Histoire des sciences humaines, histoire de la psychologie et de la psychopathologie en France au XIXe siècle. CARROY Jacqueline, GOTMAN Anne

Chapitre

Titre: Parcours scientifique et intellectuel
Durée: 00:02:28   [00:00:00 > 00:02:28]
Jacqueline CARROY se présente, en indiquant qu'elle a tout d'abord été enseignante à la faculté des lettres des Nancy, puis maître de conférences à l'université Paris VII. Elle a ensuite occupé le poste de professeur à l'université Paris X, avant de revenir à Paris VII. Enfin, elle est devenue directrice d'études. Au niveau disciplinaire, elle est passée de la psychologie à l'histoire des sciences, car il lui semblait important de ne pas réaliser une histoire disciplinaire.
Titre: Histoire de la psychiatrie et de l'asile
Durée: 00:06:29   [00:02:28 > 00:08:57]
Le premier champ étudié par Jacqueline CARROY dans les années 1976-1977 est l'histoire de la psychiatrie, alors que dominaient les travaux de Michel FOUCAULT et aussi l'antipsychiatrie. Elle s'est aperçu lors de ses recherches qu'au début du XIXème siècle, l'asile ne s'est pas imposé « naturellement » mais a été l'objet de nombreuses luttes. Cela lui permis de remettre en cause l'idée d'une institution toute puissante portée par Michel FOUCAULT dans son Histoire de la folie à l'âge classique. Elle précise que Robert CASTEL, dans ses travaux (et notamment L'ordre psychiatrique), avait envisagé cette hypothèse. Finalement, cette découverte a été rendue possible par l'usage de sources non-officielles, et remet en perspective le concept de dispositifs foucaldiens tout puissants.
Titre: Possession et hystérie : l’exemple des phénomènes de possession de Morzine
Durée: 00:09:40   [00:08:58 > 00:18:38]
En ce qui concerne la sexualité, Jacqueline CARROY rejoint Michel FOUCAULT sur l'idée qu'il n'y a pas seulement répression et refoulement, mais aussi des incitations à produire du discours à ce propos. Dans les années 1980, Jacqueline CARROY s'est intéressée au phénomène de possessions de Morzine, ce qui lui a permis d'envisager la complexité des discours sur la sexualité, mais aussi de comprendre comment cet exemple montre que de l'hystérie a été fabriquée par de la possession. Dès lors, elle a formulé l'hypothèse qu'il n'y aurait pas d'hystérie pérenne et universelle.
Titre: Les cures magnétiques
Durée: 00:03:53   [00:18:38 > 00:22:32]
Jacqueline CARROY revient sur les incitations à parler de la sexualité, en indiquant que des tentatives ont existé avant FREUD pour « faire parler » la sexualité. Ainsi, dans la première moitié du XIXème siècle, des cures magnétiques existaient dans lesquelles les patients et leur parole était valorisés.
Titre: Hystérie et littérature au XIXe siècle
Durée: 00:07:10   [00:22:32 > 00:29:42]
Le lien entre littérature et hystérie a été étudié par la chercheuse, notamment à travers CHARCOT et la Salpêtrière. Elle s'est alors rendu compte que les médecins n'étaient pas les seuls à tenir des discours sur l'hystérie, mais les littérateurs aussi. Elle précise que ce thème était alors relativement peu exploré lorsqu'elle s'y est intéressé, puis a connu une forte croissance, puisqu'il existe aujourd'hui un foisonnement de travaux à ce sujet.
