Sciences sociales en débat. BERREBI-HOFFMANN Isabelle, LEMIEUX Cyril, MUNIER Jacques, PROCHASSON Christophe, WIEVIORKA Michel

Chapitre

Titre: Ouverture du débat et présentation de deux nouvelles parutions en sciences sociales par Jacques Munier
Sous-titre: La revue "Socio" (Editions MSH) et le livre "Faire des Sciences Sociales" (Editions EHESS)
Durée: 00:05:21   [00:00:00 > 00:05:21]
Jacques Munier ouvre le débat sur les livres en sciences sociales et présente 2 évènements éditoriaux récents : - L'inauguration de la nouvelle revue « Socio » dirigée par Michel Wieviorka aux éditions de la FMSH, dont le numéro inaugural, intitulé « Penser global », est consacré à la question de la globalisation en sciences sociales. - La parution aux éditions de l’EHESS de l’ouvrage en 3 volumes « Faire des Sciences Sociales : Critiquer, Comparer, Généraliser », écrit par Emmanuel Désveaux, Michel de Fornel, Pascale Haag, Cyril Lemieux,Olivier Remaud, Jean-Frédéric Schaub & Isabelle Thireau, et coordonné par Christophe Prochasson (Historien et directeur des éditions de l’EHESS).
Titre: Présentation du numéro inaugural de la revue Socio par Michel Wieviorka
Sous-titre: La France et la pensée globale
Durée: 00:05:50   [00:05:21 > 00:11:11]
Michel Wieviorka traite des raisons historiques qui expliquent pourquoi la France appréhende tardivement la question du global. Il appelle ainsi à une décentralisation du regard nécessaire au développement d’une réflexion globale.
Michel Wieviorka ouvre son intervention sur la question de la nostalgie de l’âge d’or des sciences sociales des années 60’s-70’s, point soulevé par Jacques Munier concernant les deux ouvrages présentés dans ce débat. Michel Wieviorka appelle à une décentralisation du regard, en pointant notamment le fait que cette vision nostalgique est propre à la France, mais n’est pas forcément présente dans d’autres pays. Concernant la globalisation, il met ainsi en garde contre ce que Ulrich Beck a appelé le « nationalisme méthodologique ». Il souligne le fait qu’il est fondamental d’octroyer une assise et une portée globale à notre réflexion. Le premier point abordé consiste à réfléchir aux motifs pour lesquels la France a perdu l’aura qu’elle avait dans les années 60’s-70’s. Il nous donne une explication historique. Dans les années 60’s, la France était le pays du monde qui incarnait le débat sur les grands enjeux de l’époque, tels que le marxisme, le structuralisme, le fonctionnalisme, le communisme, la décolonisation, ou encore la question du Tiers-Monde. Or, la France, ancrée dans ces modèles de réflexion, a eu plus de difficultés à en sortir pour s’ouvrir à la pensée actuelle globale. Il précise ainsi que la revue « Socio » n’est pas nostalgique de cette époque, mais a au contraire a été lancée dans l’objectif d’appréhender la nouvelle réalité globale.
Titre: Présentation de l’ouvrage « Faire les Sciences Sociales » par Cyril Lemieux
Sous-titre: Globalisation et comparaison en sciences sociales
Durée: 00:03:37   [00:11:11 > 00:14:48]
Cyril Lemieux aborde la question de l’ouverture des sciences sociales sur la globalisation à travers la perspective comparative.
Cyril Lemieux a coordonné le premier volume de l’ouvrage « Faire les Sciences Sociales » consacré à la « critique ». La globalisation n’est pas une thématique affichée de l’ouvrage, mais apparaît comme une question transversale dans l’ensemble du livre. Cyril Lemieux souligne le fait que les sciences sociales ont d’emblée une visée mondiale en renvoyant à une condition universelle : celle d’être social. Il rappelle également le fait qu’il est important de sortir du nationalisme méthodologique, tout en conservant des traditions nationales, se dynamisant mutuellement par la confrontation dans le débat et en s’ouvrant vers une visée universelle. Cette perspective, présente dans les trois volumes, est exprimée de manière plus explicite dans celui consacré à la comparaison, activité privilégiée pour la production du savoir en sciences sociales. Cyril Lemieux cite ainsi Durkheim, pour qui la comparaison dans les sciences sociales est un équivalent fonctionnel de l’expérimentation dans les sciences de la nature. Dans ce second volume, la comparaison s’effectue à la fois sous un angle historique et géographique, parcourant parfois de longues distances temporelles ou spatiales.
