Mondialisation et compétition : pourquoi certains pays émergents réussissent et d’autres non ?. Luiz Carlos BRESSER-PEREIRA

Chapitre

Titre: Globalisation, Stratégie nationale de développement et crises en Amérique latine
Sous-titre: Mondialisation et compétition (Edition la découverte, 2009)
Durée: 00:08:39   [00:00:00 > 00:08:39]
« Ce livre est le résultat des travaux de mes dix dernières années », déclare Luiz Carlos BRESSER-PEREIRA. La question centrale de cet ouvrage est : pourquoi certains pays émergents réussissent dans le rattrapage et d'autres non? La première partie du livre traite d’économie politique, notamment du thème de la globalisation qui, selon lui, est l’étape actuelle du capitalisme. Il précise que la globalisation peut être commerciale et représenter une opportunité pour les pays émergents, ou financière, ce qui devient alors un danger. Dans le deuxième chapitre, BRESSER-PEREIRA questionne l’attitude à avoir dans cette compétition. Il prône la « Stratégie nationale de développement » qui repose sur la force de la société en tant que Nation. Elle représente un accord entre les classes, les lois et les croyances, dit-il, tourné vers le développement, principalement économique, mais aussi social et politique. Cette Stratégie nationale de développement justifie le succès de certains pays face à d’autres, explique-t-il alors. Enfin le troisième chapitre examine tout particulièrement l’histoire de l’Amérique latine après 1930. BRESSER-PEREIRA rappelle qu’entre les années 30 et 80, on voit apparaître un réel processus de développement économique qui engendre une forte industrialisation des pays : une stratégie nationale de développement basée sur une intervention forte de l’Etat dans l’économie, à travers un processus de protection de l’industrie nationale (un modèle de substitution d’importation). Dans les années 70, les pays adoptent la politique de croissance basée sur l’épargne externe, puis dans les années 80, l'Amérique latine connaît une crise de l'endettement externe. La Stratégie nationale de développement succombe alors face à la nouvelle idéologie montante, l'idéologie néolibérale, qui domine déjà les Etats-Unis et l’Angleterre.
Sujet: Le XXème siècle
Topique: "National developpementism" en Amérique latine
Localisation temporelle du thème: Industrialisation de l'Amérique latine ; 1930/1980
Sujet: Le XXème siècle
Topique: Stratégie nationale de développement
Spécificité discursive du thème: Crises économiques en Amérique latine
Sujet: Mouvements et régimes sociaux
Topique: Stratégie nationale de développement
Titre: L'échec des politiques du Consensus de Washington et l'alternative du "nouveau développementisme"
Durée: 00:06:34   [00:08:39 > 00:15:13]
Le Consensus de Washington, que BRESSER-PEREIRA aime appeler l’« orthodoxie conventionnelle », regroupe une stratégie néolibérale ancrée dans une ouverture commerciale de privatisation, des réformes néolibérales variables et une politique macro-économique revendiquant un taux d’intérêt très haut et un taux d’échange non-compétitif. C’est plus cette politique que les réformes, commente BRESSER-PEREIRA, qui est responsable de l’échec du Consensus de Washington. Pour illustrer sa thèse, il commente le cas du Brésil qui connaît, en 1994, une très haute inflation inertielle et un ralentissement de son développement économique. Au début des années 2000, poursuit BRESSER-PEREIRA, on finit par accepter l’échec du Consensus de Washington après de grosses crises financières des pays émergents, résultant de ces politiques de croissance basées sur une épargne externe et des taux de change non-compétitifs surévalués. Une stratégie apparaît alors, appelée le « nouveau développementisme », qui impose la mise en place d’une politique de croissance basée sur une épargne interne domestique, sans capitaux étrangers, associée à une politique macro-économique basée sur l’équilibre fiscal, c’est-à-dire un taux d’intérêt modéré et un taux de change compétitif.
Sujet: Le XXème siècle
Topique: Consensus de Washington
Le Consensus de Washington est un corpus de mesures standard appliquées aux économies en difficulté face à leur dette (notamment en Amérique latine) par les institutions financières internationales siégeant à Washington (Banque mondiale et Fonds monétaire international) et soutenues par le département du Trésor américain. Il reprend les idées présentées en 1989, sous la forme d'un article par l’économiste John Williamson soutenant dix propositions fortement inspirées de l’idéologie de l’école de Chicago.
