Jaquemine Devaux, ancienne travailleuse sociale.

Chapitre

Titre: Récit d'enfance à Vierzon
Durée: 00:09:35   [00:00:00 > 00:09:35]
Jaquemine Devaux se livre dés le début de son entretien de manière détaillée et sentimentale. Elle fait appel à ses souvenirs d'antan dans le quartier des Forges, et commence son récit par sa toute petite enfance. Elle nous parle de son père, mouleur dans l'entreprise Merlin de Vierzon et de sa mère, employée de maison et coiffeuse. Elle raconte avec amusement leur rencontre amoureuse. On comprend ici comment la mort soudaine de sa mère a introduit un chngement radical de vie : du départ chez sa grand-mère maternelle à Valençay, à quelques kilomètres de Vierzon où elle fut élévée jusqu'à ses quinze ans, au début de son expérience professionnelle d'aide aux travaux ménagers dès ses 12 ans.
Titre: Travail ménager au foyer
Durée: 00:04:31   [00:09:35 > 00:14:07]
Dans cet extrait, Jaquemine Devaux nous raconte comment sa vie, après la mort de sa mère, fut rythmée par des travaux ménagers dans le but d'aider son père au domicile dès ses douze ans : couture, lessive à la rivière, etc., marquant clairement une rupture brutale avec son enfance. Elle exprime en effet une certaine difficulté, voire une réelle pénibilité à s'occuper d'un foyer en tant qu'enfant, sans compter la solitude ressentie par le fait de ne plus côtoyer ses camarades d'école. On notera ici le lien évident avec le choix de sa formation quelques années plus tard à l'école ménagère.
Titre: Début de l'apprentissage à l'école ménagère
Durée: 00:05:01   [00:14:07 > 00:19:09]
Jaquemine Devaux nous raconte ici son année passée à l'école ménagère de 1944 à 1945 où elle débuta son apprentissage des méthodes domestiques telles que la cuisine, le lessivage-repassage, le jardinage, etc. C'est l'occasion pour elle encore un fois de nous exposer des souvenirs très précis, un ensemble d'anecdotes étoffées.
Sujet: Apprentissage - Formation initiale
Topique: apprentissage en alternance
Titre: Souvenirs de l'Occupation
Durée: 00:04:58   [00:19:09 > 00:24:08]
Jaquemine Devaux évoque ici les tickets de rationnement mis en place pendant l'occupation allemande, période où elle vivait en zone libre chez sa grand-mère à Valençay alors que son père, veuf, travaillait à Vierzon en zone occupée. Elle se souvient de ces temps de guerre, en particulier de la peur qu'elle ressentait lorsqu'elle passait devant les soldats allemands pour aller à l'école : tête baissée et sans un mot. On peut noter ici d'ailleurs un décalage entre le souvenir convoqué et la manière de l'exprimer : Jaquemine Devaux se met à rire après nous avoir mimé la posture recroquevillée qu'elle adoptait alors. Elle ouvre ensuite une parenthèse sur la nécessité de s'adapter aux pénuries pour se nourrir, en cultivant par exemple des parcelles de potager.
Titre: Description détaillée des tâches domestiques et du quotidien de l'époque
Durée: 00:08:11   [00:24:08 > 00:32:19]
Jaquemine Devaux évoque dans cette partie les tâches effectuées au domicile parental à son retour de l'école ménagère, à l'âge de quinze ans : courses, ménage, lessive, couture, etc. Tout ce passage est ponctué d'anecdotes personnelles, de descriptions fines des équipements et des conditions de vie difficiles dans une ville comme Vierzon dans les années 1950. Elle établit d'ailleurs un lien entre ces conditions et le niveau de vie des ouvriers à l'époque, comme son père. Ce récit peut être considéré comme celui d'une première phase d'apprentissage du métier d'aide à domicile au sein de son propre foyer.
Titre: Première expérience professionnelle en tant que nourrice
Durée: 00:04:30   [00:32:19 > 00:36:49]
Grâce à l'Association des Jeunesses Ouvrières Chrétiennes, Jaquemine Devaux se souvient avoir décroché son premier travail de garde d'enfant dans une famille vivant en phalanstère, ce qui l'amènera à gagner son propre argent de poche pendant deux ans environ. Ces premiers salaires la conduisent non seulement à s'émanciper financièrement au fur et à mesure, mais lui permettent aussi d'acquérir un autre rapport aux choses matérielles (passage sur la valeur des vêtements). Cette expérience lui donnera goût à son futur travail d'aide familale.
