Les funérailles princières en Europe, XVIe-XVIIIe siècle : le grand théâtre de la mort. CHATENET Monique, GHERMANI Naima, HENGERER Mark, LE GALL Jean-Marie, SABATIER Gérard, SCUBLA Lucien

Chapitre

Titre: Introduction par Gérard SABATIER, Mark HENGERER et Jean-Marie LE GALL
Durée: 00:16:30   [00:00:00 > 00:16:30]
Ce débat, faisant suite à la publication de l’ouvrage « Les funérailles princières en Europe, XVIe-XVIIIe siècle : Le grand théâtre de la mort », est l’occasion de remettre à jour une question historiographique importante laissée de côté depuis un certain nombre d’années. Aujourd’hui, le centre de recherche du château de Versailles - qui mène principalement des recherches en histoire sur les monarchies et cours européennes aux XVIIème et XVIIIème siècles - décide donc de reposer la question des funérailles royales en France, d’une manière différente de l’école des « cérémonialistes américains ». Si cette dernière considérait que les funérailles avaient une fonction de politique intérieure, ce travail cherche à savoir si celles-ci ne jouaient pas également un rôle sur la scène internationale. Il est en effet apparu qu’à l’époque moderne, les funérailles princières ne concernaient plus seulement les familles royales, mais de plus en plus les cours, jusqu’à devenir le type de cérémonie le plus coûteux et répété. L’ouvrage s’interroge donc sur ce processus de transformation. Le centre a organisé trois colloques différents. Le premier a eu lieu à l’université de Varsovie, et avait pour thème les rituels funéraires. Le second, qui s’est déroulé à Madrid, s’attachait à l’étude des productions artistiques liées aux funérailles. Enfin, le troisième, qui s’est tenu à Saint-Denis, avait pour objet la diffusion européenne des funérailles royales. Ces trois colloques ont donné lieu au présent ouvrage, ainsi que deux à paraitre prochainement. La cour de Versailles a donc été un point d’entrée pour aborder cette question historiographique européenne. Le but a été de chercher à comprendre l’évolution des cours européennes et de cette cérémonie, à partir de cet angle d’attaque. Ces larges espaces géographique et chronologique ont permis d’établir une série de comparaison, permettant de relativiser des monographies antérieures qui tendaient à universaliser un modèle particulier de funérailles. L’hypothèse de départ a été que ces funérailles étaient en fait des stratégies politiques, servant de relais entre le défunt et le successeur, mais aussi des stratégies de glorification du défunt et par extension de son Etat. Aussi, la distinction entre funérailles masculines et féminines a été abordée. Cette approche historique et politique a laissé de côté les pans anthropologiques de cette cérémonie, ce qui explique le présent débat. Ainsi, des historiens de l’art et anthropologues donneront leur point de vue sur ce travail. Il ne s’agit donc pas d’un résumé de l’ouvrage, mais d’une discussion autour des thèmes principaux traités au sein de celui-ci, qui sont la représentation ou non du défunt dans les rituels de funérailles, ainsi que la présence ou l’absence de la famille du défunt dans ces mêmes rituels.
