Séminaire du 15 novembre 2004. GUNTHERT André

Chapitre

Titre: Introduction
Durée: 00:20:48   [00:00:00 > 00:20:48]
Ce séminaire, organisé par le Centre d'Histoire et de Théorie des Arts (CEHTA) de l'EHESS, est consacré aux problématiques d'histoire de la photographie. Plus particulièrement, cette première séance s'intéresse à l'invention et aux origines de la photographie, et propose de partir du célèbre texte de Walter Benjamin, Petite histoire de la photographie, publié en 1931. André GUNTHERT analyse en premier lieu le terme de « brouillard » qui ouvre ce texte, indiquant que l'invention de la photographie semble être floue, et peut être attribuée à au moins deux individus, Niépce et Daguerre. Il procède ensuite à une contextualisation de la pensée de Benjamin, en revenant sur les sources qui ont présidé à l'élaboration de son texte. Cela le mène à faire un détour par l'histoire des premiers travaux photographiques.
Titre: Le travail hasardeux de l'interprétation
Durée: 00:19:55   [00:20:48 > 00:40:43]
Le travail de contextualisation réalisé en introduction laisse entrevoir la question de la datation des événements qui fondent l'origine de la photographie. Dans quelle mesure est-elle possible ? Pour la période précédant le 6 janvier 1839, date à partir de laquelle la photographie devient publique, l'essentiel des informations sur les expérimentations dans ce domaine viennent majoritairement de la correspondance de Niépce. André GUNTHERT aborde alors la question de les méthodes d'expertise et d'interprétation des premiers travaux photographiques, avec un accent mis sur « La table servie », récemment attribué à Niépce par Jean-Louis Marignier. André GUNTHERT explique, à partir de cet exemple, en quoi l'interprétation des correspondances d'avant 1839 reste problématique et hasardeuse.
Titre: Des avancées importantes dans le domaine de la recherche photographique
Durée: 00:12:47   [00:40:43 > 00:53:30]
Dans cette partie, André GUNTHERT s'intéresse aux évolutions de la recherche depuis l'époque des prémices de la photographie, du côté de Daguerre comme celui de Niépce. Il cite ainsi une partie de la correspondance de Niépce, inconnue lors de la publication du texte de Benjamin. Plus récemment, le chercheur pointe une évolution lors des 10 dernières années. Par exemple, de nombreuses archives ont été mises à jour. Il cite un certain nombre de travaux français, comme par exemple La photographie en France d'André Rouillé, ou La nouvelle histoire de la photographie de Michel Frizot. A côté de ces ouvrages de vulgarisation, des outils plus précis existent comme la revue Etudes photographiques, ainsi son site internet, offrant un grand nombre de possibilités.
Titre: Problématiques de l'invention de la photographie
Durée: 00:07:41   [00:53:30 > 01:01:12]
La question centrale posée est celle du caractère nébuleux de l'invention de la photographie. Pour y répondre, une manière est de partir du discours de présentation publique du daguerréotype, prononcé par François Arago le 7 janvier 1839. Cet événement marque alors la première explication du procédé. L'étude de ce texte pourrait permettre d'éclairer des questions toujours en suspens, qui sont celles de la querelle de l'attribution de l'invention à Niépce ou Daguerre, une interrogation sur le type d'invention dont il est question, et enfin une dernière sur la pertinence du terme même d'invention en historiographie de la photographie.
Titre: Etude du texte de présentation officielle du Daguerréotype
Durée: 00:43:48   [01:01:12 > 01:45:01]
André GUNTHERT, pour les raisons expliquées précédemment, aborde donc l'étude du texte de présentation officielle du Daguerréotype devant l'Académie des Sciences, le 7 janvier 1839. Celle-ci permet de faire apparaître un certain nombre d'éléments. En premier lieu, le chercheur indique à quel point il est difficile de décrire oralement le procédé photographique à de personnes n'en ayant jamais vu, l'invention étant alors toute récente. Ensuite, le texte met en évidence que l'expérimentation photographique, en 1838, n'est pas le fait de quelques individus, mais bien une pratique courante. Cette indication nuance alors l'idée d'un inventeur unique de la photographie. Niépce serait plutôt, dès lors, le premier à avoir mis en œuvre ce procédé. Par ailleurs, le texte permet aussi de comprendre que le daguerréotype est une nouveauté en ce qu'il permet d'obtenir un positif directement, alors que tous les procédés de l'époque aboutissaient à un négatif. En somme, André GUNTHERT affine ici certains éléments négligés par l'historiographie de la photographie.
