Roger Sornin, commis chez un architecte puis conducteur de four : souvenirs de guerre.

Chapitre

Titre: L'enfance de Roger Sornin à Vierzon
Durée: 00:11:23   [00:00:00 > 00:11:23]
Dans ce premier extrait, Roger Sornin, né en 1923, évoque son enfance à Vierzon, les souvenirs de son père porcelainier "useur de bord", et des grandes grèves qui ont émaillé cette période, comme celle de 1930 ou de 1936. Il quitte l'école en 1937 et entre chez un architecte en tant qu'apprenti commis.
Titre: Les premières années de la guerre à Vierzon
Durée: 00:15:46   [00:11:23 > 00:27:10]
Ce passage est consacré aux premières années de la guerre à Vierzon : Roger Sornin évoque sa découvert de l'horreur de la guerre lors des premiers bombardements sur la ville, qui ont constitué un véritable traumatisme pour lui. Il raconte l'arrivée des Allemands, l'occupation et la coupure de Vierzon en deux par la ligne de démarcation entre zone occupée et zone libre à hauteur du Cher. Il évoque les passages entre les deux zones, et livre des anecdotes sur le quotidien, par exemple lors des enterrements qui permettaient à certains de passer d'une zone à l'autre. Né dans une famille de gauche proche du parti communiste, il raconte le choc constitué par le parce germano-soviétique de 1939, et sa conversion au catholicisme. En 1941, à la suite de la chute du secteur du bâtiment et pour éviter la réquisition, il se fait embaucher dans l'administration des Eaux et forêts.
Titre: Le travail en forêt à la fabrication de charbon de bois
Durée: 00:07:02   [00:27:10 > 00:34:13]
Roger Sornin détaillle son travail pour l'administration des Eaux et forêts à la fabrication de charbon de bois dans des chantiers dans des forêts : il se souvient des autres ouvriers, détaille ses tâches en tant que conducteur de four, et rappelle que de nombreux véhicules roulaient pendant la guerre au "gazogène".
Sujet: Chaîne opératoire
Topique: opérations techniques
Titre: Se nourrir à Vierzon pendant la guerre
Durée: 00:04:42   [00:34:13 > 00:38:55]
Roger Sornin évoque les difficultés d'approvisionnement à Vierzon pendant la guerre : "on manquait d'à peu près tout", se souvient-il. Il livre des anecdotes sur ces restrictions et les ressources pour y faire face et rappelle que chaque parcelle de terrain était cultivée.
Titre: Vierzon pendant la guerre
Durée: 00:06:29   [00:38:55 > 00:45:24]
Roger Sornin livre des anecdotes sur certains de ses voisins dont il fallait se méfier par crainte de dénonciations ou de représailles, sur l'arrivée de deux soldats allemands un soir où il écoutait la radio allemande, sur les réquisitions pour surveiller les voies de chemin de fer. Il évoque certaines personnes qu'il connaissait qui ont été fusillés à la suite de sabotages ou de distribution de tracts. Il rappelle que la ligne de démarcation a été maintenue jusqu'à la fin de la guerre.
Titre: L'entrée au maquis
Durée: 00:04:33   [00:45:24 > 00:49:57]
Roger Sornin évoque la fin de la guerre à Vierzon, la circulation des informations grâce à la radio anglaise et son entrée dans le maquis en août 1944, dans la 2e section Nord-Indre : il en détaille la vie quotidienne et le ravitaillement.
Titre: La fin de la guerre
Durée: 00:07:32   [00:49:57 > 00:57:30]
Roger Sornin revient sur la fin de la guerre à Vierzon. Il se souvient d'un avion, qui devait ravitailler le maquis, abattu par la DCA allemande et surtout des bombardements de fin juin-début juillet 1944 : avec ses amis des équipes d'entraide ouvrière de la JOC, il a participé aux déblaiements des rues afin de permettre le passage des ambulances. Il a également brièvement fait partie d'une équipe de civils chargés de détecter les bombes à retardement : il raconte des souvenirs de cette mission dangereuse. Il souligne l'état second dans laquelle il a vécu ces moments.
Titre: Les engagements de Roger Sornin
Durée: 00:04:55   [00:57:30 > 01:02:25]
Roger Sornin évoque ses activités au sein des JOC (jeunesses ouvrières chrétiennes) durant les années de guerre et ses engagements en tant que syndicaliste ou en tant que croyant : il se définit comme un résistant, y compris au sein de l'église.

