Sociologie du conflit - Séance du 19 décembre 2007. WIEVIORKA, Michel

Chapitre

Titre: La globalisation
Durée: 00:13:55   [00:00:00 > 00:13:55]
Genre: Extrait d'un séminaire de recherche filmé
Globalisation : le mot renvoie à un paradigme analytique, comme manière de penser le monde. Michel Wieviorka nous présente, dans ce segment, une courte historiographie du concept de globalisation. Selon lui, la « globalisation » s’impose au début des années ’90, avec la pensée libérale et l'accélération du triomphe du marché et du capital sur les Etats. Mais le paradigme du "marché" n'est pas le seul à s'imposer comme portant le concept de "globalisation". De nouvelles idées émergent et font apparaître le cadre des dimensions « culturelles » de la globalisation, dépassant ainsi le paradigme exclusivement économique. Trois axes se dégagent : le « choc des civilisations » (Huntington) qui pose la globalisation en termes culturels ; l'apparition des réseaux, du paradigme de la communication, et de l'importance de la sociétés de l’information (double compression de l’espace et du temps) ; enfin, les communautés imaginaires (Anderson) auxquelles renvoient ces réseaux. La globalisation est donc, selon Wieviorka, un phénomène social qui dépasse de loin le paradigme exclusivement économique.
Sujet: Théories et notions scientifiques en SHS
Topique: Choc des civilisations : nouveau paradigme d'un monde multipolaire et multicivilisationnel
Titre: Choc des civilisations selon Samuel Huntington
Localisation temporelle du sujet: Période contemporaine
Type de discours consacré au sujet: Exposé théorique
Le Choc des civilisations (en anglais The Clash of Civilizations and the Remaking of World Order1) est le titre d'un essai d'analyse politique rédigé par l'Américain Samuel Huntington, professeur à Harvard, paru en 1996 et traduit en français en 1997. Très controversé depuis sa parution, l'ouvrage a donné lieu à de nombreux débats. La théorie développée par Huntington avait été initialement publiée dans un article de la revue Foreign Affairs à l'été 19932 Cet article ayant suscité de nombreuses réactions aussi bien positives que négatives, Huntington a souhaité approfondir sa théorie et en développer tous les aspects en publiant un livre sous le nom The Clash of Civilizations and the Remaking of World Order (« Le choc des civilisations et la refondation de l'ordre mondial »). Le projet de Huntington est d'élaborer un nouveau modèle conceptuel pour décrire le fonctionnement des relations internationales après l'effondrement du bloc soviétique à la fin des années 1980. Toutefois, il ne prétend pas donner à son modèle une validité qui s'étend forcément au-delà de la fin du XXe siècle et du début du XXIe siècle3 et s'appuie sur une description géopolitique du monde fondée non plus sur des clivages idéologiques « politiques », mais sur des oppositions culturelles plus floues, qu'il appelle « civilisationnelles », dans lesquelles le substrat religieux tient une place centrale, et sur leurs relations souvent conflictuelles. (Wikipédia)
Sujet: Théories et notions scientifiques en SHS
Topique: Critique du concept de choc des civilisations
Titre: Critiques du concept de "choc des civilisations"
Type de discours consacré au sujet:
Le discours théorique de Michel Wieviorka, en 2007, notamment sur le concept du choc des civilisations comme un des grands axes culturels de la mondialisation, peut être en 2012 largement questionné par les critiques d’ordre géopolitique, économique, démographique, voire anthropologique. Le croisement des crises diverses, dans un Monde touché de plein fouet dans toutes ses régions - et civilisations - vient contredire la théorie de la polarisation « civilisationnelle » de Huntington.
Huntington n'aborde pas le soutien de l'Occident aux formes de pouvoirs despotiques en raison de préoccupations d'ordre économique et géostratégique. Ainsi, il n'y a pas forcément d'Occident démocratique et d'ennemis de l'Occident non démocratiques.[réf. nécessaire] Il suggère également que la situation économique d'un pays est influencée par la nature de sa culture. Les pays riches sont issus de la tradition chrétienne et les pays pauvres d'autres cultures. Cette théorie est partiellement remise en question par la crise financière actuelle notamment par les crises des dettes occidentales. (Wikipédia)
Wieviorka, Michel. « La globalisation » dans la série de séminaires « Sociologie du conflit », EHESS-Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales (2007-2008) - Archives Audiovisuelles de la Recherche (AAR), n° 1220, 2007, [en ligne] ; URL : http://www.archivesaudiovisuelles.fr/FR/_video.asp?id=1220&ress=4085&video=100280&format=68
Titre: Critique de la mondialisation
Durée: 00:08:12   [00:13:55 > 00:22:07]
Pour Michel WIEVIORKA, la globalisation vue par ses critiques radicaux est envisagée comme un déclin des institutions nationales et supranationales, pour laisser toute la place à l’économie et aux marchés (pensée des années ’80 et ’90). La globalisation serait pour les « ennemis de la mondialisation » une source de perte de souveraineté des Etats et des forces sociales (crise des Etats-nations et renforcements des injustices et des inégalités). Culturellement, la mondialisation aurait homogénéisé le monde vers une forme d’impérialisme culturel américain ( Georges Ritzer).