Titre: L'expérimentation photographique en 1839
Durée: 00:20:12   [01:45:01 > 02:05:14]
Dans un dernier temps, André GUNTHERT propose d'examiner plus attentivement des photographies d'avant 1840 ayant été conservées. Il a ainsi retenu 8 photographies de Daguerre, qu'il compare à d'autres de Talbot, et à un ensemble d'épreuves de Niépce. Cette mise en perspective permet de mieux comprendre la configuration qui a mené Arago à soutenir le procédé de Daguerre plutôt qu'un autre.

6 chapitres.
  • Ce séminaire, organisé par le Centre d'Histoire et de Théorie des Arts (CEHTA) de l'EHESS, est consacré aux problématiques d'histoire de la photographie. Plus particulièrement, cette première séance s'intéresse à l'invention et aux origines de la photographie, et propose de partir du célèbre texte de Walter Benjamin, Petite histoire de la photographie, publié en 1931. André GUNTHERT analyse en premier lieu le terme de « brouillard » qui ouvre ce texte, indiquant que l'invention de la photographie semble être floue, et peut être attribuée à au moins deux individus, Niépce et Daguerre. Il procède ensuite à une contextualisation de la pensée de Benjamin, en revenant sur les sources qui ont présidé à l'élaboration de son texte. Cela le mène à faire un détour par l'histoire des premiers travaux photographiques.
  • Le travail de contextualisation réalisé en introduction laisse entrevoir la question de la datation des événements qui fondent l'origine de la photographie. Dans quelle mesure est-elle possible ? Pour la période précédant le 6 janvier 1839, date à partir de laquelle la photographie devient publique, l'essentiel des informations sur les expérimentations dans ce domaine viennent majoritairement de la correspondance de Niépce. André GUNTHERT aborde alors la question de les méthodes d'expertise et d'interprétation des premiers travaux photographiques, avec un accent mis sur « La table servie », récemment attribué à Niépce par Jean-Louis Marignier. André GUNTHERT explique, à partir de cet exemple, en quoi l'interprétation des correspondances d'avant 1839 reste problématique et hasardeuse.
  • Dans cette partie, André GUNTHERT s'intéresse aux évolutions de la recherche depuis l'époque des prémices de la photographie, du côté de Daguerre comme celui de Niépce. Il cite ainsi une partie de la correspondance de Niépce, inconnue lors de la publication du texte de Benjamin. Plus récemment, le chercheur pointe une évolution lors des 10 dernières années. Par exemple, de nombreuses archives ont été mises à jour. Il cite un certain nombre de travaux français, comme par exemple La photographie en France d'André Rouillé, ou La nouvelle histoire de la photographie de Michel Frizot. A côté de ces ouvrages de vulgarisation, des outils plus précis existent comme la revue Etudes photographiques, ainsi son site internet, offrant un grand nombre de possibilités.
  • La question centrale posée est celle du caractère nébuleux de l'invention de la photographie. Pour y répondre, une manière est de partir du discours de présentation publique du daguerréotype, prononcé par François Arago le 7 janvier 1839. Cet événement marque alors la première explication du procédé. L'étude de ce texte pourrait permettre d'éclairer des questions toujours en suspens, qui sont celles de la querelle de l'attribution de l'invention à Niépce ou Daguerre, une interrogation sur le type d'invention dont il est question, et enfin une dernière sur la pertinence du terme même d'invention en historiographie de la photographie.
  • André GUNTHERT, pour les raisons expliquées précédemment, aborde donc l'étude du texte de présentation officielle du Daguerréotype devant l'Académie des Sciences, le 7 janvier 1839. Celle-ci permet de faire apparaître un certain nombre d'éléments. En premier lieu, le chercheur indique à quel point il est difficile de décrire oralement le procédé photographique à de personnes n'en ayant jamais vu, l'invention étant alors toute récente. Ensuite, le texte met en évidence que l'expérimentation photographique, en 1838, n'est pas le fait de quelques individus, mais bien une pratique courante. Cette indication nuance alors l'idée d'un inventeur unique de la photographie. Niépce serait plutôt, dès lors, le premier à avoir mis en œuvre ce procédé. Par ailleurs, le texte permet aussi de comprendre que le daguerréotype est une nouveauté en ce qu'il permet d'obtenir un positif directement, alors que tous les procédés de l'époque aboutissaient à un négatif. En somme, André GUNTHERT affine ici certains éléments négligés par l'historiographie de la photographie.
  • Dans un dernier temps, André GUNTHERT propose d'examiner plus attentivement des photographies d'avant 1840 ayant été conservées. Il a ainsi retenu 8 photographies de Daguerre, qu'il compare à d'autres de Talbot, et à un ensemble d'épreuves de Niépce. Cette mise en perspective permet de mieux comprendre la configuration qui a mené Arago à soutenir le procédé de Daguerre plutôt qu'un autre.
