L'Angola entre recherche brésilianiste et recherche africaine - A l'occasion de la publication du numéro 1 de la revue Brésil(s) : «Vies d'esclaves». CANDIDO, Mariana P, HEBRARD Jean, MADEIRA-SANTOS Catarina, SCHAUB Jean-Frédéric, SCHMITZ Jean

Chapitre

Titre: Présentation par Jean HEBRARD
Durée: 00:14:00   [00:00:00 > 00:14:00]
Langue(s): Français
Cette présentation de Jean HEBRARD vise à introduire les intervenants, les centres de recherche auxquels ceux-ci sont attachés, ainsi que les publications qui ont donné lieu à cette rencontre.
L’objectif de cette rencontre entre le Centre d’Etudes Africaines (CEAf-EHESS) et le Centre de Recherches sur le Brésil contemporain (CRBC-EHESS), et le Centre International de recherches sur les esclavages (CIRESC-CNRS) est d’approfondir un des thèmes centraux de deux nouvelles publications: D'une part, le premier numéro de la revue "Brésil(s)" issue du Centre de Recherche sur le Brésil Contemporain, qui fait suite aux "Cahiers du Brésil Contemporain". Cette nouvelle revue comporte un dossier, ainsi que des varia. Le dossier s’intitule « Vies d’esclaves », et se centre sur des biographies d’esclaves. Il a été organisé par Mariza DE CARVALHO SOARES, et par Jean HEBRARD. Cinq auteurs ont contribué à ce dossier, dont Mariana P. CANDIDO, professeur à l’Université de Princeton. Les varia s’ouvrent eux à d’autres champs des sciences humaines et sociales. Catarina MADEIRA-SANTOS, membre du Centre d’Etudes Africaines (CEAf-EHESS) et maitre de conférences à l’EHESS, a participé à celui de ce second numéro. En second lieu, l’ouvrage intitulé "Brésil : quatre siècles d’esclavage", publié aux éditions Karthala en collaboration avec le Centre International de recherches sur les esclavages (CIRESC-CNRS), dirigé par Myriam COTTIAS, réunissant des articles importants de la recherche sur l’esclavage au Brésil, et traduits en Français. Un des objectifs de cette coopération est de rendre accessible au plus grand nombre les travaux de recherche brésiliens. Le thème central est donc l’extension des recherches brésilianistes sur l’esclavage à l’Afrique du centre. Les deux tournants principaux de la recherche brésilianiste sont en effet, selon Jean HEBRARD, l’ouverture vers l’Afrique du centre et une ouverture à la biographie de personnes. Le premier tournant est ici compris comme un retour, dans le sens où dans les années 1980, l’Afrique était présente dans la recherche brésilienne, en raison de son passé colonial portugais, et de la décolonisation. Ce mouvement africaniste s’est estompé, pour renaitre dans les années 2000. La volonté du président Lula de faire de l’histoire de l’Afrique un des éléments constitutifs de l’enseignement brésilien, en est un signe, et a favorisé ce retour. Dans ce numéro, l’attention a été centrée sur un des points de la recherche brésilienne : l’Angola. Il s’agit donc de réfléchir à cette place ambigüe qu’a ce pays dans l’évolution des recherches brésilianistes et africanistes. Deux intervenants prendront la parole lors de cette rencontre: Mariana P. CANDIDO et Catarina MADEIRA-SANTOS. Des commentaires seront ensuite faits par Jean-Frédéric SCHAUB, membre du Centre de Recherche sur le Brésil Contemporain (CRBC-EHESS), et Jean SCHMITZ, membre du Centre d’Etudes Africaines (CEAf-EHESS).