Titre: La globalisation et la question de l’universalisme dans les sciences sociales par Christophe Prochasson
Sous-titre: La nouvelle visée universaliste des approches globales
Durée: 00:10:23   [00:14:48 > 00:25:12]
Christophe Prochasson aborde la question de l'horizon universel de la nouvelle visée globale actuelle des sciences sociales, en soulevant également le nécessaire souci de comparaison inhérent à cette approche.
Jacques Munier demande à Christophe Prochasson si la question de la globalisation n’avait pas déjà été traitée dans le passé, notamment dans la prestigieuse revue historique « Annales » (Braudel, Chaumu). Christophe Prochasson rappelle le fait que depuis une dizaine d’années il y a une prise de conscience concernant le risque de trop nationaliser nos démarches. Mais les grandes figures qui ont dominé l’époque des années 60’s avaient comme horizon de référence l’espace français. Il existait donc un enracinement national, mais en parallèle s’établissaient aussi de grands dialogues internationaux dans toutes les disciplines. Concernant les historiens, il y a le versant « Fernand Braudel », mais il y a aussi le versant « Ernest Labrousse », un grand historien, mais dont le programme de recherche en termes d’espace consistait à départementaliser le territoire pour traiter de l’histoire sociale. Il soulève ici un point problématique : la question n’est pas de suivre une mode en cherchant à faire du « global », mais il faut se pencher sur quel type d’histoire globale nous souhaitons faire. Il pose ainsi un ensemble de questions qui sont impliquées par cette nouvelle volonté d’histoire globale : pourquoi comparer, comment comparer, que peut-on ou ne peut-on pas comparer ? Il existe également un autre débat qui concerne l’ensemble des sciences sociales : la question de l’universalisme par rapport au relativisme ou constructivisme, tendances majeures des années 80’s-90’s, démontant les grands modèles universalisant. Selon Prochasson, actuellement, le grand enjeu intellectuel derrière cette quête du global, est la recherche de restitution d’une perspective universaliste à nos disciplines, au-delà d’une question de méthodes visant à faire global pour que la science ne soit pas seulement nationalisée. La question de l’universel reste selon lui l’horizon fondamental de l’analyse globale actuelle. Il faut se méfier de certains types d’histoire, dont l’échelle d’analyse ne permet pas d’analyser correctement certains phénomènes. Le risque étant de localiser le savoir en le ramenant à des échelles autres, perdant de vue ce souci de la comparaison et soulevant la question de l’incommensurable. Il réfère notamment à l’anthropologue Gérard Lenclud, qui souligne le fait que pour affirmer que deux phénomènes sont incommensurables, encore faut-il pouvoir les comparer.
Titre: La Cultural Sociology aux États-Unis (1990-2012) par Isabelle Berrebi-Hoffmann
Sous-titre: Penser le changement au-delà des acteurs et des institutions
Durée: 00:07:15   [00:25:12 > 00:32:27]
Isabelle Berrebi-Hoffmann a contribué au premier numéro de la revue « Socio » avec un article intitulé « Penser le changement au-delà des acteurs et des institutions. La Cultural Sociology aux États-Unis (1990-2012) ». Dans cet article, elle s’intéresse à une nouvelle tendance de la sociologie américaine, repensant les concepts et les catégories de la sociologie classique pour les réadapter aux questions de la société actuelle et aux nouveaux outils de mesure du social.
Ce nouveau courant est apparu pour analyser la période de crise actuelle à partir des classiques de la sociologie, mais en analysant les nouvelles questions posées par les sociétés actuelles et qui diffèrent fortement de celle de l’Europe industrielle. Le récit émancipateur de la sociologie, né au 19e siècle à partir de l’émancipation du mouvement ouvrier, est bousculé aujourd’hui par l’idée que ce n’est pas là que la sociologie peut apporter un récit d’émancipation. Il s’agit ainsi de repenser les questions de subordination, de hiérarchie sociale et de changement à partir de ce qui fait les mouvements sociaux actuellement, par exemple les mouvements gays ou encore les mouvements noirs-américains qui changent la norme et qui ne découlent plus de questions de revenus ou de CSP (catégories socio-professionnelles). Les outils de mesure du social et les concepts changent et les sociologues actuels se doivent de repenser l’ensemble de cette discipline face aux nouveaux changements intervenus dans la société, en pensant par le global.
