MONDORAL - Pourquoi faut-il raconter des histoires ? Troisième partie. JAULIN, Yannick, BATUR, Enis, BAUMGARTEN, Jean, CYRULNIK, Boris, ENTHOVEN, Raphaël, KOWARSKY, Didier, MORIN, Olivier, TAJADOD, Nahal, CATINCHI, Philippe-Jean

Chapitre

Titre: Histoire de Yannick JAULIN
Durée: 00:13:46   [00:00:00 > 00:13:46]
Genre: Table ronde filmée
Langue(s): Français
Yannick JAULIN introduit cette troisième table ronde en racontant deux histoires, la première est en poitevin-saintongeais, de la famille des langues d'oïl, la deuxième est une adaptation inspirée du contes « Les trois oranges », dans lequel un princesse sort de l’un des fruits.
Nom: JAULIN
Prénom: Yannick
Rôle: Participant-discutant
Fonction: Conteur
Adresse: France
A 15 ans, Yannick Jaulin apprend l’esprit critique (et acquière une conscience politique jusque là inexistante) en faisant le « cross-over » : il passe de la paroisse à l’Amicale Laïque. Et part 10 ans durant collecter « la culture des gens de la vie » (contes et chants compris) chez les vieux du pays. Il devient porte-parole militant (d’un monde paysan). Dans les années 80, il se fait une place dans la galaxie des diseurs de mésaventures, en qualité d’OVNI rock’n roll. En 1982, à 24 ans, il crée son premier groupe de rock en patois vendéen. En 1985, il s’essaye à la profession : conteur. Accompagné de musiciens sur scène, il se met vite à recontextualiser les histoires traditionnelles, rejoignant par là la grande tradition du conte, détourné à travers les âges, jamais fossilisé. En 1990, il y inaugure le Nombril du Monde, événement invraisemblable qui se reproduira jusqu’en 2000 sous une forme biennale, et donnera naissance à une légende « ombilicole » contemporaine et rétroactive. Dans les années 90, il est à l’art du conte ce que l’auteur de nouvelles à succès est à la littérature. Avec Pougne-Hérisson (1991), La vie des Roses (1994), ou encore Rien que du beau monde (1996), il défend le récital d’histoires comme art populaire porteur d’une capacité métaphysique à rendre l’humain à lui-même, le conte comme un voyage intérieur. Il œuvre pour le « Penser global, agir local » de l’oralité, portant la parole des sans-voix et rhabillant les archétypes du conte. Dans les années 2000, il « passe au roman » et s’impose sur les scènes de théâtre en inventant des formes mutantes. En 2010, Pougne-Hérisson se jumelle à l’étoile polaire pour entrer dans le XXIe siècle, et le festival qui redessinait les contours d’un village des Deux Sèvres, érigeant la loufoquerie poétique en art de vivre, ouvre la voie au Jardin des histoires. Un laboratoire d’expérimentation orale à la lisière de l’art brut, brassant les mots du vrai et du faux sur quatre saisons. Au tournant 2013, Jaulin fait sa révolution à la Duchamp, où l’objet devient sujet, et le conteur ne s’efface plus. Il a appris à dire « je », à jouer avec son répertoire personnel. Il pioche dedans, des bouts de récitals d’histoires, des extraits de ses épopées théâtrales. Il y rajoute des rumeurs et des choses de rien, donne son avis sur tout, reprend goût à l’instantanéité. Avec Conteur ? Conteur, il se présente tout nu. Retrouve une liberté de ton dans l’improvisation, garde de ses échappées dramaturgiques le goût d’une ampleur du geste, s’octroie le droit de pousser la causticité, de manier l’ellipse, et de se dire en creux. En 2015, ou 2017, ou 2018, il fera sans doute, aux côtés d’un guitariste rock, un sort à la nécessaire “légendarisation” de la vérité. Aux légendes familiales, aux légendes historiques, et autres légendes urbaines, qui vous fabriquent un monde concret à partir d’une pelote de croyances.
Titre: Paroles de Enis BATUR
Durée: 00:13:06   [00:13:46 > 00:26:52]
Genre: Table ronde filmée
Langue(s): Français
Enis BATUR, turc, décide de citer une petite histoire Laze, peuple installé sur les bords de la mer noir, en Turquie. Il s’agit d’une histoire sous forme de blague, il en existe des milliers de ce genre, toutes centrées sur les Lazes eux-mêmes. Enis BATUR nous fait remarquer qu’il existe d’avantage de projet d’histoires que d’histoires, ce qui est naturelle, mais certains auteurs ont pris sur eux d’intégrer ces projets dans leurs réalisations, il existe même des ouvrages ne répertoriant que des listes de projets. Il conclu son propos en citant une dernière histoire, celle d’un moine du monastère d’Assise, rapportée par Jean Rolland. Ce moine, affligé d’un très fort accent, décide de ne parler que lorsqu’une catastrophe arrive, afin de ne plus subir les moqueries des autres pensionnaires du monastère.