Titre: Dona Aguida Gonçalves, marchande à Benguela à la fin du XVIIIe siècle par Mariana P. CANDIDO
Durée: 00:10:55   [00:14:00 > 00:24:55]
Langue(s): Português
Cet article examine le rôle des femmes de l’élite commerciale du port de Benguela (Afrique centrale occidentale) au XVIIIe siècle. En se mariant avec des négociants étrangers et avec des administrateurs de la colonie, ces marchandes confortaient leur rôle d’intermédiaires en facilitant le contact entre trafiquants d’esclaves et élites politiques et commerciales de l’hinterland. La trajectoire de vie de dona Aguida Gonçalves da Silva dévoile le rôle-clé joué par ces femmes dans l’organisation du trafic des esclaves et dans le développement du port de Benguela. Propriétaire d’un café, d’une maison et d’une ferme, dona Aguida contrôlait le travail d’un grand nombre de captifs et de dépendants libres, y compris des membres de sa famille. L’étude de cas permet d’analyser les effets culturels de la traite atlantique, notamment l’émergence de nouveaux groupes sociaux, comme les donas, qui agissaient comme intermédiaires. En mettant l’accent sur le cas d’une marchande, le texte révèle aussi l’importance commerciale des femmes dans le port de Benguela à la fin du XVIIIe siècle.
Titre: Dualité Brésil-Afrique par Catarina MADEIRA-SANTOS
Durée: 00:25:13   [00:24:55 > 00:50:08]
Cette intervention se fait en trois temps. Le premier, prenant la forme d'une approche historique, vise à introduire l'article qu'à publié Catarina MADEIRA-SANTOS dans le deuxième numéro de la revue "Brésil(s)". Enfin, la dernière partie est une étude de cas, servant à illustrer son article.
Cet exposé commence par une approche historique documentée par des archives africaines produites et gardées entre le XVIIème et le XXème siècle par des chefferies centre-africaines. Cette introduction permettra ensuite de revenir sur le thème principal de l’article. Cette documentation remet en cause la thèse selon laquelle l’Afrique centrale n’avait pas utilisé l’écriture afin d’étudier l’histoire de ses sociétés et leur rapport avec le monde colonial atlantique. Cette histoire du rapport des sociétés lignagères à l’écrit configure une histoire différente. La rencontre avec l’écriture et la politique coloniale qui lui était liée eu pour conséquence un processus de reconfiguration pour ces sociétés sous domination. En effet, les chefferies ont intégré des structures socio-politiques liées à une culture bureaucratique, mais ont aussi créé des archives et développé un usage original de l’écriture. A long terme, ce processus a engendré deux mutations. L’appropriation de l’écriture a produit des changements sur cette société. Ces nouveaux savoirs ont interagi avec les savoirs préexistants pour n’en former plus qu’un. En somme, cette recherche a permis de comprendre comment la société africaine a réinventé l’écriture, l’investissant de ses propres concepts et modes de pensée. Cette découverte a modifié le regard de la chercheuse sur l’histoire des sociétés et territoires qui allaient former l’Angola après l’implantation de la colonisation. Les dynamiques coloniales européennes, brésiliennes, ou portugaises sont dès lors considérées comme relativement extérieures à un centre déjà défini par les chefferies africaines. Une autre histoire, celle d’un lent processus de contact, typique d’une colonisation d’ancien régime avant la colonisation formelle, donnant lieu à des processus d’appropriations réciproques, reste donc à écrire. Pour cela, la définition d’un nouveau cadre théorique semble nécessaire. Ce préambule historique permet d’aller vers l’article qu’a publié Catarina MADEIRA-SANTOS dans la revue. Celui-ci a pour objet le fait que si la traite atlantique a occupé une place majeure en Angola, il semble impossible de faire abstraction du fonctionnement d’un système de dépendance africain parallèle. Entre les élites coloniales, marchands d’un côté, et les aristocraties africaines, existaient des interactions. Est-il possible de les identifier ? Les régimes de captivité africains et coloniaux étaient-ils liés, ou au contraire séparés ? Cet article tente d’y répondre. En s’intéressant à un terme définissant un régime de litige, Catarina s’est rendu compte que l’expression a fini par établir une identification simplificatrice entre les affaires liées au contexte spécifiquement africain, et les affaires liées au contexte colonial. En somme, le texte montre que le droit africain qui réglait l’esclavage est rentré dans l’appareil judiciaire colonial. Ce principe de la pluralité des droits ne doit pas être interprété comme une spécificité proprement angolaise, celui était en fait une réalité de l’Europe d’ancien régime, comme le montrent de nombreux exemples. Enfin, Catarina MADEIRA-SANTOS effectue une étude de cas. En effet, le fait de déplacer le point de vue depuis l’intérieur d’une chefferie permet de voir la manière dont les africains ont géré cette coexistence de statuts et de droits. C’est pourquoi elle s’intéresse à l’exemple d’un esclave retenu en gage devenu africain de la traite atlantique. Celui-ci montre comment les systèmes d’esclavage interne à l’Afrique et à la traite atlantique pouvaient se connecter dans le cadre des chefferies. Parallèlement aux processus d’interaction entre acteurs sociaux, il semble aussi nécessaire de prendre en compte les contiguïtés entre les deux systèmes d’esclavage dans ce cas précis, donnant lieu à des intersections. En conclusion, cet exposé montre un complexe processus dans lequel il faut pointer les phénomènes d’intersection qui se produisent.