Titre: Discussion par Michel Wieviorka
Durée: 00:05:22   [00:32:27 > 00:37:50]
Michel Wieviorka discute 3 points concernant les interventions précédentes : les relations entre la France et les anglo-saxons dans la sociologie actuelle, le comparatisme « universel » et la nécessité de penser le monde à travers des catégories autres qu’occidentales, et enfin la question de la liberté dans la recherche en sciences sociales.
Titre: La question de l’autonomie des recherches en sciences sociales par Cyril Lemieux
Sous-titre: Cyril Lemieux, Michel Wieviorka, Christophe Prochasson
Durée: 00:11:33   [00:37:50 > 00:49:24]
Cyril Lemieux, Michel Wieviorka et Christophe Prochasson abordent la question de l’autonomie et du financement de la recherche, en référant notamment à un passage de l’ouvrage « Faire les sciences sociales » qui évoque le fonctionnement critique des sciences sociales.
Cyril Lemieux revendique le fait que pour fonctionner nos sciences ont besoin d’espace pour la critique entre pairs, dans laquelle sans concession les chercheurs confrontent et discutent leurs travaux et leurs théorie entre pairs, car il existe des compétences techniques spécifiques permettant de juger et de critiquer ces savoirs. Cela relève d’un idéal, car il existe de nombreux mécanismes sociaux limitant la critique entre les pairs, comme les commanditaires, les financeurs extérieurs ou encore la pression émanant du grand public ou des militants. L’idée étant selon Cyril Lemieux de diagnostiquer les conditions sociales qui permettent de l’épanouissement de la critique entre pairs ou au contraire qui la restreignent. Il souligne le fait qu’il faut protéger certains mécanismes institutionnels permettant de garantir un minimum de distanciation et d’autonomie dans les jugements entre pairs, comme les jurys de thèse ou les comités de sélection d’articles dans les revues. Michel Wieviorka fait le constat qu’actuellement il existe une grande liberté de parole en sciences sociales, mais cela s’accompagne aussi parfois d’une indifférence de la part du public. Selon Christophe Prochasson, il existe certes des contraintes, mais aussi des moyens d’acquérir de l’autonomie en sciences sociales. Les sociologues ne sont pas pour autant dénués de tout lien envers les militants. Il prend ainsi l’exemple actuel de la question du genre, qui s’est beaucoup développée ces dernières années et qui a ouvert le champ de nouveaux débats en sciences sociales, mais qui a aussi été un apport pour de nombreuses causes militantes. Dans ce cas on voit bien l’imbrication de champs de recherches novateurs et de combats militants. De même dans les années 60’s, lorsque que l’on faisait l’histoire du mouvement ouvrier, où chercheurs et militants étaient très liés.
Titre: La culture comme espace d’actions et de changements par Isabelle Berrebi-Hoffmann
Durée: 00:04:54   [00:49:24 > 00:54:18]
Isabelle Berrebi-Hoffmann cite la parution d’ouvrages récents aux Etats-Unis s’intéressant à la culture en tant qu’espace d’actions et de changements. Elle réfère notamment au livre de Richard Biernacki sur l’histoire du travail depuis le 16e siècle et aux publications de nouvelles collections concernant la « Cultural Contemporary Sociology », telle que la revue américaine de Cultural Sociology, dont le premier numéro, dirigé par Alexander, est paru en avril 2013.
Titre: La question de la critique en sciences sociales par Michel Wieviorka
Durée: 00:06:09   [00:54:18 > 01:00:28]
Michel Wieviorka se penche sur la question de la critique en sciences sociales dans le contexte actuel de la recherche. Il lui semble que se développent deux logiques, d’une part l’utilisation des sciences sociales sans critique, relevant de l’expertise, et d’autre part, la radicalisation de la critique, qui devient une hypercritique et qui s’enferme dans des logiques de soupçons et de dénonciation. L’enjeu actuel des chercheurs étant de continuer à exercer leur esprit critique, sans pour autant basculer dans des positions hypercritiques. Il revient également sur le « Manifeste pour les sciences sociales » qu’il a écrit avec Craig Calhoun, afin d’annoncer l’entrée dans un nouveau courant, une nouvelle ère pour les sciences sociales.