Sujet: Contes en scène
Topique: Contes lazes
Détail particulier: Dans ce chapitre, Enis Batur mentionne les histoires Lazes. Les lazes sont un peuple de Turquie, installé sur les bords de la mer noire. Ils sont à l’origine de nombreux contes, ainsi que de petites histoires assimilables au histoires belges en France. Il s’agit en général de courts récits dans lesquels les Lazes se tournent en autodérision.
Mots-clés: laze ; conte ; turquie ; blague ; histoire ; tradition orale ;
Localisation spatiale du sujet: Turquie
Aspects rhétoriques et discursifs: Narration
Nom: BATUR
Prénom: Enis
Rôle: Participant-discutant
Fonction: Poète/Essayiste
Adresse: Istanbul, Turquie
Enis Batur est un poète, essayiste et éditeur d’origine Turc. Il a fait des études de lettres à Ankara, Turquie, puis à Paris, France. Il a enseigné quelques années à l’université francophone de Galatasray à Istanbul et dirigé les éditions Yapi ve Kredi, toujours à Istanbul, entre 1992 et 2004.
Titre: Paroles de Jean BAUMGARTEN
Durée: 00:13:40   [00:26:52 > 00:40:32]
Genre: Table ronde filmée
Langue(s): Français
Jean BAUMGARTEN cite un passage du Zohar, ouvrage mystique juif. Dans ce passage une jeune fille et son père sont affligés par la bêtise apparente du futur mari de la jeune fille, et par sa méconnaissance de la Torah. Il s’avère en réalité que ce jeune homme n’est ni ignorant ni idiot, mais simplement humble. Pour Jean BAUMGARTEN, on raconte des histoires afin de transmettre des enseignements mystiques, comme dans le Zohar. Les contes sont constitués de vérités cachées, de symboles, etc. ces jeux de mots permettent de passer outre la surface littéral de l’histoire, la trame n’est plus que secondaire.
Sujet: Oeuvres de référence
Topique: Livre de la splendeur
Détail particulier: Le Zohar est l'un des ouvrages principaux de la Kabbale, il s'agit d'un livre mystique juif.
Langue d'origine: Yiddish (ייִדיש )
Expression en langue originale: זֹהַר
Mots-clés: zohar ; mystique ; juif ; histoire ; conte ;
Localisation temporelle du sujet:
Il n'y a aucune certitude quant à l'origine de l'ouvrage.
Nom: BAUMGARTEN
Prénom: Jean
Rôle: Participant-discutant
Appartenance: Centre National de la Recherche Scientifique - CNRS
Fonction: Directeur de recherche
Adresse: Paris, France
Jean Baumgarten, Directeur de recherche au Centre National de la Recherche Scientifique (CNRS), rattaché au Centre de recherches historiques (CRH) de l'École des Hautes Études en Sciences Sociales (EHESS, Paris). Il a publié de nombreux articles et ouvrages sur l'histoire culturelle du judaïsme ashkénaze, la littérature yiddish ancienne (Moyen Âge - XVIIIe siècle) et le hassidisme. Ces ouvrages, soit comprennent de longs chapitres sur les légendes et les contes juifs, soit sont consacrés aux récits dans la littérature juive en hébreu et en yiddish. On peut citer, entre autres publications : Récits hagiographiques juifs, Paris, Cerf, 2000 ; Introduction to Old Yiddish Literature, Oxford, Oxford University Press, 2005 ; Naissance du hassidisme, Paris, Albin Michel, 2006 ; Le peuple des livres, Paris, Albin Michel, 2010.
Titre: Paroles de Boris CYRULNIK
Durée: 00:09:51   [00:40:32 > 00:50:23]
Genre: Table ronde filmée
Langue(s): Français
Boris CYRULNIK nous explique ici que les mots sont malléables, selon l’utilisation, le contexte, le ton ou la ponctuation, un mot prend le sens qu’on lui donne. Ils veulent rarement dire ce qu’ils sont censés dire. Afin d’illustrer son propos, il cite plusieurs courtes histoire qu’il raconte deux fois. En ne changeant qu’un détail, ou en choisissant d’insister sur un point plutôt qu’un autre, il parvient à modifier tout le sens. Il analyse ensuite l’importance du temps dans les contes, la moral est en effet en partie légitimée par l’ancienneté du récit. Les contes permettent d’éduquer les enfants, leurs apportent un contexte, et ont une fonction identificatoire.
Nom: CYRULNIK
Prénom: Boris
Rôle: Participant-discutant
Appartenance: Ergonyme (nom propre)
Fonction: Ethnologue/Psychanalyste/Ecrivain
Adresse: Paris, France
Boris Cyrulnik est éthologue, psychanalyste, neuropsychiatre, professeur et écrivain. Il s'est attaché à mélanger les genres dans le but ultime de décoder l'être humain. Il est en particulier l'auteur de "l'Ensorcellement du monde" (Odile Jacob, 1997) et "De la parole comme d'une molécule" (Seuil, 1991).
