Tsiganes - A l’ occasion de la publication du numéro 2 de la revue "Brésil(s)". BEROCAN VEIGA Felipe, BORDIGONI Marc, FERRARI Florencia, FOTTA Martin, HIRATA Helena, OLIVERA Martin, SCHPUN Mônica Raisa, VINCENT Bernard, WILLIAMS Patrick

Chapitre

Titre: Présentation de la revue et du dossier "Tsiganes" par Mônica Raisa SSCHPUN et Marc BORDIGONI
Durée: 00:04:36   [00:00:00 > 00:04:36]
Ce numéro 2 de la revue « Brésil(s) » fait suite au numéro 0 publié à l’automne 2011, ainsi qu’au numéro 1 dédié aux biographies d’esclaves. Elle est éditée par le Centre de Recherches sur le Brésil Contemporain (CRBC/EHESS), et publiée par les éditions de la Maison des Sciences de l’Homme. Marc BORDIGONI a codirigé le présent numéro. Il s’est attaché à donner la parole à de jeunes chercheurs, et à donner de la visibilité à une question peu traitée en Europe. Le retard supposé des recherches sur les Tsiganes par les chercheurs brésiliens est évoqué, mais remis en question.
Titre: La recherche sur les Tsiganes au Brésil par Felipe BEROCAN VEIGA
Durée: 00:11:55   [00:04:36 > 00:16:31]
Felipe BEROCAN VEIGA est chercheur à l’Université fédérale de Rio de Janeiro. Il commence par préciser que le thème des Tsiganes est peu connu des anthropologues et historiens brésiliens. En effet, très peu de productions sur ces communautés existent actuellement. Cependant, quelques marqueurs importants de la recherche peuvent être posés. En 1854, le romancier Manuel Antônio DE ALMEIDA publie l’ouvrage « Mémoires d'un sergent de police ». Il est considéré comme le premier roman spécifiquement urbain au Brésil, et traitait déjà de l’importante présence des Tsiganes dans l’espace urbain de Rio de Janeiro. Au XIXème siècle également, des productions de plusieurs voyageurs s’étant rendus au Brésil ont fait le même constat, mais en l’élargissant à tout le territoire brésilien. Au XXème siècle, le premier ouvrage sur les Tsiganes fut publié en 1936, et doit être compris comme une tentative de comprendre les Tsiganes dans la société brésilienne. En effet, à cette époque, un débat intellectuel s’organisait pour savoir si la présence des Tsiganes était importante dans la construction du peuple brésilien. Dans les années 1980, un ouvrage non scientifique a été le déclencheur de mouvement sociaux, au cours desquels les Tsiganes se sont saisis de l’espace public, et ont créé des centres de recherches des Tsiganes au Brésil, maintenant disparus. En 1987, ils ont organisé la première semaine de culture tsigane en Amérique latine. Les premières thèses universitaires sur les Tsiganes apparaissent respectivement en 1972 et en 1993, de manière isolée. Les présents travaux, entamés en 2001, sont les premiers à s’intéresser à un groupe particulier de Tsiganes dans un quartier cosmopolite de Rio de Janeiro. De nombreuses activités ont suivi, provoquant un certain développement de ce thème de recherche, émanant d’universitaires brésiliens comme étrangers.
Titre: La "bonne aventure" par les Calons de Sao Paulo de Florencia FERRARI
Durée: 00:13:07   [00:16:31 > 00:29:38]
Le terrain de Florencia FERRARI a eu lieu dans la banlieue de Sao Paulo. L’article présenté dans la revue s’intéresse à un type d’interaction particulier, la « bonne aventure ». Elle essaie de s’intéresser aux significations attribuées par les Calins (femmes tsiganes) à cette activité, et à comprendre comment elle influe sur leurs interactions avec les « Brésiliens ». Ses résultats principaux avancent une complexe articulation de deux visions du monde différentes entre Calins et « Brésiliens », ayant toutefois comme point commun un imaginaire commun, produisant des significations particulières.
