésilien. Suite à la seconde guerre mondiale, les étrangers jouèrent un rôle central dans la construction d’un système intellectuel et culturel paulistain. Ainsi, Heloisa PONTES cite Claude Lévi-Strauss et Roger Bastide afin d’illustrer l’influence qu’ont eu ces intellectuels étrangers dans la construction d’une tradition universitaire que le Brésil ne connaissait jusqu’alors. Ce phénomène fut similaire dans le domaine du théâtre, grâce à des metteurs en scène et dramaturges étrangers. Ainsi eut lieu une transformation radicale dans cette sphère : en ce qui concerne la ville de São Paulo, les ouvriers et membres des classes populaires montèrent par exemple pour la première fois sur scène. Par ailleurs, de nouveaux thèmes furent abordés. L’œuvre de Jorge Andrade “Os ossos do barao” (Les os du Baron) illustre ce bouleversement radical du théâtre, à mettre en lien avec la transformation sociale du paysage urbain de Sao Paulo. En effet, la trame narrative renvoie aux rapports qu’entretiennent les immigrés s’enrichissant par leur travail et les vieilles familles d’élites brésiliennes ruinées. Pour analyser ces relations, Heloisa PONTES fait appel au modèle théorique des « established » et des « outsiders » élaboré par le sociologue Norbert ELIAS. En guise de conclusion, la chercheuse rappelle brièvement le lien étroit qu’entretient le bouleversement qui se produisit dans le théâtre avec les processus migratoires ainsi que l’arrivée d’étrangers influençant cette sphère, comme expliqué dans la première partie.

4 chapitres.
  • Cette manifestation est organisée par le Centre de Recherches sur le Brésil Colonial et Contemporain (CRBC-EHESS), ainsi que le laboratoire de Recherches Interdisciplinaires Ville, Espace, Société (RIVES-ENTPE), la Fondation Campus Condorcet, la Fondation Maison des Sciences de l’Homme, le Réseau Asie (CNRS), les Archives Audiovisuelles de la Recherche (ESCoM-AAR/FMSH). Après une courte introduction destinée à présenter et à remercier les organisateurs de ce colloque, Monica Raisa SCHPUN laisse rapidement à la première intervenante, Maria Stella MARTINS BRESCIANI.
  • L’historienne brésilienne part de la définition de l’altérité proposée par Oswald DE ANDRADE, auteur brésilien, afin d’étudier le cas des immigrants arrivés au Brésil entre la fin du XIXème siècle et le début du XXème siècle. En effet, à cette époque dans les pays formés par la colonisation européenne, la question de l’identité revêtait une forte importance, particulièrement pour les migrants à la recherche de meilleure condition de vie. Maria Stella MARTINS BRESCIANI cherche dès lors à éclairer le processus de définition de l’image de l’Autre, dans ce cadre spatio-temporel précis, en s’appuyant principalement sur des textes littéraires. Si dès la fin du XIXème, les immigrants turques et tsiganes semblent représenter des « populations à part », les immigrants italiens sont eux considérés comme faisant partie de la population locale. Ils sont par ailleurs la première source d’immigration dans l’Etat de Sao Paulo. Après avoir réalisé une analyse de la répartition spatiale des différents groupes d’immigrants dans l’Etat de Sao Paulo, elle s’appuie sur un exemple littéraire pour montrer que les images de ces groupes peuvent faire l’objet de préjugés. Elle développe ensuite longuement l’idée que la figure de l’altérité est éminemment complexe, à travers l’œuvre d’ António de Alcântara Machado, auteur brésilien ayant fréquemment mis en scène dans ses écrits des immigrés italiens de Sao Paulo. Elle en profite ensuite pour étudier l’évolution de l’utilisation des langages étrangers dans la littérature, en appuyant son propos sur des analyses de Roland BARTHES. Sa conclusion, en faisant appel à la définition de l’altérité évoquée au début, souligne la pluralité et l’ambiguïté des sentiments provoqués par la figure de l’Autre, comme le montrent les textes étudiés lors de cet exposé.