Titre: Paroles de Nahal TAJADOD
Durée: 00:11:43   [00:50:23 > 01:02:06]
Genre: Table ronde filmée
Langue(s): Français
Nahal TAJADOD appuie son intervention sur le travail qu’elle a effectué autour du poète perse Roumi. Elle cite l’histoire des trois poissons qui voient arriver le pêcheur. Ce conte est une métaphore de l’exil. Bien que connaissant ce conte depuis l’enfance, ce n’est qu’en faisant elle-même l’expérience du départ que Nahal TAJADOD a compris ce conte. Comme les iraniens, qui dans le passés ont traduit des œuvres occidentales en chinois, elle a entrepris de traduire les œuvres de Roumi afin que les francophones puissent bénéficier de son talent. Et comme lorsque Nahal TAJADOD a étudié les rouleaux en chinois, rédigés par des iraniens des siècles plus tôt, la transmission voulue par ces derniers a été faite, elle perpétue cette chaîne en transmettant à son tour les poèmes de Roumi.
Nom: TAJADOD
Prénom: Nahal
Rôle: Participant-discutant
Appartenance: Ergonyme (nom propre)
Fonction: Auteure
Adresse: Paris, France
Nahal Tajadod est une femme de lettres iranienne d'expression française. Issue d'une famille d'érudits iraniens, en 1977, elle vient en France et étudie le chinois à l'Institut national des langues et civilisations orientales et rédige une thèse sur Mani, fondateur du manichéisme. Elle est spécialiste du poète perse Roumi, dont elle a traduit plusieurs poèmes. Elle a reçu la grande médaille de la francophonie en 2007.
Titre: Paroles de Olivier MORIN
Durée: 00:11:00   [01:02:06 > 01:13:06]
Genre: Table ronde filmée
Langue(s): Français
Olivier MORIN choisit d’axer son intervention sur la transmission. Il se pose la question de l’âge et du sexe des acteurs de la transmission. Pourquoi, par exemple, aux Etats-Unis, plus de femmes que d’hommes ont accepté le livre offert par un écrivain dans un parc ? Quant à la question de l’âge, c’est surtout les enfants qui attirent son attention. Il cherche à comprendre pourquoi les jeux et comptines d’enfants perdurent autant. Il commence par citer deux exemples, d’abord celui de Gargantua, dans l’œuvre de Rabelais, qui possédaient beaucoup de jeux, puis, celui d’un village italien où personne ne savait écrire. La transmission s’effectue normalement grâce à deux mécanismes important : 1. La transmission verticale. 2. La mémorisation. Dans le cas des comptines, aucun de ces mécanismes n’est en marche. Ce qui leur permet de survivre est le fait qu’elles soient extrêmement transmises et répétées.
Nom: MORIN
Prénom: Olivier
Rôle: Participant-discutant
Fonction: Chercheur
Adresse: Paris, France
Olivier Morin a soutenu en décembre 2010 sa thèse de doctorat, "La transmission culturelle", sous la direction de Dan Sperber. Il a publié des articles en neurosciences, en anthropologie, et en philosophie des sciences sociales. Il s'intéresse aux interactions entre la psychologie et les sciences sociales. Il est un membre fondateur de l'International cognition and culture institute, un site web pluridisciplinaire consacré aux discussions entre anthropologie et sciences cognitives.
Titre: Paroles de Raphael ENTHOVEN
Durée: 00:09:49   [01:13:06 > 01:22:55]
Genre: Table ronde filmée
Langue(s): Français
Raphael ENTOVEN commence sont intervention en citant l’histoire du vizir et du Khalif de Bagdad. Le vizir, surpris de croiser la mort, décide de partir pour Samarkand afin de lui échapper. Le Khalif fait alors appeler la mort qui lui explique qu’elle était également surprise d’apercevoir le vizir en ville puisqu’elle l’attendait le soir même à Samarkand. Raphael ENTHOVEN nous fait remarquer deux choses à propos de cette histoire, la première est que l’on ne peut pas échapper à son destin, et la deuxième que le vizir ne devrait pas être étonné de croiser la mort, c’est une chose inéluctable dont nous avons tous conscience. Il commente ensuite l'anecdote de Newton, qui lorsque la pomme lui ai tombé dessus, fut surpris. Il a alors entrepris de disséquer le phénomène, mais cela ne change pas ce qui « est » pour autant.
Sujet: Contes en scène
Topique: "Le vizir et la Mort" ou "Ce soir à Samarcande"
Détail particulier: Dans ce conte, de Farid Al-Dîn-Attar, le vizir du Khalif de Bagdad rencontre la Mort et décide d'aller se réfugier à Samarcande.
Mots-clés: conte ; vizir ; mort, samarcande ;
Localisation spatiale du sujet: Irak ; Ouzbékistan ; Bagdad et Samarcande
Localisation temporelle du sujet: XIIe siècle av. J.-C.
Aspects rhétoriques et discursifs: Narration
Nom: ENTHOVEN
Prénom: Raphael
Rôle: Participants-discutants
Fonction: Philosophe/Journaliste
Adresse: Paris, France
Raphaël Enthoven est professeur de philosophie, animateur de radio et de télévision français.