Titre: "On ne peut plus parcourir le monde comme avant": au-delà de la dichotomie nomadisme/sédentarité par Martin FOTTA
Durée: 00:23:54   [00:29:38 > 00:53:33]
Martin FOTTA est post-doctorant à l’Université Goethe, en Allemagne. Il réalise son exposé en Portugais, que Monica SCHPUN résume brièvement. Son article traite de certains malentendus relatifs aux Tsiganes du Brésil. Il a effectué son terrain chez les Calons de Bahia. Il s’intéresse au fait que lorsque les Calons eux-mêmes disent qu’ils ne voyagent plus et que les chercheurs en sciences sociales les qualifient de sédentaires et non plus de nomades, ils désignent en apparence la même chose. Cependant, il s’agit d’une erreur, selon Martin FOTTA. Trois termes doivent être analysés pour comprendre cela : Tsiganes, mouvement, et passé (ou changement). Pour les chercheurs, le passé (ou histoire) serait transcendant, et marquerait une différence radicale avec le quotidien. Les Tsiganes sont eux considérés comme un groupe uni, cohérent, qui s’est sédentarisé. Cela implique une conception du changement en tant que perte : le groupe Tsigane se serait éloigné d’une tradition culturelle. Martin FOTTA cherche en revanche à montrer que les Calons ont une perception du changement bien différente, entretenant un fort lien avec le quotidien. Cela fonde la base théorique de son article. Il y examine diverses sources historiques brésiliennes relatives aux Tsiganes. Lors de ce travail, il a remarqué qu’il n’y eu, dans l’histoire, aucun moment précis où les Tsiganes étaient considérés comme nomades. Le rapport à l’espace a toujours été varié. Il y mène également une étude ethnographique, autour de la question suivante : peut-on dire que les Tsiganes ne voyagent plus ? Il a constaté, sur son terrain, que de forts processus de mouvement avaient lieu, s’articulant avec une base fixe et stable. Par exemple, il a mis en évidence un mouvement entre tentes et maisons. Les raisons de ces processus de mouvement sont, elles aussi, très variables. Le mouvement n’a selon martin FOTTA pas changé, mais il est devenu plus facile en raison de progrès techniques, comme les moyens de transport… Son article montre finalement qu’il existe un mode d’être caractéristique Calon au Brésil, qui peut s’exprimer par l’expression « faire l’avenir ». Le mouvement et la possibilité de celui-ci sont liés à la construction de l’identité des Calons au Brésil. Lorsque les Tsiganes disent qu’ils ne voyagent plus, cela s’accompagne d’autres affirmations telles que : les Tsiganes sont moins courageux qu’avant… Cette expression peut donc exprimer le fait que les choses peuvent changer mais que la vision idéalisée des ascendants a une fonction symbolique de motivation et d’incitation au changement, et donc à la construction de soi.
Titre: Le "Jour national du Tsigane" au Brésil : Espaces symboliques, stéréotypes et conflits autour d'un nouveau rite du calendrier officiel par Felipe BEROCAN VEIGA
Durée: 00:19:26   [00:53:33 > 01:13:00]
Felipe BEROCAN VEIGA est docteur en anthropologie à l’Université fédérale de Rio de Janeiro. Ses thèmes de recherche abordent les nouvelles politiques de mobilisation des Tsiganes au Brésil, et les rapports entre les Tsiganes Roms et l’Etat brésilien. Malgré des préjugés persistants autant en Europe qu’au Brésil, les Tsiganes luttent pour leur reconnaissance et leur inclusion. Dans ce contexte, certains Etats ont mis en place des politiques pour répondre à cette demande. Au Brésil plus particulièrement, le président Lula signé un décret instituant le « Jour national du Tsigane » le 25 mai 2006. La date même retenue pour ce jour, le 24 mai, pose problème. Des leaders politiques de tout le pays furent reçus lors d’une cérémonie officielle, qui s’accompagne de mesures destinées aux Tsiganes. Le chercheur met en évidence, à travers la figure de Mirian STANESCON, comment l’événement a cristallisé un conflit plus général, mais aussi comment il a permis une restructuration des groupes tsiganes, en les opposant.
Titre: Les exclus du Royaume. Des Tsiganes bannis du Portugal vers le Brésil : les lois et leur mise en oeuvre, XVIe-XVIIIe siècles par Bernard VINCENT
Durée: 00:13:44   [01:13:00 > 01:26:44]
Bernard VINCENT est directeur d’études émérite à l’Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales. Il présente l’article de Geraldo PIERONI ainsi que le commentaire qu’il en a réalisé. En effet, l’auteur de l’article n’a pas pu se rendre au présent colloque. Ce dernier travaille sur les Tsiganes du Brésil depuis des années. Il a soutenu une thèse à ce propos en 1996 à l’Université Paris IV. Cet article se propose d’ « analyser la conjoncture juridique qui favorisa la mise en place et la pratique du bannissement comme mécanisme de punition utilisé par la justice portugaise. » Ainsi, Geraldo PIERONI examine les dispositions légales adoptées au Portugal puis au Brésil depuis la fin du XVème siècle, jusqu’au XXème siècle. Il insiste sur le fait que la condamnation première la plus fréquente appliquée aux populations « vagabondes » dont font partie les Tsiganes est celle du bannissement. De ce point de vue, il y a eu déplacement de populations du Portugal jusqu’au Brésil. En soulignant cela, il montre à quel point les communautés Tsiganes ont fait l’objet d’une législation discriminante. Ces dispositions visaient à corriger les « défauts » des communautés Tsiganes, telle que l’errance, entrainant le vol… En dehors de ces mesures législatives, Geraldo PIERONI a aussi utilisé des sources inquisitoriales, le menant à des exemples précis. Cette condamnation au bannissement est intéressante car elle prend une place importante dans la société portugaise, pour une population relativement peu importante. Il y aurait, selon Bernard VINCENT, une étude chronologique des déportations Tsiganes à réaliser, ainsi de mesurer l’évolution du mouvement dans le temps. Par ailleurs, cette perspective semble indispensable pour comprendre les relations des communautés Tsiganes avec l’ensemble de la société et des autorités. Cependant, les travaux les plus récents tendent à insister sur les relations « positives » existantes. Cela mène à relativiser le propos de Geraldo PIERONI en montrant que les rejets entre Tsiganes et d’autres pans de la société ne sont pas systématiques. D’autres réalités existent, que la recherche doit explorer.
