Françoise Dallois, ancienne mécanicienne en confection aux établissements Robinet et ancienne habitante de la cité Rosières.

Chapitre

Titre: Grandir dans la cité de Rosières
Durée: 00:03:38   [00:00:00 > 00:03:38]
Dans cet extrait, Françoise Dallois, née en 1948, raconte que, bonne élève et soutenue par son institutrice, elle aurait aimé continuer l'école plutôt que de commencer son apprentissage à 14 ans. Mais elle grandissait dans la cité de Rosières où il paraissait évident à ses parents que "les gars allaient à l'usine" et les filles entraient à l'ouvroir pour travailler en confection. Ses parents, originaires d'Issoudun ou des environs, étaient eux-mêmes ouvriers à l'usine de Rosières qui fabriquait cuisinières ou poêles en fonte. Sa mère notamment, y travaillait à la chaîne, et le travail y était dur.
Titre: La description de la cité Rosières
Durée: 00:04:33   [00:03:38 > 00:08:11]
Françose Dalloisse souvient que ses parents vivaient dans une maison louée par l'usine qui les employait. Elle cite les commerces de la cité : la coopérative qui vendait "tout" (légumes, cadeaux...), la charcuterie-boucherie, la boulangerie, le bureau de tabac... et les services : le dispensaire avec les soeurs, le dentiste, la crèche. Tout semblait dépendre de l'usine, et comme le dit Françoise Dallois, "l'argent qui sortait de l'usine était réinvesti là". Elle se souvient avec tendresse de ses années de jeunesse en précisant : " on était heureux".
Titre: Les ouvriers étrangers venus travailler à Rosières
Durée: 00:02:39   [00:08:11 > 00:10:51]
Dans cet extrait, Françoise Dallois évoque les vagues d'immigrés venues successivement grossir le rang des ouvriers de l'usine de Rosières : les Polonais avant la guerre, les Italiens après-guerre, puis les Arabes. Elle se souvient bien de l'arrivée des Italiens et du bâtiment où ils logeaient, seuls sans leur famille. De nombreux ouvriers Polonais se sont installés définitivement dans la région.
Titre: La maison familiale à Rosières
Durée: 00:04:10   [00:10:51 > 00:15:02]
Françoise Dallois décrit la maison familiale dans laquelle elle a grandi dans la cité de Rosières : les différentes pièces, l'absence de salle d'eau jusqu'à ses 15 ans, de toilettes jusqu'à récemment. La maison était louée par l'usine dans laquelle travaillaient ses parents. Françoise Dallois rappelle qu'elle a deux frères et une soeur. Celle-ci a toujours vécu et travaillé à Rosières en tant que secrétaire.
Sujet: Logement
Topique: Les cités
Titre: Le potager familial et les travaux agricoles le jeudi
Durée: 00:02:05   [00:15:02 > 00:17:07]
Le père de Françoise Dallois cultivait un grand potager dans le jardin de la maison qui produisait légumes et fruits. Elle se souvient qu'elle travaillait sans beaucoup d'entrain le jeudi après-midi dans le potager paternel à cueillir haricots ou prunes. Son père l'emmenait avec son frère travailler certains jeudis à l'éclaircissement des betteraves dans un champ, ce qui ramenait de l'argent à la maison. "On avait notre travail de tracé", se souvient-elle.
Titre: Les loisirs de la cité : le patronage
Durée: 00:02:21   [00:17:07 > 00:19:28]
Françoise Dallois se souvient que dans la cité Rosières, il y avait un grand parc avec le patronage, l'église, le cinéma, la crèche, le dispensaire... Le patronage qu'elle a fréquenté entre 8 et 10 ans environ lui permettait de faire de la balançoire, de jouer au ballon et de faire "pas mal de bêtises" ! Elle relate une anecdote liée l'argent nécessaire à l'achat de bonbons... Le patronage était tenu par des soeurs et le frère de Françoise Dallois est parti en voyage avec les curés. "C'était bien organisé", se souvient-elle.
Titre: L'école de la cité Rosières
Durée: 00:02:08   [00:19:28 > 00:21:37]
Françoise Dallois se souvient que tous les enfants de la cité Rosières allaient à l'école de la cité qui comprenait école des garçons, école des filles et maternelle. Elle évoque les différences sociales qui existaient, visibles dans les vêtements des enfants, dont elle reconnaît avoir pris conscience plus tard, car sur le moment, dit-elle, "on s'entendait toutes bien".
Titre: Les voisins de la cité Rosières
Durée: 00:00:38   [00:21:37 > 00:22:16]
Françoise Dallois évoque la bonne entente entre voisins, même si sa mère, se souvient-elle, n'aimait pas "voisinner". Ses parents ont eu de bons amis, avec qui ils jouaient à la belote le dimanche. Françoise Dallois rappelle qu'il n'y avait guère d'autres loisirs à l'époque.