Titre: Remarques de Jean-Frédéric SCHAUB
Durée: 00:09:28   [00:50:08 > 00:59:37]
La remarque adressée à Catarina MADEIRA-SANTOS concerne la dimension historiographique de sa démonstration. Il précise que son approche, consistant à partir de sources africaines, permet de réaliser une histoire des non-européens, ce qui est impossible dans d’autres cadres conceptuels. Cela permet pour les historiens de sortir d’une facilité qui consiste à considérer que l’eurocentrisme des sources européennes est indépassable. La force de sa démonstration est d’invalider, pour une part, les sources européennes en ce qu’elles ne permettent pas de voir tout un pan d’un certain type d’histoire.
Titre: Remarques de Jean SCHMITZ
Durée: 00:08:09   [00:59:37 > 01:07:47]
Ce spécialiste de l’ouest de l’Afrique explique que le fil des Portugais permet de lier ces deux exposés, qui mettent en lumière des processus d’intermédiation. En effet, des réseaux luso-africains, dirigés par des femmes, existaient aux XVIIème et XVIIIème siècles sur la côte ouest de l’Afrique, du Sénégal jusqu’aux îles du Sud. Ces communautés disposaient d’esclaves domestiques qui acheminaient les esclaves des capitales jusqu’à la côte, mariés avec des représentants des compagnies coloniales. Les portugais, bien que noirs de peau, se disaient blancs, en fonction de trois critères. Ils étaient marchands d’esclaves, ils étaient descendants de portugais, et étaient chrétiens. Cet exemple éclaire de phénomène d’intermédiation. Une remarque concerne ensuite les archives sur lesquelles a travaillé Catarina MADEIRA-SANTOS. Le concept de chaine de traductions (en tant que transformations successives) de Bruno LATOUR, historien des sciences, est à mettre en rapport avec l’article de la chercheuse.
Titre: Réponses aux remarques
Durée: 00:16:29   [01:07:47 > 01:23:39]
En ce qui concerne Catarina MADEIRA-SANTOS, n’ayant pas eu de questions, elle apporte une précision sur le commentaire de Jean-Frédéric SCHAUB. La séparation entre archives coloniales et africaines est à relativiser, car il existe beaucoup d’histoire non coloniale parmi les sources coloniales. Une porosité entre les deux existe.

6 chapitres.
  • Cet article examine le rôle des femmes de l’élite commerciale du port de Benguela (Afrique centrale occidentale) au XVIIIe siècle. En se mariant avec des négociants étrangers et avec des administrateurs de la colonie, ces marchandes confortaient leur rôle d’intermédiaires en facilitant le contact entre trafiquants d’esclaves et élites politiques et commerciales de l’hinterland. La trajectoire de vie de dona Aguida Gonçalves da Silva dévoile le rôle-clé joué par ces femmes dans l’organisation du trafic des esclaves et dans le développement du port de Benguela. Propriétaire d’un café, d’une maison et d’une ferme, dona Aguida contrôlait le travail d’un grand nombre de captifs et de dépendants libres, y compris des membres de sa famille. L’étude de cas permet d’analyser les effets culturels de la traite atlantique, notamment l’émergence de nouveaux groupes sociaux, comme les donas, qui agissaient comme intermédiaires. En mettant l’accent sur le cas d’une marchande, le texte révèle aussi l’importance commerciale des femmes dans le port de Benguela à la fin du XVIIIe siècle.
