Jean-Claude Martineau, ancien chef d'atelier chez Case de 1972 à 1996.

Chapitre

Titre: CAP forge et petits boulots
Durée: 00:10:14   [00:00:00 > 00:10:14]
Natif de Vierzon, Jean-Claude Martineau s'oriente vers un CAP de forgeron dès ses 14 ans "Mon grand-père était forgeron donc ça me plaisait !". En 1967 alors qu'il a 18 ans, il est embauché dans une usine de soudure d'échafaudage où son père travaille déjà, Retotub. Il raconte avoir passé plusieurs étés à y travailler avant même son embauche et décrit une époque où il était très facile de trouver du travail. Jugeant ce premier poste difficile, il aspire rapidement à un autre travail. Il retrace les étapes principales de sa carrière : son service militaire en 1971, l'essentiel de sa carrière chez Case, son "recyclage" dans la gestion d'une petite entreprise belge de charpente métallique, puis quelques années à son compte avant la retraite en 2001. Il rappelle qu'en 1972, date de son embauche, Case compte entre 1500 et 2000 employés.
Sujet: Entrée dans la vie professionnelle
Topique: accès au premier emploi
Sujet: Evolutions professionnelles
Topique: mobilité professionnelle
Titre: Arrivée chez CASE en 1972 comme forgeron
Durée: 00:05:40   [00:10:14 > 00:15:55]
Lorsqu'il est embauché en 1972 en tant que forgeron, Jean-Claude Martineau travaille en "2-8", le matin de 4 à 13 heures ou l'après-midi de 13 à 22 heures. Il raconte une arrivée conviviale, où chaperonné par les deux autres forgerons de son équipe, il se forme petit à petit sur le terrain et lie une relation d'amitié avec ses collègues. Il évoque une époque où les sociabilités au travail étaient de mise : "On prenait le temps de vivre, de discuter, même pendant le travail : c'était la vie de famille." Cet extrait est aussi l'occasion de revenir sur les pauses "casse-croûte" entre collègues.
Sujet: Sociabilités au travail
Topique: pause déjeuner / pause casse-croûte
Titre: Cinq ans en tant que chef d'atelier soudure
Durée: 00:05:41   [00:15:55 > 00:21:37]
En 1974, Jean-Claude Martineau demande à changer de poste. Il est proposé de devenir chef de l'atelier soudure. Il revient sur les résistances de la part des employés plus âgés face à son autorité et les nouvelles tâches que ce changement de poste a générés, notamment la gestion des commandes et de l'équipe composée d'une trentaine de personnes. A cette époque, l'atelier soudure est situé au rez-de-chaussée du site de Case, et il est destiné à la fabrication des châssis des tracteurs, de grosses pièces qu'il faut faire remonter par la route pour accéder à l'étage du bâtiment, où se trouve la chaîne de montage.
Sujet: Evolutions professionnelles
Topique: évolution de carrière
Titre: Le poste de contremaître
Durée: 00:09:20   [00:21:37 > 00:30:57]
Dans les années 1980, Jacques Martineau devient contremaître au sein de l'atelier soudure. Il évoque la hiérarchie de l'usine : les tenues différentes entre ouvriers et chefs d'atelier ou contremaîtres (les uns en bleus de travail, les autres en blouse), le rôle de "tampon" du contremaître entre les ouvriers et le chef de fabrication, et l'utilisation du prénom dans l'entreprise "sauf avec le chef de fabrication bien sûr, c'était le chef de l'usine en fait !". Il évoque aussi les tâches du contremaître : contrôle du travail, "réprimande" des ouvriers, gestion des commandes.