Titre: La procession des communiants à travers la cité
Durée: 00:01:14   [00:22:16 > 00:23:30]
Françoise Dallois se souvient qu'elle est allée au catéchisme, qu'elle a fait sa confirmation puis sa communion à 12 ans : celle-ci incluait une vraie parade qui défilait dans la cité de Rosières. Elle détaille avec drôlerie ce que devaient faire les communiantes et le parcours de la procession.
Titre: Le château du directeur de l'usine
Durée: 00:01:36   [00:23:30 > 00:25:07]
Françoise Dallois raconte avec un certain respect que dans le château au milieu de la cité vivaient les Magdalena, le directeur de l'usine et sa famille. Elle ne se souvient pas les avoir vus se mêler à la foule de la cité ni avoir entendu dire du mal de ces patrons, pas plus que des autres chefs ou contremaîtresses.
Sujet: Relations patron / salariés
Topique: paternalisme
Titre: L'arrêt de la scolarité pour entrer en apprentissage
Durée: 00:02:03   [00:25:07 > 00:27:10]
Françoise Dallois se souvient avec regret qu'étant bonne élève, elle aurait souhaité poursuivre sa scolarité plutôt que d'entrer en apprentissage en confection à 14 ans à l'ouvroir de la cité Rosières. Son institutrice elle-même était intervenue, mais en vain. Françoise Dallois répète qu'elle n'a pas plus eu le choix que son frère Christian : celui-ci est entré à 14 ans à l'usine de Rosières puis à l'Aérospatiale, et a pris des cours du soir, ce qui lui a permis d'occuper finalement "une bonne place".
Titre: L'apprentissage à l'ouvroir
Durée: 00:02:24   [00:27:10 > 00:29:35]
Françoise Dallois se souvient des débuts de son apprentissage, lorsqu'elle s'est retrouvée pour la première fois devant une machine à coudre, et de ses premiers travaux, notamment des capuches d'anoraks. Elle explique ce qu'est le "biais" et raconte ne pas avoir de souvenirs d'explications sur le travail à accomplir...
Sujet: Apprentissage - Formation initiale
Topique: Apprentissage sur le tas
Titre: Le destin commun des garçons et des filles de Rosières
Durée: 00:01:01   [00:29:35 > 00:30:36]
Françoise Dallois raconte que presque toutes ses amies de classe se sont retrouvées à 14 ans à l'ouvroir en apprentissage de confection. Elle souligne le fait que "les parents à l'époque... c'était comme ça : le gars ici, la fille là"...
Titre: Le premier poste en confection à Issoudun
Durée: 00:01:59   [00:30:36 > 00:32:35]
Françoise Dallois raconte qu'après son apprentissage de 2 ans à Rosières, elle est partie travailler à Issoudun dans une entreprise de confection. Elle se souvient de ses horaires et qu'elle y fabriquait notamment des robes de chambre matelassées. Elle ajoute que ses collègues travaillaient à un rendement élevé.
Titre: La vie lors de l'apprentissage
Durée: 00:02:12   [00:32:35 > 00:34:47]
Françoise Dallois évoque les horaires de travail lors de son apprentissage à Rosières et l'organisation domestique lors des pauses-déjeuners familiales d'une heure et demie. Elle ne se souvient pas d'entraide entre les ouvrières ni de fêtes célébrées en commun à l'atelier. En revanche, elle se remémore avec plaisir qu'elle faisait du théâtre dans la salle de cinéma de la cité.
Titre: La cité Rosières aujourd'hui
Durée: 00:00:43   [00:34:47 > 00:35:31]
Françoise Dallois raconte être retournée à Rosières il y a peu de temps : l'usine existe toujours mais tous les bâtiments dont elle se souvenait dans le parc sont à l'abandon. Elle le regrette car l'ouvroir, notamment, était un beau bâtiment.
Titre: L'usine de Rosières
Durée: 00:02:04   [00:35:31 > 00:37:35]
Selon Françoise Dallois, environ 40 ouvrières travaillaient à l'ouvroir et 1 800 personnes à l'usine de fabrication de gazinières et poêles en fonte, au moment de son apprentissage vers 1962. Des cars amenaient les ouvriers des villes environnantes. Aujourd'hui, il reste 300 ouvriers en activité à l'usine.
Titre: Le premier emploi à Issoudun
Durée: 00:02:37   [00:37:35 > 00:40:13]
Françoise Dallois se souvient sans enthousiasme de son premier emploi chez Dutreuil à Issoudun. Elle devait prendre le car qui partait à 6 heures 25 de Rosières et elle revenait à la maison familiale à 19 heures 30. A partir de son mariage à 19 ans en 1967, elle vivait avec son époux à Vierzon et prenait le train pour aller travailler chez Dutreuil à Issoudun, où le travail commençait à diminuer... ainsi que la rémunération.