  • La remarque adressée à Catarina MADEIRA-SANTOS concerne la dimension historiographique de sa démonstration. Il précise que son approche, consistant à partir de sources africaines, permet de réaliser une histoire des non-européens, ce qui est impossible dans d’autres cadres conceptuels. Cela permet pour les historiens de sortir d’une facilité qui consiste à considérer que l’eurocentrisme des sources européennes est indépassable. La force de sa démonstration est d’invalider, pour une part, les sources européennes en ce qu’elles ne permettent pas de voir tout un pan d’un certain type d’histoire.
  • Ce spécialiste de l’ouest de l’Afrique explique que le fil des Portugais permet de lier ces deux exposés, qui mettent en lumière des processus d’intermédiation. En effet, des réseaux luso-africains, dirigés par des femmes, existaient aux XVIIème et XVIIIème siècles sur la côte ouest de l’Afrique, du Sénégal jusqu’aux îles du Sud. Ces communautés disposaient d’esclaves domestiques qui acheminaient les esclaves des capitales jusqu’à la côte, mariés avec des représentants des compagnies coloniales. Les portugais, bien que noirs de peau, se disaient blancs, en fonction de trois critères. Ils étaient marchands d’esclaves, ils étaient descendants de portugais, et étaient chrétiens. Cet exemple éclaire de phénomène d’intermédiation. Une remarque concerne ensuite les archives sur lesquelles a travaillé Catarina MADEIRA-SANTOS. Le concept de chaine de traductions (en tant que transformations successives) de Bruno LATOUR, historien des sciences, est à mettre en rapport avec l’article de la chercheuse.
  • En ce qui concerne Catarina MADEIRA-SANTOS, n’ayant pas eu de questions, elle apporte une précision sur le commentaire de Jean-Frédéric SCHAUB. La séparation entre archives coloniales et africaines est à relativiser, car il existe beaucoup d’histoire non coloniale parmi les sources coloniales. Une porosité entre les deux existe.
Titre: L'Angola entre recherche brésilianiste et recherche africaine - A l'occasion de la publication du numéro 1 de la revue Brésil(s) : «Vies d'esclaves»
Sous-titre: Midi de Brésil(s)
Auteur(s): CANDIDO, Mariana P, HEBRARD Jean, MADEIRA-SANTOS Catarina, SCHAUB Jean-Frédéric, SCHMITZ Jean
Durée: 01:23:39
Date de réalisation: 26/06/2012
Lieu de réalisation: Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales/Fondation Maison des Sciences de l'Homme, 190-198 avenue de France, 75013 Paris, France
Genre: Extrait d'une réunion filmée
Langue(s): Français ; Português
Cette rencontre cherche à réfléchir à la place ambigüe qu’occupe l’Angola dans l’évolution des recherches brésilianistes et africanistes depuis les années 2000, à travers l’intervention de différents contributeurs à la revue Brésil(s). A l’occasion de la publication du premier numéro de la revue "Brésil(s)" et de l’ouvrage intitulé "Brésil : quatre siècles d’esclavage", des chercheurs brésilianistes de différents horizons se réunissent pour réfléchir à un mouvement particulier qu’a récemment connu l’Angola : en effet, depuis les années 2000, ce pays est l’objet de nombreux travaux académiques, aussi bien africains que brésiliens, notamment en raison de son passé colonial portugais. Ainsi, Mariana P. CANDIDO et Catarina MADEIRA-SANTOS, toutes deux contributrices au premier numéro de la revue Brésil(s), exposeront leurs travaux en la matière. Jean-Frédéric SCHAUB et Jean SCHMITZ commenteront ensuite ces interventions, avec deux points de vue différents, puisque le premier est chercheur brésilianiste, alors que le deuxième est spécialiste de l’Afrique. Un court échange clôturera finalement cette rencontre.