  • Claire ZALC est chargée de recherches à l’Institut d’histoire moderne et contemporaine (CNRS-ENS). Elle est spécialiste des questions d’immigration au XXème siècle. L’historienne prolonge la réflexion entamée par Maria Stella MARTINS BRESCIANI en cherchant à répondre à la question de la construction de l’image d’un quartier. Pour cela, elle commence par expliquer l’évolution de son parcours intellectuel. Travaillant d’abord sur les immigrés allemands en France entre 1933 et 1939, son attention s’est ensuite portée sur les artisans et commerçants étrangers. Pour elle, l’immigration et le travail sont deux notions qui posent la question du rapport entre l’homme et l’espace. Pour elle, si les populations des quartiers sont peu visibles, les infrastructures commerciales sont les premiers signes de la construction de l’image d’un quartier. Elle prend l’exemple du quartier parisien de Belleville, considéré comme quartier « chinois » en raison des nombreux idéogrammes des boutiques, très visibles, alors que la population de cet espace est bien plus complexe que cela. Le fait de choisir la période de l’entre-deux guerres est particulièrement intéressant, car il permet de poser la question de la méthode employée pour mener la recherche, et ainsi de la frontière entre histoire et anthropologie. La première question qu’elle pose pour envisager son objet d’étude est celle des sources. Lesquelles choisir pour mener cette recherche historique ? Si l’anthropologue peut observer directement les infrastructures commerciales (dans ce cas précis), cela est impossible pour l’historien. La source la plus souvent convoquée par l’historien est dès lors la photographie. A travers différentes photographies, elle donne des indications méthodologiques visant à les exploiter et à éviter des biais d’interprétation. En ce qui concerne les textes, elle met en exergue certaines des difficultés liées à leur utilisation en tant que source. En reprenant l’exemple du quartier de Belleville lors de l’entre deux guerres, elle montre que la visibilité urbaine n’est pas inscrite fixement dans les paysages. Saisir les formes de l’implantation commerciale des immigrants dans certains quartiers ne permet pas de tirer des conclusions quant aux marques de l’origine sur le paysage urbain. Réalité sociale et visibilité de l’origine peuvent être en décalage. Face à ce paradoxe, une piste envisagée par l’historienne est de travailler sur le nom de commerce. Depuis 1919, cette information est présente dans les sources, il est donc possible de la mobiliser. Par ailleurs, lors de l’époque étudiée, le nom de commerce fait l’objet d’enjeu. Dans le contexte des années 1930, les commerçants étrangers considèrent que la proposition de loi visant à afficher la nationalité des propriétaires de boutiques sur leurs devantures comme de la concurrence déloyale. Ces débats ont-ils eu une influence ou non sur les étrangers ? L’historienne a donc voulu travailler sur les pratiques de dénomination des enseignes commerciales. Ces informations sont difficilement mobilisables, en raison de leurs caractéristiques. Cependant, on peut tout de même voir que ces pratiques différent peu entre les étrangers et les français, malgré un contexte bien particulier de crise économique, qui aurait pu avoir tendance à ce que les étrangers dissimulent leur patronyme. Par ailleurs, en adoptant une grille de codage des noms de commerce, les étrangers jouent nettement plus avec leur nom et leur origine que les Français, ce qui constitue une stratégie publicitaire particulière. En définitive, il semble important de travailler sur ces pratiques de dénomination commerciale, ce qui permet d’une part de faire le lien entre une histoire des représentations et sociale, et par ailleurs celui entre les sources discursives et les pratiques réelles.
  • Heloisa PONTES est enseignante au département d’Anthropologie de l’Unicamp et chercheuse du Pagu - Nucleo de Estudos de Genero/Unicamp. Elle cherche à étudier les dimensions d’immigration, d’étrangers et d’imagination littéraire, à travers le fil conducteur de la scène théâtrale. Pour cela, son exposé s’organise autour de trois points principaux. Tout d’abord, une contextualisation culturelle de la ville de São Paulo à cette époque permet d’envisager l’impact de l’insertion sociale des étrangers. Un deuxième temps est consacré à l’étude de l’œuvre de Jorge Andrade “Os ossos do barao” (Les os du Baron). Celle-ci est un point d’entrée pour envisager les rapports complexes entre immigrés en situation d’ascension sociale et les familles de souche ruinées. Enfin, une dernière partie consiste à comprendre en quoi le théâtre devient l’instrument d’un changement majeur en ce qui concerne les représentations de l’expérience migratoire dans cette ville. Si la part d’écrivains