Titre: L'embauche chez Robinet
Durée: 00:02:21   [00:40:13 > 00:42:35]
Françoise Dallois se souvient qu'en 1967, jeune mariée, vivant à Vierzon et travaillant à Issoudun, elle a décidé de demander du travail dans la confection plus près de chez elle. Avec deux collègues qu'elle considère comme meilleures ouvrières qu'elle, elle a fait des demandes d'embrauche : "on était prises partout", raconte-t-elle. Elle raconte la visite-surprise chez elle de madame Galland, la patronne de Robinet, qui lui a donné la brève liste des objets à amener à l'atelier pour son premier jour de travail. Elle a commencé à travailler en avril 1968, peu de temps avant les grèves de mai 1968, auxquelles elle a peu participé, étant employée depuis 3 semaines seulement.
Titre: L'interruption de carrière chez Robinet
Durée: 00:01:43   [00:42:35 > 00:44:18]
Françoise Dallois raconte que, rentrée chez Robinet en avril 1968, elle a fait toute sa carrière dans cette entreprise jusqu'en 1994, où elle a dû arrêter son travail à cause de douleurs aigues dans les épaules. Elle a subi une opération puis a souffert d'algodystrophie. Elle pense que ces douleurs, qui ont duré 6 ans, ont certainement un lien avec son travail, la position tenue pendant de longues heures sur la machine à coudre et la nécessité du rendement à cause du travail à la tâche.
Sujet: Pénibilité
Topique: pénibilité physique
Titre: Le travail à la tâche chez Robinet
Durée: 00:00:35   [00:44:18 > 00:44:53]
Françoise Dalloiset déclare qu'elle aimait travailler à la tâche. Elle décrit l'organisation de son travail sur sa machine à coudre chez Robinet, le calcul du nombre de pièces à réaliser à l'heure et l'avance qu'elle avait parfois dans la production.
Sujet: Gestion du temps professionnel
Topique: chronométrage
Titre: La non-reprise du travail après l'arrêt des douleurs
Durée: 00:02:16   [00:44:53 > 00:47:10]
Après son opération des épaules en 1994, Françoise Dallois a bien sûr arrêté le travail chez Robinet. Elle est restée en invalidité deux ans. Elle raconte avec une colère toujours vive la façon dont un fonctionnaire de la sécurité sociale lui a supprimé ce statut, alors qu'elle continuait à souffrir. Ses douleurs ont duré 6 ans. Elle n'a ensuite pas repris le travail, car son mari avait un salaire suffisant. Elle se souvient être restée ensuite un moment sans aucun revenu.
Titre: Les années de travail chez Robinet
Durée: 00:06:47   [00:47:10 > 00:53:58]
Françoise Dallois revient sur ses 26 années de travail aux établissements Robinet. Elle et ses collègues avaient chacune une machine attitrée. Elle a acheté la sienne, qu'elle utilise toujours pour coudre ou réparer les vêtements. Elle reconnaît avoir aimé ces années et appréciait beaucoup ses patrons, madame et monsieur Galland, qu'elle qualifie de patrons "humains". Elle prend l'exemple d'arrangements possibles avec eux au sujet des dates de vacances. Elle cite les noms de certaines de ses anciennes collègues devenues des amies, qu'elle côtoie encore, et conclut que l'entente était bonne chez Robinet. Françoise Dallois évoque ensuite son fils unique, né pendant ces années de travail chez Robinet et sa trajectoire professionnelle.
Sujet: Relations patron / salariés
Topique: Figure patronale
Titre: Les différentes tâches chez Robinet
Durée: 00:03:18   [00:53:58 > 00:57:16]
Françoise Dallois explique que chez Robinet, elle travaillait "aux cols et aux poignets", c'est-à-dire à la couture de la pièce détachée, en début de chaîne. Elle détaille la chaîne de montage des vêtements. Elle se souvient des chemisiers, des poches passepoilées, des douillettes dont elle montait les doublures. Elle explique notamment ce dernier geste technique.
Sujet: Chaîne opératoire
Topique: geste technique / savoir-faire
Sujet: Chaîne opératoire
Topique: opérations techniques
Titre: Un travail fatigant
Durée: 00:02:50   [00:57:16 > 01:00:06]
Françoise Dallois ne qualifie pas son travail à la machine à coudre chez Robinet de pénible mais de fatigant. Le bruit des machines ne la dérangeait pas vraiment. Elle se souvient qu'il faisait très chaud dans l'atelier l'été et qu'il arrivait alors que les ouvrières fassent la journée continue pour finir plus tôt.
Sujet: Pénibilité
Topique: pénibilité physique
Titre: Les logements des époux Dallois
Durée: 00:02:26   [01:00:06 > 01:02:32]
Françoise Dallois et son époux ont d'abord vécu dans un deux-pièces dans le centre de Vierzon pendant deux ans. Ils ont ensuite habité une petite maison dont elle décrit les différentes pièces. Ils ont fait constuire leur maison actuelle en 1977 sur un terrain appartenant aux parents de son mari. Celui-ci prenait le car pour aller travailler à l'Aérospatiale à Bourges, usine dont Françoise Dallois rappelle les nombreux avantages.