"Brésil(s). Sciences humaines et sociales" est la seule revue française et en français sur le Brésil. Éditée par le Centre de Recherches sur le Brésil Colonial et Contemporain (CRBC-Mondes Américains/EHESS), elle est publiée par les Éditions de la Maison des Sciences de l'Homme. Elle prend la suite des "Cahiers du Brésil Contemporain" fondés en 1987 par Ignacy Sachs et dirigés jusqu'en 2010 par Marion Aubrée. Cette publication semestrielle, ouverte à toutes les disciplines, a pour objectif de faire connaître une pluralité de thèmes et d’approches, notamment dans une visée comparatiste. Il s’agit de (re)placer le Brésil, son histoire, sa société, ses espaces dans des perspectives plus larges issues de débats théoriques et de recherches empiriques capables d’en renouveler l’analyse et la perception. Chaque numéro comporte un dossier thématique et un Varia composés, l’un et l’autre, d’articles inédits.
Sujet: Pays
Topique: Angola
Mots-clés: recherche, sciences sociales, Brésil, Afrique
Localisation temporelle du sujet: Epoque Contemporaine ; XXIe siècle ap. J.-C.
Quelle est la place occupée par l'Angole dans les recherches africanistes et brésilianistes depuis le début du XXIèùme siècle? C'est la question posée par cette conférence.
Type de discours consacré au sujet: Dialogue ; Discours didactique ; Interrogation
Cette réunion en sciences sociales cherche à rendre compte de la place qu'occupe l'Angola dans les recherches brésilianistes et africanistes.
Sujet: Sujet
Topique: Histoire de la pratique d'esclavage en Angola
Mots-clés: histoire, esclavage, angola, traite
Localisation spatiale du sujet: Angola
Catarina Madeira-Santos, membre du CEAf (Centre d'Etudes Africaines-EHESS), se centre sur l'étude de l'esclavage en Angola lors de la traite atlantique.
Localisation temporelle du sujet: Temps Modernes, Epoque Contemporaine ; XXe siècle ap. J.-C. ; XIXe siècle ap. J.-C. ; XVIIIe siècle ap. J.-C. ; XVIIe siècle ap. J.-C.
Catarina Madeira-Santos, membre du CEAf (Centre d'Etudes Africaines-EHESS), prend pour source des archives africaines produites en le XVIIème et le XXème siècle.
Type de discours consacré au sujet: Bilan historique ; Critique ; Exposé historique
Catarina Madeira-Santos, membre du CEAf (Centre d'Etudes Africaines-EHESS), examine la manière dont se sont articulés les régimes de captivité africains et coloniaux lors de la traite atlantique, en Angola.
Sujet: Sujet
Topique: Histoire de l'Angola
Localisation spatiale du sujet: Angola
Une recherche sur l'histoire de l'Angola est réalisée lors de cette rencontre.
Localisation temporelle du sujet: Epoque Contemporaine ; XXIe siècle ap. J.-C.
La rencontre se centre sur le récent mouvement qui marque le retour de l'Angola dansi les recherches brésilianistes et africanistes.
Type de discours consacré au sujet: Bilan historique ; Exposé historique
Le but de cette rencontre est d'effectuer un bilan sur la place qu'occupe l'Angola dans les recherches brésilianistes et arficanistes.
Sujet: Sujet
Topique: Histoire de l'Angola
Localisation spatiale du sujet: Angola ; Brésil
Localisation temporelle du sujet: Epoque Contemporaine ; XXIe siècle ap. J.-C.
Lors du XXIème siècle, les recherches brésilianistes sur l'esclavage se sont étendues à l'Afrique du centre, et notamment à l'Angola.
Type de discours consacré au sujet: Bilan historique ; Dialogue
La rencontre cherche à réfléchir au récent retour de l'Angola dans les recherches brésilianistes et africanistes.
Sujet: Théories et notions scientifiques en SHS
Topique: Sources africaines
Mots-clés: historiographie, sources, Europe, Afrique
Discipline, domaine: Histoire (Recherche en -)
Mots-clés: recherches, Afrique centrale, Angola
Localisation spatiale du sujet: Angola
Localisation temporelle du sujet: Epoque Contemporaine ; XXIe siècle ap. J.-C.
