La recherche d'un nouveau langage musical. BONARDI, Alain

Chapitre

Titre: Parcours intellectuel et scientifique
Durée: 00:10:05   [00:00:00 > 00:10:05]
Genre: Entretien filmé
Alain Bonardi est Maître de Conférences à l’Université Paris 8 et chercheur à la Maison des Sciences de l’Homme Paris Nord. Son thème de recherche est l’utilisation de l’environnement virtuel pour la création. Il souhaite en effet explorer de nouvelles voies pour l’opéra, qui à son sens, sans rejeté ses qualités, est prisonnier d’un canevas conservateur. Alain Bonardi a commencé ses études musicales dès le collège. Sortit du lycée, il a intégré une prépa scientifique, puis une école d’ingénieur, tout en continuant en parallèle sa formation musicale théorique. Michel Philippot qui se trouvait déjà à la croisée de la science et de la musique l’a particulièrement inspiré. Par la suite, il a passé un DEA à l’IRCADE, puis une thèse sur l’opéra et l’interactivité.
Titre: ‘Chercher’ et ‘créer’ en musique
Durée: 00:10:18   [00:10:05 > 00:20:23]
Genre: Entretien filmé
Langue(s): Français
Les recherches d’Alain Bonardi sont principalement motivées par deux choses : Premièrement, contrairement à ce que beaucoup prétendent (comme Pierre Boulèze), l’opéra n’est pas mort, cependant, il est prisonnier d’un canevas conservateur. S’il existe encore de la création, les compositeurs et metteurs en scène n’ont pas la possibilité de modifier les codes. Il souhaite donc questionner les réglages et les rapports qui existent dans la forme et avec les spectateurs. Deuxièmement, le monde du multimédia a tendance à considérer la musique comme un supplément de l’ordre de l’ornement, ce qui limite grandement son champ d’expression.
Titre: Opéra et Interactivité
Durée: 00:09:46   [00:20:23 > 00:30:09]
Genre: Entretien filmé
Langue(s): Français
A première vue, l’opéra structuré et formalisé est à l’opposé de l’interactivité. Mais Alain Bonardi est convaincu que les deux peuvent s’associer pour donner naissance à une nouvelle forme d’expression. L’Alma Sola, opéra en cours de création au moment de l’entretien, lui permet de mettre en pratique ses théories. Ils ont repris plusieurs extraits d’opéras baroques sur le thème d’Orphée, datant tous de la même époque, auxquels ils ont appliqué un traitement qui rend le texte final compatible avec la forme ouverte. Dans cette forme d'opéra, une chanteuse, un musicien, et un dispositif d’instrumentarium électronique, se partagent la scène de façon égale.
Titre: Traitement de fragments musicaux par ordinateurs
Durée: 00:12:42   [00:30:09 > 00:42:51]
Genre: Entretien filmé
Langue(s): Français
Le traitement de la musique pose la question de l’aléatoire et de la part de la machine dans le processus. L’ordinateur intègre les règles du jeu, et les valeurs qui l’alimentent dépendent des voix et des expressions des chanteurs, ainsi que de l’écart entre le texte, la partition, et la personnalité du chanteur. La machine garde en mémoire les interprétations et, en y combinant des données instantanées sur la voix, guide le processus et interagie avec les chanteurs. Ce phénomène peut être également appliqué à la mélodie au travers d’un processus de génération sonore. Mais si l’ordinateur ordonne les notes, c’est toujours la voix des chanteurs qui le pilote.
Titre: La ‘forme ouverte’ en musique
Durée: 00:05:54   [00:42:51 > 00:48:45]
Genre: Entretien filmé
Langue(s): Français
Le principe de ‘forme ouverte’ en musique, apparu dans les années 1960, s’exprime sous la forme d’une œuvre non figée, plusieurs options se présentent aux chanteurs et aux musiciens, qui peuvent passer d’un jardin (équivalant de la scène au théâtre) à un autre, selon l’inspiration du moment. Pierre Boulèze parlait de « work in progress », l’œuvre se renouvelle en temps réel, comme le préconisait également André Boucourechliev.