Sujet: Logement
Topique: Le pavillon
Titre: Une lignée d'élèves au lycée professionnel Henri-Brisson
Durée: 00:05:19   [01:02:32 > 01:07:51]
Avant de travailler à l'Aérospatiale à Bourges, le mari de Françoise Dallois a travaillé à La Case à Vierzon, après sa formation de 3 ans au lycée professionnel Henri-Brisson, anciennement école nationale professionnelle. Leur fils s'est également formé en tant qu'ajusteur au même lycée professionnel Henri-Bresson et une de leurs petites-filles va l'intégrer en mécanique à la rentrée prochaine. Le mari de Françoise Dallois, s'il continue à voir quelques amis de cette époque de formation, ne fréquente pas les rassemblements d'anciens élèves.
Sujet: Apprentissage - Formation initiale
Topique: L'exemple de l'école nationale professionnelle
Titre: La fixation des "prix" pour la rémunération à la tâche
Durée: 00:03:07   [01:07:51 > 01:10:58]
Françoise Dallois se souvient qu'au début de sa présence chez Robinet, c'était Simone, la contremaîtresse, qui fixait les prix des différentes pièces à réaliser. Des hommes sont ensuite venus chronométrer les temps de travail et les prix qu'ils fixaient étaient plus bas. Françoise Dallois explique dans le détail la fixation des prix pour le travail à la tâche. Elle reconnaît ensuite avoir progressé dans la maîtrise des différents postes de la chaîne de la fabrication et avant son départ, elle les maîtrisait tous.
Sujet: Gestion du temps professionnel
Topique: chronométrage
Titre: La reprise de Robinet par les époux Lévi
Durée: 00:04:39   [01:10:58 > 01:15:37]
Françoise Dallois se souvient des Lévi, qui ont repris les établissements Robinet après le départ de François Galland, le fils de madame et monsieur Galland, les directeurs historiques de l'entreprise. Elle raconte les conditions de son ré-embauchage après le licenciement par le fils des Galland et précise qu'elle a travaillé avec eux peu de temps puisqu'elle a été opérée en 1992 (et non 1994, comme elle le dit plus tôt dans l'entretien). Elle a cependant apprécié ces quelques mois, car avec les Lévi, le travail était plus qualitatif et elle a eu le sentiment d'apprendre de nouvelles techniques, comme le montage de col de vestes. L'ambiance avait changé et les effectifs avaient diminué.
Titre: La fixation des "prix" pour la rémunération à la tâche (suite)
Durée: 00:05:01   [01:15:37 > 01:20:39]
Françoise Dallois revient sur la méthode de fixation des "prix" de fabrication des pièces, fondamental pour le travail à la tâche. Avec le chronométrage, ces prix avaient tendance à être tirés vers le bas. Cependant, les ouvrières ne parvenant pas à tenir le rendement étaient payées à l'heure, et celles qui réussissaient à le dépasser étaient payées en supplément. Le travail avait changé avec la reprise de Robinet par les Lévi. Elle apprenait à maîtriser de nouvelles techniques, comme celle des poches passepoilées ou le montage de manche de veste. Elle se souvient du noms de certains clients prestigieux pour qui l'entreprise travaillait.
Sujet: Gestion du temps professionnel
Topique: chronométrage
Titre: La gaine de chez Chantal Thomass
Durée: 00:02:30   [01:20:39 > 01:23:10]
Françoise Dallois nous montre une gaine de la marque Chantal Thomass qu'elle a gardée de ces années et nous explique en détail le travail qu'elle devait accomplir. Elle souligne que le travail était plus raffiné que pendant les années où madame et monsieur Galland étaient les patrons.
Sujet: Chaîne opératoire
Topique: geste technique / savoir-faire
Titre: Les années de travail chez Robinet, de "belles années"
Durée: 00:01:56   [01:23:10 > 01:25:06]
Françoise Dallois raconte avec plaisir que le vendredi après-midi, elle partageait des petites tartelettes avec quatre ou cinq de ses collègues chez Robinet et qu'il lui arrivait d'apporter une bouteille de vin rosé. En conclusion de ce premier entretien, elle reconnaît que ces années chez Robinet ont été de très bonnes années, avec des patrons proches des ouvrières et gentils.
Titre: Les photos de Rosières
Durée: 00:05:19   [01:25:06 > 01:30:26]
Dans le début de ce 2e entretien, Françoise Dallois décrit de manière très vivante, sur les photographies qu'elle a retrouvées, la cité Rosières, la maison familiale et le jardin potager, l'école de Rosières.
