Colloque « Migrations et dynamiques urbaines » : Visibilités et invisibilités migrantes (2/2). BATTEGAY Alain, BRUNELLO Piero, DE ALMEIDA LINS Cyro, DUARTE LANNA Ana Lucia, GREEN Nancy, SCARZANELLA Eugenia

Chapitre

Titre: « Le zambê est notre culture »: folklorisation et émergence ethnique dans le quilombo de Sibaúma par Cyro DE ALMEIDA LINS
Durée: 00:31:39   [00:00:00 > 00:31:39]
Au Brésil, les communautés de descendants d'esclaves, aussi nommées « communautés quilombolas », sont officiellement reconnues par l'État comme faisant partie du patrimoine culturel national représentatif de l'héritage culturel africain. L’existence et le droit d'occupation de leur territoire sont reconnus par la Constitution Fédérale de 1988. Au cours d’une recherche réalisée dans la communauté quilombola de Sibaúma, localisée sur le littoral sud de l’état du Rio Grande do Norte, et afin d’établir un Rapport Technique d’Identification et de Délimitation commandé par l'État, Cyro DE ALMEIDA LINS a observé l'organisation politique du groupe et les différentes étapes de construction d'identité ethnique dans un contexte de demande de reconnaissance identitaire et territoriale. En effet, depuis les années 1990, Sibaúma est confrontée à des bouleversements économiques qui se traduisent par l’urbanisation et l’intégration dans les logiques mondialisées. L’augmentation de la spéculation immobilière et les divers projets d’investissement touristique de grande ampleur modifient les imaginaires locaux et divisent les opinions. Deux tendances antagonistes émergent auprès des habitants: la reconnaissance du territoire quilombola ou son ouverture aux investissements touristiques et immobiliers étrangers. Dans ce processus, plusieurs éléments de la culture de la communauté quilombola « traditionnelle », qui avaient été oubliés ou abandonnés, ont été repris comme «référence culturelle» et « attestation » de leur identité. C'est le cas de la danse du Zambê, considérée comme un héritage des anciens esclaves de la région, et qui est devenu un élément significatif dans la lutte pour la reconnaissance des quilombolas. Cet exposé portera ainsi sur les conceptions et les intérêts présents dans les idées de «préservation» et «progrès» que l’on trouve dans les discours des différents acteurs. Il s’intéressera aussi aux processus de mise en place d'une « nouvelle » identité du groupe, et la manière de se réapproprier sa culture en « l'auto-folklorisant » et en l'instrumentalisant dans un contexte paradoxal où les possibilités de reconnaissance du territoire quilombola ou l'arrivée du «progrès» portée par des investissements touristiques et immobiliers étrangers, mettent en doute, et en conflit, une grande partie des habitants. Ainsi, cette présentation s’organisera en trois temps. Une première partie analysera le droit à la terre des descendants quilombolas. Une deuxième portera sur le contexte historique, géographique et politique du quilombo de Sibaúma. Enfin, l’analyse d’une situation sociale particulière, la nuit des tambours, conclura cette intervention. Dans le Brésil colonial, des esclaves ne voulant pas se soumettre au travail fuyaient pour vivre relativement libres de ce système, dans des communautés appelées « Quilombo ». Il existe donc des communautés constituées de descendants de ces esclaves. Depuis 1988, elles sont reconnues par le gouvernement brésilien, tout comme le droit d’occupation de leur territoire. C’est cependant en 2005 que le droit relatif aux quilombolas va se préciser. Ils éprouvent cependant des difficultés à légitimer et à maintenir leurs droits. Pour être bénéficiaire des politiques publiques spécifiquement destinées aux communautés quilombolas, le groupe doit en premier lieu être officiellement reconnu comme tel par le gouvernement. Une fois reconnue, la communauté peut demander à ce que débute le processus d’identification, de délimitation et de protection de son territoire. Sibaúma se situe dans dans l’Etat de Rio Grande do Norte, dans le Nordeste brésilien. Ce territoire, sur la côte, est délimité par des éléments naturels. Le Nordeste est considéré comme le « berceau » du