Titre: Forme ouverte et interactivité
Durée: 00:10:15   [00:48:45 > 00:59:00]
Genre: Entretien filmé
Langue(s): Français
La problématique qui se pose à Alain Bonardi, est de parvenir à renouveler la forme ouverte grâce au multimédia. Dans l’Alma Sola, la forme ouverte est animée par l’interactivité, pour cela il faut trouver, ou mettre au point, des principes d’écriture qui tiennent la forme ouverte et l’idée de la circulation. Ainsi, ils exploitent le principe des jardins (scènes) qu’ils incarnent sur scène, et ce sont les machines qui leur permettent de faire basculer instantanément un environnement visuel, musical, ou les deux, à un autre. Afin que le public se rende mieux compte des choix des chanteurs, le passage d’un jardin à un autre est accompagné d’une formule musicale identifiable.
Titre: L’Opéra Alma Sola
Durée: 00:14:08   [00:59:00 > 01:13:08]
Genre: Entretien filmé
Langue(s): Français
Le projet Alma Sola s’exprime sous la forme d’un spectacle, porté à l’écran en Décembre 2003 lors d’un festival, et en Janvier 2004 au Cube (Issy-les-Moulineaux), par tout un collectif : Jacqueline Berry (conceptrice, auteur) , Consuelo Caroli (interprète, chanteuse), Christine Zeppenfeld (mise en scène), Bruno Marlat (musicien), Julien Piedpremier (créateur d’imageS 3D), et Alain Bonardi (composition musicale, création logicielle). Le nom ‘Alma Sola’ peut avoir plusieurs significations, ce peut être la transcription latine de ‘âme seule’, mais Alma peut également être un prénom ou un logiciel conçu pour développer des espaces virtuels pour des formes ouvertes. Bien qu’il y ait un texte lyrique décrit et des jardins, l’interprète conserve une grande liberté, ne serait-ce que dans les points de zapping -passage du texte ou l’interprète peut choisir de continuer ou de passer au jardin suivant.
Titre: Déconstruction de l’opéra classique, l’exemple de ‘Norma’ de Bellino
Durée: 00:14:37   [01:13:08 > 01:27:45]
Genre: Entretien filmé
Langue(s): Français
En 2001, une équipe de l’opéra de Bastille avait demandé à Alain Bonardi de créer une scénographie interactive pour l’opéra ‘Norma’, afin qu’ils puissent se déplacer en tournée sans décor. D’après lui, cet opéra se prêtait bien à cette transformation, mais ce n’est pas le cas de tous les textes. Le conflit intérieur auquel se retrouve confronté le personnage principal, offre toute une palette de possibilités d’interactions avec la machine. Cette dernière peut créer des avatars spécifiques aux personnages, qui peuvent alors jouer ensemble. Mais pour Alain Bonardi, cette expérience n’a pas été entièrement satisfaisante, en effet, le public ne se rendait pas compte des choix de l’ordinateur et des interprètes pris en temps réel pendant la représentation, il ne percevait pas la spontanéité du spectacle.
Titre: Paramètres d’un travail sur la forme ouverte
Durée: 00:09:41   [01:27:45 > 01:37:26]
Genre: Entretien filmé
Langue(s): Français
Lors de la déconstruction, puis de la reconstruction d’un opéra déjà existant, plusieurs paramètres entrent en jeu : le texte, l’histoire, la musicalité, l’harmonique, le débit, la modulation, etc. Il faut que tous ces composants soient remontés de façon suffisamment précise et fine pour que le collage ne se voie pas. L’intérêt est de renouveler des opéras grâce aux nouveaux rapports créés par la présence de la machine, l’équilibre entre l’interprète et l’ordinateur, mais aussi le lien a développer avec le public. A terme, Alain Bonardi souhaiterait que l’opéra sorte de la maison d’opéra, vers le lieu de création, le studio, puis chez les personnes du public (au travers d’un logiciel).