Titre: Les sciences sociales et le numérique
Durée: 00:09:18   [01:00:28 > 01:09:46]
Jacques Munier pose la question du numérique en sciences sociales.
Cyril Lemieux souligne deux aspects : le numérique comme objet, s’intéressant aux usages sociaux du numériques et aux transformations impliquées, et le numérique comme outil au service de la recherche avec les humanités numériques, qui permettent d’analyser et d’appréhender des phénomènes de manière totalement innovante. Isabelle Berrebi-Hoffmann évoque les enjeux de redéfinition des frontières des catégories sur lesquelles nous travaillons, notamment celles de la sphère privée et public mises en jeu par les nouveaux usages d’internet. Michel Wieviorka fait référence aux nouvelles structurations du monde de la recherche, aux méthodologies de travail novatrices dans nos recherches et aux nouvelles formes d’organisation du travail qu’implique le numérique, avec plus d’interaction entre les chercheurs en sciences sociales et les techniciens (informaticiens, designers, etc.).
Titre: L’interdisciplinarité en sciences sociales
Sous-titre: Cyril Lemieux
Durée: 00:03:03   [01:09:46 > 01:12:50]
Cyril Lemieux constate un mouvement inverse de disciplinarisation aigue et de sous-spécialisation à l’intérieur des disciplines, qu’il faut compenser par des dispositifs interdisciplinaires. Il souligne le fait qu’il ne faut pas perdre de vue l’horizon général des sciences sociales, en ouvrant notamment le dialogue entre disciplines et spécialistes pour se poser de nouvelles questions. C’est le but de l’ouvrage collectif et interdisciplinaire « Faire des sciences sociales ».
Titre: Relations entre les sciences sociales et les médias
Durée: 00:11:40   [01:12:50 > 01:24:31]
Cyril Lemieux, Christophe Prochasson, Michel Wieviorka et Isabelle Berrebi-Hoffmann reviennent sur les différents enjeux de l’articulation des sciences sociales avec les médias actuels.
Cyril Lemieux évoque le fait que les médias sollicitent beaucoup les chercheurs en sciences sociales, de manière démocratique (c’est-à-dire qu’ils ne font pas forcément appel à des chercheurs ayant un doctorat). Les chercheurs sont le plus souvent sollicités en tant qu’experts. Un des enjeux importants est le fait de se faire reconnaître au-delà du statut d’expert, en tant qu’auteurs d’une œuvre ou d’article, sur le modèle de la critique artistique (comme sur France Culture). Christophe Prochasson rappelle un des objectifs de l’ouvrage qui est de s’adresser à un public qui ne soit pas seulement un public savant, sans pour autant diminuer leurs exigences. Selon lui, la convocation des sciences sociales dans les médias est plutôt fonctionnelle, il s’agit de faire jouer un rôle à une personne dotée d’une certaine légitimité. La question est alors de réussir à faire discerner au public les différents types de savoir mis en jeu : le savoir savant d’une part et le savoir ordinaire d’autre part. Michel Wieviorka revient sur le thème de l’engagement du chercheur en sciences sociales. Depuis les années 80, l’opposition entre intellectuels et professionnels a été en partie dépassée en France. Actuellement on voit partout se mettre en place des « Public sociology », avec l’idée que l’on peut participer au débat à partir de ce qui fait la spécificité des chercheurs : leurs compétences, leurs recherches et leurs publications. Isabelle Berrebi-Hoffmann évoque l’actuelle république des idées, qui fait tomber les frontières de l’université. Aujourd’hui nous sommes dans un espace ouvert d’expertises en sciences sociales, qui sont diffusées à travers les think tank, les gens de la médiation, et les journalistes.
Titre: Place des sciences sociales dans le domaine public
Durée: 00:06:45   [01:24:31 > 01:31:16]
Cyril Lemieux et Christophe Prochasson s’intéressent à la place des sciences sociales dans le domaine public, à travers une réflexion sur l’enjeu de l’intégration des sciences sociales dans les cursus du secondaire et sur la question de l’intervention des chercheurs dans la sphère publique.