Titre: Les photos des années de travail chez Robinet
Durée: 00:02:13   [01:30:26 > 01:32:39]
Françoise Dallois détaille avec plaisir quelques photos de ses années de travail aux établissements Robinet, notamment lors de la fête de la Sainte-Catherine en 1973.
Sujet: Sociabilités au travail
Topique: Sainte Catherine
Titre: Démonstration sur la machine à coudre utilisée chez Robinet
Durée: 00:07:30   [01:32:39 > 01:40:10]
Françoise Dallois fait une démonstration sur la machine à coudre qu'elle utilisait lorsqu'elle travaillait aux etablissements Robinet et qu'elle a achetée lors de son remplacement par un modèle avec coupe-fil. Elle donne de nombreuses explications sur les différentes techniques et les différentes pièces, comme les cannettes. Il est ainsi possible d'entendre le bruit que produit une machine en fonctionnement. Elle montre également le bain d'huile dans lequel baigne les pièces de la machine.
Sujet: Outils de production
Topique: machine
Titre: Démonstration sur une surfileuse
Durée: 00:05:09   [01:40:10 > 01:45:20]
Françoise Dallois explique la technique et fait une démonstration du travail effectué sur sa surfileuse. Elle se souvient que chez Robinet, certaines ouvrières travaillaient sur des machines qui piquaient et surfilaient. Elle raconte qu'après avoir arrêté de travailler chez Robinet et à partir du moment où ses épaules ne la faisaient plus souffrir, elle a cousu des costumes pour elle ou des connaissances. Elle explique la difficulté et les différentes étapes de fabrication d'une veste.
Titre: Des exemples de vêtements cousus à la maison
Durée: 00:03:15   [01:45:20 > 01:48:36]
Dans cet extrait, Françoise Dallois présente quelques vêtements sur lesquels elle a travaillé : jupes, robes... et explique notamment le rôle des "pieds-de-biche" dans la pose des fermetures Eclair.

37 chapitres.
  • Dans cet extrait, Françoise Dallois, née en 1948, raconte que, bonne élève et soutenue par son institutrice, elle aurait aimé continuer l'école plutôt que de commencer son apprentissage à 14 ans. Mais elle grandissait dans la cité de Rosières où il paraissait évident à ses parents que "les gars allaient à l'usine" et les filles entraient à l'ouvroir pour travailler en confection. Ses parents, originaires d'Issoudun ou des environs, étaient eux-mêmes ouvriers à l'usine de Rosières qui fabriquait cuisinières ou poêles en fonte. Sa mère notamment, y travaillait à la chaîne, et le travail y était dur.
  • Françose Dalloisse souvient que ses parents vivaient dans une maison louée par l'usine qui les employait. Elle cite les commerces de la cité : la coopérative qui vendait "tout" (légumes, cadeaux...), la charcuterie-boucherie, la boulangerie, le bureau de tabac... et les services : le dispensaire avec les soeurs, le dentiste, la crèche. Tout semblait dépendre de l'usine, et comme le dit Françoise Dallois, "l'argent qui sortait de l'usine était réinvesti là". Elle se souvient avec tendresse de ses années de jeunesse en précisant : " on était heureux".
  • Dans cet extrait, Françoise Dallois évoque les vagues d'immigrés venues successivement grossir le rang des ouvriers de l'usine de Rosières : les Polonais avant la guerre, les Italiens après-guerre, puis les Arabes. Elle se souvient bien de l'arrivée des Italiens et du bâtiment où ils logeaient, seuls sans leur famille. De nombreux ouvriers Polonais se sont installés définitivement dans la région.
  • Françoise Dallois décrit la maison familiale dans laquelle elle a grandi dans la cité de Rosières : les différentes pièces, l'absence de salle d'eau jusqu'à ses 15 ans, de toilettes jusqu'à récemment. La maison était louée par l'usine dans laquelle travaillaient ses parents. Françoise Dallois rappelle qu'elle a deux frères et une soeur. Celle-ci a toujours vécu et travaillé à Rosières en tant que secrétaire.
  • Le père de Françoise Dallois cultivait un grand potager dans le jardin de la maison qui produisait légumes et fruits. Elle se souvient qu'elle travaillait sans beaucoup d'entrain le jeudi après-midi dans le potager paternel à cueillir haricots ou prunes. Son père l'emmenait avec son frère travailler certains jeudis à l'éclaircissement des betteraves dans un champ, ce qui ramenait de l'argent à la maison. "On avait notre travail de tracé", se souvient-elle.
  • Françoise Dallois se souvient que dans la cité Rosières, il y avait un grand parc avec le patronage, l'église, le cinéma, la crèche, le dispensaire... Le patronage qu'elle a fréquenté entre 8 et 10 ans environ lui permettait de faire de la balançoire, de jouer au ballon et de faire "pas mal de bêtises" ! Elle relate une anecdote liée l'argent nécessaire à l'achat de bonbons... Le patronage était tenu par des soeurs et le frère de Françoise Dallois est parti en voyage avec les curés. "C'était bien organisé", se souvient-elle.