Titre: A propos du langage musical
Durée: 00:18:42   [01:37:26 > 01:56:08]
Genre: Entretien filmé
Langue(s): Français
La question, pour Alain Bonardi, est de savoir si construire une musique nouvelle équivaut à construire un nouveau langage (avec une syntaxe, une grammaire, des règles, etc.). On peut citer deux écoles avec des avis différents, d’un côté le sérialisme, partisan du fait que la musique est un langage, et d’un autre côté, l’école spectrale, née dans les années 1970 en Europe, et qui prône la refonte et la décontextualisassions de choses existantes, l’école spectrale tente de donner vie à la synthèse de Fourier et se détache donc de la grammaire. D’après Alain Bonardi, bien que les artistes semblent plus éclatés qu’auparavant, les différences ont toujours existées, il prend l’exemple de Mozart qui n’avait pas apprécié Bach en l’écoutant mais qui après avoir lu ses partitions, a reconnu son génie. Il conclut on expliquant que, malgré les intentions transmises dans les compositions, cela ne signifie pas nécessairement qu’il y ait un message, et donc un langage. Pour lui, la question n'est pas tranchée.
Titre: La recherche à la MSH-Paris Nord
Durée: 00:08:52   [01:56:08 > 02:05:00]
Genre: Entretien filmé
Langue(s): Français
A la Maison des Sciences de l’Homme Paris Nord, Alain Bonardi, axe ses recherches autour du thème de l’environnement virtuel et la création. Ces deux axes comprennent plusieurs thématiques : l’image (Art et Technologie de l’Image), la pratique musicale (Centre de recherche Informatique et Création Musicale), le théâtre, la robotique, etc. Dans l’environnement virtuel, la question de la présence est centrale. Alain Bonardi propose l’exemple d’une pièce de théâtre, issue du livre « La traversée de la nuit » de Geneviève De Gaulle (éditions du Seuil, 1998) sur laquelle il a travaillé.
Titre: Le Centre des Arts à Enghien
Durée: 00:03:25   [02:05:00 > 02:08:25]
Genre: Entretien filmé
Langue(s): Français
Le Centre des Arts d’Enghien-les-Bains dispose d’une partie studio toute aussi importante que la scène. L’intégralité du théâtre est numériquement paramétrable, le théâtre dispose même d’une captation en temps réel en streaming.
Titre: Perspectives
Durée: 00:10:10   [02:08:25 > 02:17:03]
Genre: Entretien filmé
Langue(s): Français
Au moment de l’entretien, Alain Bonardi avait quatre perspectives. La première était de faire de l’Alma Sola un opéra de taille conséquente, la deuxième était de développer des outils qui permettraient un travail en temps réel entre les comédiens, l’ordinateur, et le public. Le troisième aspect qu’il aimerait travailler serait le moyen d’analyser l’expression des visages des chanteurs, tout comme ils sont déjà capable de le faire pour leurs voix. Enfin, quatrièmement, Alain Bonardi souhaiterait pouvoir faire interagir les comédiens avec des robots.

13 chapitres.
  • Entretien filmé. Alain Bonardi est Maître de Conférences à l’Université Paris 8 et chercheur à la Maison des Sciences de l’Homme Paris Nord. Son thème de recherche est l’utilisation de l’environnement virtuel pour la création. Il souhaite en effet explorer de nouvelles voies pour l’opéra, qui à son sens, sans rejeté ses qualités, est prisonnier d’un canevas conservateur. Alain Bonardi a commencé ses études musicales dès le collège. Sortit du lycée, il a intégré une prépa scientifique, puis une école d’ingénieur, tout en continuant en parallèle sa formation musicale théorique. Michel Philippot qui se trouvait déjà à la croisée de la science et de la musique l’a particulièrement inspiré. Par la suite, il a passé un DEA à l’IRCADE, puis une thèse sur l’opéra et l’interactivité.
