Jacqueline Svec, Maria Da Silva et Françoise Simoes, anciennes ouvrières en confection .

Chapitre

Titre: Le travail de Maria Da Silva en tant qu'ourleuse aux établissements de confection Robinet
Durée: 00:12:00   [00:00:00 > 00:12:00]
En présence de Jacqueline Svec, elle aussi ancienne ouvrière en confection, Maria da Silva raconte son arrivée en 1971 à Vierzon dans les ateliers de couture Robinet, où elle travaille en tant qu'"ourleuse". Les deux amies évoquent le Vierzon des années 1970 où il était facile de trouver du travail et regrettent la disparition des usines des différentes industries. Maria da Silva livre des anecdotes sur la bonne ambiance qui régnait aux établissements Robinet, et explique également comment elle a appris le français en travaillant auprès de ses collègues. Elle explicite notamment la différence entre les postes dans les ateliers : les ouvrières à la tâche, à la coupe, à l'assemblage, ou à la finition.
Sujet: Chaîne opératoire
Topique: opérations techniques
Titre: Le récit de carrière de Françoise Simoes
Durée: 00:23:41   [00:12:00 > 00:35:42]
Dans cet extrait, François Simoes évoque son apprentissage de la couture en 1964, alors qu'elle est âgée de 14 ans dans un atelier de la rue Ribaud. Entrée ensuite aux établissements Charlie, elle y réalise des boutons en tissus. "Ca faisait beaucoup de manipulation mais il fallait faire 100 pièces à l'heure, et réussir à manipuler les différents tissus". Elle aborde également les conditions de travail de l'époque, tout en échangeant avec Madame Svec et Madame Da Silva. L'arrivée d'un voisin, qui préfère rester hors champ, permet d'évoquer d'autres secteurs industriels autrefois présents à Vierzon.
Titre: L'organisation du travail dans les ateliers et les conditions de travail
Durée: 00:11:28   [00:35:42 > 00:47:10]
Les trois anciennes couturières évoquent dans cet extrait les conditions de travail dans les ateliers dans les années 1960-1970 : l'organisation et la répartition des tâches, la hiérarchie à l'intérieur des usines avec les patronnes ou les contremaîtresses et les ouvrières, les différentes techniques de fabrication, la chaîne opératoire ou le rythme de travail. Elles se rappellent aussi avoir cousu des pièces pour leurs propres garde-robes "Moi à l'époque, je me faisais bien deux chemisiers, et deux jupes par mois, j'étais très au courant de la mode !" Elles évoquent également la question des salaires : dans les années 1970, pour des journées de 8 heures en moyenne, elles étaient payées entre 700 et 800 francs. Elles se rappellent enfin la fête annuelle de la Sainte-Catherine.
Sujet: Rémunérations
Topique: mode de rémunération
Sujet: Chaîne opératoire
Topique: opérations techniques
Sujet: Sociabilités au travail
Topique: sainte catherine
Titre: Les loisirs à Vierzon et l'ambiance dans les ateliers de confection
Durée: 00:09:39   [00:47:10 > 00:56:50]
Cet extrait d'entretien est consacré tout d'abord aux différents loisirs pratiqués à Vierzon dans les années 1960-1970. Les trois amies évoquent ensuite l'ambiance chaleureuse et solidaire qui régnait entre les ouvrières dans les ateliers de confection et les bons rapports qu'elles entretenaient avec les différents patrons. Elles se souviennent également de l'apprentissage "sur le tas" dispensés par les ouvrières chevronnées envers les nouvelles arrivées.
Sujet: Loisirs
Topique: activités sportives
Sujet: Apprentissage - Formation initiale
Topique: apprentissage sur le tas
Sujet: Relations patron / salariés
Topique: figure patronale
Sujet: Loisirs
Topique: musique / danse
Titre: La fermeture et la reprise des ateliers
Durée: 00:06:46   [00:56:50 > 01:03:37]
Les trois amies évoquent leur amour du métier mais aussi la fermeture des différents ateliers, heureusement souvent repris par d'autres patrons, ce qui a permis à Françoise Simoes de travailler 24 ans en confection avant de se reconvertir dans la vente de produits bio et à Jacqueline Svec d'y faire sa carrière de 14 à 60 ans. Ces années sont pour elles de bons souvenirs. Elles évoquent à nouveau les différents postes dans les ateliers ainsi que les travailleuses à domicile. Maria Da Silva s'éclipse à ce moment de l'entretien.