Sujet: Entrée dans la vie professionnelle
Topique: accès au premier emploi
Titre: Formation à la Fédération Nationale des Associations Populaires d'Aide Familiale
Durée: 00:06:32   [00:36:49 > 00:43:22]
Jaquemine Devaux explique dans cet extrait les conditions de son entrée en 1951 à la formation dispensée par la Fédération Nationale des Associations Populaires d'Aide Familiale, en périphérie parisienne. Pendant trois mois, elle apprit ou plutôt perfectionna ce qu'elle avait déjà étudié à l'école ménagère, par le biais de l'alternance : elle décrit ici son quotidien de formation. On comprend que cette expérience a bouleversé sa vie quotidienne et celle de son entourage.
Sujet: Apprentissage - Formation initiale
Topique: apprentissage en alternance
Titre: Les baraquements à Vierzon : architecture, composition et tâches effectuées
Durée: 00:09:03   [00:43:22 > 00:52:25]
Dans cet extrait, Jaquemine Devaux décrit l'architecture des baraquements, leur composition familiale, les tâches qu'elle y effectuait (souvent les lessives). Elle aborde aussi un pan particulier de sa formation, consistant à assister le médecin pendant l'accouchement s'il avait lieu à la maison.
Sujet: Logement
Topique: Baraquements en bois
Titre: La "douce" évolution des conditions de vie et de travail des femmes
Durée: 00:08:01   [00:52:25 > 01:00:27]
Jaquemine Devaux nous parle ici des évolutions socio-économiques qui ont contribué à améliorer le quotidien des femmes mais également de son travail d'aide à domicile (machine à laver, aspirateur, four, etc.). Elle nous raconte que la place des hommes était à l'usine et celle des femmes, au foyer. Les seuls loisirs de l'époque pour les femmes étaient les promenades, les fêtes de village, le tout toujours plus ou moins relié à la famille.
Sujet: Vie familiale
Topique: organisation domestique
Titre: Les différentes cités vierzonnaises
Durée: 00:09:38   [01:00:27 > 01:10:05]
Jaquemine Devaux nous relate ici avec précision comment étaient construites les différentes cités de Vierzon et qui y habitait (la cité Cellier, le Clos du Roy, la cité Chaillot...). Il s'agissait souvent à la base de personnes mal-logées, d'ouvriers, et d'immigrés. L'acculturation de ces derniers se faisait sans mal et permettait d'apprendre beaucoup aussi selon Jacquemine Devaux. Ce récit est étayé par une anecdote de ses souvenirs de travail dans une famille turque.
Sujet: Logement
Topique: Les cités
Titre: Les années 1960 : des conditions de travail difficiles
Durée: 00:20:49   [01:10:05 > 01:30:54]
Jaquemine Devaux revient ici sur les conditions de travail difficiles de l'époque mais un peu plus "favorables" dans le social, surtout avec l'arrivée de nouveaux équipements réduisant la pénibilité au travail, et avec la convivialité qui régnait au sein de la JOC. Ce sont les sorties du dimanche avec ses amies qui lui permettaient de se changer les idées du travail de la semaine. Elle nous fait également un état des lieux des usines ayant disparu après la crise, contraintes de mettre la clé sous la porte.
Titre: Les multiples mouvements sociaux à Vierzon des années 1960 à 1990
Durée: 00:08:33   [01:30:54 > 01:39:28]
Dans ce passage, Jacquemine Devaux fait mention des différents mouvements sociaux ayant secoué Vierzon des années 1960 jusqu'à la fin des années 1990. Ces grèves, manifestations, étaient en lien avec le monde du travail mais pas seulement ; elle explique y avoir assisté pour manifester en faveur du droit des femmes. Elle livre une anecdote concernant le docteur Teinturier et son action bénévole à Vierzon en faveur de la prévention auprès des familles sur les questions de la sexualité et notamment les possibilités de moyens de contraception.
Sujet: Conflits du travail
Topique: revendications et grèves
Titre: Loisirs vierzonnais
Durée: 00:09:20   [01:39:28 > 01:48:48]
Jaquemine Devaux décrit dans cet extrait les divers espaces, évènements de loisirs mis en place par la ville de Vierzon : cinéma, bals, ou encore chorales. Elle revient aussi brièvement sur la syndicalisation dans son milieu professionnel.