Sujet: Evolutions professionnelles
Topique: évolution de carrière
Titre: Mécanisation et manutention
Durée: 00:07:52   [00:30:57 > 00:38:50]
Dans cet extrait, Jean-Claude Martineau se remémore les évolutions techniques et l'arrivée des premiers robots de soudure dans les années 1970, qui impliquent de nouveaux aménagements et également des formations pour le personnel, sous forme de stages ou de voyages de formation. Il évoque l'organisation des ateliers par étage et les problèmes de manutentionet de perte de temps dus aux déplacements des pièces de matériel agricole entre les différents ateliers. Il décrit les trois niveaux du bâtiment : le bas destiné aux gros ensembles, le milieu, à toutes les chaînes de mécano-soudure ( fabrication des petits ensembles), et l'étage à l'usinage. Toutes les pièces étaient montées ou descendues par ascenseurs et par la route extérieure, ce qui engendrait une perte de temps que l'ancien chef d'atelier caractérise de "phénoménale ". Une partie de la main-d'œuvre était d'ailleurs chargée de la logistique des monte-charges. Jean-Claude Martineau raconte que, pendant les années 1970, des réunions d'amélioration des méthodes et des produits étaient organisées entre les différents services pour pallier à ces manques et proposer de nouveaux projets. Néanmoins, la manutention est restée compliquée jusqu'à la fermeture de Case en 1995.
Sujet: Outils de production
Topique: Bâtiment
Sujet: Innovation technique et organisationnelle
Topique: mécanisation
Sujet: Innovation technique et organisationnelle
Topique: rationalisation des tâches
Titre: Les chaînes de montage
Durée: 00:09:43   [00:38:50 > 00:48:34]
Dans cet extrait, Jean-Claude Martineau revient sur le détail de chaque chaîne de montage des tracteurs et en profite pour faire le lien avec ses expériences de travail au sein des différents ateliers.
Sujet: Chaîne opératoire
Topique: opérations techniques
Titre: La fin de Case
Durée: 00:20:41   [00:48:34 > 01:09:16]
A la fin de l'entretien, l'ancien chef d'atelier revient sur la fermeture de la Case, puis sur ses quelques années de reconversion avant la retraite. Il explique qu'en 1996, l'usine ferme un an après que la fabrication ait été arrêtée en décembre 1995. Pour les employés restés au service de Case comme Monsieur Martineau, il s'agit de contacter les entrepreneurs pour vider l'usine de ses machines : reventes, emballage, évacuation. Il se souvient d'une période triste. "Ca s'est mal passé, ils nous ont annoncé la fermeture 2 ans avant tout et après, c'était plus pareil, c'était assez douloureux quand même...Ca a créé une mauvaise ambiance dans le travail et de petits clans se sont formés..."

7 chapitres.
  • Natif de Vierzon, Jean-Claude Martineau s'oriente vers un CAP de forgeron dès ses 14 ans "Mon grand-père était forgeron donc ça me plaisait !". En 1967 alors qu'il a 18 ans, il est embauché dans une usine de soudure d'échafaudage où son père travaille déjà, Retotub. Il raconte avoir passé plusieurs étés à y travailler avant même son embauche et décrit une époque où il était très facile de trouver du travail. Jugeant ce premier poste difficile, il aspire rapidement à un autre travail. Il retrace les étapes principales de sa carrière : son service militaire en 1971, l'essentiel de sa carrière chez Case, son "recyclage" dans la gestion d'une petite entreprise belge de charpente métallique, puis quelques années à son compte avant la retraite en 2001. Il rappelle qu'en 1972, date de son embauche, Case compte entre 1500 et 2000 employés.
  • Lorsqu'il est embauché en 1972 en tant que forgeron, Jean-Claude Martineau travaille en "2-8", le matin de 4 à 13 heures ou l'après-midi de 13 à 22 heures. Il raconte une arrivée conviviale, où chaperonné par les deux autres forgerons de son équipe, il se forme petit à petit sur le terrain et lie une relation d'amitié avec ses collègues. Il évoque une époque où les sociabilités au travail étaient de mise : "On prenait le temps de vivre, de discuter, même pendant le travail : c'était la vie de famille." Cet extrait est aussi l'occasion de revenir sur les pauses "casse-croûte" entre collègues.
  • En 1974, Jean-Claude Martineau demande à changer de poste. Il est proposé de devenir chef de l'atelier soudure. Il revient sur les résistances de la part des employés plus âgés face à son autorité et les nouvelles tâches que ce changement de poste a générés, notamment la gestion des commandes et de l'équipe composée d'une trentaine de personnes. A cette époque, l'atelier soudure est situé au rez-de-chaussée du site de Case, et il est destiné à la fabrication des châssis des tracteurs, de grosses pièces qu'il faut faire remonter par la route pour accéder à l'étage du bâtiment, où se trouve la chaîne de montage.