Sujet: Chaîne opératoire
Topique: le cas particulier du travail à domicile
Sujet: Evolutions professionnelles
Topique: mobilité professionnelle
Titre: Des gestes techniques en confection
Durée: 00:05:14   [01:03:37 > 01:08:51]
Jacqueline Svec et Françoise Simoes détaillent certains gestes techniques de leur travail en confection, notamment en relation avec des blouses à smocks ou des deshabillés en soie avec des liserés de dentelle. Françoise Simoes évoque sa polyvalence : ourlets, surjets et boutonnières. Les deux amies reviennent sur l'habileté manuelle qui s'acquiert petit à petit lors de la formation. Françoise Simoes relate que le domaine de la confection était pour elle une vocation et un choix. Jacqueline Svec raconte que la volonté familiale la poussait plutôt vers le secteur de la porcelaine, "mais je ne sais pas dessiner", nous dit-elle. Elle nous raconte son embauche dans son premier atelier de confection.
Sujet: Entrée dans la vie professionnelle
Topique: accès au premier emploi
Sujet: Chaîne opératoire
Topique: geste technique / savoir-faire
Titre: La confection : un secteur sans reconnaissance professionnelle officielle ni syndicat
Durée: 00:06:21   [01:08:51 > 01:15:12]
Jacqueline Svec et Françoise Simoes souligne qu'en confection, les ouvrières ne recevaient pas de médaille du travail, contrairement aux ouvriers des "usines" des autres secteurs. "ça n'intéressait pas les patrons", conclut Jacqueline Svec. Les deux amies définissent ce qu'était pour elles une "bonne ouvrière" en confection et donnent des exemples tirés de leurs parcours. Elles évoquent la rémunération et les rendements dans les ateliers. Elles se souviennent qu'elles n'étaient pas en grève en mai 68, contrairement aux entreprises des autres secteurs,et qu'elles n'ont jamais fait grève. Elles soulignent également l'absence des syndicats dans les entreprises de confection à cette époque. "on était des petites entreprises donc il n'y avait rien", dit Françoise Simoes.
Sujet: Rémunérations
Topique: mode de rémunération
Sujet: Evolutions professionnelles
Topique: reconnaissance professionnelle
Sujet: Conflits du travail
Topique: vie syndicale
Titre: La maison "Chalet idéal" de Jacqueline Svec
Durée: 00:03:03   [01:15:12 > 01:18:16]
Jacqueline Svec parle de la maison dans laquelle elle vit depuis 54 ans. Il s'agit d'un modèle de maison "Chalet idéal". Elle a vu évoluer le quartier et connaît bien certains voisins, eux aussi présents depuis longtemps.
Sujet: Logement
Topique: le pavillon

8 chapitres.
  • En présence de Jacqueline Svec, elle aussi ancienne ouvrière en confection, Maria da Silva raconte son arrivée en 1971 à Vierzon dans les ateliers de couture Robinet, où elle travaille en tant qu'"ourleuse". Les deux amies évoquent le Vierzon des années 1970 où il était facile de trouver du travail et regrettent la disparition des usines des différentes industries. Maria da Silva livre des anecdotes sur la bonne ambiance qui régnait aux établissements Robinet, et explique également comment elle a appris le français en travaillant auprès de ses collègues. Elle explicite notamment la différence entre les postes dans les ateliers : les ouvrières à la tâche, à la coupe, à l'assemblage, ou à la finition.
  • Dans cet extrait, François Simoes évoque son apprentissage de la couture en 1964, alors qu'elle est âgée de 14 ans dans un atelier de la rue Ribaud. Entrée ensuite aux établissements Charlie, elle y réalise des boutons en tissus. "Ca faisait beaucoup de manipulation mais il fallait faire 100 pièces à l'heure, et réussir à manipuler les différents tissus". Elle aborde également les conditions de travail de l'époque, tout en échangeant avec Madame Svec et Madame Da Silva. L'arrivée d'un voisin, qui préfère rester hors champ, permet d'évoquer d'autres secteurs industriels autrefois présents à Vierzon.
  • Les trois anciennes couturières évoquent dans cet extrait les conditions de travail dans les ateliers dans les années 1960-1970 : l'organisation et la répartition des tâches, la hiérarchie à l'intérieur des usines avec les patronnes ou les contremaîtresses et les ouvrières, les différentes techniques de fabrication, la chaîne opératoire ou le rythme de travail. Elles se rappellent aussi avoir cousu des pièces pour leurs propres garde-robes "Moi à l'époque, je me faisais bien deux chemisiers, et deux jupes par mois, j'étais très au courant de la mode !" Elles évoquent également la question des salaires : dans les années 1970, pour des journées de 8 heures en moyenne, elles étaient payées entre 700 et 800 francs. Elles se rappellent enfin la fête annuelle de la Sainte-Catherine.
