Jean-Pierre DUBOUR, ancien décolleteur puis cariste chez CASE. Entretien 1.

Chapitre

Titre: Formation et entrée dans la vie professionnelle
Durée: 00:04:34   [00:00:00 > 00:04:34]
Un CAP tourneur en poche, Jean-Pierre Dubour débute sa carrière professionnelle en 1961 au sein de diverses entreprises vierzonnaises en qualité de décolleteur avant d’intégrer l’entreprise CASE où il reçoit un accueil chaleureux de la part des anciens : « Il y avait un genre de paternalisme qui s’opérait. On était pris en charge en quelque sorte ».
Sujet: Entrée dans la vie professionnelle
Topique: accès au premier emploi
Titre: Du métier de décolleteur à celui de cariste chez CASE
Durée: 00:07:07   [00:04:34 > 00:11:41]
Dans cet extrait, Jean-Pierre Dubour se remémore ses journées de travail passées en qualité de décolleteur, celles en particulier où l’eau gelait l’hiver dans les bacs des tours. En octobre 1968, suite à un problème de santé, il est contraint de changer de poste et devient cariste. Dans son récit, il oppose son premier métier qu'il qualifie de statique où l’ouvrier est prisonnier de sa machine, au métier de cariste qui lui permet de découvrir l’ensemble des bâtiments de l’usine : « d’un seul coup, l’espace s’est ouvert ». Un nouveau poste qui lui vaut le surnom de « cowboy ».
Titre: Implication dans la vie de l'entreprise
Durée: 00:03:43   [00:11:41 > 00:15:25]
Son nouveau poste de cariste lui permet d'être en contact avec l'ensemble du personnel. Il devient rapidement en charge d’un certain nombre de fonctions qui le placent au cœur de la vie de l’entreprise. Il occupera les fonctions de secrétaire du Comité d’Entreprise pendant 14 ans puis de secrétaire du CHSCT et de conseiller prudhomme pendant 17 ans. Il sera également délégué CGT.
Sujet: Conflits du travail
Topique: vie syndicale
Titre: La circulation des matériaux dans l'entreprise
Durée: 00:06:27   [00:15:25 > 00:21:52]
Dans cet extrait, Jean-Pierre Dubour nous explique le parcours qu’il effectuait avec son chariot élévateur dans l’usine afin d’alimenter les ateliers en matériaux. Les ateliers situés dans les bâtiments B2 et B3 étaient reliés par deux monte-charges et des passerelles positionnés à des endroits stratégiques. Pour desservir les autres ateliers, Jean-Pierre Dubour devait emprunter la voie publique, car l’usine était sectionnée par l’avenue Pierre Sémard, l’ex-nationale 76 Bourges -Tours, et la rue du Bas de Grange.
Sujet: Outils de production
Topique: bâtiment
Titre: L'atelier du traitement thermique
Durée: 00:03:08   [00:21:52 > 00:25:01]
« C’est comme devant une forge. On se brulait devant et on se gelait derrière »… C’est en ces termes que Jean-Pierre Dubour nous décrit l’atelier du traitement thermique.
Titre: Une connaissance de l'ensemble des ateliers de l'usine
Durée: 00:01:53   [00:25:01 > 00:26:54]
Jean-Pierre Dubour revient ici sur sa connaissance de l'ensemble de l'usine en raison de son poste de cariste et de son implication au CHST.
Titre: Un atelier très bruyant, celui des presses cisailles
Durée: 00:03:44   [00:26:54 > 00:30:39]
Dans cette courte séquence, Jean-Pierre Dubour s’attarde sur la description de l’atelier des presse-cisailles, un atelier qu’il présente comme étant le plus bruyant mais aussi comme l’un des plus pénibles de l'usine. Il évoque l’arrivée d’un responsable sécurité dans les années 1970 qui a réussi améliorer les conditions de travail.
Sujet: Environnement de travail
Topique: environnement sonore, olfactif
Titre: Innovations techniques dans l'usine : l'atelier de l'oxycoupage
Durée: 00:03:50   [00:30:39 > 00:34:29]
Jean-Pierre Dubour se souvient de l’atelier de l’oxycoupage. Il est question dans ce bref passage de l’achat d’un découpeur plasma qui permettait de découper la tôle deux fois plus vite qu’auparavant. Afin d’atténuer le bruit de cette opération, la manipulation de la pièce s’effectuait sous l’eau, dans un bassin.