Titre: Un article du Varia : "La recherche d'emploi et ses significations. Une comparaison Paris, São Paulo,Tokyo" par Helena HIRATA
Durée: 00:18:31   [01:26:44 > 01:45:16]
Helena HIRATA est directrice de recherche émérite au CNRS. L’article paru dans le numéro a été écrit avec Didier DEMAZIERE, Nadya ARAUJO GUIMARAES ainsi que Kurumi SUGITA. Il s’agit d’une introduction à un ouvrage plus conséquent, paru aux Presses de Sciences Po en mars 2013, s’intitulant « Être chômeur à Paris, Sao Paulo, Tokyo. Une méthode de comparaison internationale. » Cet article est consacré à la signification des recherches d’emploi. Tout d’abord, il présente les principaux débats académiques sur la recherche d’emploi, puis les résultats de la recherche de terrain, consistant en des entretiens biographiques. Helena HIRATA s’attache, lors de cette intervention, à expliquer cette deuxième partie. Trois grands résultats ressortent de cette enquête. En premier lieu, il existe une différence entre les principaux déterminants de la recherche d’emploi dans les trois pays. En France, la recherche d’emploi est extrêmement institutionnalisée et dépendante des politiques publiques, depuis une longue période. Ce n’est pas le cas du Japon, où c’est l’entreprise qui joue ce rôle de régulation de l’emploi et du chômage. Le statut de chômeur est relativement récent dans ce pays : c’est à partir des années 2000 que s'est produit une fragilisation du marché du travail. Dans le cas du Brésil, les réseaux sociaux interpersonnels de proximité jouent un rôle important d’aide pour les chercheurs d’emploi. Une deuxième caractéristique est relative à la méthodologie de l’enquête qui s’est consacrée à cartographier quatre groupes cibles : les ouvriers entre 40 et 50 ans, les femmes, les jeunes, et les cadres intermédiaires. Quatre pôles ont été créés : le point sud, nommé « désertion de la recherche d’emploi », le point nord « rationalisation de la recherche », le point ouest « subversion de la recherche d’emploi », et le point est « ritualisation de la recherche d’emploi ». La recherche montre que les groupes des ouvriers et des femmes se situent le plus souvent aux points « négatifs » de la recherche d’emploi, alors que les deux autres catégories se situent dans les pôles « positifs ». Un troisième résultat montre que la variable des mouvements sociaux est très significative dans la représentation du statut de chômeur. Ainsi, un chômeur français faisant partie d’un mouvement social peut se dire fier de son statut, qui est considéré comme extrêmement humiliant au Japon, où de tels mouvements n’existent pas.
Titre: Deux regards sur le numéro : Patrick WILLIAMS et Martin OLIVERA
Durée: 00:32:18   [01:45:16 > 02:17:34]
Patrick WILLIAMS est ethnologue, directeur de recherche au Centre National de la Recherche Scientifique, et membre du Laboratoire d’anthropologie urbaine (CNRS). Selon lui, une aura de fantasmes et de préjugés existe toujours autour des Tsiganes, à côté d’une persistance de leur capacité à se distinguer. Le numéro illustre selon lui la profondeur historique de la présence de groupes Tsiganes au Brésil. Il pointe ensuite les similitudes entre les contextes brésiliens et portugais, en ce qui concerne la présence des Tsiganes. Plus spécifiquement, les articles de Florencia FERRARI et Martin FOTTA s’attachent à déconstruire des stéréotypes des communautés Tsiganes. Tous deux, en montrant comment s’effectue la construction de l’identité chez les Tsiganes, éclairent les relations de ces communautés à l’ensemble de la société. Ces deux pans sont, selon Patrick WILLIAMS, indissociables, et ne peuvent s’étudier isolément. Enfin, le fait de remplacer le terme de « nomadisme » par celui de « mouvement » permet de comprendre comment ce dernier permet de retrouver de l’unité dans une dispersion de plus en plus importante. Martin OLIVERA est ethnologue, docteur de l’Université Paris Ouest Nanterre, et membre de l’Observatoire européen Urba-rom. Enfin, il fait partie de l’association Rues et Cités en Seine-Saint-Denis. A l’instar de Patrick WILLIAMS, il commente les articles ethnographiques de Martin FOTTA et de Florencia FERRARI. Il pointe tout d’abord le fait que ces deux travaux étudient des Tsiganes autochtones, ce qui change des travaux traditionnels qui s’intéressent aux Roms migrants du XIXème siècle. Cela évite donc de tomber dans un certain folklorisme, et rappelle l’inventivité culturelle dont font preuve ces communautés, plongées dans des contextes différents. Le deuxième élément est que le décalage, le malentendu, l’ « équivoque contrôlé » (tel que défini par Philippe DESCOLA) joue une grande importance dans le cas des Tsiganes. L’idée que l’autre se trompe sur soi est essentielle pour rester soi-même, dans la conception tsigane. Celle-ci se retrouve dans l’article de Florencia FERRARI et de la performance des diseuses de bonne aventure. En somme, pour ces groupes, l’idée n’est pas de lutter contre les stéréotypes pour y échapper, mais d’en jouer, de les assumer, afin de rentrer en contact avec l’autre, et ainsi essayer de le contrôler. Pour conclure, l’observation montre qu’en jouant sur ces décalages, ces malentendus, il semblerait que les Tsiganes n’auraient aucun intérêt à renoncer à ceux-ci.
