MICHEL BLOT, ANCIEN TOURNEUR SUR MÉTAUX CHEZ CASE (ENTRETIEN 1).

Chapitre

Titre: L'enfance, la jeunesse de Michel Blot jusqu'à l'obtention de son CAP de tourneur
Durée: 00:06:21   [00:00:00 > 00:06:21]
Né en 1949, Michel Blot nous raconte son enfance et sa jeunesse vierzonnaise, jusqu'à l'obtention de son CAP de tourneur en 1966.
Titre: L'intégration et les premières années chez Case
Durée: 00:11:19   [00:06:21 > 00:17:41]
Après avoir signé un contrat et bénéficié d'une "bourse d'entretien" pendant trois ans, Michel Blot est entré en juillet 1966 chez Case. Il s'est d'abord familiarisé avec l'entreprise puis s'est vu confier de la "perruque" par des salariés plus anciens. En octobre 1966, il intègre l'atelier, formé par les anciens qui le conseillent. Il a d'abord travaillé sur les pièces détachées de rechange. Il insiste sur l'importance du football et du sport comme élément de reconnaissance et d'intégration. Il a même été président de l'association sportive de la Case dans les années 1970. Il rappelle que les ouvriers venaient travailler de loin et que les ouvriers se proposaient plutôt dans telle ou telle entreprise en fonction du salaire qui y avait été négocié.
Titre: Les années à l'atelier 110
Durée: 00:04:10   [00:17:41 > 00:21:52]
Michel Blot a passé plus de 18 ans à l'atelier 110, aujourd'hui détruit, et y a occupé plusieurs postes, souvent en équipes. Il a ensuite intégré le bureau des études, qu'il appelle "les études". Il raconte les difficultés qu'il a rencontrées pour progresser sur l'échelle des rémunérations et des qualifications.
Titre: Les "études", le "canal" et la fermeture de Case
Durée: 00:08:32   [00:21:52 > 00:30:24]
Aux "études", Michel Blot travaille sur des prototypes de 580 K, à la main. Il doit par exemple prévoir toutes les pièces d'un petit tractopelle. Il a aimé ce travail, qu'il juge très intéressant. Les conditions étaient difficiles mais il y avait un souci de travailler de manière professionnelle. Il se souvient d'essais de bruit dans la forêt de Vierzon ou de demandes spécifiques de modifications de pièces. Pendant les mois d'été, il recevait des jeunes de l'ENP et leur transmettait non seulement le métier, mais également des valeurs humaines, notamment en lien avec son engagement de syndicaliste : il leur demandait par exemple de respecter le droit et d'aller voter aux élections professionnelles. Il explique qu'il a dû ensuite quitter "les études" et a travaillé un peu plus de deux ans au "canal" où il travaillait à la fabrication d'extensibles de tractopelles. C'est la fin de son parcours chez Case, en raison de la fermeture de l'usine mais dit-il "on a quand même la nostalgie".
Titre: La reconversion professionnelle après la fermeture de Case
Durée: 00:12:24   [00:30:24 > 00:42:49]
Après la fermeture de Case, Michel Blot souhaitait travailler dans le domaine médico-social pour transmettre aux jeunes. Sa réputation de militant syndical lui a fermé quelques portes mais après une formation presque "sur mesure" en soudure, il intègre un atelier de métallerie dans un centre éducatif à Meaux. "C'était très hard" se souvient-il, à cause des problématiques des jeunes qu'il préparait au CAP de métallier-soudeur. Il intègre ensuite l'école d'éducateur technique et spécialisé à Neuilly-sur-Marne pendant 3 ans et obtient son diplôme d'éducateur. Après un stage à l'IME de Nançay, il y est embauché et monte un atelier de métallerie pour des jeunes, où il travaillera jusqu'en 2010, date de sa retraite. Il s'estime très heureux de son parcours professionnel après Case, notamment grâce à son sentiment d'avoir constamment progressé. Il évoque la formation et l'insertion professionnelle de certains de ses ex-collègues après la fermeture de Case.
Titre: L'embauche au bureau d'études
Durée: 00:03:06   [00:42:49 > 00:45:55]
Il revient sur son recrutement au bureau d'études chez Case et détaille les demandes qui lui étaient faites dans ce cadre : "on n'était pas tenus par le temps et la pression de faire tant de pièces en tant de temps", ce qui constituait une grande différence avec son travail précédent à la chaîne.