Brésil, étant la terre de découverte historique du pays. Les activités touristiques sur la côte du Nordeste ont commencé dans les années 1970, en réponse à la pauvreté structurelle sévissant dans la région. Le boom touristique a laissé la place à une activité immobilière soutenue par des capitaux internationaux. La communauté de Sibaúma est une plage située à côté d’une des principales destinations touristiques de Rio Grande Do Norte. Cette communauté, constituée d’environ 800 habitants est en lutte pour le maintien de son territoire. La communauté, longtemps isolée, semble s’intégrer à la dynamique économique locale. Elle acquiert une grande valeur économique. En effet, depuis 1990, elle est confrontée à des logiques de mondialisation qui divisent les opinions, provoquant des réactions allant de la reconnaissance du territoire à l’ouverture de celui-ci aux logiques touristiques et immobilières. Ainsi, des éléments culturels abandonnés, telle que la danse du Zambê, sont réapparus comme des formes symboliques identitaires. Ainsi, certains groupes mènent des actions pour revendiquer cette identité. Cependant, celles-ci s’inscrivent dans un contexte et avec un public spécifiques. La reprise de la danse du Zambê doit donc être comprise comme une adaptation d’un modèle culturel local à un modèle étatique fondé sur des normes internationales, ainsi qu’un modèle exotique attendu par un public touristique. Il s’agit maintenant d’examiner une des actions de reprise du Zambê. La nuit des tambours est organisé depuis 2006, chaque premier janvier. L’événement est très largement diffusé. Si’il commence à 20 heures, c’est à 22 heures que se déroule le moment le plus attendu, la performance de la danse de Zambê. La tradition est alors présentée en opposition à la modernité, et la métaphore des traditions et des racines est mobilisée. Lors de la nuit des tambours, née dans un contexte d’affirmation ethnique d’une communauté spécifique, le sujet du conflit de territoire est évité, et provisoirement suspendu. En somme, si cet événement doit être compris dans un cadre de référence multiple, le cadre d’interactions avec les touristes, en recherche d’exotisme, est aussi à souligner. Cette reprise du Zambê se fonde sur de multiples éléments, et peut être analysé comme un processus d’objectivisation culturelle : la culture devient objet. Une connaissance des acteurs ainsi que du contexte semble nécessaire pour aborder ce phénomène dans toute sa complexité.
Sujet: Sujet
Topique: Danse du Zambê
Mots-clés: tradition culturelle, retour, Brésil,
Libellé: Folklorisation des espaces
Mots-clés: folklorisation, cultures, espaces,
Localisation spatiale du sujet: Brésil
Localisation temporelle du sujet: Epoque contemporaine ; XXIe siècle ap. J.-C. ; XXe siècle ap. J.-C.
Type de discours consacré au sujet: Bilan historique ; Description ; Explication ; Exposé historique ; Exposé scientifique
L'anthropologue Cyro DE ALMEIDA LINS étudie le retour d'une pratique culturelle spécifique, la danse du Zambê, dans une communauté de descendants d'esclaves du Nordeste brésilien. Cette dernière est confrontée à des bouleversements économiques, qu'il s'agit de prendre en compte dans cette étude.
Cet objet d'étude lui permet de s'interroger plus largement sur le phénomène de folklorisation des espaces et cultures, thème général du colloque intitulé "Migrations et dynamiques urbaines" auquel il prend part.
Sujet: Sujet
Topique: Quilombo au Brésil
Mots-clés: Quilombo, Brésil, esclaves, communautés,
Localisation spatiale du sujet: Brésil
Localisation temporelle du sujet: Epoque contemporaine ; XXIe siècle ap. J.-C. ; XXe siècle ap. J.-C.
Type de discours consacré au sujet: Bilan historique ; Description ; Explication ; Exposé historique ; Exposé scientifique
Le quilombo est le nom donné aux communautés de descendants d'esclaves brésiliens. Dans cette présentation, l'anthropologue Cyro ALMEIDA DE LINS étudie le retour d'une pratique culturelle spécifique, la danse du Zambê, dans la communauté de Sibaúma, située dans le Nordeste brésilien. Notons que ce retour intervient dans un contexte de bouleversement économique.