Titre: Histoire de l'hypnose : le psychologue et son sujet
Durée: 00:17:31   [00:29:42 > 00:47:14]
Jacqueline CARROY a également étudié l'histoire de l'hypnose au cours des années 1980. Cela l'a renvoyé à plusieurs pistes : en premier lieu, une histoire des théories de l'hypnose, une histoire des relations entre hypnose et littérature, et une histoire des relations de l'hypnotiseur puis du psychologue avec son sujet. L'hypnose peut être définie comme un état nerveux spécifique, mais aussi comme une relation de mise en rapport. Au XIXème siècle, le débat autour de l'hypnose se structure autour du premier moteur de l'hypnose : est-ce l'opérateur, qui par sa volonté transmet un fluide, ou bien l'imagination du sujet qui est à la base de l'hypnose ? Dans le second cas, il s'agit dès lors de se demander pourquoi le sujet méconnaît qu'il est au fondement de cet état. D'autres théories apparaissent également, supposant une interaction réciproque entre l'opérateur et le sujet. Cette conception renvoie dès lors à la littérature du XIXème siècle, qui développe des thèmes autour de l'amour fatal sous hypnose, ou de l'hypnotisée qui sera violée sous hypnotisme... En somme, s'intéresser à ce type de littérature permet de re-contextualiser la découverte de la psychanalyse par FREUD.
Titre: Correspondances entre les travaux d’hypnose expérimentale et les expériences, un siècle plus tard, de psychologie sociale expérimentale de Stanley MILGRAM
Durée: 00:11:40   [00:47:14 > 00:58:55]
Par la suite, Jacqueline CARROY a entrepris des travaux sur l'hypnose expérimentale, et particulièrement les expériences de MILGRAM, psychologue social américain, homme de gauche qui chercha dans les années 1960 à comprendre les éléments de soumission ayant mené au nazisme. A partir de ses résultats, il montra qu'une capacité de soumission forcée était fortement présente chez certains individus. Jacqueline CARROY a remarqué que des scénarios semblables existaient en hypnose expérimentale sous la IIIème République en France. Elle s'est alors demandé comment chez ses expérimentateurs, pour la plupart progressistes, s'est construit le désir de vouloir forcer quelqu'un à faire le contraire de ce qu'il veut réellement. Ses conclusions sont qu'il existe des limites au libéralisme de MILGRAM, comme le montre l'exemple du pasteur protestant qui invoque l'autorité concurrente de Dieu pour récuser celle de MILGRAM.
Titre: Histoire des psychothérapies
Durée: 00:15:08   [00:58:55 > 01:14:03]
L'histoire des psychothérapies a également été un objet d'étude de Jacqueline CARROY. Le terme est créé en 1873 par un médecin anglais. Il désigne chez lui l'action thérapeutique de l'esprit sur le corps, mais aussi l'influence de l'esprit du médecin sur celui du malade. Le terme sera alors employé dans les cures hypnotiques, et popularisé à la fin du XIXème siècle par le professeur de médecine Hippolyte BERNHEIM. Ce dernier développera des psychothérapies avec ou sans hypnose, sommaires et populaires. A côté de celles-ci commenceront à apparaître les psychothérapies pour gens aisés. Lorsque BERNHEIM a affaire à ces individus, il les traite plus comme des collaborateurs. C'est dans ce contexte de « collaboration » que l'on peut analyser les études de FREUD et BREUER à la fin du XIXème siècle. L'idée d'une éthique apparaît alors. En somme, Jacqueline CARROY résume cela en indiquant que se développent autour de la psychothérapie à la fin du XIXème siècle des « cultures psychologiques », et d'autre part, un appel du psychothérapeute à une collaboration avec son patient. C'est dans ce contexte que naît véritablement la psychanalyse.