Titre: Evolution des machines, chauffage dans les ateliers, circulations, accidents du travail
Durée: 00:12:32   [00:45:55 > 00:58:28]
Michel Blot évoque les machines sur lesquelles il a travaillé à l'atelier 110 comme un tour revolver, dont il montre une photo datant de 1980. Il détaille les pièces et les outils et les éléments de protection qu'il devait utiliser. Il explique dans quelles conditions ont été prises les photos des différentes machines. Il se souvient qu'il faisait chaud dans l'atelier 110, contrairement au "B3", pour des raisons liées à la déformation du métal. Il raconte également les circulations à l'intérieur de l'usine, les ascenseurs, passerelles, monte-charges. Il souligne le caractère répétitif des gestes et se souvient de quelques accidents de travail dont il a été témoin. Il rend un hommage appuyé à Jean-Pierre Dubour, d'abord responsable du CHSCT, pour son engagement et les résultats de son action.
Titre: La formation initiale de CAP tourneur
Durée: 00:12:10   [00:58:28 > 01:10:38]
Michel Blot revient sur sa formation initiale de CAP de tourneur. Il livre des anecdotes sur les techniques de l'époque, certains professeurs, la façon de tirer les plans et l'exigence qui régnait à l'Ecole Nationale Professionnelle. Il se souvient également de ses examens et de sa volonté de ne pas être le meilleur mais "à sa place". Il évoque aussi ses "parrains" qui l'ont aidé lors de ses premiers mois à l'atelier chez Case.
Titre: Les pauses de l'équipe et la question de l'alcool
Durée: 00:08:53   [01:10:38 > 01:19:32]
Michel Blot évoque les pauses quotidiennes, la convivialité dans les ateliers et les fêtes exceptionnelles comme la saint Eloi, Noël ou les inventaires. Il parle de la consommation d'alcool dans l'usine en disant que "les gens ne pouvaient pas vivre sans ça" et livre des anecdotes, notamment sur les placards réservés aux différents vins blanc, rouge ou rosé ou les bouteilles à étoiles dans les années 1970-1972. Il y avait des paris ou des défis à ce sujet et une solidarité qui existait entre collègues.
Titre: Les travailleurs immigrés
Durée: 00:03:54   [01:19:32 > 01:23:26]
A une question sur les tensions au sein des ateliers, Michel Blot évoque celles qui existaient à une époque entre Turcs réfugiés politiques et Turcs réfugiés économiques qui passaient par l'Allemagne. Il parle des autres nationalités des ouvriers immigrés, les Italiens, les Portugais, les Espagnols. A l'arrivée des Arabes, il n'y avait pas de racisme, "ça se passait bien... chacun faisait partager sa culture, c'était super sympa".
Titre: Anecdotes sur un spectacle
Durée: 00:08:59   [01:23:26 > 01:32:26]
Michel Blot évoque les lombalgies des ouvriers dans le B3, fréquentes à cause du froid et des positions de travail. Il se souvient que pendant un arrêt de travail, il a réaménagé en le redessinant de mémoire son poste de travail pour l'améliorer. Il livre une riche anecdote sur une maquette grandeur nature de tractopelle qu'il a réalisé à l'occasion d'un spectacle sur Case.
Titre: Le lien entre la Société Française et Case
Durée: 00:05:03   [01:32:26 > 01:37:30]
Michel Blot évoque le lien historique entre la Société Française et Case, notamment par "les anciens". Il se souvient des manifestations de 1958 lors de la reprise de la Société Française par Case et de la fabrication des tracteurs ou des presses à paille qu'il a connue en arrivant dans l'entreprise en 1966. Il souligne la force de la transmission au sein des équipes.
Titre: La fermeture de Case et les actions de résistance
Durée: 00:06:26   [01:37:30 > 01:43:56]
Michel Blot évoque la fermeture de Case : "ça prend aux tripes". Il se souvient de la solidarité entre les hommes, jusqu'à la fin et des actions, parfois dangereuses, qu'ils ont menées, comme le blocage des voies ferrées ou des entrées de Vierzon. Il parle des manifestations importantes qui ont eu lieu : "on a fait des belles choses, toujours dans le respect et l'honnêteté". Il rend un nouvel hommage à Jean-Pierre Dubour qui s'occupait du respect de la sécurité à l'époque de l'occupation de l'usine.
Titre: Mai 68
Durée: 00:04:51   [01:43:56 > 01:48:48]
Michel Blot évoque la grève de mai 1968 et l'occupation de l'usine. Il parle de son engagement syndical depuis ses débuts jusqu'à aujourd'hui et des raisons de ses changements de syndicat au cours de sa carrière et raconte son mariage particulier en 1979 dans l'église de Vierzon en présence de ses amis communistes.