Sujet: Sujet
Topique: Recomposition d'identités sociales au Brésil
Mots-clés: identités sociales, Brésil, bouleversement, recomposition,
Localisation spatiale du sujet: Brésil
Localisation temporelle du sujet: Epoque contemporaine ; XXIe siècle ap. J.-C. ; XXe siècle ap. J.-C.
Type de discours consacré au sujet: Bilan historique ; Description ; Explication ; Exposé historique ; Discours identitaire ; Exposé scientifique
L'anthropologue Cyro DE ALMEIDA LINS étudie la recomposition d'identités d'un groupe de descendants d'esclaves du Nordeste brésilien confronté à des bouleversements économiques.
Titre: Le Brésil n’est pas exotique, juste un peu différent. Patrimoine culturel et tourisme : la mission française de l’Unesco, 1967 par Ana Lucia DUARTE LANNA
Durée: 00:27:48   [00:31:39 > 00:59:27]
En novembre 1966, Michel Parent, inspecteur des monuments français de l’Unesco, se rend au Brésil, dans le but d’étudier la conservation du patrimoine artistique, en vue du développement du tourisme culturel. La venue de la mission française aboutit à un rapport définissant des directives qui ont grandement influencé la préservation et la valorisation du patrimoine culturel brésilien, dans un contexte de transformation et d’élargissement de cette notion. Cette intervention vise donc à comprendre la venue de la mission française au Brésil dans le cadre des négociations entre l’Institut du Patrimoine Historique et Artistique National (IPHAN) et l’Unesco. L’organisme national de préservation du patrimoine mobilise alors aussi bien les nouvelles directives du secteur que les possibilités de financement de projets pour œuvrer dans le sens du renforcement d’un lien entre patrimoine culturel et construction de l’identité nationale. Dans cette association entre patrimoine et nationalité, les liens d’appartenance à une culture européenne se montrent déterminants. Ce qui exclut, pour les intellectuels modernistes, concepteurs de la notion de patrimoine national au Brésil, la notion d’exotisme. Ana Lucia DUARTE LANNA développe son analyse autour des thèmes principaux du métissage, de la relation entre nature et culture, et de la modernité.
Sujet: Sujet
Topique: Mission française de l'UNESCO de 1967
Mots-clés: Patrimoine artistique et culturel, UNESCO, 1967, Brésil
Libellé: Visibilité et invisibilité migrante
Mots-clés: villes, migrations, Brésil,
Localisation spatiale du sujet: Brésil
Localisation temporelle du sujet: Epoque contemporaine ; 1967 ; XXe siècle ap. J.-C.
Type de discours consacré au sujet: Bilan historique ; Description ; Explication ; Exposé historique ; Exposé scientifique
Ana Lucia DUARTE LANNA étudie la venue de Michel PARENT lors de la mission française de l'UNESCO de 1967 afin de comprendre la construction de la notion de patrimoine artistique et culturel au Brésil.
Cette présentation s'inscrit dans le cadre la session "Visibilités et invisibilités migrantes" du colloque international "Migrations et dynamiques urbaines".
Titre: Débat avec les participants de l'après-midi
Durée: 00:52:56   [00:59:27 > 01:52:23]
Question 1 : Quelle est la situation de la terre par rapport au travail communautaire et à l’arrivée des entreprises touristiques à Sibaúma ? Par ailleurs, Nancy GREEN a-t-elle travaillé à partir de sources cinématographiques ? Question 2 : Qu’est ce que Nancy GREEN entend par les termes de folklorisation, d’exotisation et d’ethnicisation ? Question 3 : Adressée à Ana Lucia DUARTE LANNA, cette question cherche à savoir ce que Michel PARENT entendait réaliser par ce rapprochement entre Europe et Brésil ? Quelle est la position de la chercheuse par rapport à cela ? Question 4 : Si la conception du patrimoine développée par l’IPHAM s’est révélée efficace, celle du tourisme, promue par le même organisme, semble poser question. Qu’est-il possible d’en dire ? Question 5 : Tous les exposés posent une question de contexte. Tout un cadre architectural doit être pris en compte pour comprendre les différentes présentations faites ici. Question 6 : La constitution des identités liée aux espaces publics est une question d’ordre général. Qu’en est-il en cas de conflit avec des présences identitaires mal « indésirables » ? Question 7 : Dans la continuité de la réflexion sur la généalogie architecturale et de l’exposé de Piero BRUNELLO, comment est-il possible de réfléchir à la constitution et transformation de catégories dont il est question ?