Titre: Conclusion
Durée: 00:03:02   [02:17:34 > 02:19:25]
Marc BORDIGONI conclut cette rencontre en remerciant les deux intervenants. Puis Monica SCHPUN revient sur la genèse du thème de ce numéro. Ce dossier lui est venu afin de répondre d’une manière au traitement de cette question en France, mais aussi afin de regrouper des études brésiliennes sur ce thème, afin de faire progresser la recherche dans ce champ.

9 chapitres.
  • Ce numéro 2 de la revue « Brésil(s) » fait suite au numéro 0 publié à l’automne 2011, ainsi qu’au numéro 1 dédié aux biographies d’esclaves. Elle est éditée par le Centre de Recherches sur le Brésil Contemporain (CRBC/EHESS), et publiée par les éditions de la Maison des Sciences de l’Homme. Marc BORDIGONI a codirigé le présent numéro. Il s’est attaché à donner la parole à de jeunes chercheurs, et à donner de la visibilité à une question peu traitée en Europe. Le retard supposé des recherches sur les Tsiganes par les chercheurs brésiliens est évoqué, mais remis en question.
  • Felipe BEROCAN VEIGA est chercheur à l’Université fédérale de Rio de Janeiro. Il commence par préciser que le thème des Tsiganes est peu connu des anthropologues et historiens brésiliens. En effet, très peu de productions sur ces communautés existent actuellement. Cependant, quelques marqueurs importants de la recherche peuvent être posés. En 1854, le romancier Manuel Antônio DE ALMEIDA publie l’ouvrage « Mémoires d'un sergent de police ». Il est considéré comme le premier roman spécifiquement urbain au Brésil, et traitait déjà de l’importante présence des Tsiganes dans l’espace urbain de Rio de Janeiro. Au XIXème siècle également, des productions de plusieurs voyageurs s’étant rendus au Brésil ont fait le même constat, mais en l’élargissant à tout le territoire brésilien. Au XXème siècle, le premier ouvrage sur les Tsiganes fut publié en 1936, et doit être compris comme une tentative de comprendre les Tsiganes dans la société brésilienne. En effet, à cette époque, un débat intellectuel s’organisait pour savoir si la présence des Tsiganes était importante dans la construction du peuple brésilien. Dans les années 1980, un ouvrage non scientifique a été le déclencheur de mouvement sociaux, au cours desquels les Tsiganes se sont saisis de l’espace public, et ont créé des centres de recherches des Tsiganes au Brésil, maintenant disparus. En 1987, ils ont organisé la première semaine de culture tsigane en Amérique latine. Les premières thèses universitaires sur les Tsiganes apparaissent respectivement en 1972 et en 1993, de manière isolée. Les présents travaux, entamés en 2001, sont les premiers à s’intéresser à un groupe particulier de Tsiganes dans un quartier cosmopolite de Rio de Janeiro. De nombreuses activités ont suivi, provoquant un certain développement de ce thème de recherche, émanant d’universitaires brésiliens comme étrangers.
  • Le terrain de Florencia FERRARI a eu lieu dans la banlieue de Sao Paulo. L’article présenté dans la revue s’intéresse à un type d’interaction particulier, la « bonne aventure ». Elle essaie de s’intéresser aux significations attribuées par les Calins (femmes tsiganes) à cette activité, et à comprendre comment elle influe sur leurs interactions avec les « Brésiliens ». Ses résultats principaux avancent une complexe articulation de deux visions du monde différentes entre Calins et « Brésiliens », ayant toutefois comme point commun un imaginaire commun, produisant des significations particulières.
  • Martin FOTTA est post-doctorant à l’Université Goethe, en Allemagne. Il réalise son exposé en Portugais, que Monica SCHPUN résume brièvement. Son article traite de certains malentendus relatifs aux Tsiganes du Brésil. Il a effectué son terrain chez les Calons de Bahia. Il s’intéresse au fait que lorsque les Calons eux-mêmes disent qu’ils ne voyagent plus et que les chercheurs en sciences sociales les qualifient de sédentaires et non plus de nomades, ils désignent en apparence la même chose. Cependant, il s’agit d’une erreur, selon Martin FOTTA. Trois termes doivent être analysés pour comprendre cela : Tsiganes, mouvement, et passé (ou changement). Pour les chercheurs, le passé (ou histoire) serait transcendant, et marquerait une différence radicale avec le quotidien. Les Tsiganes sont eux considérés comme un groupe uni, cohérent, qui s’est sédentarisé. Cela implique une conception du changement en tant que perte : le groupe Tsigane se serait éloigné d’une tradition culturelle. Martin FOTTA cherche en revanche à montrer que les Calons ont une perception du changement bien différente, entretenant un fort lien avec le quotidien. Cela fonde la base théorique de son article. Il y examine diverses sources historiques brésiliennes relatives aux Tsiganes. Lors de ce travail, il a remarqué qu’il n’y eu, dans l’histoire, aucun moment précis où les Tsiganes étaient considérés comme nomades. Le rapport à l’espace a toujours été varié. Il y mène également une étude ethnographique, autour de la question suivante : peut-on dire que les Tsiganes ne voyagent plus ? Il a constaté, sur son terrain, que de forts processus de mouvement avaient lieu, s’articulant avec une base fixe et stable. Par exemple, il a mis en évidence un mouvement entre tentes et maisons. Les raisons de ces processus de mouvement sont, elles aussi, très variables. Le mouvement n’a selon martin FOTTA pas changé, mais il est devenu plus facile en raison de progrès techniques, comme les moyens de transport… Son article montre finalement qu’il existe un mode d’être caractéristique Calon au Brésil, qui peut s’exprimer par l’expression « faire l’avenir ». Le mouvement et la possibilité de celui-ci sont liés à la construction de l’identité des Calons au Brésil. Lorsque les Tsiganes disent qu’ils ne voyagent plus, cela s’accompagne d’autres affirmations telles que : les Tsiganes sont moins courageux qu’avant… Cette expression peut donc exprimer le fait que les choses peuvent changer mais que la vision idéalisée des ascendants a une fonction symbolique de motivation et d’incitation au changement, et donc à la construction de soi.