Cyril Lemieux revient sur le phénomène de professionnalisation des sciences sociales qui explique aussi cette réussite de l’imbrication des chercheurs dans le domaine public. Ce qui est défaillant selon lui dans les sciences sociales, c’est au niveau de l’éducation dans l’enseignement secondaire, car pour bien entendre le discours des sciences sociales il faut avoir acquis certaines formes de raisonnement. Il ne s’agit pas seulement de diffuser les résultats des sciences sociales, mais aussi de diffuser des postures et des formes de raisonnement. Cela constituerait une action civique majeure à mener et aurait des conséquences socio-politiques bénéfiques, notamment sur la manière d’appréhender des conflits interculturels, ou encore de s’engager dans la vie publique. Car lorsque l’on diffuse des résultats on ne peut pas contrôler leur réception. Christophe Prochasson reprend la fameuse phrase « je trouve des chercheurs qui cherchent mais je cherche des chercheurs qui trouvent ». Dans l’espace public, le rôle des think tank n’a pas été une victoire pour les chercheurs qui sont souvent ramenés à une fonction d’expert dans laquelle ils ne se retrouvent pas forcément. Certains chercheurs expriment en effet souvent une certaine frilosité à l’endroit de l’intervention dans l’espace public, beaucoup craignant d’être instrumentalisés, ou que leurs propos soient détournés. Il y a un équilibre à instituer entre le langage propre de la recherche et la manière dont il peut être exporté dans l’espace public.
Titre: La fragmentation de la recherche actuelle par Michel Wieviorka
Durée: 00:04:11   [01:31:16 > 01:35:27]
Michel Wieviorka souligne un paradoxe intéressant : celui de la fragmentation de la recherche actuelle en sciences sociales. Alors que les chercheurs évoluent aujourd’hui dans des réseaux internationaux et qu’ils sont capables d’élaborations théoriques très fortes, subsiste de manière encore plus forte actuellement la difficulté à généraliser et à mettre en discussion collective.
Titre: Programme des futurs numéros de la revue « Socio »
Durée: 00:01:38   [01:35:27 > 01:37:06]
Michel Wieviorka annonce le programme des futurs numéros de la revue « Socio ». Le N° 2 aura un dossier consacré au thème des révolutions, contestations et indignations. Et le N°3 aura pour titre « Chercheurs à la barre », et étudiera la judiciarisation de la recherche, qui est de plus en plus saisie par le droit.
Titre: Perspectives de l’ouvrage « Faire des sciences sociales »
Durée: 00:02:15   [01:37:06 > 01:39:22]
Christophe Prochasson revient sur le fait que l’ouvrage « Faire des sciences sociales » est un travail collectif, modèle démocratique de recherche, et souligne le rôle déterminant joué par Emmanuel Désveaux. Plusieurs traductions sont en cours (notamment vers l’anglais, le chinois et l’arabe), ainsi qu’une tournée de promotion organisée à partir de l’automne 2013, afin de renouer avec un rayonnement des sciences sociales dans le monde.
Titre: Discussion avec le public
Durée: 00:10:49   [01:39:22 > 01:49:55]
La discussion avec le public soulève la question de la fonction des grandes figures des années 60’s face au foisonnement des nouvelles productions de la recherche, menant à des formes d’émancipation et de production collective des recherches actuelles.

17 chapitres.
Titre: Sciences sociales en débat
Sous-titre: Des livres en débat
Auteur(s): BERREBI-HOFFMANN Isabelle, LEMIEUX Cyril, MUNIER Jacques, PROCHASSON Christophe, WIEVIORKA Michel
Durée: 01:49:55
Date de réalisation: 20/06/2013
Lieu de réalisation: EHESS/FMSH, Le France, 190-198 avenue France, 75013 Paris, France
Genre: Débat filmé
Langue(s): Français
Cette vidéo présente le débat actuel autour des sciences sociales, à l'occasion de la parution de deux ouvrages : la revue « Socio » aux éditions FMSH et le livre collectif « Faire des sciences sociales » aux éditions de l’EHESS.
L'évènement "Des livres en débat", qui s'est déroulé du 18 au 20 juin 2013 à la Maison des Sciences de l'Homme, présente les publications et les principales questions en lien avec la recherche actuelle en sciences sociales. Les intervenants - Michel Wieviorka, Isabelle Berrebi-Hoffmann, Cyril Lemieux et Christophe Prochasson - présentent un état des lieux des éditions en sciences sociales, notamment à travers la parution de deux ouvrages récents : la revue « Socio » aux éditions FMSH et le livre collectif « Faire des sciences sociales » aux éditions de l’EHESS. Ils abordent ensuite les principaux enjeux et problématiques actuels en sciences sociales, tels que la globalisation, la place des sciences sociales dans la sphère publique actuelle, leurs relations avec les médias et le numérique, l’interdisciplinarité ou encore l’autonomie de la recherche.