Titre: Présentation des intervenants
Durée: 00:06:18   [00:16:30 > 00:22:48]
Jean-Marie LE GALL est professeur d’histoire moderne à l’université de Paris 1 Panthéon-Sorbonne et directeur de l’UFR Histoire. Directeur du Master Métiers de l’enseignement et auteur d'une thèse sur la vie monastique au temps de la Réforme, Jean-Marie LE GALL est spécialiste de l’Histoire religieuse, politique et culturelle de la période 1450-1650. Agrégé d’histoire, Gérard SABATIER est professeur d’histoire moderne. Il a enseigné à La Marsa (Tunisie), Grenoble puis à l’université Grenoble II-Pierre Mendès-France jusqu’en 2005. En 1995, il devient docteur d’État ès lettres et sciences humaines. Il est professeur émérite des universités depuis 2005, et continue de travailler sur la question du lien entre politique et rituels au centre de recherche du château de Versailles. Lucien SCUBLA est anthropologue au Centre de recherche en épistémologie (CREA) de l’Ecole Polytechnique. Il travaille sur les notions de rituel, de sacré et de religieux. Naima GHERMANI est maître de conférences en Histoire moderne à l’université Grenoble II-Pierre Mendès-France. Elle a rédigé une thèse sur les portraits des princes allemands et la notion de corps politique dans l’Allemagne moderne. L’arrivée du protestantisme transformant la représentation du pouvoir, elle s’est intéressée au rituel pour étudier cela. Mark HENGERER est maître de conférences en histoire à l’université de Constance (Allemagne) depuis 2003. Ses recherches portent essentiellement sur l’histoire de la cour des Habsbourg, l’histoire de la culture sépulcrale européenne, l’histoire de la bureaucratie et l’histoire juive (XIXe-XXe siècles). Monique CHATENET est historienne de l’art à l’université Paris IV, et chercheur au Centre André Chastel (CNRS). Ses travaux concernent l’interaction entre l’architecture française de la Renaissance et la vie de cour au XVIème siècle. Elle a donc été menée à étudier les rituels.
Titre: Les funérailles d’un point de vue anthropologique par Lucien SCUBLA
Durée: 00:14:13   [00:22:48 > 00:37:02]
Lucien SCUBLA est le premier intervenant à prendre la parole, en commençant par un rappel de ce qu’est l’anthropologie. Dans cette discipline, la première démarche est l’ethnographie, qui est l’étude descriptive de sociétés particulières. Le second temps consiste à comprendre des principes généraux à partir de ces données recueillies sur le terrain. En ce qui concerne les funérailles, des travaux classiques en anthropologie, tels que ceux menés par Robert HERTZ, indiquent que d’une part, il existe dans presque toutes les sociétés des doubles funérailles, lors de deux temps différents. Cela se retrouve par exemple chez les Moundang du Tchad. Par ailleurs, il existe toujours, comme le montre l’historien médiéviste Alain BOUREAU, des doubles du roi. Chez les Moundang, le roi a au moins quatre doubles : deux pendant sa vie, et deux autres après sa mort, mise en scène au bout de sept ans de règne. Les deux premiers doubles ne doivent pas être vus par le roi lors de sa vie, puisqu’ils représentent d’une certaine manière son sursis. Chez les Moundang, l’enterrement se fait très vite s’il s’agit d’une personne commune. Si c’est un personnage important, un rituel important se déroule après une longue période de deuil. En ce qui concerne le roi, une longue période s’écoule aussi, durant laquelle on fabrique un mannequin, qui est mis en terre. Ce développement sert à montrer qu’en ce qui concerne le rituel, il existerait selon Lucien SCUBLA une sorte de répertoire limité dans lequel toutes les sociétés puiseraient, mais qu’il n’existe jamais réellement d’invention. Enfin, l’anthropologue évoque des pistes de réflexion sur le rôle du christianisme dans ces funérailles, point qui n’a pas été abordé dans l’ouvrage.