  • Felipe BEROCAN VEIGA est docteur en anthropologie à l’Université fédérale de Rio de Janeiro. Ses thèmes de recherche abordent les nouvelles politiques de mobilisation des Tsiganes au Brésil, et les rapports entre les Tsiganes Roms et l’Etat brésilien. Malgré des préjugés persistants autant en Europe qu’au Brésil, les Tsiganes luttent pour leur reconnaissance et leur inclusion. Dans ce contexte, certains Etats ont mis en place des politiques pour répondre à cette demande. Au Brésil plus particulièrement, le président Lula signé un décret instituant le « Jour national du Tsigane » le 25 mai 2006. La date même retenue pour ce jour, le 24 mai, pose problème. Des leaders politiques de tout le pays furent reçus lors d’une cérémonie officielle, qui s’accompagne de mesures destinées aux Tsiganes. Le chercheur met en évidence, à travers la figure de Mirian STANESCON, comment l’événement a cristallisé un conflit plus général, mais aussi comment il a permis une restructuration des groupes tsiganes, en les opposant.
  • Bernard VINCENT est directeur d’études émérite à l’Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales. Il présente l’article de Geraldo PIERONI ainsi que le commentaire qu’il en a réalisé. En effet, l’auteur de l’article n’a pas pu se rendre au présent colloque. Ce dernier travaille sur les Tsiganes du Brésil depuis des années. Il a soutenu une thèse à ce propos en 1996 à l’Université Paris IV. Cet article se propose d’ « analyser la conjoncture juridique qui favorisa la mise en place et la pratique du bannissement comme mécanisme de punition utilisé par la justice portugaise. » Ainsi, Geraldo PIERONI examine les dispositions légales adoptées au Portugal puis au Brésil depuis la fin du XVème siècle, jusqu’au XXème siècle. Il insiste sur le fait que la condamnation première la plus fréquente appliquée aux populations « vagabondes » dont font partie les Tsiganes est celle du bannissement. De ce point de vue, il y a eu déplacement de populations du Portugal jusqu’au Brésil. En soulignant cela, il montre à quel point les communautés Tsiganes ont fait l’objet d’une législation discriminante. Ces dispositions visaient à corriger les « défauts » des communautés Tsiganes, telle que l’errance, entrainant le vol… En dehors de ces mesures législatives, Geraldo PIERONI a aussi utilisé des sources inquisitoriales, le menant à des exemples précis. Cette condamnation au bannissement est intéressante car elle prend une place importante dans la société portugaise, pour une population relativement peu importante. Il y aurait, selon Bernard VINCENT, une étude chronologique des déportations Tsiganes à réaliser, ainsi de mesurer l’évolution du mouvement dans le temps. Par ailleurs, cette perspective semble indispensable pour comprendre les relations des communautés Tsiganes avec l’ensemble de la société et des autorités. Cependant, les travaux les plus récents tendent à insister sur les relations « positives » existantes. Cela mène à relativiser le propos de Geraldo PIERONI en montrant que les rejets entre Tsiganes et d’autres pans de la société ne sont pas systématiques. D’autres réalités existent, que la recherche doit explorer.