Sujet: Sujet
Topique: Les sciences sociales au XXIe siècle en débat
Localisation spatiale du sujet: France
Localisation temporelle du sujet: 2013 ; XXIe siècle ap. J.-C. ; 20/06/2013
Type de discours consacré au sujet: Discussion
Débat scientifique de chercheurs autour des sciences sociales dans le contexte du XXIe siècle
Sujet: Sujet
Topique: Les sciences sociales face à la globalisation
Localisation spatiale du sujet: France
Localisation temporelle du sujet: 2013 ; XXIe siècle ap. J.-C. ; 20/06/2013
Type de discours consacré au sujet: Discussion
Débat scientifique de chercheurs autour des sciences sociales dans le contexte du XXIe siècle
Sujet: Théories et notions scientifiques en SHS
Topique: Sciences sociales
Localisation spatiale du sujet: France
Localisation temporelle du sujet: 2013 ; XXIe siècle ap. J.-C. ; 20/06/2013
Type de discours consacré au sujet: Discussion
Débat scientifique de chercheurs autour des sciences sociales dans le contexte du XXIe siècle
Les sciences sociales dans le débat actuel.
Nom: BERREBI-HOFFMANN
Prénom: Isabelle
Rôle: Sociologues
Appartenance: Centre National de la Recherche Scientifique - CNRS
Adresse: Paris, France
Isabelle Berrebi-Hoffmann est sociologue et chercheur au CNRS. Co-responsable du groupe Genre du Lise avec C. Nicole- Drancourt (2005-2011). Directrice du Lise depuis juillet 2010, elle a été professeur au Groupe HEC (1999-2001), où elle était en charge du programme doctoral du département Management et ressources humaines. Elle a enseigné la sociologie classique américaine, la sociologie des organisations, la théorie de jeux et les théories de l’action et de la décision dans diverses institutions, d’abord à l’université de Pennsylvanie, Etats-Unis (Wharton - Lauder Institute 1990-1992), puis à l’Institut d’Etudes Politiques de Paris, à l’université Paris Dauphine, au groupe HEC entre 1993 et 2006 ainsi qu’au CNAM depuis 2005.
Nom: LEGRAND
Prénom: Valérie
Rôle: Analyste d'oeuvres audiovisuelles
Appartenance: FMSH - Fondation Maison des Sciences de l'Homme, ESCoM - Equipe Sémiotique Cognitive et Nouveaux Médias, France
Fonction: Anthropologue - Ingénieur de recherche
Adresse: ESCoM-FMSH 190, avenue de France 75013 PARIS, Paris, FRANCE
Valérie Legrand est une anthropologue-linguiste spécialiste des Andes péruviennes quechuaphones. Rattachée au laboratoire du CERLOM (Centre d'étude et de recherche sur les littératures et oralités du monde), elle mène actuellement ses recherches de doctorat sur un patrimoine immatériel quechua - le chant poétique wayno- dans la région de Cusco (Sud du Pérou). Chargée de cours de langue et civilisation quechua à l'INaLCO, elle a également travaillé au sein de la section du Patrimoine Culturel Immatériel de l'UNESCO. Elle participe depuis 2011 aux travaux de recherches du programme ESCoM-FMSH sur les archives audiovisuelles numériques en sciences sociales, à travers les projets "ASA-SHS" - Atelier de Sémiotique Audiovisuelle en Sciences Humaines et Sociales (ANR, FMSH, 2011), "Convergence" (Projet Européen, FMSH, 2012) et « Campus AAR » (ANR, FMSH, 2014-2017). Dans ce cadre, elle a développé le site PCIA - Patrimoine Culturel Immatériel Andin - un portail audiovisuel de recherche consacré au patrimoine vivant des populations andines du Pérou et de Bolivie ().
Nom: LEMIEUX
Prénom: Cyril
Rôle: Sociologues
Appartenance: EHESS - Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales
Adresse: Paris, France
Cyril Lemieux est sociologue, maître de conférences à l'EHESS, rattaché au GSPM - Groupe de Sociologie Politique et Morale et membre de l'Institut Marcel Mauss (EHESS-CNRS).