Titre: Pénibilité au travail : les ateliers des presses plieuses, de la soudure et du montage
Durée: 00:02:34   [00:34:29 > 00:37:03]
Le travail effectué sur les presses plieuses était très pénible, au même titre que les tâches effectuées dans l’atelier soudure ou encore dans l’atelier du montage. Les ouvriers souffraient par ailleurs des grosses chaleurs en été mais aussi du froid et du gel en hiver.
Sujet: Pénibilité
Topique: pénibilité physique
Titre: Le système de "bonis" chez CASE
Durée: 00:05:21   [00:37:03 > 00:42:25]
Il est question dans ce passage de rémunération. Jean-Pierre Dubour explique que les ouvriers étaient relativement bien rémunérés chez CASE, notamment en raison de la mise en place du système des « bonis ». Le boni consistait en une somme versée en fonction de la productivité de l’ouvrier. Contrairement à ses collègues, Jean-Pierre Dubour, en tant que cariste, n’avait pas la possibilité d’obtenir de bonis. Son poste de travail était considéré comme "improductif".
Sujet: Gestion du temps professionnel
Topique: chronométrage
Sujet: Rémunérations
Topique: mode de rémunération
Titre: Le restaurant d'entreprise chez CASE
Durée: 00:05:53   [00:42:25 > 00:48:19]
Dans cet extrait, Jean-Pierre Dubour nous apprend qu’il existait deux services pour déjeuner dans le restaurant d’entreprise créé en 1969. Celui de 11h45 était réservé au personnel des ateliers, celui de 12h45 au personnel des bureaux : « Entre ces deux types de population là, il y avait un grand mur. (…). Il y avait très peu de relations entre eux, entre les deux mondes ». Une distance qui se prolongeait à la sortie de l’usine : « Les ouvriers avaient leurs petits bistros, propres à eux et puis les bureaux avaient les leurs. Ça se mélangeait pas ».
Sujet: Sociabilités au travail
Topique: pause déjeuner / pause casse-croûte
Titre: Consommation d'alcool et de tabac sur le lieu de travail
Durée: 00:01:59   [00:48:19 > 00:50:18]
Malgré l’interdiction de consommer de l’alcool sur le lieu de travail, de nombreux ouvriers buvaient en cachette. Quant à la cigarette, elle était tolérée (sauf sur les chaines de peinture) : « Il y avait tellement de fumée dans l’atelier qu’une petite cigarette, ça ne se voyait pas ».
Sujet: Santé et risques professionnels
Topique: prévention / protection
Titre: Sécurité et accident du travail chez CASE
Durée: 00:10:46   [00:50:18 > 01:01:05]
Jean-Pierre Dubour raconte comment il a été amené à réaliser un dessin sensibilisant les ouvriers au risque d’accident du travail, dans le cadre de la prévention proposée par le CHSCT. Il en profite pour nous raconter avec émotion quelques accidents dont il a été témoin.
Sujet: Santé et risques professionnels
Topique: accident du travail
Titre: Case, une usine d'hommes
Durée: 00:07:03   [01:01:05 > 01:08:09]
Dans cet extrait Jean-Pierre Dubour explique que les ateliers de production était occupés par les hommes, tandis que les services des bureaux employaient principalement des femmes. Les deux mondes communiquaient peu, mais s'observaient à la moindre occasion...
Sujet: Relations entre services / ateliers
Topique: Espaces de travail segmentés
Titre: Origine de la main-d'œuvre chez Case
Durée: 00:02:43   [01:08:09 > 01:10:52]
Le restaurant de l'entreprise ouvert en 1969 s'avérait très utile pour le personnel qui habitait en dehors de Vierzon. Jean-Pierre Dubour évoque aussi la question de la main-d'œuvre immigrée.