3 chapitres.
  • Au Brésil, les communautés de descendants d'esclaves, aussi nommées « communautés quilombolas », sont officiellement reconnues par l'État comme faisant partie du patrimoine culturel national représentatif de l'héritage culturel africain. L’existence et le droit d'occupation de leur territoire sont reconnus par la Constitution Fédérale de 1988. Au cours d’une recherche réalisée dans la communauté quilombola de Sibaúma, localisée sur le littoral sud de l’état du Rio Grande do Norte, et afin d’établir un Rapport Technique d’Identification et de Délimitation commandé par l'État, Cyro DE ALMEIDA LINS a observé l'organisation politique du groupe et les différentes étapes de construction d'identité ethnique dans un contexte de demande de reconnaissance identitaire et territoriale. En effet, depuis les années 1990, Sibaúma est confrontée à des bouleversements économiques qui se traduisent par l’urbanisation et l’intégration dans les logiques mondialisées. L’augmentation de la spéculation immobilière et les divers projets d’investissement touristique de grande ampleur modifient les imaginaires locaux et divisent les opinions. Deux tendances antagonistes émergent auprès des habitants: la reconnaissance du territoire quilombola ou son ouverture aux investissements touristiques et immobiliers étrangers. Dans ce processus, plusieurs éléments de la culture de la communauté quilombola « traditionnelle », qui avaient été oubliés ou abandonnés, ont été repris comme «référence culturelle» et « attestation » de leur identité. C'est le cas de la danse du Zambê, considérée comme un héritage des anciens esclaves de la région, et qui est devenu un élément significatif dans la lutte pour la reconnaissance des quilombolas. Cet exposé portera ainsi sur les conceptions et les intérêts présents dans les idées de «préservation» et «progrès» que l’on trouve dans les discours des différents acteurs. Il s’intéressera aussi aux processus de mise en place d'une « nouvelle » identité du groupe, et la manière de se réapproprier sa culture en « l'auto-folklorisant » et en l'instrumentalisant dans un contexte paradoxal où les possibilités de reconnaissance du territoire quilombola ou l'arrivée du «progrès» portée par des investissements touristiques et immobiliers étrangers, mettent en doute, et en conflit, une grande partie des habitants. Ainsi, cette présentation s’organisera en trois temps. Une première partie analysera le droit à la terre des descendants quilombolas. Une deuxième portera sur le contexte historique, géographique et politique du quilombo de Sibaúma. Enfin, l’analyse d’une situation sociale particulière, la nuit des tambours, conclura cette intervention. Dans le Brésil colonial, des esclaves ne voulant pas se soumettre au travail fuyaient pour vivre relativement libres de ce système, dans des communautés appelées « Quilombo ». Il existe donc des communautés constituées de descendants de ces esclaves. Depuis 1988, elles sont reconnues par le gouvernement brésilien, tout comme le droit d’occupation de leur territoire. C’est cependant en 2005 que le droit relatif aux quilombolas va se préciser. Ils éprouvent cependant des difficultés à légitimer et à maintenir leurs droits. Pour être bénéficiaire des politiques publiques spécifiquement destinées aux communautés quilombolas, le groupe doit en premier lieu être officiellement reconnu comme tel par le gouvernement. Une fois reconnue, la communauté peut demander à ce que débute le processus d’identification, de délimitation et de protection de son territoire. Sibaúma se situe dans dans l’Etat de Rio Grande do Norte, dans le Nordeste brésilien. Ce territoire, sur la côte, est délimité par des éléments naturels. Le Nordeste est considéré comme le « berceau » du Brésil, étant la terre de découverte historique du pays. Les activités touristiques sur la côte du Nordeste ont commencé dans les années 1970, en réponse à la pauvreté structurelle sévissant dans la région. Le boom touristique a laissé la place à une activité immobilière soutenue par des capitaux internationaux. La communauté de Sibaúma est une plage située à côté d’une des principales destinations touristiques de Rio Grande Do Norte. Cette communauté, constituée d’environ 800 habitants est en lutte pour le maintien de son territoire. La communauté, longtemps isolée, semble s’intégrer à la dynamique économique locale. Elle acquiert une grande valeur économique. En effet, depuis 1990, elle est confrontée