Sujet: Théories et notions scientifiques en SHS
Topique: Définition de la McDonaldization
Titre: La McDonaldization du monde
Type de discours consacré au sujet: Critiques du concept d'uniformisation culturelle
Pour Michel Wieviorka, l’histoire de la pizza, qui suit l’émigration italienne au début du siècle vers l’Amérique du Nord, uniformise la culture culinaire dans le monde. Mais, à contrario, d’autres critiques affirment que la mondialisation amène plutôt à une fragmentation - culturelle, identitaire, communautaire. Elle provoquerait des poussées de populisme, de nationalisme, d’intégrisme, etc. Dans les deux cas, l’accusé : les Etats-Unis.
La « McDonaldisation de la société » (en anglais : « McDonaldization » ou « McDonaldisation ») est une expression employée par le sociologue américain George Ritzer dans son livre McDonaldization of Society (1991) pour désigner la prise d'une société des caractéristiques d'un restaurant de prêt-à-manger. En effet, on observe un glissement du traditionnel vers des modes dits raisonnables de pensée et de gestion scientifique. Là où Max Weber avait fait référence au modèle de bureaucratie pour représenter l'orientation de cette société changeante, Ritzer voit le prêt-à-manger comme devenu le paradigme de représentation contemporaine. Comme Michel Wieviorka qui s'appuie sur ce concept d'unitéralisation de la culure dans la mondialisation.
Titre: Eloge de la mondialisation
Durée: 00:09:35   [00:22:07 > 00:31:42]
Pour Michel WIEVIORKA, la mondialisation n’est pas la « jungle », car le droit supranational est un vrai régulateur, même au niveau des grands groupes financiers. De nouveaux acteurs : les ONG en réseaux occupent un espace considérable qui n’est pas celui du marché. Les nouvelles instances transnationales (OMC, ONG, droits) viennent contredire la thèse de la désinstitutionalisation qui ne comprendrait que des marchés et des flux financiers. Au contraire, la globalisation ne signifie pas la fin des Etats, mais un réagencement des Etats et du jeu entre ces Etats.
Sujet: Sujet
Topique: La mondialisation n'est pas la fin des Etats-nation
Titre: Mondialisation et néolibéralisme
Durée: 00:11:32   [00:31:42 > 00:43:15]
Dans ce cadre émerge l’idée de la « fin de la globalisation », avec la guerre en Yougoslavie. Le « tout économique » décline également. Dans les années ’90 des scandales apparaissent aux Etats-Unis (Enron, etc), et le capitalisme semble pourri en son centre. On assiste donc à un retour en force du politique, qui est marqué par les évènements du 11 septembre. Entré dans une nouvelle période : le monde ne peut s'analyser que par le cadre du néolibéralisme, mais c’est aussi par l'émergence du terrorisme, du retour des Etats, du politique. Retour de la force de coercition des Etats avec plusieurs guerres (qui n’auraient rien à faire avec l’économie néolibérales). La globalisation économique n’est pas la seule à gouverner le monde. Il faut donc cesser d’opposer globalisation et Etats-Nations. Dans le même ordre d'idées, même la critique du "consensus de Washington" ne devrait plus avoir lieu.
Sujet: Sujet
Topique: Le consensus de Washington
Titre: Sociologie et mondialisation
Durée: 00:08:34   [00:43:15 > 00:51:49]
Nécessité de penser les paradigmes sociaux en articulant les divers niveaux de la mondialisation. Selon Michel WIEVIORKA, nous ne pouvons plus penser les problèmes sociologiques dans le cadre des Etats-Nations et des relations internationales. La prolifération d’agencements nouveaux nous pousse à « penser global », ce qui équivaut à tenter d’analyser à tous les niveaux, en articulant les logiques du dedans et les logiques du dehors, ainsi que leurs interpénétrations. Le concept de « glocalisation » (Roberston). La globalisation doit devenir un outil d’analyse de la société. L’espace intellectuel de la sociologie est devenu gigantesque entre le cadre du « sujet » et celui de la « globalisation ». La sociologie est amenée à vivre une tension véritable pour éviter les éclairages superficiels du champ social.