Titre: Les "maisons Case"
Durée: 00:06:03   [01:48:48 > 01:54:52]
Michel Blot évoque les "maisons Case", comme celle dans laquelle il vit et qu'il a acheté en 1988. Ces maisons ont été construites dans les années 1950 pour les cadres de Case. A Vierzon, il y avait d'autres maisons Case pour les salariés.
Titre: Les "rouliers" de la Société française
Durée: 00:03:58   [01:54:52 > 01:58:51]
Michel Blot évoque les "rouliers" de la Société française qui partaient faire les démonstrations de moissonneuses-batteuses tirées par des tracteurs partout en France. Il se souvient d'Expomat à Villepinte où il avait pris des photos et dont un film avait été tiré.

16 chapitres.
  • Après avoir signé un contrat et bénéficié d'une "bourse d'entretien" pendant trois ans, Michel Blot est entré en juillet 1966 chez Case. Il s'est d'abord familiarisé avec l'entreprise puis s'est vu confier de la "perruque" par des salariés plus anciens. En octobre 1966, il intègre l'atelier, formé par les anciens qui le conseillent. Il a d'abord travaillé sur les pièces détachées de rechange. Il insiste sur l'importance du football et du sport comme élément de reconnaissance et d'intégration. Il a même été président de l'association sportive de la Case dans les années 1970. Il rappelle que les ouvriers venaient travailler de loin et que les ouvriers se proposaient plutôt dans telle ou telle entreprise en fonction du salaire qui y avait été négocié.
  • Michel Blot a passé plus de 18 ans à l'atelier 110, aujourd'hui détruit, et y a occupé plusieurs postes, souvent en équipes. Il a ensuite intégré le bureau des études, qu'il appelle "les études". Il raconte les difficultés qu'il a rencontrées pour progresser sur l'échelle des rémunérations et des qualifications.
  • Aux "études", Michel Blot travaille sur des prototypes de 580 K, à la main. Il doit par exemple prévoir toutes les pièces d'un petit tractopelle. Il a aimé ce travail, qu'il juge très intéressant. Les conditions étaient difficiles mais il y avait un souci de travailler de manière professionnelle. Il se souvient d'essais de bruit dans la forêt de Vierzon ou de demandes spécifiques de modifications de pièces. Pendant les mois d'été, il recevait des jeunes de l'ENP et leur transmettait non seulement le métier, mais également des valeurs humaines, notamment en lien avec son engagement de syndicaliste : il leur demandait par exemple de respecter le droit et d'aller voter aux élections professionnelles. Il explique qu'il a dû ensuite quitter "les études" et a travaillé un peu plus de deux ans au "canal" où il travaillait à la fabrication d'extensibles de tractopelles. C'est la fin de son parcours chez Case, en raison de la fermeture de l'usine mais dit-il "on a quand même la nostalgie".
  • Après la fermeture de Case, Michel Blot souhaitait travailler dans le domaine médico-social pour transmettre aux jeunes. Sa réputation de militant syndical lui a fermé quelques portes mais après une formation presque "sur mesure" en soudure, il intègre un atelier de métallerie dans un centre éducatif à Meaux. "C'était très hard" se souvient-il, à cause des problématiques des jeunes qu'il préparait au CAP de métallier-soudeur. Il intègre ensuite l'école d'éducateur technique et spécialisé à Neuilly-sur-Marne pendant 3 ans et obtient son diplôme d'éducateur. Après un stage à l'IME de Nançay, il y est embauché et monte un atelier de métallerie pour des jeunes, où il travaillera jusqu'en 2010, date de sa retraite. Il s'estime très heureux de son parcours professionnel après Case, notamment grâce à son sentiment d'avoir constamment progressé. Il évoque la formation et l'insertion professionnelle de certains de ses ex-collègues après la fermeture de Case.
  • Il revient sur son recrutement au bureau d'études chez Case et détaille les demandes qui lui étaient faites dans ce cadre : "on n'était pas tenus par le temps et la pression de faire tant de pièces en tant de temps", ce qui constituait une grande différence avec son travail précédent à la chaîne.