Sujet: Mouvements et régimes sociaux
Topique: Consensus de Washington
Le Consensus de Washington est un corpus de mesures standard appliquées aux économies en difficulté face à leur dette (notamment en Amérique latine) par les institutions financières internationales siégeant à Washington (Banque mondiale et Fonds monétaire international) et soutenues par le département du Trésor américain. Il reprend les idées présentées en 1989, sous la forme d'un article par l’économiste John Williamson soutenant dix propositions fortement inspirées de l’idéologie de l’école de Chicago.
Sujet: Le XXème siècle
Topique: Décennie perdue
Localisation temporelle du thème: Décennie perdue ; 1980/1990
En Amérique latine, la « décennie perdue » des années 1980 avait été marquée par une profonde crise économique, une hyperinflation dévastatrice, la déstructuration sociale et des instabilités politiques.
En Amérique latine, la « décennie perdue » des années 1980 avait été marquée par une profonde crise économique, une hyperinflation dévastatrice, la déstructuration sociale et des instabilités politiques.
Sujet: Approches et thèmes de recherche
Topique: Economie politique
Libellé: Croissance économique des pays émergents
Libellé: Nouveau développementisme
Spécificité discursive du thème: Nouveau développementisme
Sujet: Mouvements et régimes sociaux
Topique: Inflation inertielle (Brésil)
Sujet: Mouvements et régimes sociaux
Topique: Nouveau développementisme
Spécificité discursive du thème: Nouveau développementisme
Titre: Macroéconomie du développement et taux de change : le problème de la "maladie hollandaise"
Durée: 00:10:32   [00:15:13 > 00:25:45]
BRESSER-PEREIRA s’intéresse au taux de change et avance trois idées, qu’il déclare nouvelles et fondamentales. La première est qu’il existe une tendance structurelle à la surévaluation des taux de change dans tous les pays en développement. La deuxième, c'est qu’on constate régulièrement un problème de « dutch disease » (maladie hollandaise) qui touche plus fortement les pays ayant du pétrole. La troisième relèvant des problèmes relatifs aux politiques de croissance basées sur l’épargne externe.
Sujet: Le XXème siècle
Topique: Maladie hollandaise
Localisation temporelle du thème: Maladie hollandaise
Spécificité discursive du thème: Maladie hollandaise
Sujet: Mouvements et régimes sociaux
Topique: Maladie hollandaise
Spécificité discursive du thème: Maladie hollandaise
Sujet: Personnalités
Topique: Ricardo (David)
Localisation temporelle du thème: Rentes ricardiennes
Spécificité discursive du thème: Rentes ricardiennes
Titre: Le populisme cambial et la croissance basée sur l'épargne externe
Durée: 00:20:17   [00:25:45 > 00:46:02]
BRESSER-PEREIRA explique tout d'abord pourquoi il ne croit ni au populisme cambial, ni à la croissance basée sur une épargne externe. Le populisme cambial, précise BRESSER-PEREIRA, se caractérise par le maintien d’un taux d’intérêt élevé poussant l’appréciation du taux de change réel au-delà du niveau d’équilibre du compte courant, favorisant les rentiers de la dette publique et les salariés (par la composante importée de leur consommation). L’épargne externe, continue BRESSER-PEREIRA, correspond à un déficit en compte-courant qui ne peut être envisagé que pour des emprunts internationaux ou des investissements directs externes, car la politique de croissance basée sur une épargne externe porte préjudice à un pays explique BRESSER-PEREIRA. Il distingue alors trois niveaux et les commente en commençant par le dernier, qu'il attribue à la crise des balances de paiements. Le deuxième niveau, continue-t-il, vient d'une fragilité provoquée par l'endettement, puisqu'elle repose sur l'obligation d'accepter les intérêts politiques des pays créditeurs en privant les débiteurs de leur autonomie. Enfin, le premier niveau correspond à la première phase d'endettement qui engendre une substitution de l’épargne interne au profit de l’épargne externe. BRESSER-PEREIRA dément donc l'idée que l'épargne externe peut augmenter le taux d'investissement d'un pays, c'est-à-dire contribuer à la croissance de celui-ci. Il illustre alors ses propos à travers l'exemple du Brésil.