5 chapitres.
  • Extrait d'un séminaire de recherche filmé. Globalisation : le mot renvoie à un paradigme analytique, comme manière de penser le monde. Michel Wieviorka nous présente, dans ce segment, une courte historiographie du concept de globalisation. Selon lui, la « globalisation » s’impose au début des années ’90, avec la pensée libérale et l'accélération du triomphe du marché et du capital sur les Etats. Mais le paradigme du "marché" n'est pas le seul à s'imposer comme portant le concept de "globalisation". De nouvelles idées émergent et font apparaître le cadre des dimensions « culturelles » de la globalisation, dépassant ainsi le paradigme exclusivement économique. Trois axes se dégagent : le « choc des civilisations » (Huntington) qui pose la globalisation en termes culturels ; l'apparition des réseaux, du paradigme de la communication, et de l'importance de la sociétés de l’information (double compression de l’espace et du temps) ; enfin, les communautés imaginaires (Anderson) auxquelles renvoient ces réseaux. La globalisation est donc, selon Wieviorka, un phénomène social qui dépasse de loin le paradigme exclusivement économique.
  • Pour Michel WIEVIORKA, la globalisation vue par ses critiques radicaux est envisagée comme un déclin des institutions nationales et supranationales, pour laisser toute la place à l’économie et aux marchés (pensée des années ’80 et ’90). La globalisation serait pour les « ennemis de la mondialisation » une source de perte de souveraineté des Etats et des forces sociales (crise des Etats-nations et renforcements des injustices et des inégalités). Culturellement, la mondialisation aurait homogénéisé le monde vers une forme d’impérialisme culturel américain ( Georges Ritzer).
  • Pour Michel WIEVIORKA, la mondialisation n’est pas la « jungle », car le droit supranational est un vrai régulateur, même au niveau des grands groupes financiers. De nouveaux acteurs : les ONG en réseaux occupent un espace considérable qui n’est pas celui du marché. Les nouvelles instances transnationales (OMC, ONG, droits) viennent contredire la thèse de la désinstitutionalisation qui ne comprendrait que des marchés et des flux financiers. Au contraire, la globalisation ne signifie pas la fin des Etats, mais un réagencement des Etats et du jeu entre ces Etats.
  • Dans ce cadre émerge l’idée de la « fin de la globalisation », avec la guerre en Yougoslavie. Le « tout économique » décline également. Dans les années ’90 des scandales apparaissent aux Etats-Unis (Enron, etc), et le capitalisme semble pourri en son centre. On assiste donc à un retour en force du politique, qui est marqué par les évènements du 11 septembre. Entré dans une nouvelle période : le monde ne peut s'analyser que par le cadre du néolibéralisme, mais c’est aussi par l'émergence du terrorisme, du retour des Etats, du politique. Retour de la force de coercition des Etats avec plusieurs guerres (qui n’auraient rien à faire avec l’économie néolibérales). La globalisation économique n’est pas la seule à gouverner le monde. Il faut donc cesser d’opposer globalisation et Etats-Nations. Dans le même ordre d'idées, même la critique du "consensus de Washington" ne devrait plus avoir lieu.
  • Nécessité de penser les paradigmes sociaux en articulant les divers niveaux de la mondialisation. Selon Michel WIEVIORKA, nous ne pouvons plus penser les problèmes sociologiques dans le cadre des Etats-Nations et des relations internationales. La prolifération d’agencements nouveaux nous pousse à « penser global », ce qui équivaut à tenter d’analyser à tous les niveaux, en articulant les logiques du dedans et les logiques du dehors, ainsi que leurs interpénétrations. Le concept de « glocalisation » (Roberston). La globalisation doit devenir un outil d’analyse de la société. L’espace intellectuel de la sociologie est devenu gigantesque entre le cadre du « sujet » et celui de la « globalisation ». La sociologie est amenée à vivre une tension véritable pour éviter les éclairages superficiels du champ social.