Titre: Débats
Durée: 00:49:00   [00:37:02 > 01:25:11]
Suite à cette intervention, l’ensemble des participants à ce colloque s’interrogent sur les liens existant entre les problématiques anthropologiques d’une part et historiques par ailleurs, en ce qui concerne les notions de rituel. Ils débattent aussi sur le rôle du christianisme sur les funérailles princières, en apportant chacun un point de vue particulier. Puis Gérard SABATIER répond aux questions qui sont posées sur ces deux aspects. Lucien SCUBLA fait ensuite un parallèle entre l’intronisation du roi Tutsi et les paroles que prononce Saint-Just à l’encontre de Louis XVI pour appuyer à nouveau la thèse selon laquelle toutes les sociétés vont puiser dans un répertoire limité pour créer des rituels qui n’auraient à première vue que peu de choses en commun. La question de la présence ou de l’absence de la famille directe du défunt dans les rituels de funérailles est abordée par Gérard SABATIER en réponse à la thèse faite par Lucien SCUBLA. L’historien s’interroge sur la tolérance de la présence de l’héritier lors des funérailles du défunt. Comment peut-elle s’expliquer ? Monique CHATENET puise dans l’histoire des exemples de la présence d’héritiers présents lors de funérailles pour illustrer le fait que ce cas de figure est relativement marginal jusqu’au début du XVIIème siècle, car il fait l’objet d’un tabou. Jusqu’à cette époque en effet, le roi ne doit pas voir les morts. Selon Jean-Marie LE GALL, qui revient sur les liens entre problématiques anthropologiques et historiques, si la première discipline cherche à dresser une grammaire universelle de l’existence humaine, l’histoire souligne elle en revanche la part d’improvisation et de contingent des pratiques auxquelles se livre l’homme. Selon lui, l’histoire est la discipline à se saisir du contingent. Lucien SCUBLA y répond en précisant que toute la question réside dans le fait de savoir si l’on veut uniquement décrire les faits, ou bien trouver des hypothèses pouvant expliquer une multitude de faits singuliers. La discussion se prolonge finalement sur les différentes méthodes et visées des différentes disciplines. En conclusion, des questions relatives à l’exposé de Lucien SCUBLA sont posées.

4 chapitres.
  • Ce débat, faisant suite à la publication de l’ouvrage « Les funérailles princières en Europe, XVIe-XVIIIe siècle : Le grand théâtre de la mort », est l’occasion de remettre à jour une question historiographique importante laissée de côté depuis un certain nombre d’années. Aujourd’hui, le centre de recherche du château de Versailles - qui mène principalement des recherches en histoire sur les monarchies et cours européennes aux XVIIème et XVIIIème siècles - décide donc de reposer la question des funérailles royales en France, d’une manière différente de l’école des « cérémonialistes américains ». Si cette dernière considérait que les funérailles avaient une fonction de politique intérieure, ce travail cherche à savoir si celles-ci ne jouaient pas également un rôle sur la scène internationale. Il est en effet apparu qu’à l’époque moderne, les funérailles princières ne concernaient plus seulement les familles royales, mais de plus en plus les cours, jusqu’à devenir le type de cérémonie le plus coûteux et répété. L’ouvrage s’interroge donc sur ce processus de transformation. Le centre a organisé trois colloques différents. Le premier a eu lieu à l’université de Varsovie, et avait pour thème les rituels funéraires. Le second, qui s’est déroulé à Madrid, s’attachait à l’étude des productions artistiques liées aux funérailles. Enfin, le troisième, qui s’est tenu à Saint-Denis, avait pour objet la diffusion européenne des funérailles royales. Ces trois colloques ont donné lieu au présent ouvrage, ainsi que deux à paraitre prochainement. La cour de Versailles a donc été un point d’entrée pour aborder cette question historiographique européenne. Le but a été de chercher à comprendre l’évolution des cours européennes et de cette cérémonie, à partir de cet angle d’attaque. Ces larges espaces géographique et chronologique ont permis d’établir une série de comparaison, permettant de relativiser des monographies antérieures qui tendaient à universaliser un modèle particulier de funérailles. L’hypothèse de départ a été que ces funérailles étaient en fait des stratégies politiques, servant de relais entre le défunt et le successeur, mais aussi des stratégies de glorification du défunt et par extension de son Etat. Aussi, la distinction entre funérailles masculines et féminines a été abordée. Cette approche historique et politique a laissé de côté les pans anthropologiques de cette cérémonie, ce qui explique le présent débat. Ainsi, des historiens de l’art et anthropologues donneront leur point de vue sur ce travail. Il ne s’agit donc pas d’un résumé de l’ouvrage, mais d’une discussion autour des thèmes principaux traités au sein de celui-ci, qui sont la représentation ou non du défunt dans les rituels de funérailles, ainsi que la présence ou l’absence de la famille du défunt dans ces mêmes rituels.