Sujet: Mouvements et régimes sociaux
Topique: Epargne externe
Sujet: Mouvements et régimes sociaux
Topique: Modèle keynésien
Sujet: Le XXème siècle
Topique: Populisme cambial
Spécificité discursive du thème: Populisme cambial
Sujet: Mouvements et régimes sociaux
Topique: Populisme cambial
Titre: Les rôles de l'Etat et la Stratégie nationale de développement
Durée: 00:06:34   [00:46:02 > 00:52:36]
BRESSER-PEREIRA donne deux définitions de la notion d’’Etat. La première s’attache à la fois au système constitutionnel du pays (l’ordre juridique) et à l’organisation (l’administration publique) qui garantit ce système. La deuxième définition présente l’Etat comme l’instrument d’action collective par excellence de la Nation (société civile). Il commente la nécessité de construire un Etat fort, possédant une bonne fiscalité, une administration compétente et une réelle légitimité du gouvernement. Il rappelle que ces aspects sont le centre de la Stratégie nationale de développement.
Sujet: Mouvements et régimes sociaux
Topique: Stratégie nationale de développement
Titre: Crise économique, changements politiques et "rattrapage" dans les pays d'Amérique latine
Durée: 00:12:24   [00:52:36 > 01:04:48]
A l'origine, la crise était financière expose BRESSER-PEREIRA. Aujourd'hui, elle est également devenue une crise économique à cause de la dérégulation des marchés issue de l’idéologie néolibérale (autorégulation des marchés). Après la crise des années 30, une nouvelle régulation des institutions s’est mise en place, puis entre 1945 et 1975, on a assisté à ce qu'on a nommé les Trente glorieuses, qui s'annonçaient comme un capitalisme réglé et social. Mais en fait, après 1975, les idées néolibérales et la dérégulation ont repris le dessus, rappelle-t-il. BRESSER-PEREIRA conclut cet entretien en commentant les grands changements politiques de l'Amérique latine à partir de 1999, c'est-à-dire l'élection au Venezuela de Chávez, candidat de la gauche nationaliste, suivie par le Brésil, l’Argentine, le Paraguay, la Bolivie, puis le Nicaragua, l’Equateur et le Salvador. Il rappelle qu'aujourd'hui, certains pays émergents comme le Brésil, l’Argentine, le Mexique, le Chili, le Costa Rica et l’Uruguay contrastent toujours avec d'autres, qui demeurent des pays pauvres, difficiles à gouverner. En conclusion, il partage sa vision des élites d'Amérique latine qui sont de son point de vue "dépendantes" et enfermées dans le ressenti d'une appartenance européenne qui rend difficile leur identification nationale. BRESSER-PREREIRA schématise l'organisation sociale d’un pays riche en divisant l’élite et le peuple, et en le réunissant par une coalition médiane qui permet la constitution de la Nation, alors que pour un pays pauvre, on retrouverait selon lui le schéma élite-peuple, à cette différence près que l’union nationale serait très difficile. Lorsque l’élite des pays pauvres fait une alliance avec l’élite des pays riches, continue BRESSER-PEREIRA, il se produit une dépendance. Or, les élites d’Amérique latine sont ambigües, et même contradictoires affirme-t-il, car elles oscillent entre des alliances avec les pays riches et des alliances avec son propre peuple. Ce point est fondamental d’après BRESSER-PEREIRA, car d'après lui, si les pays d’Amérique latine réussisent à obtenir la coalition nationale, ils obtiendront également le niveau de "développementisme" nécessaire qui leur permettra de passer le « rattrapage ».
Sujet: Mouvements et régimes sociaux
Topique: Développementisme
Sujet: Approches et thèmes de recherche
Topique: Economie politique
Libellé: Développementisme
Sujet: Mouvements et régimes sociaux
Topique: Idéologie néolibérale
Sujet: Mouvements et régimes sociaux
Topique: Trente glorieuses
Sujet: Le XXème siècle
Topique: Trente glorieuses
Localisation temporelle du thème: Trente glorieuses ; 1945/1975

6 chapitres.