à des logiques de mondialisation qui divisent les opinions, provoquant des réactions allant de la reconnaissance du territoire à l’ouverture de celui-ci aux logiques touristiques et immobilières. Ainsi, des éléments culturels abandonnés, telle que la danse du Zambê, sont réapparus comme des formes symboliques identitaires. Ainsi, certains groupes mènent des actions pour revendiquer cette identité. Cependant, celles-ci s’inscrivent dans un contexte et avec un public spécifiques. La reprise de la danse du Zambê doit donc être comprise comme une adaptation d’un modèle culturel local à un modèle étatique fondé sur des normes internationales, ainsi qu’un modèle exotique attendu par un public touristique. Il s’agit maintenant d’examiner une des actions de reprise du Zambê. La nuit des tambours est organisé depuis 2006, chaque premier janvier. L’événement est très largement diffusé. Si’il commence à 20 heures, c’est à 22 heures que se déroule le moment le plus attendu, la performance de la danse de Zambê. La tradition est alors présentée en opposition à la modernité, et la métaphore des traditions et des racines est mobilisée. Lors de la nuit des tambours, née dans un contexte d’affirmation ethnique d’une communauté spécifique, le sujet du conflit de territoire est évité, et provisoirement suspendu. En somme, si cet événement doit être compris dans un cadre de référence multiple, le cadre d’interactions avec les touristes, en recherche d’exotisme, est aussi à souligner. Cette reprise du Zambê se fonde sur de multiples éléments, et peut être analysé comme un processus d’objectivisation culturelle : la culture devient objet. Une connaissance des acteurs ainsi que du contexte semble nécessaire pour aborder ce phénomène dans toute sa complexité.
  • En novembre 1966, Michel Parent, inspecteur des monuments français de l’Unesco, se rend au Brésil, dans le but d’étudier la conservation du patrimoine artistique, en vue du développement du tourisme culturel. La venue de la mission française aboutit à un rapport définissant des directives qui ont grandement influencé la préservation et la valorisation du patrimoine culturel brésilien, dans un contexte de transformation et d’élargissement de cette notion. Cette intervention vise donc à comprendre la venue de la mission française au Brésil dans le cadre des négociations entre l’Institut du Patrimoine Historique et Artistique National (IPHAN) et l’Unesco. L’organisme national de préservation du patrimoine mobilise alors aussi bien les nouvelles directives du secteur que les possibilités de financement de projets pour œuvrer dans le sens du renforcement d’un lien entre patrimoine culturel et construction de l’identité nationale. Dans cette association entre patrimoine et nationalité, les liens d’appartenance à une culture européenne se montrent déterminants. Ce qui exclut, pour les intellectuels modernistes, concepteurs de la notion de patrimoine national au Brésil, la notion d’exotisme. Ana Lucia DUARTE LANNA développe son analyse autour des thèmes principaux du métissage, de la relation entre nature et culture, et de la modernité.
  • Question 1 : Quelle est la situation de la terre par rapport au travail communautaire et à l’arrivée des entreprises touristiques à Sibaúma ? Par ailleurs, Nancy GREEN a-t-elle travaillé à partir de sources cinématographiques ? Question 2 : Qu’est ce que Nancy GREEN entend par les termes de folklorisation, d’exotisation et d’ethnicisation ? Question 3 : Adressée à Ana Lucia DUARTE LANNA, cette question cherche à savoir ce que Michel PARENT entendait réaliser par ce rapprochement entre Europe et Brésil ? Quelle est la position de la chercheuse par rapport à cela ? Question 4 : Si la conception du patrimoine développée par l’IPHAM s’est révélée efficace, celle du tourisme, promue par le même organisme, semble poser question. Qu’est-il possible d’en dire ? Question 5 : Tous les exposés posent une question de contexte. Tout un cadre architectural doit être pris en compte pour comprendre les différentes présentations faites ici. Question 6 : La constitution des identités liée aux espaces publics est une question d’ordre général. Qu’en est-il en cas de conflit avec des présences identitaires mal « indésirables » ? Question 7 : Dans la continuité de la réflexion sur la généalogie architecturale et de l’exposé de Piero BRUNELLO, comment est-il possible de réfléchir à la constitution et transformation de catégories dont il est question ?