  • Helena HIRATA est directrice de recherche émérite au CNRS. L’article paru dans le numéro a été écrit avec Didier DEMAZIERE, Nadya ARAUJO GUIMARAES ainsi que Kurumi SUGITA. Il s’agit d’une introduction à un ouvrage plus conséquent, paru aux Presses de Sciences Po en mars 2013, s’intitulant « Être chômeur à Paris, Sao Paulo, Tokyo. Une méthode de comparaison internationale. » Cet article est consacré à la signification des recherches d’emploi. Tout d’abord, il présente les principaux débats académiques sur la recherche d’emploi, puis les résultats de la recherche de terrain, consistant en des entretiens biographiques. Helena HIRATA s’attache, lors de cette intervention, à expliquer cette deuxième partie. Trois grands résultats ressortent de cette enquête. En premier lieu, il existe une différence entre les principaux déterminants de la recherche d’emploi dans les trois pays. En France, la recherche d’emploi est extrêmement institutionnalisée et dépendante des politiques publiques, depuis une longue période. Ce n’est pas le cas du Japon, où c’est l’entreprise qui joue ce rôle de régulation de l’emploi et du chômage. Le statut de chômeur est relativement récent dans ce pays : c’est à partir des années 2000 que s'est produit une fragilisation du marché du travail. Dans le cas du Brésil, les réseaux sociaux interpersonnels de proximité jouent un rôle important d’aide pour les chercheurs d’emploi. Une deuxième caractéristique est relative à la méthodologie de l’enquête qui s’est consacrée à cartographier quatre groupes cibles : les ouvriers entre 40 et 50 ans, les femmes, les jeunes, et les cadres intermédiaires. Quatre pôles ont été créés : le point sud, nommé « désertion de la recherche d’emploi », le point nord « rationalisation de la recherche », le point ouest « subversion de la recherche d’emploi », et le point est « ritualisation de la recherche d’emploi ». La recherche montre que les groupes des ouvriers et des femmes se situent le plus souvent aux points « négatifs » de la recherche d’emploi, alors que les deux autres catégories se situent dans les pôles « positifs ». Un troisième résultat montre que la variable des mouvements sociaux est très significative dans la représentation du statut de chômeur. Ainsi, un chômeur français faisant partie d’un mouvement social peut se dire fier de son statut, qui est considéré comme extrêmement humiliant au Japon, où de tels mouvements n’existent pas.
  • Patrick WILLIAMS est ethnologue, directeur de recherche au Centre National de la Recherche Scientifique, et membre du Laboratoire d’anthropologie urbaine (CNRS). Selon lui, une aura de fantasmes et de préjugés existe toujours autour des Tsiganes, à côté d’une persistance de leur capacité à se distinguer. Le numéro illustre selon lui la profondeur historique de la présence de groupes Tsiganes au Brésil. Il pointe ensuite les similitudes entre les contextes brésiliens et portugais, en ce qui concerne la présence des Tsiganes. Plus spécifiquement, les articles de Florencia FERRARI et Martin FOTTA s’attachent à déconstruire des stéréotypes des communautés Tsiganes. Tous deux, en montrant comment s’effectue la construction de l’identité chez les Tsiganes, éclairent les relations de ces communautés à l’ensemble de la société. Ces deux pans sont, selon Patrick WILLIAMS, indissociables, et ne peuvent s’étudier isolément. Enfin, le fait de remplacer le terme de « nomadisme » par celui de « mouvement » permet de comprendre comment ce dernier permet de retrouver de l’unité dans une dispersion de plus en plus importante. Martin OLIVERA est ethnologue, docteur de l’Université Paris Ouest Nanterre, et membre de l’Observatoire européen Urba-rom. Enfin, il fait partie de l’association Rues et Cités en Seine-Saint-Denis. A l’instar de Patrick WILLIAMS, il commente les articles ethnographiques de Martin FOTTA et de Florencia FERRARI. Il pointe tout d’abord le fait que ces deux travaux étudient des Tsiganes autochtones, ce qui change des travaux traditionnels qui s’intéressent aux Roms migrants du XIXème siècle. Cela évite donc de tomber dans un certain folklorisme, et rappelle l’inventivité culturelle dont font preuve ces communautés, plongées dans des contextes différents. Le deuxième élément est que le décalage, le malentendu, l’ « équivoque contrôlé » (tel que défini par Philippe DESCOLA) joue une grande importance dans le cas des Tsiganes. L’idée que l’autre se trompe sur soi est essentielle pour rester soi-même, dans la conception tsigane. Celle-ci se retrouve dans l’article de Florencia FERRARI et de la performance des diseuses de bonne aventure. En somme, pour ces groupes, l’idée n’est pas de lutter contre les stéréotypes pour y échapper, mais d’en jouer, de les assumer, afin de rentrer en contact avec l’autre, et ainsi essayer de le contrôler. Pour conclure, l’observation montre qu’en jouant sur ces décalages, ces malentendus, il semblerait que les Tsiganes n’auraient aucun intérêt à renoncer à ceux-ci.
  • Marc BORDIGONI conclut cette rencontre en remerciant les deux intervenants. Puis Monica SCHPUN revient sur la genèse du thème de ce numéro. Ce dossier lui est venu afin de répondre d’une manière au traitement de cette question en France, mais aussi afin de regrouper des études brésiliennes sur ce thème, afin de faire progresser la recherche dans ce champ.
Titre: Tsiganes - A l’ occasion de la publication du numéro 2 de la revue "Brésil(s)"
Sous-titre: Midi de Brésil(s)
Auteur(s): BEROCAN VEIGA Felipe, BORDIGONI Marc, FERRARI Florencia, FOTTA Martin, HIRATA Helena, OLIVERA Martin, SCHPUN Mônica Raisa, VINCENT Bernard, WILLIAMS Patrick
Durée: 02:19:25
Date de réalisation: 17/12/2012
Lieu de réalisation: Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales/Fondation Maison des Sciences de l'Homme, 190-198 avenue de France, 75013 Paris, France
Genre: Colloque filmé
Langue(s): Français
Ce colloque « Midi de Brésil(s) », qui s’est tenu lors de la publication du deuxième numéro de la revue « Brésil(s) », explore le thème des Tsiganes dans la recherche brésilienne.