  • « Ce livre est le résultat des travaux de mes dix dernières années », déclare Luiz Carlos BRESSER-PEREIRA. La question centrale de cet ouvrage est : pourquoi certains pays émergents réussissent dans le rattrapage et d'autres non? La première partie du livre traite d’économie politique, notamment du thème de la globalisation qui, selon lui, est l’étape actuelle du capitalisme. Il précise que la globalisation peut être commerciale et représenter une opportunité pour les pays émergents, ou financière, ce qui devient alors un danger. Dans le deuxième chapitre, BRESSER-PEREIRA questionne l’attitude à avoir dans cette compétition. Il prône la « Stratégie nationale de développement » qui repose sur la force de la société en tant que Nation. Elle représente un accord entre les classes, les lois et les croyances, dit-il, tourné vers le développement, principalement économique, mais aussi social et politique. Cette Stratégie nationale de développement justifie le succès de certains pays face à d’autres, explique-t-il alors. Enfin le troisième chapitre examine tout particulièrement l’histoire de l’Amérique latine après 1930. BRESSER-PEREIRA rappelle qu’entre les années 30 et 80, on voit apparaître un réel processus de développement économique qui engendre une forte industrialisation des pays : une stratégie nationale de développement basée sur une intervention forte de l’Etat dans l’économie, à travers un processus de protection de l’industrie nationale (un modèle de substitution d’importation). Dans les années 70, les pays adoptent la politique de croissance basée sur l’épargne externe, puis dans les années 80, l'Amérique latine connaît une crise de l'endettement externe. La Stratégie nationale de développement succombe alors face à la nouvelle idéologie montante, l'idéologie néolibérale, qui domine déjà les Etats-Unis et l’Angleterre.
  • Le Consensus de Washington, que BRESSER-PEREIRA aime appeler l’« orthodoxie conventionnelle », regroupe une stratégie néolibérale ancrée dans une ouverture commerciale de privatisation, des réformes néolibérales variables et une politique macro-économique revendiquant un taux d’intérêt très haut et un taux d’échange non-compétitif. C’est plus cette politique que les réformes, commente BRESSER-PEREIRA, qui est responsable de l’échec du Consensus de Washington. Pour illustrer sa thèse, il commente le cas du Brésil qui connaît, en 1994, une très haute inflation inertielle et un ralentissement de son développement économique. Au début des années 2000, poursuit BRESSER-PEREIRA, on finit par accepter l’échec du Consensus de Washington après de grosses crises financières des pays émergents, résultant de ces politiques de croissance basées sur une épargne externe et des taux de change non-compétitifs surévalués. Une stratégie apparaît alors, appelée le « nouveau développementisme », qui impose la mise en place d’une politique de croissance basée sur une épargne interne domestique, sans capitaux étrangers, associée à une politique macro-économique basée sur l’équilibre fiscal, c’est-à-dire un taux d’intérêt modéré et un taux de change compétitif.
  • BRESSER-PEREIRA s’intéresse au taux de change et avance trois idées, qu’il déclare nouvelles et fondamentales. La première est qu’il existe une tendance structurelle à la surévaluation des taux de change dans tous les pays en développement. La deuxième, c'est qu’on constate régulièrement un problème de « dutch disease » (maladie hollandaise) qui touche plus fortement les pays ayant du pétrole. La troisième relèvant des problèmes relatifs aux politiques de croissance basées sur l’épargne externe.
  • BRESSER-PEREIRA explique tout d'abord pourquoi il ne croit ni au populisme cambial, ni à la croissance basée sur une épargne externe. Le populisme cambial, précise BRESSER-PEREIRA, se caractérise par le maintien d’un taux d’intérêt élevé poussant l’appréciation du taux de change réel au-delà du niveau d’équilibre du compte courant, favorisant les rentiers de la dette publique et les salariés (par la composante importée de leur consommation). L’épargne externe, continue BRESSER-PEREIRA, correspond à un déficit en compte-courant qui ne peut être envisagé que pour des emprunts internationaux ou des investissements directs externes, car la politique de croissance basée sur une épargne externe porte préjudice à un pays explique BRESSER-PEREIRA. Il distingue alors trois niveaux et les commente en commençant par le dernier, qu'il attribue à la crise des balances de paiements. Le deuxième niveau, continue-t-il, vient d'une fragilité provoquée par l'endettement, puisqu'elle repose sur l'obligation d'accepter les intérêts politiques des pays créditeurs en privant les débiteurs de leur autonomie. Enfin, le premier niveau correspond à la première phase d'endettement qui engendre une substitution de l’épargne interne au profit de l’épargne externe. BRESSER-PEREIRA dément donc l'idée que l'épargne externe peut augmenter le taux d'investissement d'un pays, c'est-à-dire contribuer à la croissance de celui-ci. Il illustre alors ses propos à travers l'exemple du Brésil.