  • Michel Blot évoque les machines sur lesquelles il a travaillé à l'atelier 110 comme un tour revolver, dont il montre une photo datant de 1980. Il détaille les pièces et les outils et les éléments de protection qu'il devait utiliser. Il explique dans quelles conditions ont été prises les photos des différentes machines. Il se souvient qu'il faisait chaud dans l'atelier 110, contrairement au "B3", pour des raisons liées à la déformation du métal. Il raconte également les circulations à l'intérieur de l'usine, les ascenseurs, passerelles, monte-charges. Il souligne le caractère répétitif des gestes et se souvient de quelques accidents de travail dont il a été témoin. Il rend un hommage appuyé à Jean-Pierre Dubour, d'abord responsable du CHSCT, pour son engagement et les résultats de son action.
  • Michel Blot revient sur sa formation initiale de CAP de tourneur. Il livre des anecdotes sur les techniques de l'époque, certains professeurs, la façon de tirer les plans et l'exigence qui régnait à l'Ecole Nationale Professionnelle. Il se souvient également de ses examens et de sa volonté de ne pas être le meilleur mais "à sa place". Il évoque aussi ses "parrains" qui l'ont aidé lors de ses premiers mois à l'atelier chez Case.
  • Michel Blot évoque les pauses quotidiennes, la convivialité dans les ateliers et les fêtes exceptionnelles comme la saint Eloi, Noël ou les inventaires. Il parle de la consommation d'alcool dans l'usine en disant que "les gens ne pouvaient pas vivre sans ça" et livre des anecdotes, notamment sur les placards réservés aux différents vins blanc, rouge ou rosé ou les bouteilles à étoiles dans les années 1970-1972. Il y avait des paris ou des défis à ce sujet et une solidarité qui existait entre collègues.
  • A une question sur les tensions au sein des ateliers, Michel Blot évoque celles qui existaient à une époque entre Turcs réfugiés politiques et Turcs réfugiés économiques qui passaient par l'Allemagne. Il parle des autres nationalités des ouvriers immigrés, les Italiens, les Portugais, les Espagnols. A l'arrivée des Arabes, il n'y avait pas de racisme, "ça se passait bien... chacun faisait partager sa culture, c'était super sympa".
  • Michel Blot évoque les lombalgies des ouvriers dans le B3, fréquentes à cause du froid et des positions de travail. Il se souvient que pendant un arrêt de travail, il a réaménagé en le redessinant de mémoire son poste de travail pour l'améliorer. Il livre une riche anecdote sur une maquette grandeur nature de tractopelle qu'il a réalisé à l'occasion d'un spectacle sur Case.
  • Michel Blot évoque le lien historique entre la Société Française et Case, notamment par "les anciens". Il se souvient des manifestations de 1958 lors de la reprise de la Société Française par Case et de la fabrication des tracteurs ou des presses à paille qu'il a connue en arrivant dans l'entreprise en 1966. Il souligne la force de la transmission au sein des équipes.
  • Michel Blot évoque la fermeture de Case : "ça prend aux tripes". Il se souvient de la solidarité entre les hommes, jusqu'à la fin et des actions, parfois dangereuses, qu'ils ont menées, comme le blocage des voies ferrées ou des entrées de Vierzon. Il parle des manifestations importantes qui ont eu lieu : "on a fait des belles choses, toujours dans le respect et l'honnêteté". Il rend un nouvel hommage à Jean-Pierre Dubour qui s'occupait du respect de la sécurité à l'époque de l'occupation de l'usine.
  • Michel Blot évoque la grève de mai 1968 et l'occupation de l'usine. Il parle de son engagement syndical depuis ses débuts jusqu'à aujourd'hui et des raisons de ses changements de syndicat au cours de sa carrière et raconte son mariage particulier en 1979 dans l'église de Vierzon en présence de ses amis communistes.
  • Michel Blot évoque les "maisons Case", comme celle dans laquelle il vit et qu'il a acheté en 1988. Ces maisons ont été construites dans les années 1950 pour les cadres de Case. A Vierzon, il y avait d'autres maisons Case pour les salariés.