Titre: Introspection, auto-observation, auto-expérimentation et auto-analyse
Durée: 00:16:48   [01:14:03 > 01:30:52]
Anna GOTMAN se demande si un lien peut être fait entre ces traitements et l'apparition un peu plus tard des enquêtes sociales. Jacqueline CARROY indique que si un lien existe, il semble être assez indirect, entre les enquêtes psychologiques et les enquêtes sociales. Elle donne l'exemple de l'enquête médico-psychologique à laquelle ZOLA s'est livré pendant une année, qui visait à scruter l'ensemble d'une individualité, ou encore les auto-analyses de LACASSAGNE et de FREUD. Les différentes pratiques d'introspection sont les recherches actuelles de Jacqueline CARROY. Elle indique que l'interdit d'introspection formulé par Auguste COMTE n'a pas été suivi. Elle évoque l'histoire de cette pratique depuis le XIXème siècle, en évoquant par exemple le club des Haschischins fondé par le docteur MOREAU en 1844
Titre: Histoire du rêve : le rêveur savant et le savant rêveur au 19e siècle
Durée: 00:16:01   [01:30:52 > 01:46:53]
L'auto -observation renvoie au rêve : apparaissent en Europe des savants pour qui le rêve a une signification psychologique. Par exemple, Alfred MAURY, historien des religions, observe ses propres rêves dès 1844. Il les note et les compare à des symptômes d'aliénation, ce qui le mène à publier en 1861 un ouvrage sur les rêves, qui devient un classique. Jacqueline CARROY note qu'apparaît ainsi à cette époque la figure du savant rêveur. Une controverse s'engage à la fin du XIXème à propos du rêve de la guillotine d'Alfred MAURY. On voit alors apparaître des individus qui notent leurs rêves, pour trancher si oui ou non le rêve de MAURY est vraisemblable. FREUD y participera aussi. Cela mène Jacqueline CARROY à considérer qu'il s'agit d'un contexte international, dans lequel le rêve renvoie non plus à l'avenir mais au passé.Dans cette littérature, on trouve aussi de nombreuses allusions aux rêves érotiques. Ainsi, quand L'interprétation des rêves a été publié, des reproches lui ont été adressé quant à sa pudeur. En effet, la sexualité est pour FREUD quelque chose qui s'interprète, et non qui rentre dans des rêves. Ce type de rêve rentre dès lors mal dans sa théorie. En somme, des thématiques et pratiques se développent autour du rêve, notamment à travers la figure du rêveur savant : tout rêveur peut s'interroger sur leur signification.
Titre: La SFHSH et l'exemple de la journée d'études consacrée à Alfred MAURY
Durée: 00:10:10   [01:46:53 > 01:57:03]
La Société Française de l'Histoire des Sciences de l'Homme est présidée par Jacqueline CARROY. Comment l'histoire de toutes les « psy » (psychologies, psychothérapies...) s'inscrit-elle dans l'histoire des sciences de l'homme ? En fait, il s'agit d'établir des liens entre différents types d'histoires. Par exemple, la journée d'études dédiée à Alfred MAURY s'est intéressée aux liens entre son intérêt pour les rêves, pour les religions et les superstitions. En définitive, cette société permet de faire communiquer les disciplines, et de décentrer le point de vue des scientifiques y prenant part.

11 chapitres.
  • Jacqueline CARROY se présente, en indiquant qu'elle a tout d'abord été enseignante à la faculté des lettres des Nancy, puis maître de conférences à l'université Paris VII. Elle a ensuite occupé le poste de professeur à l'université Paris X, avant de revenir à Paris VII. Enfin, elle est devenue directrice d'études. Au niveau disciplinaire, elle est passée de la psychologie à l'histoire des sciences, car il lui semblait important de ne pas réaliser une histoire disciplinaire.
  • Le premier champ étudié par Jacqueline CARROY dans les années 1976-1977 est l'histoire de la psychiatrie, alors que dominaient les travaux de Michel FOUCAULT et aussi l'antipsychiatrie. Elle s'est aperçu lors de ses recherches qu'au début du XIXème siècle, l'asile ne s'est pas imposé « naturellement » mais a été l'objet de nombreuses luttes. Cela lui permis de remettre en cause l'idée d'une institution toute puissante portée par Michel FOUCAULT dans son Histoire de la folie à l'âge classique. Elle précise que Robert CASTEL, dans ses travaux (et notamment L'ordre psychiatrique), avait envisagé cette hypothèse. Finalement, cette découverte a été rendue possible par l'usage de sources non-officielles, et remet en perspective le concept de dispositifs foucaldiens tout puissants.
  • En ce qui concerne la sexualité, Jacqueline CARROY rejoint Michel FOUCAULT sur l'idée qu'il n'y a pas seulement répression et refoulement, mais aussi des incitations à produire du discours à ce propos. Dans les années 1980, Jacqueline CARROY s'est intéressée au phénomène de possessions de Morzine, ce qui lui a permis d'envisager la complexité des discours sur la sexualité, mais aussi de comprendre comment cet exemple montre que de l'hystérie a été fabriquée par de la possession. Dès lors, elle a formulé l'hypothèse qu'il n'y aurait pas d'hystérie pérenne et universelle.