  • BRESSER-PEREIRA donne deux définitions de la notion d’’Etat. La première s’attache à la fois au système constitutionnel du pays (l’ordre juridique) et à l’organisation (l’administration publique) qui garantit ce système. La deuxième définition présente l’Etat comme l’instrument d’action collective par excellence de la Nation (société civile). Il commente la nécessité de construire un Etat fort, possédant une bonne fiscalité, une administration compétente et une réelle légitimité du gouvernement. Il rappelle que ces aspects sont le centre de la Stratégie nationale de développement.
  • A l'origine, la crise était financière expose BRESSER-PEREIRA. Aujourd'hui, elle est également devenue une crise économique à cause de la dérégulation des marchés issue de l’idéologie néolibérale (autorégulation des marchés). Après la crise des années 30, une nouvelle régulation des institutions s’est mise en place, puis entre 1945 et 1975, on a assisté à ce qu'on a nommé les Trente glorieuses, qui s'annonçaient comme un capitalisme réglé et social. Mais en fait, après 1975, les idées néolibérales et la dérégulation ont repris le dessus, rappelle-t-il. BRESSER-PEREIRA conclut cet entretien en commentant les grands changements politiques de l'Amérique latine à partir de 1999, c'est-à-dire l'élection au Venezuela de Chávez, candidat de la gauche nationaliste, suivie par le Brésil, l’Argentine, le Paraguay, la Bolivie, puis le Nicaragua, l’Equateur et le Salvador. Il rappelle qu'aujourd'hui, certains pays émergents comme le Brésil, l’Argentine, le Mexique, le Chili, le Costa Rica et l’Uruguay contrastent toujours avec d'autres, qui demeurent des pays pauvres, difficiles à gouverner. En conclusion, il partage sa vision des élites d'Amérique latine qui sont de son point de vue "dépendantes" et enfermées dans le ressenti d'une appartenance européenne qui rend difficile leur identification nationale. BRESSER-PREREIRA schématise l'organisation sociale d’un pays riche en divisant l’élite et le peuple, et en le réunissant par une coalition médiane qui permet la constitution de la Nation, alors que pour un pays pauvre, on retrouverait selon lui le schéma élite-peuple, à cette différence près que l’union nationale serait très difficile. Lorsque l’élite des pays pauvres fait une alliance avec l’élite des pays riches, continue BRESSER-PEREIRA, il se produit une dépendance. Or, les élites d’Amérique latine sont ambigües, et même contradictoires affirme-t-il, car elles oscillent entre des alliances avec les pays riches et des alliances avec son propre peuple. Ce point est fondamental d’après BRESSER-PEREIRA, car d'après lui, si les pays d’Amérique latine réussisent à obtenir la coalition nationale, ils obtiendront également le niveau de "développementisme" nécessaire qui leur permettra de passer le « rattrapage ».
Titre: Mondialisation et compétition : pourquoi certains pays émergents réussissent et d’autres non ?
Auteur(s): Luiz Carlos BRESSER-PEREIRA
Durée: 01:04:48
Date de réalisation: 09/04/2009
Lieu de réalisation: Paris
Genre: Entretien filmé
Langue(s): Français
Luiz Carlos BRESSER-PEREIRA commente son livre "Mondialisation et compétition, pourquoi certains pays émergents réussissent-ils et d'autres non?", paru en 2009 aux Editions la découverte. Argumentant en faveur du "nouveau développementisme", basé sur une Stratégie nationale de développement, il critique les causes structurelles d'une période de l'histoire économique de l'Amérique latine baignée dans la "maladie hollandaise" et les politiques basées sur l'épargne externe. Il conclut en expliquant pourquoi, selon lui, les pays d'Amérique latine doivent obtenir une coalition nationale afin d'accéder au niveau de "développementisme" nécessaire à leur "rattrapage" économique.