Titre: Sociologie du conflit - Séance du 19 décembre 2007
Sous-titre: La globalisation
Auteur(s): WIEVIORKA, Michel
Durée: 01:41:49
Date de réalisation: 19/12/2007
Lieu de réalisation: EHESS - Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales, Paris, France
Genre: Cours d'enseignement supérieur filmé
Cette vidéo présente la séance du 19 décembre 2007 du séminaire de recherche "Sociologie du conflit" de Michel WIEVIORKA, consacrée à la globalisation. Docteur d'Etat ès Lettres et Sciences Humaines, Michel WIEVIORKA est directeur d'études à l'Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales (EHESS) et directeur du CADIS - Centre d'Analyse et d'Intervention Sociologiques (EHESS/CNRS), fondé en 1981 par Alain Touraine. En juillet 2006, il a été élu Président de l'Association Internationale de Sociologie AIS/ISA. Depuis novembre 2006, il préside le comité de sélection du prix Michel Seurat créé par le CNRS. Les sciences sociales sont engagées actuellement dans une mutation qu'il s'agira d'éclairer, en particulier en reconsidérant des notions comme celles de globalisation, de sujet, de conflit ou de mouvement social.

Compte rendu du séminaire :

Le séminaire a poursuivi les analyses ébauchées lors des années précédentes et les a stabilisées sur un certain nombre de grands enjeux. Il s’est intéressé à des catégories comme celles d’intégration, de diversité, de différence, a examiné les débats actuels autour des statistiques ethniques ou de la discrimination positive. L’ensemble des analyses présentées et mises en débat a pris la forme d’un ouvrage publié en octobre 2008 aux Éditions Robert Laffont, Neuf leçons de sociologie.

Le séminaire a par ailleurs accueilli plusieurs invités : le professeur Han (Université de Séoul) qui a parlé de la démocratie et de la stabilité sociale sur un mode particulièrement interrogatif ; le professeur Roberto Cipriani (Université de Rome), qui a présenté ses recherches au Mexique sur les phénomènes religieux ; le professeur Alicia Castellanos (UAM, Mexico) qui a traité de la question ethnique et du racisme contemporain au Mexique. Le professeur Mario Diani (Université de Trento), avec qui il y a eu un échange particulièrement stimulant, a parlé de mieux situer ce qui oppose et ce qui rapproche la théorie de la mobilisation des ressources de celle des mouvements sociaux « à la Touraine ».
Le séminaire a poursuivi les analyses ébauchées lors des années précédentes et les a stabilisées sur un certain nombre de grands enjeux. Il s’est intéressé à des catégories comme celles d’intégration, de diversité, de différence, a examiné les débats actuels autour des statistiques ethniques ou de la discrimination positive. L’ensemble des analyses présentées et mises en débat a pris la forme d’un ouvrage publié en octobre 2008 aux Éditions Robert Laffont, Neuf leçons de sociologie. Le séminaire a par ailleurs accueilli plusieurs invités : le professeur Han (Université de Séoul) qui a parlé de la démocratie et de la stabilité sociale sur un mode particulièrement interrogatif ; le professeur Roberto Cipriani (Université de Rome), qui a présenté ses recherches au Mexique sur les phénomènes religieux ; le professeur Alicia Castellanos (UAM, Mexico) qui a traité de la question ethnique et du racisme contemporain au Mexique. Le professeur Mario Diani (Université de Trento), avec qui il y a eu un échange particulièrement stimulant, a parlé de mieux situer ce qui oppose et ce qui rapproche la théorie de la mobilisation des ressources de celle des mouvements sociaux « à la Touraine ».
Sujet: Sujet
Topique: Déterritorialité dans un contexte de migration
Localisation temporelle du sujet: XXIe siècle ap. J.-C.
Type de discours consacré au sujet: Discours didactique
Sujet: Sujet
Topique: Hiatus entre réel et imaginaire
Localisation temporelle du sujet: XXIe siècle ap. J.-C.
Type de discours consacré au sujet: Discours didactique
Nom: WIEVIORKA
Prénom: Michel
Rôle: Directeurs d'études
Appartenance: EHESS - Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales
Fonction: Directeur
Adresse: EHESS (Siège), 190-198 avenue de France 75244 Paris cedex 13 - Tél : 01 49 54 25 25, Paris, France
Michel Wieviorka, docteur d'Etat ès Lettres et Sciences Humaines, directeur d'études à l'Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales, est depuis 2009 Administrateur de la FMSH/ Fondation de la Maison des Sciences de l’Homme. Il a été directeur du CADIS /Centre d'analyse et d'intervention sociologiques (EHESS/CNRS) entre 1993 et 2009. En juillet 2006, il a été élu Président de l'Association internationale de sociologie AIS/ISA. Depuis novembre 2006, il préside le comité de selection du prix Michel Seurat créé par le CNRS. Il est également membre du "Centre de coopération franco-norvégienne en sciences sociales et humaines" de la FMSH/Paris. Il a été co-directeur, avec Georges Balandier, de la revue Cahiers Internationaux de Sociologie de 1991 à 2011. Après avoir dirigé la collection "Voix et Regards" aux Editions Balland (lien vers la présentation des ouvrages publiés depuis 2000, il dirige aujourd'hui la collection "Le monde comme il va" aux Editions Robert Laffont. Il est également membre du Comité scientifique des Presses de Sciences Po' et des comités de rédaction de plusieurs revues dont: Journal of Ethnic and Migration Studies / Ethnic and Racial Studies / French Politics, Culture and Society. Ses recherches ont porté ou portent sur la notion de conflit, le terrorisme et la violence, sur le racisme, l'antisémitisme, sur les mouvements sociaux, la démocratie ainsi que sur les phénomènes de différence culturelle.