étrangers augmentait fortement à New York et à Buenos Aires, cela ne se produisit pas sur la scène de São Paulo, pour des raisons sociales et symboliques. C’est uniquement grâce à l’insertion des enfants des immigrés dans des institutions de « pointe » que ceux-ci ont pu s’insérer dans la culture lettrée brésilienne. São Paulo devient alors le symbole de la rénovation du théâtre brésilien. Suite à la seconde guerre mondiale, les étrangers jouèrent un rôle central dans la construction d’un système intellectuel et culturel paulistain. Ainsi, Heloisa PONTES cite Claude Lévi-Strauss et Roger Bastide afin d’illustrer l’influence qu’ont eu ces intellectuels étrangers dans la construction d’une tradition universitaire que le Brésil ne connaissait jusqu’alors. Ce phénomène fut similaire dans le domaine du théâtre, grâce à des metteurs en scène et dramaturges étrangers. Ainsi eut lieu une transformation radicale dans cette sphère : en ce qui concerne la ville de São Paulo, les ouvriers et membres des classes populaires montèrent par exemple pour la première fois sur scène. Par ailleurs, de nouveaux thèmes furent abordés. L’œuvre de Jorge Andrade “Os ossos do barao” (Les os du Baron) illustre ce bouleversement radical du théâtre, à mettre en lien avec la transformation sociale du paysage urbain de Sao Paulo. En effet, la trame narrative renvoie aux rapports qu’entretiennent les immigrés s’enrichissant par leur travail et les vieilles familles d’élites brésiliennes ruinées. Pour analyser ces relations, Heloisa PONTES fait appel au modèle théorique des « established » et des « outsiders » élaboré par le sociologue Norbert ELIAS. En guise de conclusion, la chercheuse rappelle brièvement le lien étroit qu’entretient le bouleversement qui se produisit dans le théâtre avec les processus migratoires ainsi que l’arrivée d’étrangers influençant cette sphère, comme expliqué dans la première partie.
Titre: Colloque « Migrations et dynamiques urbaines » : La fabrique des représentations (1/2)
Sous-titre: Session I, Partie 1
Auteur(s): MARTINS BRESCIANA Maria Stella, PONTES Heloisa, SCHPUN Monica Raisa, ZALC Claire
Durée: 01:23:09
Date de réalisation: 08/12/2011
Lieu de réalisation: Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales, 190-198 avenue de France, 75013 Paris, France
Langue(s): Français
Cette première matinée du colloque international "Migrations et dynamiques urbaines" vise à étudier des représentations liées aux thèmes de l'« Exotisation » des populations et de la « Folklorisation » des espaces, en France et au Brésil.
Ce colloque « Migrations et dynamiques urbaines » se centre sur l’étude des phénomènes d’ « exotisation » -en tant que production d’inégalités- créés à l’intersection des flux migratoires et de la présence d’immigrés dans les espaces urbains. Plus particulièrement, cette matinée d’ouverture se centre sur la création de représentations liées à ces enjeux. Ainsi, l’historienne Maria Stella MARTINS BRESCIANI abordera le processus de définition de l’image de l’Autre à travers l’exemple des immigrés italiens dans le Sao Paulo du début du XXème siècle. Par la suite, la chercheuse Claire ZALC prolongera cette réflexion, en évoquant ses pistes de recherches quant à la création de l’image d’un quartier, en s’appuyant sur les vitrines des étrangers à Paris au début du XXème siècle. Enfin, par le prisme de la scène théâtrale des années 1940-1970 à Sao Paulo, l’anthropologue Heloisa PONTES envisagera les notions d’immigration, d’étrangers et d’imagination littéraire.
Sujet: Sujet
Topique: Anthropologie urbaine
Localisation spatiale du sujet: Brésil ; France
Localisation temporelle du sujet: Epoque contemporaine ; XXe siècle ap. J.-C.
Type de discours consacré au sujet: Bilan historique ; Discours didactique ; Exposé historique ; Exposé scientifique ; Exposé théorique
Lors de ce colloque international intitulé "Migrations et dynamiques urbaines", l'anthropologue brésilienne Heloisa PONTES, ainsi que deux historiennes, analyseront les représentations existant à propos des immigrés, au sein des villes ( notamment Paris et Sao Paulo) au début du XXème siècle.
Sujet: Pays
Topique: Brésil
Pays: France
Mots-clés: représentations, migrations, villes, sciences sociales, Paris, Sao Paulo
Localisation temporelle du sujet: Epoque contemporaine ; XXe siècle ap. J.-C.
Type de discours consacré au sujet: Bilan historique ; Discours didactique ; Exposé historique ; Exposé scientifique ; Exposé théorique
La première partie de ce colloque international vise à étudier la construction de représentations liées aux processus de migrations et aux dynamiques urbaines. Ainsi, plusieurs chercheurs en sciences sociales éclaireront cette thématique, à travers des travaux centrés sur les villes de Sao Paulo et de Paris au cours du XXème siècle.