Nom: WIEVIORKA
Prénom: Michel
Rôle: Directeurs d'études
Appartenance: EHESS - Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales
Fonction: Administrateur de la FMSH depuis 2009, Directeur d'études à l'EHESS
Adresse: Paris
Administrateur de la FMSH depuis 2009, docteur d'Etat ès Lettres et Sciences Humaines, Directeur d'études à l'EHESS - Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales, CADIS-Centre d'Analyse et d'Intervention Sociologiques (EHESS-CNRS, Paris, France) fondé en 1981 par Alain Touraine - centre qu'il a dirigé jusqu'en 2009. En juillet 2006, il est élu président de l'Association internationale de sociologie (AIS/ISA). Depuis novembre 2006, il préside le comité de sélection du prix Michel Seurat créé par le CNRS. Il est également membre du Centre de coopération franco-norvégienne en sciences sociales et humaines / FMSH Paris. Il est co-directeur, avec Georges Balandier, de la revue Cahiers internationaux de sociologie. Après avoir dirigé la collection "Voix et Regards" aux Editions Balland, il dirige aujourd'hui la collection "Le monde comme il va" aux Editions Robert Laffont. Il est également membre des comités de rédaction de plusieurs revues, dont Journal of Ethnic and Migration Studies / Ethnic and Racial Studies / French Politics, Culture and Society. En 2013, il fonde la nouvelle revue de sociologie « Socio » aux éditions de la FMSH. Ses recherches portent sur la notion de conflit, sur le terrorisme et la violence, sur le racisme, l'antisémitisme, sur les mouvements sociaux, sur la démocratie ainsi que sur les phénomènes de différence culturelle.
Type: Livre
Auteur: Emmanuel Désveaux, Michel de Fornel, Pascale Haag, Cyril Lemieux,Olivier Remaud, Jean-Frédéric Schaub & Isabelle Thireau, et coordonné par Christophe Prochasson
Url: http://www.editions.ehess.fr/ouvrages/ouvrage/faire-des-sciences-sociales-1/
- « Faire des Sciences Sociales : Critiquer, Comparer, Généraliser », écrit par Emmanuel Désveaux, Michel de Fornel, Pascale Haag, Cyril Lemieux,Olivier Remaud, Jean-Frédéric Schaub & Isabelle Thireau, et coordonné par Christophe Prochasson (Editions de l’EHESS, 2013).
Type: Débats
Débat sur l'actualité des sciences sociales
BERREBI-HOFFMANN Isabelle, LEMIEUX Cyril, MUNIER Jacques, PROCHASSON Christophe, WIEVIORKA Michel. "Débat de clôture « Sciences sociales en débat » ", Archives Audiovisuelles de la Recherche (AAR), n°2228, 2013, [en ligne] ; URL : http://www.archivesaudiovisuelles.fr/2228/
Type: Droit d'auteur relatif à la réalisation du document source
Nicolas DE LAVERGNE (Responsable de l'entretien, FMSH, Paris, France), Théo CHARAMOND (Cadreur/réalisateur, SteadyFly, France), Laura MAREGLIA (ESCoM-FMSH, Paris, France), Elisabeth de PABLO (ESCoM-FMSH, Paris, France), 2013
Type: Droit d'auteur relatif au contenu du document source
Isabelle BERREBI-HOFFMANN (CNRS, France), Cyril LEMIEUX (EHESS, Paris, France), Jacques MUNIER (France Culture, Paris, France), Christophe PROCHASSON (EHESS, Paris, France), Michel WIEVIORKA (FMSH, Paris, France), 2013
Type: Régime général "Creative Commons" relatifs au document source
Titre: Analyse générale de la vidéo « Sciences sociales en débat »
Langue(s): Français
Type: Analyse plus détaillé
Comment citer: LEGRAND, Valérie. Analyse générale de la vidéo « Sciences sociales en débat ». (Portail AGORA, 2014): http://www.agora.msh-paris.fr
Id analyse: 966d70d5-b79b-4240-abdd-ecb77ab24196
Id vidéo: 07947409-ba70-4fa5-a062-e53a9c5b4cc7
Analyse générale de la vidéo sur le débat concernant l’actualité des sciences sociales à la FMSH et à l’EHESS.
Cette analyse s'intéresse aux différents points de vue et enjeux soulevés par les intervenants concernant l'actualité des sciences sociales dans le contexte global du XXIe siècle.