Titre: Paroles de Didier KOWARSKY
Durée: 00:15:10   [01:22:55 > 01:38:05]
Genre: Table ronde filmée
Langue(s): Français
Didier KOWARSKY divise son intervention en deux parties. Dans la première, il reprend l’idée de l’étonnement, évoquée dans l’exposé précédant. Il choisit de modifier le thème de l’évènement, « Pourquoi faut-il raconter des histoires ? » en ôtant le « faut-il ». Pour lui, les histoires ont une vibration, une résonnance, qui est à la cause de la transmission. Il cite alors l’histoire du pou et de la puce, dans laquelle le pou, en se brûlant, déclenche toute une série de catastrophes. Pour Didier KOWARSKY, ce conte n’a pas d’intérêt si ce n’est le phénomène vibratoire qu’il déclenche. Il ajoute que les comptines sont la survivance de rituels anciens, aujourd’hui perdus et oublié, c’est pourquoi les contes mettent les enfants à l’épreuve en les bouleversant. Dans la deuxième partie de son intervention, il cite un poème de Roumi, introduit plus tôt par Nahal TAJADOD, dans lequel des papillons tentent d’élucider le mystère de la bougie. Ceux qui ne font que s’approcher n’apprennent rien de nouveaux. Mais le dernier qui y goûte et se brûle, en sait plus que tout autre, seulement il ne peut plus revenir pour partager son expérience.
Sujet: Personnalités de référence
Topique: Djalāl ad-Dīn
Prénom: Rūmī
Localisation spatiale du sujet: Afghanistan
Localisation temporelle du sujet: 1207/1273
Aspects rhétoriques et discursifs: Discours littéraire
Djalāl ad-Dīn Rūmī est un mystique persan du XIe siècle. Poète, il est également le fondateur de l’ordre des Derviches Tourneurs, confrérie soufies de l’islam.
Nom: KOWARSKY
Prénom: Didier
Rôle: Participant-discutant
Fonction: Conteur
Adresse: Paris, France
Didier Kowarsky a pratiqué différentes disciplines de la scène, théâtre classique et contemporain, masque, clown, créations, avant de s’engager sur la voie de l’oralité et du conte. Depuis 1989, il explore toutes les directions de l’oralité, ainsi que les relations de la parole avec la musique, la danse et d’autres arts de la scène et de la piste. Ce travail d’investigation ouvre une voie singulière depuis un premier solo créé en 1989, suivi de diverses créations présentées dans les lieux alternatifs, les réseaux du conte, sur les scènes théâtrales et musicales.
Type: Chansons
Auteur: Salar Aghili
Url: http://vimeo.com/11722119
Extrait du poème des papillons de Rumi, mis en musique par Salar Aghili.
Titre: Echanges
Durée: 00:13:13   [01:38:05 > 01:50:52]
Genre: Table ronde filmée
Langue(s): Français
Jean-Philippe CATINCHI, propose aux intervenants de cette table ronde, d’axer cet échange sur l’idée du germe. L’histoire est une graine dont le développement est incertain.

9 chapitres.
  • Table ronde filmée. Yannick JAULIN introduit cette troisième table ronde en racontant deux histoires, la première est en poitevin-saintongeais, de la famille des langues d'oïl, la deuxième est une adaptation inspirée du contes « Les trois oranges », dans lequel un princesse sort de l’un des fruits.
  • Table ronde filmée. Enis BATUR, turc, décide de citer une petite histoire Laze, peuple installé sur les bords de la mer noir, en Turquie. Il s’agit d’une histoire sous forme de blague, il en existe des milliers de ce genre, toutes centrées sur les Lazes eux-mêmes. Enis BATUR nous fait remarquer qu’il existe d’avantage de projet d’histoires que d’histoires, ce qui est naturelle, mais certains auteurs ont pris sur eux d’intégrer ces projets dans leurs réalisations, il existe même des ouvrages ne répertoriant que des listes de projets. Il conclu son propos en citant une dernière histoire, celle d’un moine du monastère d’Assise, rapportée par Jean Rolland. Ce moine, affligé d’un très fort accent, décide de ne parler que lorsqu’une catastrophe arrive, afin de ne plus subir les moqueries des autres pensionnaires du monastère.
  • Table ronde filmée. Jean BAUMGARTEN cite un passage du Zohar, ouvrage mystique juif. Dans ce passage une jeune fille et son père sont affligés par la bêtise apparente du futur mari de la jeune fille, et par sa méconnaissance de la Torah. Il s’avère en réalité que ce jeune homme n’est ni ignorant ni idiot, mais simplement humble. Pour Jean BAUMGARTEN, on raconte des histoires afin de transmettre des enseignements mystiques, comme dans le Zohar. Les contes sont constitués de vérités cachées, de symboles, etc. ces jeux de mots permettent de passer outre la surface littéral de l’histoire, la trame n’est plus que secondaire.