  • Entretien filmé. Les recherches d’Alain Bonardi sont principalement motivées par deux choses : Premièrement, contrairement à ce que beaucoup prétendent (comme Pierre Boulèze), l’opéra n’est pas mort, cependant, il est prisonnier d’un canevas conservateur. S’il existe encore de la création, les compositeurs et metteurs en scène n’ont pas la possibilité de modifier les codes. Il souhaite donc questionner les réglages et les rapports qui existent dans la forme et avec les spectateurs. Deuxièmement, le monde du multimédia a tendance à considérer la musique comme un supplément de l’ordre de l’ornement, ce qui limite grandement son champ d’expression.
  • Entretien filmé. A première vue, l’opéra structuré et formalisé est à l’opposé de l’interactivité. Mais Alain Bonardi est convaincu que les deux peuvent s’associer pour donner naissance à une nouvelle forme d’expression. L’Alma Sola, opéra en cours de création au moment de l’entretien, lui permet de mettre en pratique ses théories. Ils ont repris plusieurs extraits d’opéras baroques sur le thème d’Orphée, datant tous de la même époque, auxquels ils ont appliqué un traitement qui rend le texte final compatible avec la forme ouverte. Dans cette forme d'opéra, une chanteuse, un musicien, et un dispositif d’instrumentarium électronique, se partagent la scène de façon égale.
  • Entretien filmé. Le traitement de la musique pose la question de l’aléatoire et de la part de la machine dans le processus. L’ordinateur intègre les règles du jeu, et les valeurs qui l’alimentent dépendent des voix et des expressions des chanteurs, ainsi que de l’écart entre le texte, la partition, et la personnalité du chanteur. La machine garde en mémoire les interprétations et, en y combinant des données instantanées sur la voix, guide le processus et interagie avec les chanteurs. Ce phénomène peut être également appliqué à la mélodie au travers d’un processus de génération sonore. Mais si l’ordinateur ordonne les notes, c’est toujours la voix des chanteurs qui le pilote.
  • Entretien filmé. Le principe de ‘forme ouverte’ en musique, apparu dans les années 1960, s’exprime sous la forme d’une œuvre non figée, plusieurs options se présentent aux chanteurs et aux musiciens, qui peuvent passer d’un jardin (équivalant de la scène au théâtre) à un autre, selon l’inspiration du moment. Pierre Boulèze parlait de « work in progress », l’œuvre se renouvelle en temps réel, comme le préconisait également André Boucourechliev.
  • Entretien filmé. La problématique qui se pose à Alain Bonardi, est de parvenir à renouveler la forme ouverte grâce au multimédia. Dans l’Alma Sola, la forme ouverte est animée par l’interactivité, pour cela il faut trouver, ou mettre au point, des principes d’écriture qui tiennent la forme ouverte et l’idée de la circulation. Ainsi, ils exploitent le principe des jardins (scènes) qu’ils incarnent sur scène, et ce sont les machines qui leur permettent de faire basculer instantanément un environnement visuel, musical, ou les deux, à un autre. Afin que le public se rende mieux compte des choix des chanteurs, le passage d’un jardin à un autre est accompagné d’une formule musicale identifiable.
  • Entretien filmé. Le projet Alma Sola s’exprime sous la forme d’un spectacle, porté à l’écran en Décembre 2003 lors d’un festival, et en Janvier 2004 au Cube (Issy-les-Moulineaux), par tout un collectif : Jacqueline Berry (conceptrice, auteur) , Consuelo Caroli (interprète, chanteuse), Christine Zeppenfeld (mise en scène), Bruno Marlat (musicien), Julien Piedpremier (créateur d’imageS 3D), et Alain Bonardi (composition musicale, création logicielle). Le nom ‘Alma Sola’ peut avoir plusieurs significations, ce peut être la transcription latine de ‘âme seule’, mais Alma peut également être un prénom ou un logiciel conçu pour développer des espaces virtuels pour des formes ouvertes. Bien qu’il y ait un texte lyrique décrit et des jardins, l’interprète conserve une grande liberté, ne serait-ce que dans les points de zapping -passage du texte ou l’interprète peut choisir de continuer ou de passer au jardin suivant.