  • Françoise Dallois se souvient que tous les enfants de la cité Rosières allaient à l'école de la cité qui comprenait école des garçons, école des filles et maternelle. Elle évoque les différences sociales qui existaient, visibles dans les vêtements des enfants, dont elle reconnaît avoir pris conscience plus tard, car sur le moment, dit-elle, "on s'entendait toutes bien".
  • Françoise Dallois évoque la bonne entente entre voisins, même si sa mère, se souvient-elle, n'aimait pas "voisinner". Ses parents ont eu de bons amis, avec qui ils jouaient à la belote le dimanche. Françoise Dallois rappelle qu'il n'y avait guère d'autres loisirs à l'époque.
  • Françoise Dallois raconte avec un certain respect que dans le château au milieu de la cité vivaient les Magdalena, le directeur de l'usine et sa famille. Elle ne se souvient pas les avoir vus se mêler à la foule de la cité ni avoir entendu dire du mal de ces patrons, pas plus que des autres chefs ou contremaîtresses.
  • Françoise Dallois se souvient avec regret qu'étant bonne élève, elle aurait souhaité poursuivre sa scolarité plutôt que d'entrer en apprentissage en confection à 14 ans à l'ouvroir de la cité Rosières. Son institutrice elle-même était intervenue, mais en vain. Françoise Dallois répète qu'elle n'a pas plus eu le choix que son frère Christian : celui-ci est entré à 14 ans à l'usine de Rosières puis à l'Aérospatiale, et a pris des cours du soir, ce qui lui a permis d'occuper finalement "une bonne place".
  • Françoise Dallois se souvient des débuts de son apprentissage, lorsqu'elle s'est retrouvée pour la première fois devant une machine à coudre, et de ses premiers travaux, notamment des capuches d'anoraks. Elle explique ce qu'est le "biais" et raconte ne pas avoir de souvenirs d'explications sur le travail à accomplir...
  • Françoise Dallois évoque les horaires de travail lors de son apprentissage à Rosières et l'organisation domestique lors des pauses-déjeuners familiales d'une heure et demie. Elle ne se souvient pas d'entraide entre les ouvrières ni de fêtes célébrées en commun à l'atelier. En revanche, elle se remémore avec plaisir qu'elle faisait du théâtre dans la salle de cinéma de la cité.
  • Selon Françoise Dallois, environ 40 ouvrières travaillaient à l'ouvroir et 1 800 personnes à l'usine de fabrication de gazinières et poêles en fonte, au moment de son apprentissage vers 1962. Des cars amenaient les ouvriers des villes environnantes. Aujourd'hui, il reste 300 ouvriers en activité à l'usine.
  • Françoise Dallois se souvient sans enthousiasme de son premier emploi chez Dutreuil à Issoudun. Elle devait prendre le car qui partait à 6 heures 25 de Rosières et elle revenait à la maison familiale à 19 heures 30. A partir de son mariage à 19 ans en 1967, elle vivait avec son époux à Vierzon et prenait le train pour aller travailler chez Dutreuil à Issoudun, où le travail commençait à diminuer... ainsi que la rémunération.
  • Françoise Dallois se souvient qu'en 1967, jeune mariée, vivant à Vierzon et travaillant à Issoudun, elle a décidé de demander du travail dans la confection plus près de chez elle. Avec deux collègues qu'elle considère comme meilleures ouvrières qu'elle, elle a fait des demandes d'embrauche : "on était prises partout", raconte-t-elle. Elle raconte la visite-surprise chez elle de madame Galland, la patronne de Robinet, qui lui a donné la brève liste des objets à amener à l'atelier pour son premier jour de travail. Elle a commencé à travailler en avril 1968, peu de temps avant les grèves de mai 1968, auxquelles elle a peu participé, étant employée depuis 3 semaines seulement.
  • Françoise Dallois raconte que, rentrée chez Robinet en avril 1968, elle a fait toute sa carrière dans cette entreprise jusqu'en 1994, où elle a dû arrêter son travail à cause de douleurs aigues dans les épaules. Elle a subi une opération puis a souffert d'algodystrophie. Elle pense que ces douleurs, qui ont duré 6 ans, ont certainement un lien avec son travail, la position tenue pendant de longues heures sur la machine à coudre et la nécessité du rendement à cause du travail à la tâche.
  • Après son opération des épaules en 1994, Françoise Dallois a bien sûr arrêté le travail chez Robinet. Elle est restée en invalidité deux ans. Elle raconte avec une colère toujours vive la façon dont un fonctionnaire de la sécurité sociale lui a supprimé ce statut, alors qu'elle continuait à souffrir. Ses douleurs ont duré 6 ans. Elle n'a ensuite pas repris le travail, car son mari avait un salaire suffisant. Elle se souvient être restée ensuite un moment sans aucun revenu.