Le numéro 2 de la revue « Brésil(s) » a pour thème les Tsiganes dans la recherche brésilienne. Ainsi, différents chercheurs en sciences humaines et sociales explorent cette question, avec des approches différentes et complémentaires. L’état de la recherche en la matière au Brésil, l’activité de « bonne aventure » par les Calons de Rio de Janeiro, la différence entre nomadisme et mouvement, l’instauration du « Jour national du Tsigane » au Brésil, ainsi que le bannissement de ces communautés sont les thèmes des articles ici résumés par leurs auteurs. Par ailleurs, un article du varia sur les multiples significations de la recherche d’emploi, ainsi que des commentaires de deux anthropologues sur ce numéro concluent ce colloque.
Sujet: Sujet
Topique: Anthropologie culturelle
Mots-clés: Anthropologie culturelle, Tsiganes, Brésil, rapports, représentations
Localisation spatiale du sujet: Brésil
Localisation temporelle du sujet: Epoque contemporaine ; XXIe siècle ap. J.-C.
Type de discours consacré au sujet: Bilan historique ; Exposé historique ; Exposé scientifique ; Exposé théorique
Ce colloque "Midi du Brésil(s)" fait principalement intervenir des anthropolgues étudiant, de manière générale, les rapports et représentations entretenus entre communautés Tsiganes et non Tsiganes au sein du Brésil.
Sujet: Pays
Topique: Brésil
Mots-clés: Tsiganes, Brésil, sciences sociales
Localisation temporelle du sujet: Epoque contemporaine ; XXIe siècle ap. J.-C.
Type de discours consacré au sujet: Bilan historique ; Exposé historique ; Exposé scientifique ; Exposé théorique
Ce colloque « Midi du Brésil(s) », dédié aux recherches en sciences sociales, se consacre à l'étude des Tsiganes au sein du pays.
Sujet: Sujet
Topique: Histoire des Amériques
Domaine: Histoire des cultures
Mots-clés: Histoire, Tsiganes, Brésil, recherches
Localisation spatiale du sujet: Brésil
Localisation temporelle du sujet: Epoque contemporaine ; XXIe siècle ap. J.-C.
Type de discours consacré au sujet: Bilan historique ; Exposé historique ; Exposé scientifique ; Exposé théorique
Ce colloque en sciences sociales intitulé "Midi du Brésil(s)" étudie l'histoire des Tsiganes au Brésil, ainsi que l'histoire de la recherche brésilienne consacrée à ce thème.
Sujet: Sujet
Topique: Langues et cultures des Ameriques
Mots-clés: Communauté, Tsigane, Brésil, sciences sociales
Localisation spatiale du sujet: Brésil
Localisation temporelle du sujet: Epoque contemporaine ; XXIe siècle ap. J.-C.
Type de discours consacré au sujet: Bilan historique ; Exposé historique ; Exposé scientifique ; Exposé théorique
Ce colloque de sciences sociales intitulé « Midi du Brésil(s) » étudie la communauté Tsigane au Brésil.
Sujet: Sujet
Topique: Sociologie des rapports sociaux
Mots-clés: Sociologie, Tsiganes, Brésil, rapports sociaux
Localisation spatiale du sujet: Brésil
Localisation temporelle du sujet: Epoque contemporaine ; XXIe siècle ap. J.-C.
Type de discours consacré au sujet: Bilan historique ; Exposé historique ; Exposé scientifique ; Exposé théorique
Ce colloque "Midi du Brésil(s)" fait intervenir des sociologues étudiant, de manière générale, les rapports entre communautés Tsiganes et non Tsiganes au sein du Brésil.
Sujet: Sujet
Topique: Tsiganes
Localisation spatiale du sujet: Brésil
Localisation temporelle du sujet: Epoque contemporaine ; XXIe siècle ap. J.-C.
Type de discours consacré au sujet: Bilan historique ; Exposé historique ; Exposé scientifique ; Exposé théorique
A travers une approche en sciences sociales, ce colloque intitulé "Midi du Brésil(s)" s'attache à expliquer l'histoire des communautés Tsiganes au Brésil.
Sujet: Sujet
Topique: Tsiganes
Mots-clés: Tsiganes, cliché, déconstruction, Brésil, sciences sociales
Localisation spatiale du sujet: Brésil
Localisation temporelle du sujet: Epoque contemporaine ; XXIe siècle ap. J.-C.
Type de discours consacré au sujet: Bilan historique ; Exposé historique ; Exposé scientifique ; Exposé théorique
Ce colloque en sciences sociales intitulé "Midi du Brésil(s)" s'attache, à travers l'exemple des Tsiganes du Brésil, à déconstruire un certain nombre de clichés existant à propos de cette communauté.
Sujet: Sujet
Topique: Tsiganes
Mots-clés: Tsiganes, communauté, sciences sociales, Brésil
Localisation spatiale du sujet: Brésil
Localisation temporelle du sujet: Epoque contemporaine ; XXIe siècle ap. J.-C.
Type de discours consacré au sujet: Bilan historique ; Exposé historique ; Exposé scientifique ; Exposé théorique
Ce colloque en sicences sociales intitulé "Midi du Brésil(s)" étudie les communautés Tsiganes, à travers l'exemple de celles du Brésil.