Sujet: Loisirs
Topique: musique / danse

13 chapitres.
  • Jaquemine Devaux se livre dés le début de son entretien de manière détaillée et sentimentale. Elle fait appel à ses souvenirs d'antan dans le quartier des Forges, et commence son récit par sa toute petite enfance. Elle nous parle de son père, mouleur dans l'entreprise Merlin de Vierzon et de sa mère, employée de maison et coiffeuse. Elle raconte avec amusement leur rencontre amoureuse. On comprend ici comment la mort soudaine de sa mère a introduit un chngement radical de vie : du départ chez sa grand-mère maternelle à Valençay, à quelques kilomètres de Vierzon où elle fut élévée jusqu'à ses quinze ans, au début de son expérience professionnelle d'aide aux travaux ménagers dès ses 12 ans.
  • Dans cet extrait, Jaquemine Devaux nous raconte comment sa vie, après la mort de sa mère, fut rythmée par des travaux ménagers dans le but d'aider son père au domicile dès ses douze ans : couture, lessive à la rivière, etc., marquant clairement une rupture brutale avec son enfance. Elle exprime en effet une certaine difficulté, voire une réelle pénibilité à s'occuper d'un foyer en tant qu'enfant, sans compter la solitude ressentie par le fait de ne plus côtoyer ses camarades d'école. On notera ici le lien évident avec le choix de sa formation quelques années plus tard à l'école ménagère.
  • Jaquemine Devaux évoque ici les tickets de rationnement mis en place pendant l'occupation allemande, période où elle vivait en zone libre chez sa grand-mère à Valençay alors que son père, veuf, travaillait à Vierzon en zone occupée. Elle se souvient de ces temps de guerre, en particulier de la peur qu'elle ressentait lorsqu'elle passait devant les soldats allemands pour aller à l'école : tête baissée et sans un mot. On peut noter ici d'ailleurs un décalage entre le souvenir convoqué et la manière de l'exprimer : Jaquemine Devaux se met à rire après nous avoir mimé la posture recroquevillée qu'elle adoptait alors. Elle ouvre ensuite une parenthèse sur la nécessité de s'adapter aux pénuries pour se nourrir, en cultivant par exemple des parcelles de potager.
  • Jaquemine Devaux évoque dans cette partie les tâches effectuées au domicile parental à son retour de l'école ménagère, à l'âge de quinze ans : courses, ménage, lessive, couture, etc. Tout ce passage est ponctué d'anecdotes personnelles, de descriptions fines des équipements et des conditions de vie difficiles dans une ville comme Vierzon dans les années 1950. Elle établit d'ailleurs un lien entre ces conditions et le niveau de vie des ouvriers à l'époque, comme son père. Ce récit peut être considéré comme celui d'une première phase d'apprentissage du métier d'aide à domicile au sein de son propre foyer.
  • Grâce à l'Association des Jeunesses Ouvrières Chrétiennes, Jaquemine Devaux se souvient avoir décroché son premier travail de garde d'enfant dans une famille vivant en phalanstère, ce qui l'amènera à gagner son propre argent de poche pendant deux ans environ. Ces premiers salaires la conduisent non seulement à s'émanciper financièrement au fur et à mesure, mais lui permettent aussi d'acquérir un autre rapport aux choses matérielles (passage sur la valeur des vêtements). Cette expérience lui donnera goût à son futur travail d'aide familale.
  • Jaquemine Devaux explique dans cet extrait les conditions de son entrée en 1951 à la formation dispensée par la Fédération Nationale des Associations Populaires d'Aide Familiale, en périphérie parisienne. Pendant trois mois, elle apprit ou plutôt perfectionna ce qu'elle avait déjà étudié à l'école ménagère, par le biais de l'alternance : elle décrit ici son quotidien de formation. On comprend que cette expérience a bouleversé sa vie quotidienne et celle de son entourage.
  • Jaquemine Devaux nous parle ici des évolutions socio-économiques qui ont contribué à améliorer le quotidien des femmes mais également de son travail d'aide à domicile (machine à laver, aspirateur, four, etc.). Elle nous raconte que la place des hommes était à l'usine et celle des femmes, au foyer. Les seuls loisirs de l'époque pour les femmes étaient les promenades, les fêtes de village, le tout toujours plus ou moins relié à la famille.