  • Table ronde filmée. Boris CYRULNIK nous explique ici que les mots sont malléables, selon l’utilisation, le contexte, le ton ou la ponctuation, un mot prend le sens qu’on lui donne. Ils veulent rarement dire ce qu’ils sont censés dire. Afin d’illustrer son propos, il cite plusieurs courtes histoire qu’il raconte deux fois. En ne changeant qu’un détail, ou en choisissant d’insister sur un point plutôt qu’un autre, il parvient à modifier tout le sens. Il analyse ensuite l’importance du temps dans les contes, la moral est en effet en partie légitimée par l’ancienneté du récit. Les contes permettent d’éduquer les enfants, leurs apportent un contexte, et ont une fonction identificatoire.
  • Table ronde filmée. Nahal TAJADOD appuie son intervention sur le travail qu’elle a effectué autour du poète perse Roumi. Elle cite l’histoire des trois poissons qui voient arriver le pêcheur. Ce conte est une métaphore de l’exil. Bien que connaissant ce conte depuis l’enfance, ce n’est qu’en faisant elle-même l’expérience du départ que Nahal TAJADOD a compris ce conte. Comme les iraniens, qui dans le passés ont traduit des œuvres occidentales en chinois, elle a entrepris de traduire les œuvres de Roumi afin que les francophones puissent bénéficier de son talent. Et comme lorsque Nahal TAJADOD a étudié les rouleaux en chinois, rédigés par des iraniens des siècles plus tôt, la transmission voulue par ces derniers a été faite, elle perpétue cette chaîne en transmettant à son tour les poèmes de Roumi.
  • Table ronde filmée. Olivier MORIN choisit d’axer son intervention sur la transmission. Il se pose la question de l’âge et du sexe des acteurs de la transmission. Pourquoi, par exemple, aux Etats-Unis, plus de femmes que d’hommes ont accepté le livre offert par un écrivain dans un parc ? Quant à la question de l’âge, c’est surtout les enfants qui attirent son attention. Il cherche à comprendre pourquoi les jeux et comptines d’enfants perdurent autant. Il commence par citer deux exemples, d’abord celui de Gargantua, dans l’œuvre de Rabelais, qui possédaient beaucoup de jeux, puis, celui d’un village italien où personne ne savait écrire. La transmission s’effectue normalement grâce à deux mécanismes important : 1. La transmission verticale. 2. La mémorisation. Dans le cas des comptines, aucun de ces mécanismes n’est en marche. Ce qui leur permet de survivre est le fait qu’elles soient extrêmement transmises et répétées.
  • Table ronde filmée. Raphael ENTOVEN commence sont intervention en citant l’histoire du vizir et du Khalif de Bagdad. Le vizir, surpris de croiser la mort, décide de partir pour Samarkand afin de lui échapper. Le Khalif fait alors appeler la mort qui lui explique qu’elle était également surprise d’apercevoir le vizir en ville puisqu’elle l’attendait le soir même à Samarkand. Raphael ENTHOVEN nous fait remarquer deux choses à propos de cette histoire, la première est que l’on ne peut pas échapper à son destin, et la deuxième que le vizir ne devrait pas être étonné de croiser la mort, c’est une chose inéluctable dont nous avons tous conscience. Il commente ensuite l'anecdote de Newton, qui lorsque la pomme lui ai tombé dessus, fut surpris. Il a alors entrepris de disséquer le phénomène, mais cela ne change pas ce qui « est » pour autant.
  • Table ronde filmée. Didier KOWARSKY divise son intervention en deux parties. Dans la première, il reprend l’idée de l’étonnement, évoquée dans l’exposé précédant. Il choisit de modifier le thème de l’évènement, « Pourquoi faut-il raconter des histoires ? » en ôtant le « faut-il ». Pour lui, les histoires ont une vibration, une résonnance, qui est à la cause de la transmission. Il cite alors l’histoire du pou et de la puce, dans laquelle le pou, en se brûlant, déclenche toute une série de catastrophes. Pour Didier KOWARSKY, ce conte n’a pas d’intérêt si ce n’est le phénomène vibratoire qu’il déclenche. Il ajoute que les comptines sont la survivance de rituels anciens, aujourd’hui perdus et oublié, c’est pourquoi les contes mettent les enfants à l’épreuve en les bouleversant. Dans la deuxième partie de son intervention, il cite un poème de Roumi, introduit plus tôt par Nahal TAJADOD, dans lequel des papillons tentent d’élucider le mystère de la bougie. Ceux qui ne font que s’approcher n’apprennent rien de nouveaux. Mais le dernier qui y goûte et se brûle, en sait plus que tout autre, seulement il ne peut plus revenir pour partager son expérience.
  • Table ronde filmée. Jean-Philippe CATINCHI, propose aux intervenants de cette table ronde, d’axer cet échange sur l’idée du germe. L’histoire est une graine dont le développement est incertain.