Type de discours consacré au sujet: Argumentation ; Avertissement ; Conseil ; Consigne
Catarina MADEIRA-SANTOS explore l'histoire de la traite atlantique à partir de sources africaines, ce qui lui permet d'accéder à tout un pan d'analyse que ne lui aurait pas permis l'utilisation de sources européennes. Elle arrive ainsi, grâce à cette démarche, à analyser les intersections entre deux systèmes cohabitant. L'accent est alors mis sur la nécessité de décentrer son regard pour arriver à écrire un autre type d'histoire.
Sujet: Sujet
Topique: XXIe siècle ap. J.-C.
Mots-clés: angola, recherches, brésil, XXIème siècle
Localisation spatiale du sujet: Angola ; Brésil
Type de discours consacré au sujet: Bilan historique ; Dialogue ; Exposé historique
Cette rencontre étudie le mouvement de retour de l'Afrique et plus particulièrement de l'Angola dans les recherches brésilianistes lors de ces dernières années.
Nom: CANDIDO
Prénom: Mariana P.
Rôle: Intervenants avec communication
Appartenance: Ergonyme (nom propre)
Fonction: Enseignante
Adresse: Lawrence, ETATS-UNIS
Mariana P. CANDIDO est enseignante en histoire à l’Université du Kansas, Lawrence, ETATS-UNIS.
Nom: HEBRARD
Prénom: Jean
Rôle: Modérateurs de séance
Appartenance: EHESS - Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales, CRBC - Centre de Recherches sur le Brésil Contemporain
Fonction: Enseignant
Adresse: Paris, FRANCE
Jean HEBRARD est enseignant à l'École des Hautes Études en Sciences sociales où il codirige le Centre de Recherche sur le Brésil Colonial et Contemporain (CRBC/EHESS) et à l’Université du Michigan à Ann Arbor (USA) où il codirige le Law in Slavey and Freedom Project. Il est inspecteur général de l’Education nationale honoraire, chargé d’une mission de Codirection du CRBC, etprofesseur invité à l’Université du Michigan, Jean HEBRARD enseigne à l'École des Hautes Études en Sciences sociales où il codirige le Centre de Recherche sur le Brésil Colonial et Contemporain et à l’Université du Michigan à Ann Arbor (USA) où il codirige le Law in Slavey and Freedom Project. Ses séminaires portent sur l'histoire sociale et culturelle des sociétés esclavagistes et post-esclavagistes du monde Atlantique. Il avait été auparavant chargé de recherche au Service d'histoire de l'éducation de l'Institut national de recherche pédagogique (unité de recherche associée au CNRS) où il travaillait sur les modes de transmission des savoirs élémentaires et sur les pratiques culturelles de l’écriture dans l’Europe du sud-ouest aux époques moderne et contemporaine. Depuis 2000 il était professeur associé à l’EHESS. Il a notamment publié Discours sur la lecture (1880-2000), Paris, 2000 (en coll. avec Anne-Marie Chartier) et a participé aux grandes enquêtes sur l’histoire du livre et de la lecture en France (Histoire de l'édition française, Pratiques de la lecture, Le Grand Atlas des littératures, Histoire des bibliothèques françaises, etc.). Depuis une dizaine d’années, il a étendu ses recherches aux mondes coloniaux des empires catholiques de l’Atlantique. Il travaille actuellement sur la manière dont les esclaves et leurs descendants utilisent les cultures écrites des administrations coloniales pour conquérir des droits que leur statut juridique leur refuse et des identités dont ils ont été spoliés. Il vient de publier en collaboration avec Rebecca Scott Freedom Papers: An Atlantic Odyssey in the Age of Emancipation (Harvard University Press 2012) qui a reçu deux prix à l’American Historical Association et de diriger un livre collectif : Brésil : quatre siècles d’esclavage (Karthala et CIRESC, 2012). Il prépare actuellement une version française du premier et a commencé un projet de recherche comparative sur la manière dont les ex-esclaves affranchis ou leurs descendants reconstituent le nom qui leur a été enlevé dans les empires catholiques du monde atlantique, tant en Afrique qu’aux Amériques.