  • Jacqueline CARROY revient sur les incitations à parler de la sexualité, en indiquant que des tentatives ont existé avant FREUD pour « faire parler » la sexualité. Ainsi, dans la première moitié du XIXème siècle, des cures magnétiques existaient dans lesquelles les patients et leur parole était valorisés.
  • Le lien entre littérature et hystérie a été étudié par la chercheuse, notamment à travers CHARCOT et la Salpêtrière. Elle s'est alors rendu compte que les médecins n'étaient pas les seuls à tenir des discours sur l'hystérie, mais les littérateurs aussi. Elle précise que ce thème était alors relativement peu exploré lorsqu'elle s'y est intéressé, puis a connu une forte croissance, puisqu'il existe aujourd'hui un foisonnement de travaux à ce sujet.
  • Jacqueline CARROY a également étudié l'histoire de l'hypnose au cours des années 1980. Cela l'a renvoyé à plusieurs pistes : en premier lieu, une histoire des théories de l'hypnose, une histoire des relations entre hypnose et littérature, et une histoire des relations de l'hypnotiseur puis du psychologue avec son sujet. L'hypnose peut être définie comme un état nerveux spécifique, mais aussi comme une relation de mise en rapport. Au XIXème siècle, le débat autour de l'hypnose se structure autour du premier moteur de l'hypnose : est-ce l'opérateur, qui par sa volonté transmet un fluide, ou bien l'imagination du sujet qui est à la base de l'hypnose ? Dans le second cas, il s'agit dès lors de se demander pourquoi le sujet méconnaît qu'il est au fondement de cet état. D'autres théories apparaissent également, supposant une interaction réciproque entre l'opérateur et le sujet. Cette conception renvoie dès lors à la littérature du XIXème siècle, qui développe des thèmes autour de l'amour fatal sous hypnose, ou de l'hypnotisée qui sera violée sous hypnotisme... En somme, s'intéresser à ce type de littérature permet de re-contextualiser la découverte de la psychanalyse par FREUD.
  • Par la suite, Jacqueline CARROY a entrepris des travaux sur l'hypnose expérimentale, et particulièrement les expériences de MILGRAM, psychologue social américain, homme de gauche qui chercha dans les années 1960 à comprendre les éléments de soumission ayant mené au nazisme. A partir de ses résultats, il montra qu'une capacité de soumission forcée était fortement présente chez certains individus. Jacqueline CARROY a remarqué que des scénarios semblables existaient en hypnose expérimentale sous la IIIème République en France. Elle s'est alors demandé comment chez ses expérimentateurs, pour la plupart progressistes, s'est construit le désir de vouloir forcer quelqu'un à faire le contraire de ce qu'il veut réellement. Ses conclusions sont qu'il existe des limites au libéralisme de MILGRAM, comme le montre l'exemple du pasteur protestant qui invoque l'autorité concurrente de Dieu pour récuser celle de MILGRAM.
  • L'histoire des psychothérapies a également été un objet d'étude de Jacqueline CARROY. Le terme est créé en 1873 par un médecin anglais. Il désigne chez lui l'action thérapeutique de l'esprit sur le corps, mais aussi l'influence de l'esprit du médecin sur celui du malade. Le terme sera alors employé dans les cures hypnotiques, et popularisé à la fin du XIXème siècle par le professeur de médecine Hippolyte BERNHEIM. Ce dernier développera des psychothérapies avec ou sans hypnose, sommaires et populaires. A côté de celles-ci commenceront à apparaître les psychothérapies pour gens aisés. Lorsque BERNHEIM a affaire à ces individus, il les traite plus comme des collaborateurs. C'est dans ce contexte de « collaboration » que l'on peut analyser les études de FREUD et BREUER à la fin du XIXème siècle. L'idée d'une éthique apparaît alors. En somme, Jacqueline CARROY résume cela en indiquant que se développent autour de la psychothérapie à la fin du XIXème siècle des « cultures psychologiques », et d'autre part, un appel du psychothérapeute à une collaboration avec son patient. C'est dans ce contexte que naît véritablement la psychanalyse.