Sujet: Sujet
Topique: Identités collectives
Mots-clés: construction, identité collective, ville, migrations, Paris, Sao Paulo
Localisation spatiale du sujet: Brésil ; France
Localisation temporelle du sujet: Epoque contemporaine ; XXe siècle ap. J.-C.
Type de discours consacré au sujet: Bilan historique ; Discours didactique ; Exposé historique ; Exposé scientifique ; Exposé théorique
Les recherches présentées lors de ce colloque éclairent toutes d'un point de vue différent la formation d'identité collectives, en lien avec les villes et les phénomènes de migration. Ainsi, l'historienne Maria Stella MARTINS BRESCIANI s'intéressera à la figure des italo-brésiliens à Sao Paulo au début du XXème siècle, la chercheuse Claire ZARC à la construction d'une identité de commerçants étrangers dans le Paris des années 1900 à 1950, et l'anthropologue Heloisa PONTES aux rapports entre étrangers et familles "de souche" entre 1940 et 1970 à Sao Paulo.
Sujet: Sujet
Topique: Migrations et dynamiques urbaines
Mots-clés: système mutliculturel, migrations, villes, sciences sociales
Localisation spatiale du sujet: Brésil ; France
Localisation temporelle du sujet: Epoque contemporaine ; XXe siècle ap. J.-C.
Type de discours consacré au sujet: Bilan historique ; Exposé historique ; Exposé scientifique ; Exposé théorique
Ce colloque international, visant à éclairer les phénomènes de migrations et les dynamiques urbaines du point de vue des sciences sociales, aborde d'une manière plus large la thématique globale des systèmes multiculturels.
Sujet: Sujet
Topique: Paris, Sao Paulo
Localisation spatiale du sujet: Brésil ; France
Localisation temporelle du sujet: Epoque contemporaine ; XXe siècle ap. J.-C.
Type de discours consacré au sujet: Bilan historique ; Discours didactique ; Exposé historique ; Exposé scientifique ; Exposé théorique
Les villes de Paris et de Sao Paulo au cours du XXème siècle sont des cas d'étude pris par le intervenants de ce colloque en sciences sociales afin d'étudier la construction des représentations sociales liées aux phénomènes de migrations et aux villes.
Sujet: Sujet
Topique: Représentation des étrangers
Mots-clés: représentations collectives, étrangers, migrations, ville, Paris, Sao Paulo, histoire, anthropologie
Localisation spatiale du sujet: Brésil ; France
Localisation temporelle du sujet: Epoque contemporaine ; XXe siècle ap. J.-C.
Type de discours consacré au sujet: Bilan historique ; Discours didactique ; Exposé historique ; Exposé scientifique ; Exposé théorique
Les trois interventions de ce colloque international intitulé "Migrations et dynamiques urbaines" visent, chacune à leur manière, à étudier dans un contexte précis la construction de la représentation d'un groupe étranger au sein d'une ville. Ainsi, les italo-brésiliens à Sao Paulo au début du XXème siècle, les commerçants étrangers à Paris à la même époque, et les étrangers à Sao Paulo de 1940 à 1970 feront l'objet d'analyses historiques et anthropologiques.
Sujet: Sujet
Topique: Villes et migrations
Localisation spatiale du sujet: Brésil ; France
Localisation temporelle du sujet: Epoque contemporaine ; XXe siècle ap. J.-C.
Type de discours consacré au sujet: Bilan historique ; Discours didactique ; Exposé historique ; Exposé scientifique ; Exposé théorique
La thématique large de ce colloque international est l'étude des phénomènes de migrations au sein des villes. Plus particulièrement, cette première partie s'attache à l'étude de la construction des représentations sociales liées à ces phénomènes. Deux historiennes et une anthropologue interviennent ainsi pour éclairer cette question.
Sujet: Sujet
Topique: XXe siècle ap. J.-C.
Localisation spatiale du sujet: Brésil ; France
Type de discours consacré au sujet: Bilan historique ; Discours didactique ; Exposé historique ; Exposé scientifique ; Exposé théorique
La première partie de ce colloque vise à étudier la construction de représentations liées aux phénomène de migration et aux dynamiques urbaines. Pour cela, historiens et anthropologues éclaireront un pan de l'histoire du XXème siècle, en s'appuyant sur des études de cas des villes de Sao Paulo et de Paris.