  • Jean-Marie LE GALL est professeur d’histoire moderne à l’université de Paris 1 Panthéon-Sorbonne et directeur de l’UFR Histoire. Directeur du Master Métiers de l’enseignement et auteur d'une thèse sur la vie monastique au temps de la Réforme, Jean-Marie LE GALL est spécialiste de l’Histoire religieuse, politique et culturelle de la période 1450-1650. Agrégé d’histoire, Gérard SABATIER est professeur d’histoire moderne. Il a enseigné à La Marsa (Tunisie), Grenoble puis à l’université Grenoble II-Pierre Mendès-France jusqu’en 2005. En 1995, il devient docteur d’État ès lettres et sciences humaines. Il est professeur émérite des universités depuis 2005, et continue de travailler sur la question du lien entre politique et rituels au centre de recherche du château de Versailles. Lucien SCUBLA est anthropologue au Centre de recherche en épistémologie (CREA) de l’Ecole Polytechnique. Il travaille sur les notions de rituel, de sacré et de religieux. Naima GHERMANI est maître de conférences en Histoire moderne à l’université Grenoble II-Pierre Mendès-France. Elle a rédigé une thèse sur les portraits des princes allemands et la notion de corps politique dans l’Allemagne moderne. L’arrivée du protestantisme transformant la représentation du pouvoir, elle s’est intéressée au rituel pour étudier cela. Mark HENGERER est maître de conférences en histoire à l’université de Constance (Allemagne) depuis 2003. Ses recherches portent essentiellement sur l’histoire de la cour des Habsbourg, l’histoire de la culture sépulcrale européenne, l’histoire de la bureaucratie et l’histoire juive (XIXe-XXe siècles). Monique CHATENET est historienne de l’art à l’université Paris IV, et chercheur au Centre André Chastel (CNRS). Ses travaux concernent l’interaction entre l’architecture française de la Renaissance et la vie de cour au XVIème siècle. Elle a donc été menée à étudier les rituels.
  • Lucien SCUBLA est le premier intervenant à prendre la parole, en commençant par un rappel de ce qu’est l’anthropologie. Dans cette discipline, la première démarche est l’ethnographie, qui est l’étude descriptive de sociétés particulières. Le second temps consiste à comprendre des principes généraux à partir de ces données recueillies sur le terrain. En ce qui concerne les funérailles, des travaux classiques en anthropologie, tels que ceux menés par Robert HERTZ, indiquent que d’une part, il existe dans presque toutes les sociétés des doubles funérailles, lors de deux temps différents. Cela se retrouve par exemple chez les Moundang du Tchad. Par ailleurs, il existe toujours, comme le montre l’historien médiéviste Alain BOUREAU, des doubles du roi. Chez les Moundang, le roi a au moins quatre doubles : deux pendant sa vie, et deux autres après sa mort, mise en scène au bout de sept ans de règne. Les deux premiers doubles ne doivent pas être vus par le roi lors de sa vie, puisqu’ils représentent d’une certaine manière son sursis. Chez les Moundang, l’enterrement se fait très vite s’il s’agit d’une personne commune. Si c’est un personnage important, un rituel important se déroule après une longue période de deuil. En ce qui concerne le roi, une longue période s’écoule aussi, durant laquelle on fabrique un mannequin, qui est mis en terre. Ce développement sert à montrer qu’en ce qui concerne le rituel, il existerait selon Lucien SCUBLA une sorte de répertoire limité dans lequel toutes les sociétés puiseraient, mais qu’il n’existe jamais réellement d’invention. Enfin, l’anthropologue évoque des pistes de réflexion sur le rôle du christianisme dans ces funérailles, point qui n’a pas été abordé dans l’ouvrage.