Titre: MONDORAL - Pourquoi faut-il raconter des histoires ? Troisième partie
Sous-titre: OPUS 3 - Table ronde 16h45 - 18h45
Auteur(s): JAULIN, Yannick, BATUR, Enis, BAUMGARTEN, Jean, CYRULNIK, Boris, ENTHOVEN, Raphaël, KOWARSKY, Didier, MORIN, Olivier, TAJADOD, Nahal, CATINCHI, Philippe-Jean
Durée: 01:50:52
Date de réalisation: 06/12/2010
Lieu de réalisation: Odéon - Théâtre de l'Europe - Place de l'Odéon, 75006 Paris, France
Langue(s): Français
MONDORAL et l'ODEON - Théâtre de l'Europe vous invitent au grand jeu des questions-réponses par le moyen d'histoires. Le sujet est : pourquoi faut-il raconter des histoires ? il s'agit d'interroger la notion de transmission, sa nécessité, la métamorphose de ses formes, son adaptation au monde de demain. Il s’agit ici de la troisième des quatre parties qui composent la journée, elle accueil sous l’œil attentif de Philippe-Jean CATINCHI, qui tient le rôle de médiateur, huit participants venus exposer leur point de vue. A la fin des interventions, les propositions sont ensuite mises en débats et revisitée à la lumière de tout ce qui a été partagé.
Sujet: Contes en scène
Topique: contes du monde
Détail particulier: Les contes sont universels, ils sont présents dans toutes les cultures. Se sont même parfois les mêmes histoires n’ayant pour différences que quelques particularités culturelles. De longueurs variables, ils sont toujours porteurs d’une morale forte. Les contes se transmettent traditionnellement oralement, mais avec les progrès techniques et l’évolution de l’éducation, aujourd’hui les contes sont également aussi souvent écrits.
Mots-clés: récit ; conte ; histoire ;
Sujet: La transmission culturelle
Topique: Transmission des contes
Détail particulier: La question est de savoir, pourquoi raconter les histoires, donc, pourquoi transmettre. Raconter une histoire, c’est la transmettre à l’auditeur, qui devient alors lui-même sont porteur. Bien que les contes évoluent avec le temps, en se chargeant de leurs conteurs, de leurs expériences, de leurs voyages, le cycle de transmission perdure depuis des milliers d’années.
Mots-clés: transmission ; conte ; moral ; culture ; conteur ;
Nom: BATUR
Prénom: Enis
Rôle: Participant-discutant
Appartenance: Ergonyme (nom propre)
Fonction: Poète/Essayiste
Adresse: essayiste, Istanbul, Turquie
Enis Batur est un poète, essayiste et éditeur d’origine Turc. Il a fait des études de lettres à Ankara, Turquie, puis à Paris, France. Il a enseigné quelques années à l’université francophone de Galatasray à Istanbul et dirigé les éditions Yapi ve Kredi, toujours à Istanbul, entre 1992 et 2004.
Nom: BAUMGARTEN
Prénom: Jean
Rôle: Participant-discutant
Appartenance: Centre National de la Recherche Scientifique - CNRS
Fonction: Directeur de recherche
Adresse: CNRS - Centre National de la Recherche Scientifique, Paris, France
Jean Baumgarten, Directeur de recherche au Centre National de la Recherche Scientifique (CNRS), rattaché au Centre de recherches historiques (CRH) de l'École des Hautes Études en Sciences Sociales (EHESS, Paris). Il a publié de nombreux articles et ouvrages sur l'histoire culturelle du judaïsme ashkénaze, la littérature yiddish ancienne (Moyen Âge - XVIIIe siècle) et le hassidisme. Ces ouvrages, soit comprennent de longs chapitres sur les légendes et les contes juifs, soit sont consacrés aux récits dans la littérature juive en hébreu et en yiddish. On peut citer, entre autres publications : Récits hagiographiques juifs, Paris, Cerf, 2000 ; Introduction to Old Yiddish Literature, Oxford, Oxford University Press, 2005 ; Naissance du hassidisme, Paris, Albin Michel, 2006 ; Le peuple des livres, Paris, Albin Michel, 2010.
Nom: CATINCHI
Prénom: Philippe-Jean
Rôle: Contributeur (par catégorie)
Appartenance: Le Monde, France
Fonction: Journaliste
Adresse: Paris, France
Philippe-Jean Catinchi est par ordre alphabétique, adepte de la course d'orientation, et de la course en montagne, admirateur de V. Nabokov et d'I. Calvino, agrégé d'histoire, auteur de livres pour la jeunesse, escrimeur, journaliste au Monde, père de trois enfants, spécialiste de M.Yourcenar et soucieux d'éviter les étiquettes réductrices. Journaliste au Monde, membre du Prix du jeune écrivain, du Goncourt des Lycéens, du livre d'histoire du Sénat et de Cluny. Il est également animateur des débats au Salon du Livre de Paris et de Montreuil.
Nom: CYRULNIK
Prénom: Boris
Rôle: Participant-discutant
Appartenance: Ergonyme (nom propre)
Fonction: Professeur/Neuropsychiatre/Ecrivain
Adresse: Paris, France
Boris Cyrulnik est éthnologue, psychanalyste, neuropsychiatre, professeur et écrivain. Il s'est attaché à mélanger les genres dans le but ultime de décoder l'être humain. Il est en particulier l'auteur de "l'Ensorcellement du monde" (Odile Jacob, 1997) et "De la parole comme d'une molécule" (Seuil, 1991).