  • Cet extrait d'entretien est consacré tout d'abord aux différents loisirs pratiqués à Vierzon dans les années 1960-1970. Les trois amies évoquent ensuite l'ambiance chaleureuse et solidaire qui régnait entre les ouvrières dans les ateliers de confection et les bons rapports qu'elles entretenaient avec les différents patrons. Elles se souviennent également de l'apprentissage "sur le tas" dispensés par les ouvrières chevronnées envers les nouvelles arrivées.
  • Les trois amies évoquent leur amour du métier mais aussi la fermeture des différents ateliers, heureusement souvent repris par d'autres patrons, ce qui a permis à Françoise Simoes de travailler 24 ans en confection avant de se reconvertir dans la vente de produits bio et à Jacqueline Svec d'y faire sa carrière de 14 à 60 ans. Ces années sont pour elles de bons souvenirs. Elles évoquent à nouveau les différents postes dans les ateliers ainsi que les travailleuses à domicile. Maria Da Silva s'éclipse à ce moment de l'entretien.
  • Jacqueline Svec et Françoise Simoes détaillent certains gestes techniques de leur travail en confection, notamment en relation avec des blouses à smocks ou des deshabillés en soie avec des liserés de dentelle. Françoise Simoes évoque sa polyvalence : ourlets, surjets et boutonnières. Les deux amies reviennent sur l'habileté manuelle qui s'acquiert petit à petit lors de la formation. Françoise Simoes relate que le domaine de la confection était pour elle une vocation et un choix. Jacqueline Svec raconte que la volonté familiale la poussait plutôt vers le secteur de la porcelaine, "mais je ne sais pas dessiner", nous dit-elle. Elle nous raconte son embauche dans son premier atelier de confection.
  • Jacqueline Svec et Françoise Simoes souligne qu'en confection, les ouvrières ne recevaient pas de médaille du travail, contrairement aux ouvriers des "usines" des autres secteurs. "ça n'intéressait pas les patrons", conclut Jacqueline Svec. Les deux amies définissent ce qu'était pour elles une "bonne ouvrière" en confection et donnent des exemples tirés de leurs parcours. Elles évoquent la rémunération et les rendements dans les ateliers. Elles se souviennent qu'elles n'étaient pas en grève en mai 68, contrairement aux entreprises des autres secteurs,et qu'elles n'ont jamais fait grève. Elles soulignent également l'absence des syndicats dans les entreprises de confection à cette époque. "on était des petites entreprises donc il n'y avait rien", dit Françoise Simoes.
Titre: Jacqueline Svec, Maria Da Silva et Françoise Simoes, anciennes ouvrières en confection
Date de réalisation: 01/01/2011
Lieu de réalisation: Vierzon
Genre: Entretien filmé
Langue(s): Français
Lors de cette rencontre, Jacqueline Svec, Françoise Simoes et leur amie Maria Da Silva se souviennent de leur quotidien de travail en tant qu'ouvrières en confection. Elles reviennent aussi sur l'ambiance de l'époque à Vierzon, les sociabilités et l'activité industrielle dans les années 1960. Ensemble, elles en profitent pour échanger sur les conditions de travail dans le secteur de la confection, les rythmes notamment, mais décrivent aussi les différentes techniques auxquelles elles étaient formées. Enfin, elles se rappellent des fêtes de travail, des grands dîners et nous expliquent ce qu'étaient "Les catherinettes".
Type: Droit d'auteur relatif au contenu du document source
Cette ressource audiovisuelle est protégée par le régime "Creative Commons". Vous êtes libres de la reproduire, distribuer et communiquer au public. Mais vous devez impérativement signaler la paternité de(s) ayant-droit(s) du contenu du média: © SVEC Catherine, Vierzon, France, 2011 © SIMOES Françoise, Vierzon, 2011 © MICHAU Nadine, Université François Rabelais de Tours, 2011. Vous n'avez pas le droit de la modifier ni d'en faire un usage commercial. Lecture, diffusion et exploitation concrète de cette ressource audiovisuelle présuppose que vous ayez accepté les règles juridiques Creative Commons décrites dans la page http://creativecommons.org/licenses/by-nc-nd/2.0/fr/.
Type: Droit d'auteur relatif à la production du document source
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Titre: Analyse de l'entretien filmé de Jacqueline Svec et Françoise Simoes, anciennes ouvrières en confection
Type: Analyses thématiques
Id analyse: f58c169a-683a-4255-a73a-fbd5194a9d32
Id vidéo: b0896262-1887-4111-8afa-adabed1462ad