  • Dans les années 1980, Jacques Martineau devient contremaître au sein de l'atelier soudure. Il évoque la hiérarchie de l'usine : les tenues différentes entre ouvriers et chefs d'atelier ou contremaîtres (les uns en bleus de travail, les autres en blouse), le rôle de "tampon" du contremaître entre les ouvriers et le chef de fabrication, et l'utilisation du prénom dans l'entreprise "sauf avec le chef de fabrication bien sûr, c'était le chef de l'usine en fait !". Il évoque aussi les tâches du contremaître : contrôle du travail, "réprimande" des ouvriers, gestion des commandes.
  • Dans cet extrait, Jean-Claude Martineau se remémore les évolutions techniques et l'arrivée des premiers robots de soudure dans les années 1970, qui impliquent de nouveaux aménagements et également des formations pour le personnel, sous forme de stages ou de voyages de formation. Il évoque l'organisation des ateliers par étage et les problèmes de manutentionet de perte de temps dus aux déplacements des pièces de matériel agricole entre les différents ateliers. Il décrit les trois niveaux du bâtiment : le bas destiné aux gros ensembles, le milieu, à toutes les chaînes de mécano-soudure ( fabrication des petits ensembles), et l'étage à l'usinage. Toutes les pièces étaient montées ou descendues par ascenseurs et par la route extérieure, ce qui engendrait une perte de temps que l'ancien chef d'atelier caractérise de "phénoménale ". Une partie de la main-d'œuvre était d'ailleurs chargée de la logistique des monte-charges. Jean-Claude Martineau raconte que, pendant les années 1970, des réunions d'amélioration des méthodes et des produits étaient organisées entre les différents services pour pallier à ces manques et proposer de nouveaux projets. Néanmoins, la manutention est restée compliquée jusqu'à la fermeture de Case en 1995.
  • Dans cet extrait, Jean-Claude Martineau revient sur le détail de chaque chaîne de montage des tracteurs et en profite pour faire le lien avec ses expériences de travail au sein des différents ateliers.
  • A la fin de l'entretien, l'ancien chef d'atelier revient sur la fermeture de la Case, puis sur ses quelques années de reconversion avant la retraite. Il explique qu'en 1996, l'usine ferme un an après que la fabrication ait été arrêtée en décembre 1995. Pour les employés restés au service de Case comme Monsieur Martineau, il s'agit de contacter les entrepreneurs pour vider l'usine de ses machines : reventes, emballage, évacuation. Il se souvient d'une période triste. "Ca s'est mal passé, ils nous ont annoncé la fermeture 2 ans avant tout et après, c'était plus pareil, c'était assez douloureux quand même...Ca a créé une mauvaise ambiance dans le travail et de petits clans se sont formés..."
Titre: Jean-Claude Martineau, ancien chef d'atelier chez Case de 1972 à 1996
Date de réalisation: 01/03/2017
Lieu de réalisation: Vierzon
Genre: Entretien filmé
Langue(s): Français
Dans ce récit de carrière, Jean-Claude Martineau raconte sa vie professionnelle au sein de l'usine CASE, dans laquelle il est embauché comme forgeron en 1972. Il relate la manière dont il a gravi les échelons au sein des différents ateliers dans lesquels il a travaillé. Au moment de la fermeture du site à Vierzon en 1995, il a occupé pratiquement tous les postes possibles. "J'ai fait une grande partie de ma carrière chez CASE jusqu'à la fermeture, et j'ai poussé un peu après par rapport aux autres parce qu'en tant que chef d'atelier, j'ai été chargé de vider l'usine malheureusement..."
Type: Droit d'auteur relatif au contenu du document source
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Titre: Analyse de l'entretien filmé de Jean-Claude Martineau, ancien chef d'atelier chez Case de 1972 à 1996
Langue(s): Français
Type: Analyses thématiques
Id analyse: c39e10c7-8419-46c9-92d8-01d2a079892d
Id vidéo: 5eeb838d-d4e0-4e06-aa7d-a62a575490d2