Nom: MADEIRA-SANTOS
Prénom: Catarina
Rôle: Intervenants avec communication
Appartenance: EHESS - Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales
Fonction: Maître de conférences
Adresse: CeAf - Centre d'Etudes Africaines, Paris, FRANCE
Catarina MADEIRA-SANTOS est maître de conférence à l'Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales, Paris, FRANCE. Elle est rattachée au CeAf - Centre d'Etudes Africaines, EHESS.
Type: Débats
Débat en sciences sociales sur la place de l'Angola dans les recherches brésiliennes et africaines.
Type: Discussions
Discussion en sciences sociales autour de la place de l'Angola dans les recherches brésiliennes et africaines.
Type: Exposé(s) scientifique(s)
Exposé scientifique sur le rôle joué par l'Angola au sein des recherches brésiliennes et africaines.
Type: Contexte "Recherche"
Public cible: Vidéos pour un public "communautaire"
Recherches en sciences sociales sur le Brésil et l'Afrique.
Type: Contexte "Recherche"
Public cible: Pour spécialistes
Recherches sur la place de l’Angola entre le Brésil et l’Afrique.
CANDIDO, Mariana P, HEBRARD Jean, MADEIRA-SANTOS Catarina, SCHAUB Jean-Frédéric, SCHMITZ Jean. « L'Angola entre recherche brésilianiste et recherche africaine - A l'occasion de la publication du numéro 1 de la revue Brésil(s) : «Vies d'esclaves» », Archives Audiovisuelles de la Recherche (AAR), n°2168, 2012, [en ligne] ; URL : http://www.archivesaudiovisuelles.fr/2168
Type: Droit d'auteur relatif à la production du document source
© ESCoM-AAR (Equipe Sémiotique Cognitive et Nouveaux Médias, Archives Audiovisuelles de la Recherche), FMSH (Fondation Maison des Sciences de l’Homme), Paris, FRANCE
Type: Droit d'auteur relatif à la réalisation du document source
© DE PABLO, Elisabeth, Responsable éditorial, ESCoM-AAR,FMSH, Paris, France © MARC, Mathilde, Photographe et vidéaste, Paris, FRANCE © MAREGLIA, Laura, Monteuse, ESCoM-AAR,FMSH, Paris, FRANCE © SETO, Momoko, Réalisatrice, Ingénieur d’études, CNRS, FRANCE-JAPON
Type: Droit d'auteur relatif au contenu du document source
© CANDIDO, Mariana P., Enseignante à l’Université du Kansas, Lawrence, ETATS-UNIS, 2012 © HEBRARD, Jean, Enseignant à l'École des Hautes Études en Sciences sociales, Paris, FRANCE, 2012 © MADEIRA-SANTOS, Catarina, Maître de conférences à L’Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales, Paris, FRANCE, 2012 © SCHAUB, Jean-Frédéric, Directeur d’études à l’Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales, Paris, FRANCE, 2012 © SCHMITZ, Jean, Directeur de recherche à l’Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales, Paris, FRANCE, 2012
Type: Régime général "Creative Commons" relatifs au document source
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Titre: Analyse générale de la vidéo « L'Angola entre recherche brésilianiste et recherche africaine - A l'occasion de la publication du numéro 1 de la revue Brésil(s) : «Vies d'esclaves» »
Langue(s): Français
Type: Analyse plus détaillé
Comment citer: FRINGANT, Matthias. Analyse générale de la vidéo « L'Angola entre recherche brésilianiste et recherche africaine - A l'occasion de la publication du numéro 1 de la revue Brésil(s) : «Vies d'esclaves» » (Portail AGORA, 2014): http://www.agora.msh-paris.fr/
Id analyse: 8c640503-305f-4e10-b7e7-c8984e0ec1d9
Id vidéo: fb326a35-a3c5-48ee-839d-645ec7ac33b9
Analyse de la rencontre autour de la place de l’Angola dans les recherches brésilianistes et africaines.