  • Suite à cette intervention, l’ensemble des participants à ce colloque s’interrogent sur les liens existant entre les problématiques anthropologiques d’une part et historiques par ailleurs, en ce qui concerne les notions de rituel. Ils débattent aussi sur le rôle du christianisme sur les funérailles princières, en apportant chacun un point de vue particulier. Puis Gérard SABATIER répond aux questions qui sont posées sur ces deux aspects. Lucien SCUBLA fait ensuite un parallèle entre l’intronisation du roi Tutsi et les paroles que prononce Saint-Just à l’encontre de Louis XVI pour appuyer à nouveau la thèse selon laquelle toutes les sociétés vont puiser dans un répertoire limité pour créer des rituels qui n’auraient à première vue que peu de choses en commun. La question de la présence ou de l’absence de la famille directe du défunt dans les rituels de funérailles est abordée par Gérard SABATIER en réponse à la thèse faite par Lucien SCUBLA. L’historien s’interroge sur la tolérance de la présence de l’héritier lors des funérailles du défunt. Comment peut-elle s’expliquer ? Monique CHATENET puise dans l’histoire des exemples de la présence d’héritiers présents lors de funérailles pour illustrer le fait que ce cas de figure est relativement marginal jusqu’au début du XVIIème siècle, car il fait l’objet d’un tabou. Jusqu’à cette époque en effet, le roi ne doit pas voir les morts. Selon Jean-Marie LE GALL, qui revient sur les liens entre problématiques anthropologiques et historiques, si la première discipline cherche à dresser une grammaire universelle de l’existence humaine, l’histoire souligne elle en revanche la part d’improvisation et de contingent des pratiques auxquelles se livre l’homme. Selon lui, l’histoire est la discipline à se saisir du contingent. Lucien SCUBLA y répond en précisant que toute la question réside dans le fait de savoir si l’on veut uniquement décrire les faits, ou bien trouver des hypothèses pouvant expliquer une multitude de faits singuliers. La discussion se prolonge finalement sur les différentes méthodes et visées des différentes disciplines. En conclusion, des questions relatives à l’exposé de Lucien SCUBLA sont posées.
Titre: Les funérailles princières en Europe, XVIe-XVIIIe siècle : le grand théâtre de la mort
Sous-titre: Table ronde
Auteur(s): CHATENET Monique, GHERMANI Naima, HENGERER Mark, LE GALL Jean-Marie, SABATIER Gérard, SCUBLA Lucien
Durée: 01:25:11
Date de réalisation: 20/09/2012
Lieu de réalisation: Maison Suger, 16-18, rue Suger, 75006 Paris, France
Langue(s): Français
Suite à la publication d’un ouvrage sur le thème des rituels funéraires, cette table ronde se propose de confronter les points de vue d’historiens et d’anthropologues sur cette question.
Cette table ronde, organisée conjointement par les éditions de la Maison des sciences de l’homme et le Centre de recherche du château de Versailles, fait suite à la publication en mai 2012 du livre «Les funérailles princières en Europe, XVIe-XVIIIe siècle : le grand théâtre de la mort », traitant des rituels funéraires dans l’Europe moderne. Elle cherche à apporter de nouveaux éclairages aux grands résultats auxquels est parvenu le livre, plutôt que d’en faire un résumé. Ainsi, l’anthropologue Lucien SCUBLA apportera un point de vue différent de celui des historiens ayant participé à la rédaction de l’ouvrage. Un long débat sur les méthodes et visées des différentes disciplines constituera le corps de cette manifestation scientifique.
Sujet: Sujet
Topique: Anthropologie des religions
Localisation spatiale du sujet: France
Localisation temporelle du sujet: Temps modernes ; XVIIIe siècle ap. J.-C. ; XVIIe siècle ap. J.-C. ; XVIe siècle ap. J.-C.
Type de discours consacré au sujet: Bilan historique ; Critique ; Discussion ; Hypothèse ; Exposé scientifique
L'anthropologue Lucien SCUBLA, spécialiste des notions de sacré et de religieux, débat lors de cette table ronde -composée principalement d'historiens- de la question des rituels funéraires en Europe lors de l'époque moderne. Les différences de méthodes et de visées des deux disiciplines sont notamment abordées.
Sujet: Cérémonie religieuse
Topique: Funérailles
Mots-clés: funérailles, princières, europe, histoire, anthropologie
Libellé: Funérailles princières en Europe
Mots-clés: funérailles, princières, Europe, temps modernes
Localisation spatiale du sujet: France
Localisation temporelle du sujet: Temps modernes ; XVIIIe siècle ap. J.-C. ; XVIIe siècle ap. J.-C. ; XVIe siècle ap. J.-C.