  • Entretien filmé. En 2001, une équipe de l’opéra de Bastille avait demandé à Alain Bonardi de créer une scénographie interactive pour l’opéra ‘Norma’, afin qu’ils puissent se déplacer en tournée sans décor. D’après lui, cet opéra se prêtait bien à cette transformation, mais ce n’est pas le cas de tous les textes. Le conflit intérieur auquel se retrouve confronté le personnage principal, offre toute une palette de possibilités d’interactions avec la machine. Cette dernière peut créer des avatars spécifiques aux personnages, qui peuvent alors jouer ensemble. Mais pour Alain Bonardi, cette expérience n’a pas été entièrement satisfaisante, en effet, le public ne se rendait pas compte des choix de l’ordinateur et des interprètes pris en temps réel pendant la représentation, il ne percevait pas la spontanéité du spectacle.
  • Entretien filmé. Lors de la déconstruction, puis de la reconstruction d’un opéra déjà existant, plusieurs paramètres entrent en jeu : le texte, l’histoire, la musicalité, l’harmonique, le débit, la modulation, etc. Il faut que tous ces composants soient remontés de façon suffisamment précise et fine pour que le collage ne se voie pas. L’intérêt est de renouveler des opéras grâce aux nouveaux rapports créés par la présence de la machine, l’équilibre entre l’interprète et l’ordinateur, mais aussi le lien a développer avec le public. A terme, Alain Bonardi souhaiterait que l’opéra sorte de la maison d’opéra, vers le lieu de création, le studio, puis chez les personnes du public (au travers d’un logiciel).
  • Entretien filmé. La question, pour Alain Bonardi, est de savoir si construire une musique nouvelle équivaut à construire un nouveau langage (avec une syntaxe, une grammaire, des règles, etc.). On peut citer deux écoles avec des avis différents, d’un côté le sérialisme, partisan du fait que la musique est un langage, et d’un autre côté, l’école spectrale, née dans les années 1970 en Europe, et qui prône la refonte et la décontextualisassions de choses existantes, l’école spectrale tente de donner vie à la synthèse de Fourier et se détache donc de la grammaire. D’après Alain Bonardi, bien que les artistes semblent plus éclatés qu’auparavant, les différences ont toujours existées, il prend l’exemple de Mozart qui n’avait pas apprécié Bach en l’écoutant mais qui après avoir lu ses partitions, a reconnu son génie. Il conclut on expliquant que, malgré les intentions transmises dans les compositions, cela ne signifie pas nécessairement qu’il y ait un message, et donc un langage. Pour lui, la question n'est pas tranchée.
  • Entretien filmé. A la Maison des Sciences de l’Homme Paris Nord, Alain Bonardi, axe ses recherches autour du thème de l’environnement virtuel et la création. Ces deux axes comprennent plusieurs thématiques : l’image (Art et Technologie de l’Image), la pratique musicale (Centre de recherche Informatique et Création Musicale), le théâtre, la robotique, etc. Dans l’environnement virtuel, la question de la présence est centrale. Alain Bonardi propose l’exemple d’une pièce de théâtre, issue du livre « La traversée de la nuit » de Geneviève De Gaulle (éditions du Seuil, 1998) sur laquelle il a travaillé.
  • Entretien filmé. Le Centre des Arts d’Enghien-les-Bains dispose d’une partie studio toute aussi importante que la scène. L’intégralité du théâtre est numériquement paramétrable, le théâtre dispose même d’une captation en temps réel en streaming.
  • Entretien filmé. Au moment de l’entretien, Alain Bonardi avait quatre perspectives. La première était de faire de l’Alma Sola un opéra de taille conséquente, la deuxième était de développer des outils qui permettraient un travail en temps réel entre les comédiens, l’ordinateur, et le public. Le troisième aspect qu’il aimerait travailler serait le moyen d’analyser l’expression des visages des chanteurs, tout comme ils sont déjà capable de le faire pour leurs voix. Enfin, quatrièmement, Alain Bonardi souhaiterait pouvoir faire interagir les comédiens avec des robots.