  • Françoise Dallois revient sur ses 26 années de travail aux établissements Robinet. Elle et ses collègues avaient chacune une machine attitrée. Elle a acheté la sienne, qu'elle utilise toujours pour coudre ou réparer les vêtements. Elle reconnaît avoir aimé ces années et appréciait beaucoup ses patrons, madame et monsieur Galland, qu'elle qualifie de patrons "humains". Elle prend l'exemple d'arrangements possibles avec eux au sujet des dates de vacances. Elle cite les noms de certaines de ses anciennes collègues devenues des amies, qu'elle côtoie encore, et conclut que l'entente était bonne chez Robinet. Françoise Dallois évoque ensuite son fils unique, né pendant ces années de travail chez Robinet et sa trajectoire professionnelle.
  • Françoise Dallois explique que chez Robinet, elle travaillait "aux cols et aux poignets", c'est-à-dire à la couture de la pièce détachée, en début de chaîne. Elle détaille la chaîne de montage des vêtements. Elle se souvient des chemisiers, des poches passepoilées, des douillettes dont elle montait les doublures. Elle explique notamment ce dernier geste technique.
  • Françoise Dallois ne qualifie pas son travail à la machine à coudre chez Robinet de pénible mais de fatigant. Le bruit des machines ne la dérangeait pas vraiment. Elle se souvient qu'il faisait très chaud dans l'atelier l'été et qu'il arrivait alors que les ouvrières fassent la journée continue pour finir plus tôt.
  • Françoise Dallois et son époux ont d'abord vécu dans un deux-pièces dans le centre de Vierzon pendant deux ans. Ils ont ensuite habité une petite maison dont elle décrit les différentes pièces. Ils ont fait constuire leur maison actuelle en 1977 sur un terrain appartenant aux parents de son mari. Celui-ci prenait le car pour aller travailler à l'Aérospatiale à Bourges, usine dont Françoise Dallois rappelle les nombreux avantages.
  • Avant de travailler à l'Aérospatiale à Bourges, le mari de Françoise Dallois a travaillé à La Case à Vierzon, après sa formation de 3 ans au lycée professionnel Henri-Brisson, anciennement école nationale professionnelle. Leur fils s'est également formé en tant qu'ajusteur au même lycée professionnel Henri-Bresson et une de leurs petites-filles va l'intégrer en mécanique à la rentrée prochaine. Le mari de Françoise Dallois, s'il continue à voir quelques amis de cette époque de formation, ne fréquente pas les rassemblements d'anciens élèves.
  • Françoise Dallois se souvient qu'au début de sa présence chez Robinet, c'était Simone, la contremaîtresse, qui fixait les prix des différentes pièces à réaliser. Des hommes sont ensuite venus chronométrer les temps de travail et les prix qu'ils fixaient étaient plus bas. Françoise Dallois explique dans le détail la fixation des prix pour le travail à la tâche. Elle reconnaît ensuite avoir progressé dans la maîtrise des différents postes de la chaîne de la fabrication et avant son départ, elle les maîtrisait tous.
  • Françoise Dallois se souvient des Lévi, qui ont repris les établissements Robinet après le départ de François Galland, le fils de madame et monsieur Galland, les directeurs historiques de l'entreprise. Elle raconte les conditions de son ré-embauchage après le licenciement par le fils des Galland et précise qu'elle a travaillé avec eux peu de temps puisqu'elle a été opérée en 1992 (et non 1994, comme elle le dit plus tôt dans l'entretien). Elle a cependant apprécié ces quelques mois, car avec les Lévi, le travail était plus qualitatif et elle a eu le sentiment d'apprendre de nouvelles techniques, comme le montage de col de vestes. L'ambiance avait changé et les effectifs avaient diminué.
  • Françoise Dallois revient sur la méthode de fixation des "prix" de fabrication des pièces, fondamental pour le travail à la tâche. Avec le chronométrage, ces prix avaient tendance à être tirés vers le bas. Cependant, les ouvrières ne parvenant pas à tenir le rendement étaient payées à l'heure, et celles qui réussissaient à le dépasser étaient payées en supplément. Le travail avait changé avec la reprise de Robinet par les Lévi. Elle apprenait à maîtriser de nouvelles techniques, comme celle des poches passepoilées ou le montage de manche de veste. Elle se souvient du noms de certains clients prestigieux pour qui l'entreprise travaillait.
  • Françoise Dallois nous montre une gaine de la marque Chantal Thomass qu'elle a gardée de ces années et nous explique en détail le travail qu'elle devait accomplir. Elle souligne que le travail était plus raffiné que pendant les années où madame et monsieur Galland étaient les patrons.