Titre: Colloque « Migrations et dynamiques urbaines » : Visibilités et invisibilités migrantes (2/2)
Sous-titre: Session IV, Partie 2
Auteur(s): BATTEGAY Alain, BRUNELLO Piero, DE ALMEIDA LINS Cyro, DUARTE LANNA Ana Lucia, GREEN Nancy, SCARZANELLA Eugenia
Durée: 03:10:43
Date de réalisation: 09/12/2011
Lieu de réalisation: Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales, 190-198 avenue de France, 75013 Paris, France
Langue(s): Français
Cette session du colloque international « Migrations et dynamiques urbaines » vise à aborder le thème des visibilités et invisibilités migrantes, en lien avec les dynamiques urbaines.
Ce colloque « Migrations et dynamiques urbaines » se centre sur l’étude des phénomènes d’ « exotisation » -en tant que production d’inégalités- créés à l’intersection des flux migratoires et de la présence d’immigrés dans les espaces urbains. Plus particulièrement, cette session cherche à étudier les visibilités et invisibilités migrantes. Ainsi, Cyro DE ALMEIDA LINS abordera ce thème à travers l’étude de la reprise de la danse Zambê par une communauté quilombola à Sibaúma dans le Nordeste brésilien. Anna Lucia DUARTE LANNA s’attachera elle à étudier le patrimoine culturel et le tourisme en exposant ses recherches sur la mission française de l’UNESCO en 1967 au Brésil. Le colloque sera ensuite clôturé par une série de questions auxquelles répondront les intervenants.
Sujet: Pays
Topique: Brésil
Mots-clés: Brésil, villes, migrations,
Localisation temporelle du sujet: Epoque contemporaine ; XXIe siècle ap. J.-C. ; XXe siècle ap. J.-C.
Type de discours consacré au sujet: Bilan historique ; Description ; Explication ; Exposé historique ; Exposé scientifique
Cette session du colloque de sciences sociales "Migrations et dynamiques urbaines" s'intéresse aux visibilités et invisibilités migrantes en lien avec les phénomènes de dynamiques urbaines. Ainsi, des chercheurs présentent leurs études de terrains s'étant déroulées au Brésil pour étudier cette question.
Sujet: Sujet
Topique: Diversité culturelle
Mots-clés: diversité culturelle, villes, migrations, sciences sociales
Libellé: Visibilités et invisibilités migrantes
Mots-clés: migrations, villes, Brésil,
Localisation spatiale du sujet: Brésil
Localisation temporelle du sujet: Epoque contemporaine ; XXIe siècle ap. J.-C. ; XXe siècle ap. J.-C.
Type de discours consacré au sujet: Bilan historique ; Description ; Explication ; Exposé historique ; Discours mémoriel ; Exposé scientifique
La session de ce colloque en sciences sociales s'intéresse au processus de diversité culturelle en étudiant les thèmes de villes et de migrations qui lui sont associés.
La diversité culturelle est ici étudiée à travers le thème plus spécifique de visibilités et invisibilités migrantes prenant place dans les villes. Ainsi, des exemples du Brésil seront traités.
Sujet: Sujet
Topique: Groupes migrants
Mots-clés: migrations, villes,
Libellé: Visibilités et invisibilités migrantes
Mots-clés: migrations, villes, Brésil,
Localisation spatiale du sujet: Brésil
Localisation temporelle du sujet: Epoque contemporaine ; XXIe siècle ap. J.-C. ; XXe siècle ap. J.-C.
Type de discours consacré au sujet: Bilan historique ; Description ; Explication ; Exposé historique ; Exposé scientifique
Ce colloque en sciences sociales se propose d'étudier de manière générale certaines communautés du monde à travers les phénomènes de migrations et de dynamiques urbaines.
Plus particulièrement, cette session s'interroge sur les processus visibles et invisibles de migrations urbaines. Les recherches de terrains effectuées au Brésil fournissent ainsi un matériau de travail.