Titre: Les différents modèles de "Bakous"
Durée: 00:13:55   [01:10:52 > 01:24:47]
Dans cet extrait, Jean-Pierre Dubour présente des modèles réduits d'engins produits par la CASE : les fameux "bakous" (bakhoe loader) ou les mini-loaders. Il détaile les différents modèles et en explique les composants. Il montre également sur photos certains modèles d'engins agricoles, notamment des tracteurs, dont la production, réalisée à la base par la Société française, a ensuite été reprise par la CASE.
Sujet: Produits
Topique: mécanique
Titre: Quand l'entreprise CASE doit fermer ses portes...
Durée: 00:19:10   [01:24:47 > 01:43:58]
C'est avec beaucoup d'émotion et de tristesse que Jean-Pierre Dubour se remémore le moment de la fermeture de l'entreprise : "On avait enlevé toute la substance qui faisait que c'était une usine. ça a été décortiquée comme la carcasse d'un crabe (...)". Il se souvient des grèves et des occupations de locaux qui ont accompagné cette fermeture.
Sujet: Conflits du travail
Topique: Fermeture d'entreprise
Sujet: Conflits du travail
Topique: revendications et grèves
Titre: Une carrière de syndicaliste au sein de l'entreprise CASE
Durée: 00:06:58   [01:43:58 > 01:50:57]
Jean-Pierre Dubour se souvient de son entrée dans la vie syndicale et de différentes actions au sein de la société CASE : "J'ai beaucoup appris grâce aux anciens".
Sujet: Conflits du travail
Topique: vie syndicale
Titre: Agencement du bâtiment de l'usine CASE dédié au service de l'entretien
Durée: 00:03:10   [01:50:57 > 01:54:07]
Il est question ici du bâtiment dévolu au service de l'entretien et qui est occupé aujourd'hui par le musée de Vierzon.
Sujet: Outils de production
Topique: bâtiment

19 chapitres.
  • Dans cet extrait, Jean-Pierre Dubour se remémore ses journées de travail passées en qualité de décolleteur, celles en particulier où l’eau gelait l’hiver dans les bacs des tours. En octobre 1968, suite à un problème de santé, il est contraint de changer de poste et devient cariste. Dans son récit, il oppose son premier métier qu'il qualifie de statique où l’ouvrier est prisonnier de sa machine, au métier de cariste qui lui permet de découvrir l’ensemble des bâtiments de l’usine : « d’un seul coup, l’espace s’est ouvert ». Un nouveau poste qui lui vaut le surnom de « cowboy ».
  • Son nouveau poste de cariste lui permet d'être en contact avec l'ensemble du personnel. Il devient rapidement en charge d’un certain nombre de fonctions qui le placent au cœur de la vie de l’entreprise. Il occupera les fonctions de secrétaire du Comité d’Entreprise pendant 14 ans puis de secrétaire du CHSCT et de conseiller prudhomme pendant 17 ans. Il sera également délégué CGT.
  • Dans cet extrait, Jean-Pierre Dubour nous explique le parcours qu’il effectuait avec son chariot élévateur dans l’usine afin d’alimenter les ateliers en matériaux. Les ateliers situés dans les bâtiments B2 et B3 étaient reliés par deux monte-charges et des passerelles positionnés à des endroits stratégiques. Pour desservir les autres ateliers, Jean-Pierre Dubour devait emprunter la voie publique, car l’usine était sectionnée par l’avenue Pierre Sémard, l’ex-nationale 76 Bourges -Tours, et la rue du Bas de Grange.
  • Il est question dans ce passage de rémunération. Jean-Pierre Dubour explique que les ouvriers étaient relativement bien rémunérés chez CASE, notamment en raison de la mise en place du système des « bonis ». Le boni consistait en une somme versée en fonction de la productivité de l’ouvrier. Contrairement à ses collègues, Jean-Pierre Dubour, en tant que cariste, n’avait pas la possibilité d’obtenir de bonis. Son poste de travail était considéré comme "improductif".