Sujet: Approches et thèmes de recherche
Topique: Economie politique
Libellé: Globalisation et mondialisation des pays émergents
Libellé: Nouveau "développementisme"
Localisation temporelle du thème: Crises économiques du XXe siècle
Spécificité discursive du thème: Capitalisme et néolibéralisme
Sujet: Approches et thèmes de recherche
Topique: Economie politique
Libellé: Stratégie nationale de développement
Sujet: Mouvements et régimes sociaux
Topique: Globalisation et mondialisation
Spécificité discursive du thème: Stratégie nationale de développement
Type: Articles numériques
Auteur: Luiz Carlos Bresser-Pereira e Danielma Theuer
Url: http://bresserpereira.org.br/view.asp?cod=5113
Recherches internationales, n. 93, janvier-mars 2012: 83-106. (Pdf) L'Amérique latine est probablement la région qui a le plus souffert des années néolibérales, parce que c'est la région où les réformes et les politiques néolibérales ont été poussées le plus loin. Pour cette raison, c'est aussi la région où les années néolibérales ont pris fin en premier. Depuis la fin des années 1990, des dirigeants politiques de gauche et nationalistes en matière d'économie ont remporté des élections. D'autre part, une nouvelle école de pensée économique fondée sur une nouvelle « macroéconomie structuraliste du développement » s'est développée. Les dix thèses sur le nouveau développementisme constituent aujourd'hui une alternative au consensus de Washington. Est-ce que cela signifie que l'État développementiste est de retour ? Il est trop tôt pour le dire, pas seulement parce que les théories et la pratique politique correspondent rarement, mais aussi parce que la hausse des prix des matières premières menace l'industrialisation dans la région.
Type: Livre
Auteur: Luiz Carlos Bresser-Pereira
Url: http://bresserpereira.org.br/view.asp?cod=1342
Paris: Éditions de la Maison des Sciences de l'Homme, 2002. Economic and political analysis of the crisis of the state from 1980 to 1995 in Brazil. Includes a critical introduction. Portuguese and English versions available.
Type: Livre
Auteur: Luiz Carlos Bresser-Pereira
Url: http://bresserpereira.org.br/view.asp?cod=3946
Rio de Janeiro: Editora FGV. In this book, the papers presented to the 5o. Fórum de Economia da Fundação Getulio Vargas - most of them discussing the Global 2008 Financial Crisis. . (Edited book)
Type: Livre
Auteur: Luiz Carlos Bresser-Pereira
Url: http://bresserpereira.org.br/view.asp?cod=3037
2009. An encompassing analysis of the Brazilian macroeconomic system. The failure of the Washington consensus or of conventional orthodoxy in making Brazil to catch up after the 1994 Real Plan stabilized high and inertial inflation. (This book is an atualized version of Macroeconomia da Estagnação)
Type: Livre
Auteur: Luiz Carlos Bresser-Pereira
Url: http://bresserpereira.org.br/view.asp?cod=1227
Economic development, political pacts, and crises in Brazil from 1930 to the early 1980s. English translation of the Brazilian fourth edition of Portuguese edition available. (Book: Westview Press 1984)
Type: Livre
Auteur: Luiz Carlos Bresser-Pereira
Url: http://bresserpereira.org.br/view.asp?cod=693
With Adam Przeworski and José María Maravall. A social democratic approach and also a crisis of the state approach to economic reforms in new democracies. Portuguese and Spanish versions available. (Book: Cambridge University Press 1993).
Type: Livre
Auteur: Luiz Carlos Bresser-Pereira
Url: http://bresserpereira.org.br/view.asp?cod=3816
Cambridge: Cambridge University Press, 2010. Why some middle income countries catch up while others do not. Behind new developmentalism this book drafts a structuralist development macroeconomics in which the exchange rate plays a strategic role.
Type: Livre
Auteur: Luiz Carlos Bresser-Pereira
Url: http://bresserpereira.org.br/view.asp?cod=2411
São Paulo: Editora 34, 2007. An encompassing analysis of the Brazilian macroeconomic system. The failure of the Washington consensus or of conventional orthodoxy in making Brazil to catch up after the 1994 Real Plan stabilized high and inertial inflation. English version available. (Book: Editora 34)
Type: Livre
Auteur: Luiz Carlos Bresser-Pereira
Url: http://bresserpereira.org.br/view.asp?cod=282
Edited book with Peter Spink. Includes the first essays by Bresser-Pereira on the 1995 Public Management Reform. Portuguese version available. (Lynne Rienner Publishers, 1999)
Type: Livre
Auteur: Luiz Carlos Bresser-Pereira
Url: http://bresserpereira.org.br/view.asp?cod=2451
São Paulo: CLAD/Fundap, 2006. Translation of book originally published in Spanish in 2000. With Nuria Cunill Grau. Book organized by CLAD's Scientific Council according to my classification of the types of bureaucratic and of managerial accountability. Translation from the Spanish edition, 2000. (Edited book: Fundap).