Nom: ENTHOVEN
Prénom: Raphaël
Rôle: Participant-discutant
Appartenance: France Culture, France
Fonction: Philosophe/Journaliste
Adresse: Paris, France
Raphaël Enthoven est professeur de philosophie, animateur de radio et de télévision français.
Nom: ESCoM-AAR (Equipe Sémiotique Cognitive et Nouveaux Médias - Archives Audiovisuelles de la Recherche)
Rôle: Producteurs d'oeuvres audiovisuelles
Adresse: FMSH (Fondation Maison des Sciences de l'Homme), Paris, France
ESCoM-AAR (Equipe Sémiotique Cognitive et Nouveaux Médias - Archives Audiovisuelles de la Recherche), FMSH (Fondation Maison des Sciences de l'Homme), Paris, France
Nom: JAULIN
Prénom: Yannick
Rôle: Participant-discutant
Appartenance: Ergonyme (nom propre)
Fonction: Conteur
Adresse: Paris, France
A 15 ans, Yannick Jaulin apprend l’esprit critique (et acquière une conscience politique jusque là inexistante) en faisant le « cross-over » : il passe de la paroisse à l’Amicale Laïque. Et part 10 ans durant collecter « la culture des gens de la vie » (contes et chants compris) chez les vieux du pays. Il devient porte-parole militant (d’un monde paysan). Dans les années 80, il se fait une place dans la galaxie des diseurs de mésaventures, en qualité d’OVNI rock’n roll. En 1982, à 24 ans, il crée son premier groupe de rock en patois vendéen. En 1985, il s’essaye à la profession : conteur. Accompagné de musiciens sur scène, il se met vite à recontextualiser les histoires traditionnelles, rejoignant par là la grande tradition du conte, détourné à travers les âges, jamais fossilisé. En 1990, il y inaugure le Nombril du Monde, événement invraisemblable qui se reproduira jusqu’en 2000 sous une forme biennale, et donnera naissance à une légende « ombilicole » contemporaine et rétroactive. Dans les années 90, il est à l’art du conte ce que l’auteur de nouvelles à succès est à la littérature. Avec Pougne-Hérisson (1991), La vie des Roses (1994), ou encore Rien que du beau monde (1996), il défend le récital d’histoires comme art populaire porteur d’une capacité métaphysique à rendre l’humain à lui-même, le conte comme un voyage intérieur. Il œuvre pour le « Penser global, agir local » de l’oralité, portant la parole des sans-voix et rhabillant les archétypes du conte. Dans les années 2000, il « passe au roman » et s’impose sur les scènes de théâtre en inventant des formes mutantes. En 2010, Pougne-Hérisson se jumelle à l’étoile polaire pour entrer dans le XXIe siècle, et le festival qui redessinait les contours d’un village des Deux Sèvres, érigeant la loufoquerie poétique en art de vivre, ouvre la voie au Jardin des histoires. Un laboratoire d’expérimentation orale à la lisière de l’art brut, brassant les mots du vrai et du faux sur quatre saisons. Au tournant 2013, Jaulin fait sa révolution à la Duchamp, où l’objet devient sujet, et le conteur ne s’efface plus. Il a appris à dire « je », à jouer avec son répertoire personnel. Il pioche dedans, des bouts de récitals d’histoires, des extraits de ses épopées théâtrales. Il y rajoute des rumeurs et des choses de rien, donne son avis sur tout, reprend goût à l’instantanéité. Avec Conteur ? Conteur, il se présente tout nu. Retrouve une liberté de ton dans l’improvisation, garde de ses échappées dramaturgiques le goût d’une ampleur du geste, s’octroie le droit de pousser la causticité, de manier l’ellipse, et de se dire en creux. En 2015, ou 2017, ou 2018, il fera sans doute, aux côtés d’un guitariste rock, un sort à la nécessaire “légendarisation” de la vérité. Aux légendes familiales, aux légendes historiques, et autres légendes urbaines, qui vous fabriquent un monde concret à partir d’une pelote de croyances.
Nom: KOWARSKY
Prénom: Didier
Rôle: Participant-discutant
Appartenance: Ergonyme (nom propre)
Fonction: Conteur
Adresse: Paris, France
Didier Kowarsky a pratiqué différentes disciplines de la scène, théâtre classique et contemporain, masque, clown, créations, avant de s’engager sur la voie de l’oralité et du conte. Depuis 1989, il explore toutes les directions de l’oralité, ainsi que les relations de la parole avec la musique, la danse et d’autres arts de la scène et de la piste. Ce travail d’investigation ouvre une voie singulière depuis un premier solo créé en 1989, suivi de diverses créations présentées dans les lieux alternatifs, les réseaux du conte, sur les scènes théâtrales et musicales.