  • Dans cet extrait, Jean-Pierre Dubour nous apprend qu’il existait deux services pour déjeuner dans le restaurant d’entreprise créé en 1969. Celui de 11h45 était réservé au personnel des ateliers, celui de 12h45 au personnel des bureaux : « Entre ces deux types de population là, il y avait un grand mur. (…). Il y avait très peu de relations entre eux, entre les deux mondes ». Une distance qui se prolongeait à la sortie de l’usine : « Les ouvriers avaient leurs petits bistros, propres à eux et puis les bureaux avaient les leurs. Ça se mélangeait pas ».
  • Dans cet extrait Jean-Pierre Dubour explique que les ateliers de production était occupés par les hommes, tandis que les services des bureaux employaient principalement des femmes. Les deux mondes communiquaient peu, mais s'observaient à la moindre occasion...
  • Dans cet extrait, Jean-Pierre Dubour présente des modèles réduits d'engins produits par la CASE : les fameux "bakous" (bakhoe loader) ou les mini-loaders. Il détaile les différents modèles et en explique les composants. Il montre également sur photos certains modèles d'engins agricoles, notamment des tracteurs, dont la production, réalisée à la base par la Société française, a ensuite été reprise par la CASE.
Titre: Jean-Pierre DUBOUR, ancien décolleteur puis cariste chez CASE. Entretien 1
Date de réalisation: 02/06/2017
Lieu de réalisation: Vierzon
Genre: Entretien filmé
Jean-Pierre Dubour exerce comme décolleteur-tourneur dans plusieurs entreprises vierzonnaises, avant d’être embauché en mai 1965 à l’âge de 20 ans chez CASE, d’abord comme décolleteur puis comme cariste. Il y travaillera pendant 30 ans jusqu'à la fermeture. Délégué du personnel, délégué CGT, conseiller prud'homme et secrétaire du comité d’entreprise et du CHSCT, il possède une bonne connaissance de l'entreprise. Dans cet entretien réalisé au musée de Vierzon, Jean-Pierre Dubour rassemble ses souvenirs pour nous décrire avec précision ses débuts chez CASE, les conditions de travail dans différents ateliers. Il aborde la question de la rémunération, évoque la présence de l'alcool et du tabac sur les lieux de travail et se souvient de certains accidents du travail. Il se souvient de la nette séparation entre les ateliers de production à la main-d'oeuvre masculine et les services des bureaux où travaillaient les femmes. A l'aide de photographies et de modèles réduits, il nous présente les différents modèles de "Bakous" produits dans l'usine. Enfin, il est question de la fermeture de l'entreprise avec ses grèves et ses occupations de locaux, mais aussi de son implication dans l'entreprise en tant que syndicaliste.
Sujet: Secteurs industriels
Topique: Industrie mécanique
Type: Droit d'auteur relatif au contenu du document source
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Type: Droit d'auteur relatif à la production du document source
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Titre: Jean-Pierre Dubour, ancien décolleteur puis cariste chez CASE (entretien 1)
Id analyse: e62d23a9-b26c-4c14-9df7-c22610c7cae4
Id vidéo: 63be2258-d981-4c9c-8b9b-12a774a5a389
Jean-Pierre Dubour exerce comme décolleteur-tourneur dans plusieurs entreprises vierzonnaises, avant d’être embauché en mai 1965 à l’âge de 20 ans chez CASE, d’abord comme décolleteur puis comme cariste. Il y travaillera pendant 30 ans jusqu'à la fermeture. Délégué du personnel, délégué CGT, conseiller prud'homme et secrétaire du comité d’entreprise et du CHSCT, il possède une bonne connaissance de l'entreprise. Dans cet entretien réalisé au musée de Vierzon, Jean-Pierre Dubour rassemble ses souvenirs pour nous décrire avec précision ses débuts chez CASE, les conditions de travail dans différents ateliers. Il aborde la question de la rémunération, évoque la présence de l'alcool et du tabac sur les lieux de travail et se souvient de certains accidents du travail. Il se souvient de la nette séparation entre les ateliers de production à la main-d'oeuvre masculine et les services des bureaux où travaillaient les femmes. A l'aide de photographies et de modèles réduits, il nous présente les différents modèles de "Bakous" produits dans l'usine. Enfin, il est question de la fermeture de l'entreprise avec ses grèves et ses occupations de locaux, mais aussi de son implication dans l'entreprise en tant que syndicaliste.