8 chapitres.
  • Dans ce premier extrait, Roger Sornin, né en 1923, évoque son enfance à Vierzon, les souvenirs de son père porcelainier "useur de bord", et des grandes grèves qui ont émaillé cette période, comme celle de 1930 ou de 1936. Il quitte l'école en 1937 et entre chez un architecte en tant qu'apprenti commis.
  • Ce passage est consacré aux premières années de la guerre à Vierzon : Roger Sornin évoque sa découvert de l'horreur de la guerre lors des premiers bombardements sur la ville, qui ont constitué un véritable traumatisme pour lui. Il raconte l'arrivée des Allemands, l'occupation et la coupure de Vierzon en deux par la ligne de démarcation entre zone occupée et zone libre à hauteur du Cher. Il évoque les passages entre les deux zones, et livre des anecdotes sur le quotidien, par exemple lors des enterrements qui permettaient à certains de passer d'une zone à l'autre. Né dans une famille de gauche proche du parti communiste, il raconte le choc constitué par le parce germano-soviétique de 1939, et sa conversion au catholicisme. En 1941, à la suite de la chute du secteur du bâtiment et pour éviter la réquisition, il se fait embaucher dans l'administration des Eaux et forêts.
  • Roger Sornin livre des anecdotes sur certains de ses voisins dont il fallait se méfier par crainte de dénonciations ou de représailles, sur l'arrivée de deux soldats allemands un soir où il écoutait la radio allemande, sur les réquisitions pour surveiller les voies de chemin de fer. Il évoque certaines personnes qu'il connaissait qui ont été fusillés à la suite de sabotages ou de distribution de tracts. Il rappelle que la ligne de démarcation a été maintenue jusqu'à la fin de la guerre.
  • Roger Sornin évoque la fin de la guerre à Vierzon, la circulation des informations grâce à la radio anglaise et son entrée dans le maquis en août 1944, dans la 2e section Nord-Indre : il en détaille la vie quotidienne et le ravitaillement.
  • Roger Sornin revient sur la fin de la guerre à Vierzon. Il se souvient d'un avion, qui devait ravitailler le maquis, abattu par la DCA allemande et surtout des bombardements de fin juin-début juillet 1944 : avec ses amis des équipes d'entraide ouvrière de la JOC, il a participé aux déblaiements des rues afin de permettre le passage des ambulances. Il a également brièvement fait partie d'une équipe de civils chargés de détecter les bombes à retardement : il raconte des souvenirs de cette mission dangereuse. Il souligne l'état second dans laquelle il a vécu ces moments.
Titre: Roger Sornin, commis chez un architecte puis conducteur de four : souvenirs de guerre
Date de réalisation: 01/12/2011
Lieu de réalisation: Vierzon
Genre: Entretien filmé
Langue(s): Français
Dans cet entretien, Roger Sornin évoque les souvenirs de son enfance de fils de porcelainier mais surtout ses souvenirs des années de la Seconde Guerre mondiale dans Vierzon coupée en deux par la ligne de démarcation entre zone libre et zone occupée. Il fait le récit des différents métiers qu'il a effectués pendant ces années : commis chez un architecte en 1940 puis employé dans une banque et enfin conducteur de four à charbon dans l'Administration des Eaux et Forêts.Parallèment, il découvre les horreurs de la guerre, les difficultés de l'occupation allemande et vit un quotidien de vie dur et pénible. Il raconte enfin son entrée au sein du maquis vierzonnais et des jeunesses ouvrières chrétiennes.
Nom: SORNIN
Prénom: Roger
Rôle: Témoins de l'époque
Adresse: France
© SORNIN Roger, Vierzon, France, 2011
Nom: Université François Rabelais de Tours /CITERES/ CETU ETIcS
Rôle: Producteurs d'oeuvres audiovisuelles
© Université François Rabelais de Tours /CITERES/ CETU ETIcS, 2011
Type: Droit d'auteur relatif au contenu du document source
Cette ressource audiovisuelle est protégée par le régime "Creative Commons". Vous êtes libres de la reproduire, distribuer et communiquer au public. Mais vous devez impérativement signaler la paternité de(s) ayant-droit(s) du contenu du média: © SORNIN Roger, Vierzon, France, 2011 © MICHAU Nadine, Université François Rabelais de Tours, 2011. Vous n'avez pas le droit de la modifier ni d'en faire un usage commercial. Lecture, diffusion et exploitation concrète de cette ressource audiovisuelle présuppose que vous ayez accepté les règles juridiques Creative Commons décrites dans la page http://creativecommons.org/licenses/by-nc-nd/2.0/fr/.
Type: Droit d'auteur relatif à la production du document source
Cette ressource audiovisuelle est protégée par le régime "Creative Commons". Vous êtes libres de la reproduire, distribuer et communiquer au public. Mais vous devez impérativement signaler la paternité de son(ses) auteur(s): © Université François Rabelais de Tours /CITERES/ CETU ETIcS, 2011 ; © MICHAU Nadine, Université François-Rabelais de Tours, France, 2011 © DAGOT Céline, Université François-Rabelais de Tours, France, 2011. Vous n'avez pas le droit de la modifier ni d'en faire un usage commercial. Lecture, diffusion et exploitation concrète de cette ressource audiovisuelle présuppose que vous ayez accepté les règles juridiques Creative Commons décrites dans la page http://creativecommons.org/licenses/by-nc-nd/2.0/fr/.
Titre: Roger Sornin, commis chez un architecte puis conducteur de four : souvenirs de guerre
Type: Analyses thématiques
Id analyse: a899a107-db1c-4549-89e7-ab38c0969f5f
Id vidéo: ee103b84-14cd-402a-94ab-60ed578fd309
Dans cet entretien, Roger Sornin évoque les souvenirs de son enfance de fils de porcelainier mais surtout ses souvenirs des années de la Seconde Guerre mondiale dans Vierzon coupée en deux par la ligne de démarcation entre zone libre et zone occupée. Il fait le récit des différents métiers qu'il a effectués pendant ces années : commis chez un architecte en 1940 puis employé dans une banque et enfin conducteur de four à charbon dans l'Administration des Eaux et Forêts.Parallèment, il découvre les horreurs de la guerre, les difficultés de l'occupation allemande et vit un quotidien de vie dur et pénible. Il raconte enfin son entrée au sein du maquis vierzonnais et des jeunesses ouvrières chrétiennes.