Titre: La recherche d'un nouveau langage musical
Auteur(s): BONARDI, Alain
Durée: 02:17:03
Date de réalisation: 01/07/2003
Lieu de réalisation: Maison des Sciences de l'Homme Paris Nord, 4 rue de la croix Faron, 93210 Saint-Denis la Plaine, France
Genre: Entretien filmé
Alain Bonardi, maître de conférences à l’Université Paris 8, chercheur à la Maison des Sciences de l’Homme Paris Nord et compositeur, nous présente ses recherches sur un nouveau langage musical.
Diplômé de l’Ecole Polytechnique, de l’Ecole Nationale de Télécommunication de Paris, et docteur en musicologie de l’Université Paris 4, Alain Bonardi est aujourd’hui maître de conférences à l’Université Paris 8 et chercheur à la Maison des Sciences de l’Homme Paris Nord. Dans cet entretien il commence par définir ses axes et thèmes de recherches, c’est-à-dire l’interactivité dans l’opéra. Il prend l’exemple de l’opéra Alma Sola qu’il prépare en collaboration avec la metteur en scène Christine Zeppenfeld. Alain Bonardi se penche sur la question de la forme ouverte en musique et aux différentes possibilités nouvelles qu’elle offre, grâce à la technologie de l’ordinateur.
Sujet: Spectacles musicaux
Topique: Alma Sola
Détail particulier: Opéra interactif basé sur des extraits d'opéras baroques sur le thème d'Orphée.
Mots-clés: opéra ; forme ouverte ; interactivité ;
Localisation spatiale du sujet: France
Localisation temporelle du sujet: 2003
Sujet: Langage musical
Topique: La forme active musicale, au travers de l'interactivité, offre la possibilité d'un nouveau langage musical
Mots-clés: opéra ; musicologie ; interactivité ; forme ouverte ;
Localisation spatiale du sujet: France
Localisation temporelle du sujet: XXIe siècle ap. J.-C. ; XXe siècle ap. J.-C.
Sujet: Musicologie
Topique: Musicologie
Mots-clés: musicologie ; opéra ; forme ouverte ; interactivité ; informatique ;
Localisation spatiale du sujet: France
Localisation temporelle du sujet: XXIe siècle ap. J.-C. ; XXe siècle ap. J.-C.
Aspects rhétoriques et discursifs: Exposé scientifique
Alain Bonardi effectue des recherches sur une nouvelle forme d’expression de l’opéra, notamment grâce à l’interactivité apportée par les ordinateurs
Sujet: Musiques du monde par genre
Topique: Opéra
Mots-clés: opéra ; genre musical ; art lyrique ; XVIIe siècle ; forme ouverte ;
Aspects rhétoriques et discursifs: Entretien ; Explication ; Exposé spécialisé
L’opéra est à la fois un genre musical et un texte destiné à être chanté. C’est l’une des formes du théâtre musical occidental. Apparu au XVIIe siècle en Italie, l’opéra est extrêmement règlementé. Les chanteurs et l’orchestre interagissent selon des codes donnés par leurs rôles, leurs voix, leurs familles (pour les instruments), etc. Depuis les années 1960, certaines personnes s’interrogent sur les méthodes qui s’offrent à eux afin de renouveler l’opéra, la forme ouverte fut l’une des propositions de l’époque.
Nom: Bonardi
Prénom: Alain
Rôle: Musicologues
Appartenance: FMSH - Fondation Maison des Sciences de l'Homme, Paris, France
Fonction: Maître de Conférences
Adresse: Paris, France
Alain Bonardi est maître de Conférences à l'Université Paris 8 et chercheur à la Maison des Sciences de l’Homme Paris Nord. Ses domaines de recherche portent sur l’opéra interactif, l’immersion visuelle et sonore, la générativité textuelle et musicale, ainsi que sur les nouveaux outils pour l’écriture collaborative d’opéras numériques.