  • Jaquemine Devaux nous relate ici avec précision comment étaient construites les différentes cités de Vierzon et qui y habitait (la cité Cellier, le Clos du Roy, la cité Chaillot...). Il s'agissait souvent à la base de personnes mal-logées, d'ouvriers, et d'immigrés. L'acculturation de ces derniers se faisait sans mal et permettait d'apprendre beaucoup aussi selon Jacquemine Devaux. Ce récit est étayé par une anecdote de ses souvenirs de travail dans une famille turque.
  • Jaquemine Devaux revient ici sur les conditions de travail difficiles de l'époque mais un peu plus "favorables" dans le social, surtout avec l'arrivée de nouveaux équipements réduisant la pénibilité au travail, et avec la convivialité qui régnait au sein de la JOC. Ce sont les sorties du dimanche avec ses amies qui lui permettaient de se changer les idées du travail de la semaine. Elle nous fait également un état des lieux des usines ayant disparu après la crise, contraintes de mettre la clé sous la porte.
  • Dans ce passage, Jacquemine Devaux fait mention des différents mouvements sociaux ayant secoué Vierzon des années 1960 jusqu'à la fin des années 1990. Ces grèves, manifestations, étaient en lien avec le monde du travail mais pas seulement ; elle explique y avoir assisté pour manifester en faveur du droit des femmes. Elle livre une anecdote concernant le docteur Teinturier et son action bénévole à Vierzon en faveur de la prévention auprès des familles sur les questions de la sexualité et notamment les possibilités de moyens de contraception.
  • Jaquemine Devaux décrit dans cet extrait les divers espaces, évènements de loisirs mis en place par la ville de Vierzon : cinéma, bals, ou encore chorales. Elle revient aussi brièvement sur la syndicalisation dans son milieu professionnel.
Titre: Jaquemine Devaux, ancienne travailleuse sociale
Date de réalisation: 01/01/2012
Lieu de réalisation: Vierzon
Genre: Entretien filmé
Langue(s): Français
Jaquemine Devaux revient sur ses souvenirs de carrière et sur les conditions de vie à Vierzon dans les années 1950.
Nom: DEVAUX
Prénom: Jacquemine
Rôle: Témoins de l'époque
Fonction: Vierzon
Adresse: France
© DEVAUX Jaquemine, Vierzon, France, 2011
Nom: Université François Rabelais de Tours /CITERES/ CETU ETIcS
Rôle: Producteurs d'oeuvres audiovisuelles
© Université François Rabelais de Tours /CITERES/ CETU ETIcS, 2011
Type: Droit d'auteur relatif au contenu du document source
Cette ressource audiovisuelle est protégée par le régime "Creative Commons". Vous êtes libres de la reproduire, distribuer et communiquer au public. Mais vous devez impérativement signaler la paternité de(s) ayant-droit(s) du contenu du média: © DEVAUX Jaquemine, Vierzon, France, 2011 © MICHAU Nadine, Université François Rabelais de Tours, 2011. Vous n'avez pas le droit de la modifier ni d'en faire un usage commercial. Lecture, diffusion et exploitation concrète de cette ressource audiovisuelle présuppose que vous ayez accepté les règles juridiques Creative Commons décrites dans la page http://creativecommons.org/licenses/by-nc-nd/2.0/fr/.
Type: Droit d'auteur relatif à la production du document source
Cette ressource audiovisuelle est protégée par le régime "Creative Commons". Vous êtes libres de la reproduire, distribuer et communiquer au public. Mais vous devez impérativement signaler la paternité de son(ses) auteur(s): © Université François Rabelais de Tours /CITERES/ CETU ETIcS, 2011 ; © MICHAU Nadine, Université François-Rabelais de Tours, France, 2011. Vous n'avez pas le droit de la modifier ni d'en faire un usage commercial. Lecture, diffusion et exploitation concrète de cette ressource audiovisuelle présuppose que vous ayez accepté les règles juridiques Creative Commons décrites dans la page http://creativecommons.org/licenses/by-nc-nd/2.0/fr/.
Titre: Analyse de l'entretien de Jacquemine Devaux, ancienne travailleuse sociale
Langue(s): Français
Type: Analyses thématiques
Id analyse: 97c973d6-069c-4733-b38b-c6b7b85bc7bc
Id vidéo: 5f6bc194-0cc5-4ae4-9078-339d06ffd08b