Sujet: Sujet
Topique: Histoire de peuples brésiliens
Libellé: Visibilités et invisibilités migrantes
Localisation spatiale du sujet: Brésil
Localisation temporelle du sujet: Epoque contemporaine ; XXIe siècle ap. J.-C. ; XXe siècle ap. J.-C.
Type de discours consacré au sujet: Bilan historique ; Description ; Explication ; Exposé historique ; Exposé scientifique
L'histoire du peuple brésilien est ici abordée de différentes manières: si l'anthropologue Cyro DE ALMEIDA LINS s'intéresse spécifiquement à la communauté quilombola de Sibaúma, le professeur d'architecture Ana Lucia DUARTE LANNA prend elle pour axe la construction de la notion de patrimoine artistique et culturel au Brésil.
Ces deux présentations s'articulent autour de l'étude des visibilités et invisibilités migrantes, thème de cette session du colloque "Migrations et dynamiques urbaines".
Sujet: Sujet
Topique: Histoire du Brésil
Libellé: Visibilités et invisibilités migrantes au Brésil
Localisation spatiale du sujet: Brésil
Localisation temporelle du sujet: Epoque contemporaine ; XXIe siècle ap. J.-C. ; XXe siècle ap. J.-C.
Type de discours consacré au sujet: Bilan historique ; Description ; Explication ; Exposé historique ; Exposé scientifique
Une analyse historique est nécessaire pour aborder l'étude des visibilités et invisibilités migrantes dans les villes, que propose cette session du colloque "Migrations et dynamiques urbaines". Le Brésil est ici pris comme objet d'étude, le pays étant le terrain des recherches des deux chercheurs s'exprimant lors de cette présentation.
Pour étudier ce thème, l'anthropologue Cyro DE ALMEIDA LINS étudiera le retour de la danse Zambê dans le quilombo de Sibaúma, alors que le professeur d'architecture Ana Lucia DUARTE LANNA se penchera sur la mission française de l'UNESCO liée au patrimoine culturel brésilien, ayant eu lieu en 1967.
Sujet: Sujet
Topique: XXIe siècle ap. J.-C.
Siècle(s): XXe siècle ap. J.-C.
Mots-clés: Brésil contemporain, histoire,
Libellé: Visibilités et invisibilités migrantes
Mots-clés: Brésil contemporain, histoire, villes, migrations,
Localisation spatiale du sujet: Brésil
Type de discours consacré au sujet: Bilan historique ; Description ; Explication ; Exposé historique ; Exposé scientifique
Une analyse historique est nécessaire pour aborder l'étude des visibilités et invisibilités migrantes dans les villes, que propose cette session du colloque "Migrations et dynamiques urbaines". Le Brésil contemporain est ici pris comme objet d'étude, le pays étant le terrain des recherches des deux chercheurs s'exprimant lors de cette présentation.
Pour étudier ce thème, l'anthropologue Cyro DE ALMEIDA LINS étudiera le retour de la danse Zambê dans le quilombo de Sibaúma lors des années précédentes, alors que le professeur d'architecture Ana Lucia DUARTE LANNA se penchera sur la mission française de l'UNESCO liée au patrimoine culturel brésilien, ayant eu lieu en 1967.
Nom: BRUNELLO
Prénom: Piero
Rôle: Intervenants avec communication
Appartenance: Ergonyme (nom propre)
Fonction: Enseignant en histoire sociale
Adresse: Venise, ITALIE
Piero BRUNELLO est enseignant en histoire sociale, Université Ca ‘Foscari, Venise, ITALIE.
Nom: CHAVE
Prénom: Juliette
Rôle: Réalisateurs d'oeuvres audiovisuelles
Appartenance: Ergonyme (nom propre)
Fonction: Réalisateur
Adresse: FRANCE
Juliette CHAVE est réalisatruce, FRANCE.
Nom: DE ALMEIDA LINS
Prénom: Cyro
Rôle: Intervenants avec communication
Appartenance: Ergonyme (nom propre)
Fonction: Doctorant en anthropologie
Adresse: Tours, FRANCE
Cyro DE ALMEIDA LINS est doctorant en anthropologie, CITERES, Université François Rabelais, Tours, FRANCE.