Nom: ESCoM-AAR (Equipe Sémiotique Cognitive et Nouveaux Médias - Archives Audiovisuelles de la Recherche)
Rôle: Producteurs d'oeuvres audiovisuelles
Adresse: FMSH (Fondation Maison des Sciences de l'Homme), Paris, France
ESCoM-AAR (Equipe Sémiotique Cognitive et Nouveaux Médias - Archives Audiovisuelles de la Recherche), FMSH (Fondation Maison des Sciences de l'Homme), Paris, France
Nom: Stockinger
Prénom: Peter
Rôle: Intervieweurs
Appartenance: FMSH - Fondation Maison des Sciences de l'Homme, ESCoM - Equipe Sémiotique Cognitive et Nouveaux Médias, France
Fonction: Directeur de l'ESCoM
Adresse: Paris, France
Peter Stockinger est Professeur des universités à l'Institut National des Langues et Civilisations Orientales (I.Na.L.C.O.), Directeur adjoint de la filière "Communication Interculturelle" (F.C.I.) à l'INALCO, et Directeur de l’Equipe Sémiotique Cognitive et Nouveaux Médias (ESCoM) à la Maison des Sciences de l’Homme, Paris -France.
Type: Livre
Auteur: Genviève De Gaulle
DE GAULLE, Geneviève. " La Traversée de la Nuit", Seuil, Paris, 1998.
Type: Contexte "Recherche"
Public cible: Pour spécialistes
Entretien pouvant intéresser les personnes faisant des recherches sur l'Opéra du XXIe siècle, la musicologie ou la forme ouverte en musique.
Type: Education formelle
Public cible: Pour tout public
Entretien abordant des thèmes liés à la musique, la musicologie, et aux langages musicaux.
BONARDI, Alain. " La recherche d’un nouveau langage musical ", Archives Rencontre des Cultures (ARC), 145, 2003, [en ligne] ; URL : http://www.archivesaudiovisuelles.fr/145/
Type: Droit d'auteur relatif à la production du document source
© ESCoM-AAR (Equipe Sémiotique Cognitive et Nouveaux Médias - Archives Audiovisuelles de la Recherche), FMSH (Fondation Maison des Sciences de l'Homme), Paris, France
Type: Droit d'auteur relatif à la réalisation du document source
© BONNEMAZOU, Camille, réalisateur, ESCoM-FMSH, Paris, 2003 © BAUDELOT, Sophie, réalisatrice, ESCoM-FMSH, Paris, 2003
Type: Droit d'auteur relatif au contenu du document source
© BONARDI, Alain, Maître de conférences, Université Paris 8, Paris, 2003 © STOCKINGER, Peter, Directeur de l'ESCoM, FMSH, Paris, 2003
Type: Régime général "Creative Commons" relatifs au document source
"Cette ressource audiovisuelle est protégée par le régime "Creative Commons". Vous êtes libres de la reproduire, distribuer et communiquer au public. Mais vous devez impérativement signaler sa paternité (son ou ses auteurs), vous n'avez pas le droit de la modifier ni d'en faire un usage commercial. Lecture, diffusion et exploitation concrète de cette ressource audiovisuelle présuppose que vous ayez accepté les règles juridiques Creative Commons décrites dans la page http://creativecommons.org/licenses/by-nc-nd/2.0/fr/"
Titre: Analyse générale d’un entretien avec Alain BONARDI
Langue(s): Français
Type: Analyse plus détaillé
Comment citer: FRISA, Oriane. «Analyse générale d’un entretien avec Alain BONARDI » (Portail ARC, 2014) : http://www.arc.msh-paris.fr/
Id analyse: ed99cc76-746e-483f-a363-afd09e31b61c
Id vidéo: 35adaad3-c284-4bdc-8969-db24bbe294f7
Description générale de l’entretien avec Alain Bonardi sur le développement d’un nouveau langage musical.