Nom: FERRARI
Prénom: Florencia
Rôle: Intervenants avec communication
Appartenance: Ergonyme (nom propre)
Fonction: Docteur en anthropologie
Adresse: Sao Paulo, BRESIL
Florencia FERRARI est docteur en anthropologie, Université de Sao Paulo, BRESIL.
Nom: MARC
Prénom: Mathilde
Rôle: Réalisateurs d'oeuvres audiovisuelles
Appartenance: Ergonyme (nom propre)
Fonction: Photographe et vidéaste
Adresse: Paris, FRANCE
Mathilde MARC est photographe et vidéaste, Paris, FRANCE.
Nom: VINCENT
Prénom: Bernard
Rôle: Contributeur (par catégorie)
Appartenance: EHESS - Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales
Fonction: Directeur d'études émérite
Adresse: Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales - EHESS, Paris, FRANCE
Bernard VINCENT est directeur d'études émérite, Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales (EHESS), Paris, FRANCE.
Type: Livre
Didier Demazière, Nadya Araujo Guimarães, Helena Hirata, Kurumi Sugita, Etre chômeur à Paris, São Paulo, Tokyo. Une méthode de comparaison internationale, Paris, Les Presses de Sciences Po, coll. « Sciences Po Gouvernances », 2013, 351 p.
Type: Contexte "Recherche"
Public cible: Pour tout public
Recherches en sciences sociales sur les Tsiganes au Brésil.
BEROCAN VEIGA Felipe, BORDIGONI Marc, FERRARI Florencia, FOTTA Martin, HIRATA Helena, OLIVERA Martin, SCHPUN Mônica Raisa, VINCENT Bernard, WILLIAMS Patrick. « Tsiganes - A l'occasion de la publication du numéro 2 de la revue Brésil(s) », Archives Audiovisuelles de la Recherche (AAR), n°2168, 2012, [en ligne] ; URL : http://www.archivesaudiovisuelles.fr/2168
Type: Droit d'auteur relatif à la production du document source
© ESCoM-AAR (Equipe Sémiotique Cognitive et Nouveaux Médias, Archives Audiovisuelles de la Recherche), FMSH (Fondation Maison des Sciences de l’Homme), Paris, FRANCE
Type: Droit d'auteur relatif à la réalisation du document source
© DE PABLO, Elisabeth, Responsable éditorial, ESCoM-AAR,FMSH, Paris, FRANCE © MARC, Mathilde, Photographe et vidéaste, Paris, FRANCE © MAREGLIA, Laura, Monteuse, ESCoM-AAR,FMSH, Paris, FRANCE © SETO, Momoko, Réalisatrice, Ingénieur d’études, CNRS, FRANCE-JAPON
Type: Droit d'auteur relatif au contenu du document source
© BEROCAN VEIGA, Felipe, Enseignant-chercheur, Université fédérale de Rio de Janeiro, BRESIL, 2012 © BORDIGONI, Marc, Ingénieur de recherche au Centre National de la Recherche Scientifique - CNRS, Aix-Marseille, France, 2012 © FERRARI, Florencia, Docteur en Anthropologie, Université de Sao Paulo, BRESIL, 2012 © FOTTA, Martin, Post-doctorant, Université Goethe, Allemagne, 2012 © HIRATA, Helena, Directrice d’études émérite, CNRS, Paris, FRANCE, 2012 © OLIVERA, Martin, Docteur en Anthropologie, Université Paris Ouest Nanterre, Paris, FRANCE, 2012 © SCHPUN, Mônica Raisa, Directrice éditoriale de la revue Brésil(s). Sciences humaines et sociales. Centre de Recherches sur le Brésil Colonial et Contemporain (CRBC-Mondes Américains/EHESS), Paris, FRANCE, 2012 © VINCENT, Bernard, Directeur d’études émérite, EHESS, Paris, FRANCE, 2012 © WILLIAMS, Patrick, Directeur de recherche, CNRS, Paris, FRANCE, 2012
Type: Régime général "Creative Commons" relatifs au document source
Cette ressource audiovisuelle est protégée par le régime "Creative Commons". Vous êtes libres de la reproduire, distribuer et communiquer au public. Mais vous devez impérativement signaler sa paternité (son ou ses auteurs), vous n'avez pas le droit de la modifier ni d'en faire un usage commercial. Lecture, diffusion et exploitation concrète de cette ressource audiovisuelle présuppose que vous ayez accepté les règles juridiques Creative Commons décrites dans la page http://creativecommons.org/licenses/by-nc-nd/2.0/fr/
Titre: Analyse générale de la vidéo « Tsiganes - A l’ occasion de la publication du numéro 2 de la revue "Brésil(s)" »
Langue(s): Français
Type: Analyse plus détaillé
Comment citer: FRINGANT, Matthias. Analyse générale de la vidéo « Tsiganes - A l'occasion de la publication du numéro 2 de la revue "Brésil(s)" » (Portail AGORA, 2014): http://www.agora.msh-paris.fr/
Id analyse: d87f0d85-d024-445e-b00f-c9a83c1c7cde
Id vidéo: b86180ee-045f-4a49-a49c-a1704a89e52d
Analyse générale du colloque « Midi de Brésil(s) » sur les Tsiganes.