  • Anna GOTMAN se demande si un lien peut être fait entre ces traitements et l'apparition un peu plus tard des enquêtes sociales. Jacqueline CARROY indique que si un lien existe, il semble être assez indirect, entre les enquêtes psychologiques et les enquêtes sociales. Elle donne l'exemple de l'enquête médico-psychologique à laquelle ZOLA s'est livré pendant une année, qui visait à scruter l'ensemble d'une individualité, ou encore les auto-analyses de LACASSAGNE et de FREUD. Les différentes pratiques d'introspection sont les recherches actuelles de Jacqueline CARROY. Elle indique que l'interdit d'introspection formulé par Auguste COMTE n'a pas été suivi. Elle évoque l'histoire de cette pratique depuis le XIXème siècle, en évoquant par exemple le club des Haschischins fondé par le docteur MOREAU en 1844
  • L'auto -observation renvoie au rêve : apparaissent en Europe des savants pour qui le rêve a une signification psychologique. Par exemple, Alfred MAURY, historien des religions, observe ses propres rêves dès 1844. Il les note et les compare à des symptômes d'aliénation, ce qui le mène à publier en 1861 un ouvrage sur les rêves, qui devient un classique. Jacqueline CARROY note qu'apparaît ainsi à cette époque la figure du savant rêveur. Une controverse s'engage à la fin du XIXème à propos du rêve de la guillotine d'Alfred MAURY. On voit alors apparaître des individus qui notent leurs rêves, pour trancher si oui ou non le rêve de MAURY est vraisemblable. FREUD y participera aussi. Cela mène Jacqueline CARROY à considérer qu'il s'agit d'un contexte international, dans lequel le rêve renvoie non plus à l'avenir mais au passé.Dans cette littérature, on trouve aussi de nombreuses allusions aux rêves érotiques. Ainsi, quand L'interprétation des rêves a été publié, des reproches lui ont été adressé quant à sa pudeur. En effet, la sexualité est pour FREUD quelque chose qui s'interprète, et non qui rentre dans des rêves. Ce type de rêve rentre dès lors mal dans sa théorie. En somme, des thématiques et pratiques se développent autour du rêve, notamment à travers la figure du rêveur savant : tout rêveur peut s'interroger sur leur signification.
  • La Société Française de l'Histoire des Sciences de l'Homme est présidée par Jacqueline CARROY. Comment l'histoire de toutes les « psy » (psychologies, psychothérapies...) s'inscrit-elle dans l'histoire des sciences de l'homme ? En fait, il s'agit d'établir des liens entre différents types d'histoires. Par exemple, la journée d'études dédiée à Alfred MAURY s'est intéressée aux liens entre son intérêt pour les rêves, pour les religions et les superstitions. En définitive, cette société permet de faire communiquer les disciplines, et de décentrer le point de vue des scientifiques y prenant part.
Titre: Histoire des sciences humaines, histoire de la psychologie et de la psychopathologie en France au XIXe siècle
Sous-titre: Entretien avec Jacqueline CARROY
Auteur(s): CARROY Jacqueline, GOTMAN Anne
Durée: 01:57:03
Date de réalisation: 01/07/2004
Lieu de réalisation: Maison des Sciences de l'Homme 54 boulevard Raspail, 75006 Paris, FRANCE
Genre: Entretien filmé
Langue(s): Français
Cet entretien avec Jacqueline CARROY, historienne des sciences, retrace son parcours intellectuel et scientifique ainsi que les principaux thèmes auxquels elle s'est attachée. L'histoire de la psychiatrie et de l'asile, de l'hystérie, de l'hypnose, et de la psychothérapie au XIXème siècle seront notamment abordées.
Sujet: Théories et notions scientifiques en SHS
Topique: Concept de l'asile
Mots-clés: Asile; histoire; sciences humaines
Discipline, domaine: Histoire des sciences
Localisation spatiale du sujet: France
Localisation temporelle du sujet: Epoque contemporaine ; XIXe siècle ap. J.-C.
Type de discours consacré au sujet: Dialogue ; Discussion ; Entretien ; Explication ; Exposé scientifique
Une des recherches de l'histoirienne Jacqueline CARROY l'a menée à retravailler et à préciser le concept d'asile, jusqu'alors dominé par la conception foucaldienne. Elle a montré que l'institution, plutôt que comme toute-puissante, a fait l'objet de luttes pour s'imposer.