WIEVIORKA, Michel. « La globalisation » dans la série de séminaires « Sociologie du conflit », EHESS-Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales (2007-2008) - Archives Audiovisuelles de la Recherche (AAR), n° 1220, 2007, [en ligne] ; URL : http://www.archivesaudiovisuelles.fr/FR/_video.asp?id=1220&ress=4085&video=100280&format=68
Type: Droit d'auteur relatif à la réalisation du document source
Le réalisateur de cette ressource audiovisuelle (documentaire audiovisuel, enregistrement audiovisuel, ...) est ESCoM (Equipe Sémiotique Cognitive et Nouveaux Médias) à la FCMSH (Fondation Maison des Sciences de l'Homme) , du mercredi 21 novembre 2007 au Mercredi 11 juin 2008 - EHESS - Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales, Paris, France.
Type: Régime général "Creative Commons" relatifs au document source
"Cette ressource audiovisuelle est protégée par le régime "Creative Commons". Vous êtes libres de la reproduire, distribuer et communiquer au public. Mais vous devez impérativement signaler sa paternité (son ou ses auteurs), vous n'avez pas le droit de la modifier ni d'en faire un usage commercial. Lecture, diffusion et exploitation concrète de cette ressource audiovisuelle présuppose que vous ayez accepté les règles juridiques Creative Commons décrites dans la page http://creativecommons.org/licenses/by-nc-nd/2.0/fr/"
Lien: http://creativecommons.org/licenses/by-nc-nd/2.0/fr
Titre: Sociologie du conflit
Sous-titre: La globalisation
Langue(s): Français
Type: Analyses de base de l'objet média
Comment citer: SYLVESTRE, Isabelle. Analyse de certains sujets, dans le cadre de la série de séminaire « Sociologie du conflit ». Analyse de la vidéo source découpée, 2012, Archives Audiovisuelles de la Recherche (AAR), 1220, [en ligne] ; URL : http://www.archivesaudiovisuelles.fr/FR/_video.asp?id=1220&ress=4085&video=100280&format=68
Id analyse: d1ee1289-cf84-48df-a8a1-94d2ae6e0839
Id vidéo: e1b44270-a432-4d55-a55a-54532042c70f
Michel WIEVIORKA, docteur d'Etat ès Lettres et Sciences Humaines, directeur d'études à l'Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales (EHESS) et directeur du CADIS - Centre d'Analyse et d'Intervention Sociologiques (EHESS/CNRS) présente une série de séminaires, en 2008, soulevant la question centrale actuellement de l'engagement des sciences sociales dans une mutation, qu'il s'agira d'éclairer, en reconsidérant des notions comme celles de globalisation, de sujet, de conflit ou de mouvement social.
Le séminaire a poursuivi les analyses ébauchées lors des années précédentes et les a stabilisées sur un certain nombre de grands enjeux. Il s’est intéressé à des catégories comme celles d’intégration, de diversité, de différence, a examiné les débats actuels autour des statistiques ethniques ou de la discrimination positive. L’ensemble des analyses présentées et mises en débat a pris la forme d’un ouvrage publié en octobre 2008 aux Éditions Robert Laffont, Neuf leçons de sociologie. Le séminaire a par ailleurs accueilli plusieurs invités : le professeur Han (Université de Séoul) qui a parlé de la démocratie et de la stabilité sociale sur un mode particulièrement interrogatif ; le professeur Roberto Cipriani (Université de Rome), qui a présenté ses recherches au Mexique sur les phénomènes religieux ; le professeur Alicia Castellanos (UAM, Mexico) qui a traité de la question ethnique et du racisme contemporain au Mexique. Le professeur Mario Diani (Université de Trento), avec qui il y a eu un échange particulièrement stimulant, a parlé de mieux situer ce qui oppose et ce qui rapproche la théorie de la mobilisation des ressources de celle des mouvements sociaux « à la Touraine ».