  • Françoise Dallois raconte avec plaisir que le vendredi après-midi, elle partageait des petites tartelettes avec quatre ou cinq de ses collègues chez Robinet et qu'il lui arrivait d'apporter une bouteille de vin rosé. En conclusion de ce premier entretien, elle reconnaît que ces années chez Robinet ont été de très bonnes années, avec des patrons proches des ouvrières et gentils.
  • Dans le début de ce 2e entretien, Françoise Dallois décrit de manière très vivante, sur les photographies qu'elle a retrouvées, la cité Rosières, la maison familiale et le jardin potager, l'école de Rosières.
  • Françoise Dallois fait une démonstration sur la machine à coudre qu'elle utilisait lorsqu'elle travaillait aux etablissements Robinet et qu'elle a achetée lors de son remplacement par un modèle avec coupe-fil. Elle donne de nombreuses explications sur les différentes techniques et les différentes pièces, comme les cannettes. Il est ainsi possible d'entendre le bruit que produit une machine en fonctionnement. Elle montre également le bain d'huile dans lequel baigne les pièces de la machine.
  • Françoise Dallois explique la technique et fait une démonstration du travail effectué sur sa surfileuse. Elle se souvient que chez Robinet, certaines ouvrières travaillaient sur des machines qui piquaient et surfilaient. Elle raconte qu'après avoir arrêté de travailler chez Robinet et à partir du moment où ses épaules ne la faisaient plus souffrir, elle a cousu des costumes pour elle ou des connaissances. Elle explique la difficulté et les différentes étapes de fabrication d'une veste.
Titre: Françoise Dallois, ancienne mécanicienne en confection aux établissements Robinet et ancienne habitante de la cité Rosières
Date de réalisation: 19/04/2018
Lieu de réalisation: Vierzon
Genre: Entretien filmé
Dans un premier entretien, Françoise Dallois raconte son enfance et sa jeunesse dans la cité Rosières, à Lunery dans le Cher, cité organisée autour de l'usine de cuisinières et poêles en fonte. Elle détaille les divers bâtiments et l'organisation de la vie ouvrière dans la cité. Puis elle évoque ses années en tant que mécanicienne en confection aux établissements Robinet à Vierzon, l'organisation du travail, l'ambiance, le travail à la tâche dans l’atelier. Dans un second entretien tourné deux mois plus tard, elle décrit les photos de son enfance et de ses années de travail qu'elle a retrouvées entre-temps et fait une démonstration sur sa machine à coudre personnelle achetée chez Robinet, ainsi que sur une surfileuse. Elle nous montre également quelques modèles de robes ou jupes sur lesquels elle a travaillé.
Sujet: Secteurs industriels
Topique: Industrie textile
Type: Droit d'auteur relatif au contenu du document source
Cette ressource audiovisuelle est protégée par le régime "Creative Commons". Vous êtes libres de la reproduire, distribuer et communiquer au public. Mais vous devez impérativement signaler la paternité de(s) ayant-droit(s) du contenu du média: Françoise Dallois. Vous n'avez pas le droit de la modifier ni d'en faire un usage commercial. Lecture, diffusion et exploitation concrète de cette ressource audiovisuelle présuppose que vous ayez accepté les règles juridiques Creative Commons décrites dans la page http://creativecommons.org/licenses/by-nc-nd/2.0/fr/.
Type: Droit d'auteur relatif à la production du document source
Cette ressource audiovisuelle est protégée par le régime "Creative Commons". Vous êtes libres de la reproduire, distribuer et communiquer au public. Mais vous devez impérativement signaler la paternité de son(ses) auteur(s): Université François Rabelais de Tours /CITERES/ CETU ETIcS ; Hélène Chazal. Vous n'avez pas le droit de la modifier ni d'en faire un usage commercial. Lecture, diffusion et exploitation concrète de cette ressource audiovisuelle présuppose que vous ayez accepté les règles juridiques Creative Commons décrites dans la page http://creativecommons.org/licenses/by-nc-nd/2.0/fr/.
Titre: Françoise Dallois, ancienne mécanicienne en confection aux établissements Robinet et ancienne habitante de la cité Rosières
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Id vidéo: 240eb7be-f32d-4049-8f67-40838fd95c2f
Ce film est composé de deux parties. Dans un premier entretien réalisé en avril 2018, Françoise Dallois raconte son enfance et sa jeunesse dans la cité Rosières, à Lunery dans le Cher, cité organisée autour de l'usine de fabrication de cuisinières et poêles en fonte, puis elle évoque ses années en tant que mécanicienne en confection aux établissements Robinet à Vierzon, l'organisation du travail, l'ambiance, le travail à la tâche dans l’atelier. Dans un second entretien tourné deux mois plus tard, elle décrit les photos de son enfance et de ses années de travail qu'elle a retrouvées entre-temps et fait une démonstration sur sa machine à coudre personnelle achetée chez Robinet, ainsi que sur une surfileuse. Elle nous montre également quelques modèles de robes ou jupes sur lesquels elle a travaillé.