Sujet: Sujet
Topique: Histoire de l'homme
Domaine: Histoire des sciences
Libellé: Histoire des sciences humaines
Mots-clés: Histoire; science; homme; psychologie; psychothérapie; psychopathologie
Localisation spatiale du sujet: France
Localisation temporelle du sujet: Epoque contemporaine ; XIXe siècle ap. J.-C.
Type de discours consacré au sujet: Dialogue ; Discussion ; Entretien ; Exposé scientifique
La chercheuse Jacqueline CARROY s'est intéressée au cours de son parcours académique à l'histoire de différentes scieces de l'homme, telles que la psychologie, la psychothérapie, la psychopathologie, etc. Elle développe les résultats de ces différentes recherches lors de cet entretien.
Sujet: Sujet
Topique: XIXe siècle ap. J.-C.
Libellé: Histoire des sciences humaines
Mots-clés: Histoire; sciences humaines; France; XIXe siècle
Localisation spatiale du sujet: France
Type de discours consacré au sujet: Dialogue ; Discussion ; Entretien ; Explication ; Exposé scientifique
La chercheuse Jacqueline CARROY a tout au long de sa carrière étudié l'histoire des sciences humaines, plus particulièrement en France au XIXe siècle.
Type: Sites web
Url: www.ehess.fr/
Site de l'Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales.
Type: Conversations
Entretien avec l'historienne des sciences Jaqcueline CARROY autour de son parcours intellectuel et ses thèmes de recherche.
Type: Contexte "Recherche"
Public cible: Pour tout public
Entretien avec Jacqueline CARROY destiné à toute personne intéressée par l'histoire des sciences humaines et la psychologie.
CARROY Jacqueline, GOTMAN Anne. «Histoire des sciences humaines, histoire de la psychologie et de la psychopathologie en France au XIXe siècle», Archives Audiovisuelles de la Recherche (AAR), n°308, 2004, [en ligne] ; URL : http://www.archivesaudiovisuelles.fr/308
Type: Droit d'auteur relatif à la production du document source
© ESCoM-AAR (Equipe Sémiotique Cognitive et Nouveaux Médias, Archives Audiovisuelles de la Recherche), FMSH (Fondation Maison des Sciences de l’Homme), Paris, FRANCE, 2004
Type: Droit d'auteur relatif à la réalisation du document source
© BONNEMAZOU Camille, réalisateur, ESCoM-AAR/FMSH, Paris, FRANCE,2004
Type: Droit d'auteur relatif au contenu du document source
© CARROY Jacqueline, directrice d'études, Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales, Paris, FRANCE, 2004 © GOTMAN Anne, directrice d'études, Centre de recherche sur les liens sociaux, CNRS/Université Paris Descartes, FRANCE, 2004
Type: Régime général "Creative Commons" relatifs au document source
Cette ressource audiovisuelle est protégée par le régime "Creative Commons". Vous êtes libres de la reproduire, distribuer et communiquer au public. Mais vous devez impérativement signaler sa paternité (son ou ses auteurs), vous n'avez pas le droit de la modifier ni d'en faire un usage commercial. Lecture, diffusion et exploitation concrète de cette ressource audiovisuelle présuppose que vous ayez accepté les règles juridiques Creative Commons décrites dans la page http://creativecommons.org/licenses/by-nc-nd/2.0/fr/
Titre: Analyse de la vidéo « Histoire des sciences humaines, histoire de la psychologie et de la psychopathologie en France au XIXe siècle »
Langue(s): Français
Type: Analyse plus détaillé
Comment citer: FRINGANT, Matthias. Analyse de la vidéo « Histoire des sciences humaines, histoire de la psychologie et de la psychopathologie en France au XIXe siècle » (Portail AGORA, 2014): http://www.agora.msh-paris.fr/
Id analyse: d07e88a1-1468-4c96-8f16-91e59a027ece
Id vidéo: 9dba7bae-9092-4dfa-9c01-a757f3d255b6