Titre: Séminaire du 15 novembre 2004
Sous-titre: Problématiques d'histoire de la photographie
Auteur(s): GUNTHERT André
Durée: 02:05:14
Date de réalisation: 15/11/2004
Lieu de réalisation: EHESS 190-198 Avenue de France 75013 Paris FRANCE
Genre: Séminaire de recherche filmé
Langue(s): Français
Ce séminaire, organisé par le Centre d'Histoire et de Théorie des Arts (CEHTA) de l'EHESS et mené par André GUNTHERT, est consacré aux problématiques d'histoire de la photographie. Plus particulièrement, cette première séance s'intéresse à l'invention et aux origines de la photographie. Elle propose de partir du célèbre texte de Walter Benjamin, Petite histoire de la photographie, publié en 1931, pour ensuite aborder les méthodes d'interprétation ainsi que leur évolution, avant de s'attacher à une analyse plus profonde des problématiques de l'invention de la photographie, que l'étude du texte de présentation officielle du daguerréotype de 1839 permet d'éclairer.
Sujet: Théories et notions scientifiques en SHS
Topique: Notion de l'invention
Mots-clés: Invention; historiographie; photographie
Discipline, domaine: Histoire de l'art
Localisation spatiale du sujet: France
Localisation temporelle du sujet: Epoque contemporaine ; XIXe siècle ap. J.-C.
Type de discours consacré au sujet: Dialogue ; Discussion ; Explication ; Exposé scientifique
A partir de l'étude des conditions historiques d'émergence de la photographie, André GUNTHERT en vient à questionner la pertinence du terme d'invention en matière d'historiographie de la photographie.
Sujet: Sujet
Topique: Patrimoine photographique
Mots-clés: Invention; photographie; patrimoine; culturel; immatériel
Localisation spatiale du sujet: France
Localisation temporelle du sujet: Epoque contemporaine ; XIXe siècle ap. J.-C.
Type de discours consacré au sujet: Dialogue ; Discussion ; Explication ; Exposé scientifique
André GUNTHERT revient ici sur les conditions d'émergence du procédé photographique, qui peut être considéré comme faisant partie du patrimoine culturel immatériel contemporain.
Sujet: Sujet
Topique: Photographie (art visuel)
Libellé: Invention de la photographie
Mots-clés: Invention; photographie; histoire de l'art
Localisation spatiale du sujet: France
Localisation temporelle du sujet: Epoque contemporaine ; XIXe siècle ap. J.-C.
Type de discours consacré au sujet: Dialogue ; Discussion ; Explication ; Exposé scientifique
André GUNTHERT envisage au cours de ce séminaire les problématiques liées à l'invention de la photographie au XIXe siècle.
Type: Sites web
Url: www.ehess.fr/
Site de l'Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales.
Type: Contexte "Recherche"
Public cible: Pour tout public
Séminaire d'histoire de l'art destiné à toute personne intéressée par l'histoire de la photographie;
GUNTHERT André. «Séminaire du 15 novembre 2004», Archives Audiovisuelles de la Recherche (AAR), n°340, 2004, [en ligne] ; URL : http://www.archivesaudiovisuelles.fr/340
Type: Droit d'auteur relatif à la production du document source
© ESCoM-AAR (Equipe Sémiotique Cognitive et Nouveaux Médias, Archives Audiovisuelles de la Recherche), FMSH (Fondation Maison des Sciences de l’Homme), Paris, FRANCE, 2004
Type: Droit d'auteur relatif à la réalisation du document source
© BONNEMAZOU Camille, réalisateur, ESCoM-AAR/FMSH, Paris, FRANCE, 2004
Type: Droit d'auteur relatif au contenu du document source
© GUNTHERT André, maître de conférences, CEHTA/EHESS, Paris, FRANCE, 2004
Type: Régime général "Creative Commons" relatifs au document source
Cette ressource audiovisuelle est protégée par le régime "Creative Commons". Vous êtes libres de la reproduire, distribuer et communiquer au public. Mais vous devez impérativement signaler sa paternité (son ou ses auteurs), vous n'avez pas le droit de la modifier ni d'en faire un usage commercial. Lecture, diffusion et exploitation concrète de cette ressource audiovisuelle présuppose que vous ayez accepté les règles juridiques Creative Commons décrites dans la page http://creativecommons.org/licenses/by-nc-nd/2.0/fr/
Titre: Analyse de la vidéo « Séminaire du 15 novembre 2004 »
Langue(s): Français
Type: Analyse plus détaillé
Comment citer: FRINGANT, Matthias. Analyse de la vidéo « Séminaire du 15 novembre 2004 » (Portail AGORA, 2015): http://www.agora.msh-paris.fr/
Id analyse: e8cb7ef6-5a14-49b1-bacd-49d356bdbfa9
Id vidéo: c7b69c0d-ab58-4c29-ab18-ecf298443f45