Type de discours consacré au sujet: Argumentation ; Bilan historique ; Critique ; Discussion ; Explication ; Exposé historique ; Hypothèse ; Exposé scientifique ; Exposé spécialisé ; Exposé théorique
Cette table ronde vise à enrichir le point de vue d'historiens sur le thème des funérailles, à travers l'intervention de l'anthropologue Lucien SCUBLA.
Le sujet de recherche abordé est celui des funérailles princières en Europe durant l'époque moderne.
Sujet: Sujet
Topique: Histoire de l'Europe
Localisation spatiale du sujet: France
Localisation temporelle du sujet: Epoque moderne ; XVIIIe siècle ap. J.-C. ; XVIIe siècle ap. J.-C. ; XVIe siècle ap. J.-C.
Type de discours consacré au sujet: Bilan historique ; Critique ; Discussion ; Exposé historique ; Hypothèse ; Réfutation ; Exposé théorique
Cette table ronde en sciences sociales s'intéresse à l'histoire de l'Europe à l'époque moderne, à travers l'étude de la transformation des rituels funéraires. Le point d'entrée de cette étude, effectuée à l'échelle européenne, est la cour de Versailles.
Sujet: Oeuvre discutée
Topique: Ralph GIESEY, "Le roi ne meurt jamais",Paris, Flammarion, 1987
Discipline, domaine: Anthropologie
Discipline, domaine: Histoire (Recherche en -)
Mots-clés: histoire, anthropologie, rituels funéraires, Europe, époque contemporaine
Localisation spatiale du sujet: France
Localisation temporelle du sujet: Epoque moderne ; XVIIIe siècle ap. J.-C. ; XVIIe siècle ap. J.-C. ; XVIe siècle ap. J.-C.
Type de discours consacré au sujet: Critique ; Discussion ; Hypothèse ; Interprétation ; Proposition ; Exposé scientifique ; Suggestion ; Exposé théorique
Ralph Giesey, représentant de l'école cérémonialiste, envisageait les funérailles royales de l'Europe de l'époque moderne comme des stratégies de politique intérieure. Les historiens réunis lors de cette table ronde soutiennent que ces cérémonies avaient aussi une fonction de relations extérieures, alors qu'une opinion européenne se formait. Cette discussion éclaire cet aspcet, à travers différentes contributions de spécialistes.
Sujet: Sujet
Topique: XVIIIe siècle ap. J.-C.
Siècle(s): XVIIe siècle ap. J.-C.
Siècle(s): XVIe siècle ap. J.-C.
Libellé: Rituels funéraires
Mots-clés: Rituels funéraires, Europe moderne, histoire, anthropologie
Localisation spatiale du sujet: France
Type de discours consacré au sujet: Bilan historique ; Critique ; Discussion ; Exposé historique ; Hypothèse ; Exposé théorique
Cette table ronde en sciences sociales a pour objet l'étude de l'Europe du XVIème au XVIIIème siècle, à travers le prisme des rituels funéraires.
Cette manifestattion a pour objet la recherche en histoire et en anthropologie sur les rituels funéraires qui ont pris place dans l'Europe moderne, du XVIème au XVIIIème siècle.
Nom: CHARAMOND
Prénom: Théo
Rôle: Réalisateurs d'oeuvres audiovisuelles
Appartenance: Ergonyme (nom propre)
Fonction: Réalisateur
Adresse: Sèvres, FRANCE
Théo CHARAMOND est cadreur et réalisateur, Py Films, Sèvres, FRANCE.
Nom: CHATENET
Prénom: Monique
Rôle: Contributeur (par catégorie)
Appartenance: Centre National de la Recherche Scientifique - CNRS
Fonction: Conservateur en chef du patrimoine
Adresse: Paris, FRANCE
Monique CHATENET est conservateur en chef du patrimoine, Centre André Chastel (CNRS), Université Paris IV-Sorbonne, FRANCE.