Nom: MARTINS BRESCIANI
Prénom: Maria Stella
Rôle: Intervenants avec communication
Appartenance: Ergonyme (nom propre)
Fonction: Enseignante en histoire
Adresse: Sao Paulo, BRESIL
Maria Stella MARTINS BRESCIANI est enseignante en histoire, Université de Campinas, Sao Paulo, BRESIL.
Nom: PARADISO
Prénom: Frédéric
Rôle: Réalisateurs d'oeuvres audiovisuelles
Appartenance: Ergonyme (nom propre)
Fonction: Réalisateur
Adresse: Paris, FRANCE
Frédéric PARADISO est réalisateur, LT Productions, Paris, FRANCE.
Nom: PONTES
Prénom: Heloisa
Rôle: Intervenants avec communication
Appartenance: Ergonyme (nom propre)
Fonction: Enseignante en Anthropologie
Adresse: Sao Paulo, BRESIL
Heloisa PONTES est enseignante, département d’Anthropologie de l’Unicamp ; chercheuse, Pagu - Nucleo de Estudos de Genero/Unicamp, Sao Paulo, BRESIL.
Type: Livre
Auteur: Norbert ELIAS et John L. SCOTSON
ELIAS Norbert, SCOTSON John L, "The Established and the Outsiders. A sociological enquiry into community problems", London, Frank Cass & Co, 1965.
Type: Contexte "Recherche"
Public cible: Pour tout public
Recherches en histoire et en atnhropologie sur les représentations liées aux mouvements migratoires et aux villes.
MARTINS BRESCIANA Maria Stella, PONTES Heloisa, SCHPUN Monica Raisa, ZALC Claire. " Colloque « Migrations et dynamiques urbaines » : La fabrique des représentations (1/2) ", Archives Audiovisuelles de la Recherche (AAR), n°2163, 2011, [en ligne] ; URL : http://www.archivesaudiovisuelles.fr/2163/
Type: Droit d'auteur relatif à la production du document source
© ESCoM-AAR (Equipe Sémiotique Cognitive et Nouveaux Médias, Archives Audiovisuelles de la Recherche), FMSH (Fondation Maison des Sciences de l’Homme), Paris, FRANCE
Type: Droit d'auteur relatif à la réalisation du document source
© PARADISO, Frédéric, réalisateur, LT Productions, Paris, FRANCE © DE PABLO, Elisabeth, Responsable éditorial, ESCoM-AAR,FMSH, Paris, FRANCE © CHAVE, Juliette, réalisatrice, FRANCE
Type: Droit d'auteur relatif au contenu du document source
© MARTINS BRESCIANA, Maria Stella, enseignante, Université de Campinas, Sao Paulo, BRESIL, 2011 © PONTES, Heloisa, enseignante, département d’Anthropologie de l’Unicamp ; chercheuse, Pagu - Nucleo de Estudos de Genero/Unicamp, Sao Paulo, BRESIL, 2011 © SCHPUN, Mônica Raisa, Directrice éditoriale de la revue Brésil(s). Sciences humaines et sociales. Centre de Recherches sur le Brésil Colonial et Contemporain (CRBC-Mondes Américains/EHESS), Paris, FRANCE, 2011 © ZALC Claire, chargée de recherches, Institut d’Histoire Moderne et Contemporaine (CNRS-ENS), Paris, FRANCE, 2011
Type: Régime général "Creative Commons" relatifs au document source
Cette ressource audiovisuelle est protégée par le régime "Creative Commons". Vous êtes libres de la reproduire, distribuer et communiquer au public. Mais vous devez impérativement signaler sa paternité (son ou ses auteurs), vous n'avez pas le droit de la modifier ni d'en faire un usage commercial. Lecture, diffusion et exploitation concrète de cette ressource audiovisuelle présuppose que vous ayez accepté les règles juridiques Creative Commons décrites dans la page http://creativecommons.org/licenses/by-nc-nd/2.0/fr/
Titre: Analyse générale de la vidéo " Colloque « Migrations et dynamiques urbaines » : La fabrique des représentations (1/2) "
Langue(s): Français
Type: Analyse plus détaillé
Comment citer: FRINGANT, Matthias. Analyse générale de la vidéo « Colloque « Migrations et dynamiques urbaines » : La fabrique des représentations (1/2) » (Portail AGORA, 2014): http://www.agora.msh-paris.fr/
Id analyse: 7af10263-eb98-4f0a-bf17-9aa6f8e78a85
Id vidéo: 667c6262-a4c8-4f27-8573-980bf682e6c7
Analyse générale de l’ouverture du colloque international « Migrations et dynamiques urbaines « Exotisation » des populations et « Folklorisation » des espaces »