Nom: MORIN
Prénom: Olivier
Rôle: Participant-discutant
Fonction: Chercheur
Adresse: Paris, France
Olivier Morin a soutenu en décembre 2010 sa thèse de doctorat, "La transmission culturelle", sous la direction de Dan Sperber. Il a publié des articles en neurosciences, en anthropologie, et en philosophie des sciences sociales. Il s'intéresse aux interactions entre la psychologie et les sciences sociales. Il est un membre fondateur de l'International cognition and culture institute, un site web pluridisciplinaire consacré aux discussions entre anthropologie et sciences cognitives.
Nom: PARADISO
Prénom: Frédéric
Rôle: Réalisateurs d'oeuvres audiovisuelles
Appartenance: Ergonyme (nom propre)
Fonction: Editeur audiovisuel
Adresse: France, Paris
Frédéric Paradiso, LT Production, France.
Nom: TAJADOD
Prénom: Nahal
Rôle: Participant-discutant
Fonction: Auteure
Adresse: Paris, France
Nahal Tajadod est une femme de lettres iranienne d'expression française. Issue d'une famille d'érudits iraniens, en 1977, elle vient en France et étudie le chinois à l'Institut national des langues et civilisations orientales et rédige une thèse sur Mani, fondateur du manichéisme. Elle est spécialiste du poète perse Roumi, dont elle a traduit plusieurs poèmes. Elle a reçu la grande médaille de la francophonie en 2007.
Type: Exposé(s) spécialisé(s)
Les intervenants intéragissent autour de la question : Pourquoi faut-il raconter des histoires ?
Type: Récit(s)
Les invités de la table ronde citent chacun plusieurs contes.
Type: Contexte "Divertissement"
Public cible: Pour tout public
Les invités de la table ronde racontent des histoires afin d'illustrer leurs interventions.
Type: Ressources destinées à un archivage à long terme
Public cible: Pour tout public
Les intevenants proposent différents éléments de réponse à la question "Pourquoi faut-il raconter des histoires ?", et citent des contes afin d'illustrer leurs propos.
JAULIN, Yannick, BATUR, Enis, BAUMGARTEN, Jean, CYRULNIK, Boris, ENTHOVEN, Raphaël, KOWARSKY, Didier, MORIN, Olivier, TAJADOD, Nahal, CATINCHI, Philippe-Jean. « MONDORAL - Pourquoi faut-il raconter des histoires ? Troisième partie », Archives Rencontre des Cultures (ARC), 2130, 2010, [en ligne] ; URL :
Type: Droit d'auteur relatif à la production du document source
© ESCoM-AAR (Equipe Sémiotique Cognitive et Nouveaux Médias - Archives Audiovisuelles de la Recherche), FMSH (Fondation Maison des Sciences de l'Homme), Paris, France
Type: Droit d'auteur relatif à la réalisation du document source
© DE PABLO, Elisabeth, Ingénieur de Recherche, ESCoM-AAR, FMSH, Paris, France, 2010 © CHEMOUNY, Muriel, ESCoM-AAR, FMSH, Paris, France, 2010 © PARADISO, Frédéric, LT Production, Paris, France, 2010
Type: Droit d'auteur relatif au contenu du document source
© JAULIN, Yannick, Conteur, France, 2010 © BATUR, Enis, Essayiste/Editeur, Istanbul, Turquie, 2010 © BAUMGARTEN, Jean, Directeur de recherche, CNRS, Paris, France, 2010 © CYRULNIK, Boris, Ethnologue/Psychanalyste, Paris, France, 2010 © ENTHOVEN, Raphaël, Philosophe/Journaliste, France Culture, Paris, France, 2010. © KOWARSKY, Didier, Conteur, Paris, France, 2010 © MORIN, Olivier, Chercheur, Institut Jean-Nicod, Paris, France, 2010 © TAJADOD, Nahal, Auteur, Paris, France, 2010 © CATINCHI, Philippe-Jean, Journaliste, Le Monde, Paris, France, 2010
Type: Régime général "Creative Commons" relatifs au document source
"Cette ressource audiovisuelle est protégée par le régime "Creative Commons". Vous êtes libres de la reproduire, distribuer et communiquer au public. Mais vous devez impérativement signaler sa paternité (son ou ses auteurs), vous n'avez pas le droit de la modifier ni d'en faire un usage commercial. Lecture, diffusion et exploitation concrète de cette ressource audiovisuelle présuppose que vous ayez accepté les règles juridiques Creative Commons décrites dans la page "
Titre: Analyse d’une table ronde autour du sujet : Pourquoi raconter des histoires ? Troisième partie
Langue(s): Français
Type: Analyse plus détaillé
Comment citer: FRISA, Oriane. « Analyse d’une table ronde autour du sujet : Pourquoi raconter des histoires ? Troisième partie » (Portail ARC, 2014) :
Id analyse: e7ebeb28-be0d-4161-8c2b-4089b2c2815e
Id vidéo: e6f2b316-7f4d-43ff-b690-c0ab2864675a
Analyse de la troisième partie de la table ronde « Pourquoi raconter des histoires ? », issue du programme MONDORAL.