Nom: GHERMANI
Prénom: Naïma
Rôle: Intervenants avec communication
Appartenance: Universités françaises
Fonction: Maître de conférences
Adresse: Grenoble, FRANCE
Naïma GHERMANI est maître de conférences en Histoire moderne, Université de Grenoble II - Pierre Mendès, FRANCE.
Nom: SABATIER
Prénom: Gérard
Rôle: Intervenants avec communication
Appartenance: Universités françaises
Fonction: Professeur d'histoire
Adresse: Grenoble, FRANCE
Gérard SABATIER est professeur d’histoire moderne, Université de Grenoble II - Pierre Mendès France, FRANCE.
Type: Livre
Auteur: Juliusz A. Chrościcki, Mark Hengerer, Gérard Sabatier
Juliusz A. Chrościcki, Mark Hengerer, Gérard Sabatier, "Les funérailles princières en Europe, XVIe-XVIIIe siècle : Le grand théâtre de la mort.", Paris, Editions MSH, coll. Aulica, 2012, 412 p.
Type: Comparaison(s)
Comparaison des points de vue historique et anthropologique à propos des rituels funéraires.
Type: Débats
Débat en sciences sociales sur les rituels funéraires dans l'Europe moderne.
Type: Contexte "Recherche"
Public cible: Pour spécialistes
Recherches en sciences sociales sur les rituels funéraires dans l'Europe moderne.
CHATENET Monique, GHERMANI Naima, HENGERER Mark, LE GALL Jean-Marie, SABATIER Gérard, SCUBLA Lucien. « Les funérailles princières en Europe, XVIe-XVIIIe siècle : le grand théâtre de la mort » Archives Audiovisuelles de la Recherche (AAR), n° 2198, 2012 [en ligne] ; URL : http://www.archivesaudiovisuelles.fr/2198/
Type: Droit d'auteur relatif à la production du document source
© ESCoM-AAR (Equipe Sémiotique Cognitive et Nouveaux Médias, Archives Audiovisuelles de la Recherche), FMSH (Fondation Maison des Sciences de l’Homme), Paris, FRANCE
Type: Droit d'auteur relatif à la réalisation du document source
©CHARAMOND Théo, Cadreur et réalisateur, Py Films, Sèvres, FRANCE ©DE PABLO Elisabeth, Responsable éditorial, ESCoM-AAR,FMSH, Paris, FRANCE
Type: Droit d'auteur relatif au contenu du document source
©CHATENET, Monique, Conservateur en chef du patrimoine, Centre André Chastel (CNRS), université Paris IV-Sorbonne, FRANCE, 2014 ©GHERMANI, Naïma, Maitre de conférences en Histoire moderne, Université Grenoble II - Pierre Mendès, FRANCE, 2014 ©HENGERER, Mark, Maître de conférences en Histoire, Université de Constance, ALLEMAGNE, 2014 ©LE GALL, Jean-Marie Le Gall, Professeur d’histoire moderne, Directeur de l'UFR d’histoire de Paris 1, Université Paris I - Panthéon-Sorbonne, FRANCE, 2014 ©SABATIER, Gérard, Professeur d’histoire moderne, Université de Grenoble II - Pierre Mendès France, FRANCE, 2014 ©SCUBLA, Lucien, Anthropologue, Centre de Recherche en épistémologie appliquée (UMR 7656) CNRS, Ecole Polytechnique, FRANCE, 2014
Type: Régime général "Creative Commons" relatifs au document source
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Titre: Analyse générale de la vidéo « Les funérailles princières en Europe, XVIe-XVIIIe siècle : le grand théâtre de la mort »
Langue(s): Français
Type: Analyse plus détaillé
Comment citer: FRINGANT, Matthias. Analyse générale de la vidéo « Les funérailles princières en Europe, XVIe-XVIIIe siècle : le grand théâtre de la mort » (Portail AGORA, 2014), URL : http://www.agora.msh-paris.fr/
Id analyse: f5459630-9a3a-41c5-b248-485704e0205b
Id vidéo: d47eaa01-f8d7-4c7a-898c-b30b701f8acb
Analyse de la table ronde sur les rituels funéraires dans l’Europe moderne.