Titre: MICHEL BLOT, ANCIEN TOURNEUR SUR MÉTAUX CHEZ CASE (ENTRETIEN 1)
Date de réalisation: 14/03/2019
Lieu de réalisation: Vierzon France
Genre: Entretien filmé
Après l’obtention de son certificat d’étude, Michel Blot intègre le collège d’enseignement technique Henri Brisson pour apprendre le métier de tourneur sur métaux. Son CAP en poche, il est recruté le 3 juillet 1966 par la société Case qui l’avait parrainé pendant son apprentissage. Il complète sa formation auprès des anciens qui lui donnent des conseils et lui transmettent leurs « combines », ainsi que la pratique de « la perruque ». Exerçant au départ comme tourneur sur métaux, il travaille sur de nombreuses pièces détachées et de rechange pour les tracteurs et les presses à paille datant de l’époque de la Société Française de Machinisme Agricole. Il travaille pendant 18 ans dans l’atelier 110 où il occupe différents postes sur divers types de machines : tour revolver, perceuse, rectifieuse, ajusteuse, etc. Il rejoint ensuite le bureau des études au moment du passage du modèle de la pelleteuse 580G à la pelleteuse 580k. Il participe au prototypage du nouveau modèle. Il nous explique la différence de rythme de travail entre les deux ateliers. A la différence du travail réalisé à la chaine, « aux études, on ne m’a jamais donné un temps pour faire une pièce ». Après cette expérience, il est affecté au bâtiment dit « du Canal » où il travaille jusqu’à la fermeture de l’usine. Peu avant son licenciement, il obtient un CAP de fabrication industrielle. Il exercera la fin de sa carrière en qualité d' Éducateur Technique Spécialisé en Métallerie Soudure. Président de l’association sportive de la société Case à Vierzon, le sport occupe une place importante dans sa vie. Il souligne par exemple combien le foot était un facteur important d’intégration dans l’entreprise : « Si on était bon en foot, on était reconnus ». L’entretien est l’occasion également d’aborder son engagement syndical (Cfdt puis CGT), la camaraderie et la solidarité entre collègues, les conditions de sécurité dans l’entreprise, la question de la rémunération avec le système des « bonis », les diverses fêtes, etc.
Type: Droit d'auteur relatif au contenu du document source
Cette ressource audiovisuelle est protégée par le régime "Creative Commons". Vous êtes libres de la reproduire, distribuer et communiquer au public. Mais vous devez impérativement signaler la paternité de(s) ayant-droit(s) du contenu du média. Vous n'avez pas le droit de la modifier ni d'en faire un usage commercial. Lecture, diffusion et exploitation concrète de cette ressource audiovisuelle présuppose que vous ayez accepté les règles juridiques Creative Commons décrites dans la page http://creativecommons.org/licenses/by-nc-nd/2.0/fr/.
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Titre: MICHEL BLOT, ANCIEN TOURNEUR SUR MÉTAUX CHEZ CASE (ENTRETIEN 1)
Langue(s): Français
Id analyse: ab812c03-fc52-4eb9-9f23-3c8ba8454dbf
Id vidéo: 0ad847f1-c511-47ca-a11e-611472279e2f
Après l’obtention de son certificat d’étude, Michel Blot intègre le collège d’enseignement technique Henri Brisson pour apprendre le métier de tourneur sur métaux. Son CAP en poche, il est recruté le 3 juillet 1966 par la société Case qui l’avait parrainé pendant son apprentissage. Il complète sa formation auprès des anciens qui lui donnent des conseils et lui transmettent leurs « combines », ainsi que la pratique de « la perruque ». Exerçant au départ comme tourneur sur métaux, il travaille sur de nombreuses pièces détachées et de rechange pour les tracteurs et les presses à paille datant de l’époque de la Société Française de Machinisme Agricole. Il travaille pendant 18 ans dans l’atelier 110 où il occupe différents postes sur divers types de machines : tour revolver, perceuse, rectifieuse, ajusteuse, etc. Il rejoint ensuite le bureau des études au moment du passage du modèle de la pelleteuse 580G à la pelleteuse 580k. Il participe au prototypage du nouveau modèle. Il nous explique la différence de rythme de travail entre les deux ateliers. A la différence du travail réalisé à la chaine, « aux études, on ne m’a jamais donné un temps pour faire une pièce ». Après cette expérience, il est affecté au bâtiment dit « du Canal » où il travaille jusqu’à la fermeture de l’usine. Peu avant son licenciement, il obtient un CAP de fabrication industrielle. Il exercera la fin de sa carrière en qualité d' Éducateur Technique Spécialisé en Métallerie Soudure. Président de l’association sportive de la société Case à Vierzon, le sport occupe une place importante dans sa vie. Il souligne par exemple combien le foot était un facteur important d’intégration dans l’entreprise : « Si on était bon en foot, on était reconnus ». L’entretien est l’occasion également d’aborder son engagement syndical (Cfdt puis CGT), la camaraderie et la solidarité entre collègues, les conditions de sécurité dans l’entreprise, la question de la rémunération avec le système des « bonis », les diverses fêtes, etc.