Nom: DUARTE LANNA
Prénom: Ana Lucia
Rôle: Intervenants avec communication
Appartenance: Ergonyme (nom propre)
Fonction: Professeur d'architecture
Adresse: São Paulo, BRESIL
Ana Lucia DUARTE LANNA est professeur d’architecture, Université de São Paulo, BRESIL.
Nom: PARADISO
Prénom: Frédéric
Rôle: Réalisateurs d'oeuvres audiovisuelles
Fonction: Réalisateur
Adresse: Paris, FRANCE
Frédéric PARADISO est réalisateur, LT Productions, Paris, FRANCE
Type: Exposé(s) scientifique(s)
Colloque de sciences sociales sur les visibilités et invisibilités migrantes, en lien avec le thème des villes.
Type: Contexte "Recherche"
Public cible: Pour tout public
Recherches en sciences sociales sur les visibilités et invisibilités migrantes, en lien avec le thème des villes.
BATTEGAY Alain, BRUNELLO Piero, DE ALMEIDA LINS Cyro, DUARTE LANNA Ana Lucia, GREEN Nancy, SCARZANELLA Eugenia. " Colloque « Migrations et dynamiques urbaines » : Visibilités et invisibilités migrantes (2/2) ", Archives Audiovisuelles de la Recherche (AAR), n°2163, 2011, [en ligne] ; URL : http://www.archivesaudiovisuelles.fr/2163/
Type: Droit d'auteur relatif à la production du document source
© ESCoM-AAR (Equipe Sémiotique Cognitive et Nouveaux Médias, Archives Audiovisuelles de la Recherche), FMSH (Fondation Maison des Sciences de l’Homme), Paris, FRANCE
Type: Droit d'auteur relatif à la réalisation du document source
© PARADISO, Frédéric, réalisateur, LT Productions, Paris, FRANCE © DE PABLO, Elisabeth, Responsable éditorial, ESCoM-AAR,FMSH, Paris, FRANCE © CHAVE, Juliette, réalisatrice, FRANCE
Type: Droit d'auteur relatif au contenu du document source
© BATTEGAY, Alain, enseignant-chercheur, Centre National de la Recherche Scientifique, LAMES/MODYS, FRANCE, 2011 © BRUNELLO, Piero, enseignant en histoire sociale, Université Ca ‘Foscari, Venise, ITALIE, 2011 © DE ALMEIDA LINS, Cyro, doctorant en anthropologie, CITERES, Université François Rabelais, Tours, FRANCE, 2011 © DUARTE LANNA, Ana Lucia, professeur d’architecture, Université de São Paulo, BRESIL, 2011 © GREEN Nancy, directrice d’études à l’Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales, Paris, FRANCE, 2011 © SCARZANELLA, Eugenia, professeur de sciences politiques, Université de Bologne, ITALIE., 2011
Type: Régime général "Creative Commons" relatifs au document source
Cette ressource audiovisuelle est protégée par le régime "Creative Commons". Vous êtes libres de la reproduire, distribuer et communiquer au public. Mais vous devez impérativement signaler sa paternité (son ou ses auteurs), vous n'avez pas le droit de la modifier ni d'en faire un usage commercial. Lecture, diffusion et exploitation concrète de cette ressource audiovisuelle présuppose que vous ayez accepté les règles juridiques Creative Commons décrites dans la page http://creativecommons.org/licenses/by-nc-nd/2.0/fr/
Titre: Analyse générale de la vidéo " Colloque « Migrations et dynamiques urbaines » : Visibilités et invisibilités migrantes (2/2) "
Langue(s): Français
Type: Analyse plus détaillé
Comment citer: FRINGANT, Matthias. Analyse générale de la vidéo " Colloque « Migrations et dynamiques urbaines » : Visibilités et invisibilités migrantes (2/2) " (Portail AGORA, 2014): http://www.agora.msh-paris.fr/
Id analyse: 900087fa-02e7-4f04-8122-a364699a7cbd
Id vidéo: 62fa33d7-6c13-4e90-b84f-b4f8103a383a
Analyse générale de la session de clôture du colloque international « Migrations et dynamiques urbaines « Exotisation » des populations et « folklorisation » des espaces ».