Type: Livre
Auteur: Luiz Carlos Bresser-Pereira
Url: http://bresserpereira.org.br/view.asp?cod=2030
With Yoshiaki Nakano. Collected papers on the theory of inertial or indexed inflation - a type of inflation that neither the monetarist nor the Keynesian approaches are able to explain. Papers since 1980. Translation of Inflação e Recessão (1984)with the addition of paper on the 1985 Cruzado Plan. (Book: Lynne Rienner Publishers 1987)
Luiz Carlos BRESSER-PEREIRA. "Mondialisation et compétition : pourquoi certains pays émergents réussissent et d’autres non ?", http://www.amsur.msh-paris.fr/Video.aspx?domain=422ede87-ce4b-42a9-8f79-b85c80665af0&language=fr&metaDescriptionId=ce39c256-b9c4-4806-bf01-8f2c877b4f6f&cultureId=fr&mediatype=VideoWithShots, 2009.
Type: Droit d'auteur relatif à la réalisation du document source
Le réalisateur de cette ressource audiovisuelle est l'ESCoM (Equipe Sémiotique Cognitive et Nouveaux Médias) à la FMSH (Fondation Maison des Sciences de l'Homme) , Paris, 2009.
Type: Droit d'auteur relatif au contenu du document source
L'auteur de cette ressource audiovisuelle est Luiz Carlos BRESSER-PEREIRA, professeur émérite de la Fondation Getulio Vargas, Brésil, 2009.
Type: Régime général "Creative Commons" relatifs au document source
"Cette ressource audiovisuelle est protégée par le régime "Creative Commons". Vous êtes libres de la reproduire, distribuer et communiquer au public. Mais vous devez impérativement signaler sa paternité (son ou ses auteurs), vous n'avez pas le droit de la modifier ni d'en faire un usage commercial. Lecture, diffusion et exploitation concrète de cette ressource audiovisuelle présuppose que vous ayez accepté les règles juridiques Creative Commons décrites dans la page http://creativecommons.org/licenses/by-nc-nd/2.0/fr/" Veuillez, ensuite, créer 1/ le lien : http://creativecommons.org/licenses/by-nc-nd/2.0/fr et 2/ l'intitulé "Creative Commons - Paternité-Pas d'Utilisation Commerciale-Pas de Modification 2.0 France" (via la boîte "Liens")
Titre: Entretien avec Luiz Carlos Bresser-Pereira sur son livre "Mondialisation et compétition : pourquoi certains pays émergents réussissent et d’autres non ?"
Sous-titre: Ouvrage publié en 2009 aux Editions la découverte
Langue(s): Français
Type: Analyse plus détaillé
Comment citer: PAPINO Manuela. Entretien avec Luiz Carlos BRESSER-PEREIRA sur son livre "Mondialisation et compétition : pourquoi certains pays émergents réussissent et d’autres non ?", http://www.amsur.msh-paris.fr/Video.aspx?domain=422ede87-ce4b-42a9-8f79-b85c80665af0&language=fr&metaDescriptionId=ce39c256-b9c4-4806-bf01-8f2c877b4f6f&cultureId=fr&mediatype=VideoWithShots, 2013.
Id analyse: ce39c256-b9c4-4806-bf01-8f2c877b4f6f
Id vidéo: cef696a0-6cfe-4ce5-969a-5af2007a4f95
Luiz Carlos BRESSER-PEREIRA enseigne l'économie et la théorie politique à la Fondation Getulio Vargas au Brésil. Il est professeur, invité régulièrement à l'Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales à Paris, à l'Université Paris 1, et à l'Université d'Oxford. Il a été ministre des Finances sous la présidence de José Sarnay (1987), puis ministre de l’Administration fédérale et de la Réforme de l’État et ministre de la Science et Technologie sous la présidence de Fernando Henrique Cardoso (1995-1999). Il a publié de nombreux ouvrages parmi lesquels "The theory of Inertial Inflation avec Yoshiaki Nakano" (1987), "Crise économique et réforme de l'Etat au Brésil" (2001), "Democracy and Public Management Reform : Building the Republican State" (2004), "Developing Brazil" (2005) ou encore "Macroeconomics of Stagnation" (2007). Dans cet entretien, il résume les différents chapitre de son livre "Mondialisation et compétition : pourquoi certains pays émergents réussissent et d’autres non ?" et développe les notions de "stratégie nationale de développement" et de "nouveau développementisme", en rappelant certains concepts comme "la maladie hollandaise" ou le "populisme cambial" par exemple.